‹ Récits d'un ménestrel de Reims au treizième siècleChapitre 56 sur 175 · XXXVI. — Mort du comte d'Artois, captivité de · texte numérisé non relu

XXXVI. — Mort du comte d'Artois, captivité de

Louis IX.

La fin du récit de la croisade de saint Louis ne renferme que peu d'erreurs : la plus grave est la confusion du Nil

SOMMAIRE CRITIQUE. Ixv

avec le Jourdain (§ 380). Le maître du Temple et le maître de l'Hôpital ne périrent pas à la bataille de Mansourah (§ 386) : le premier y perdit un œil, et le second y fut fait prisonnier. Ce ne fut pas de la Toussaint à l'entrée du carême que l'armée chrétienne fut cernée et affamée par les Turcs (§ 388), mais depuis le commencement du carême jusqu'au 6 avril 1250, date de la prise du roi; il resta prisonnier du Soudan pendant plus de trois semaines (§ 390), et ne recouvra définitivement la liberté qu'après le meurtre de son vainqueur. C'est par ses propres gardes que Touran Schah fut assassiné au commencement de mai, et non par les soudans d'Emesse, de Damas et d'Alep, qui n'étaient pas présents (§ 391). Il n'est pas vrai que tous les prisonniers aient été rendus avant le départ du roi (§ 393), ni qu'il soit rentré à Damiette après sa délivrance (§ 394).

XXXVII. — Du jugement rendu entre les fils de la comtesse de Flandre.

L'arrêt relatif aux enfants de Marguerite de Flandre fut rendu en 1246, avant le départ de Louis IX pour la croisade; au lieu de repousser les prétentions élevées par les enfants du premier lit, cet arrêt leur assigna une part dans l'héritage maternel, et il réserva notamment au fils aîné de Bouchard d'Avesnes ses droits successifs au comté de Hainaut (§ 399), ainsi que le constate la leçon remaniée des manuscrits de la seconde famille. Il n'est pas impossible que la comtesse de Flandre, menacée par ses fils rebelles, ait réclamé l'aide du comte d'Anjou du vivant de la reine Blanche (§401 à 403); mais il est certain que les opérations militaires de ce prince furent ajournées à un autre temps.

Page 1