Il était évèqae de Vienne
2. Voy., 8ur Bainl Colomban, ce qui a été dit plus haut (p. iOi-iOZ).
3. Colomban s'embarqua en effet; mais une tempête violente l'ayant repoussé sur les côtes de la Bretagne, il crut voir là un signe manifeste de la volonté du ciel, qui lui interdisait de quitter le continent. Il objéit, et , s'étant fait descendre à terre , il traversa secrètement la Gaule et gagna ritalie, où il fonda, peu après, le célèbre monastère de Bobbio (sur la Trebbia, à cinquante-neuf kilomètres nord-est de Gènes). Il y mourulP en 64 5.
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Rviptnre entre Thierry II et son frère* — Monirelle saerre elYlle. >-llIert de Théodebert* — Mort de Thierry*
F^orsqu'elle crut avoir terrassé Taristocratie bourguignonne, Brunehaut songea à compléter sa victoire en accablant à leur tour ces leudes ostrasîens, qui l'avaient forcée à quitter la tutelle de son petit-fils Théodebert. Quant à ce dernier , il lui était devenu doublement odieux : d'abord pour avoir eu la faiblessse de signer son arrêt d'exil; puis, parce que, dans une circonstance récente , il avait refusé d'aider son frère à consommer la ruine du fils de Frédégonde*. Tout entière à son ressentiment, la vieille reine n'eut point de repos qu'elle ne fût parvenue à amener une rupture entre les deux royaumes. Les hostilités commencèrent en 605. Sans tenir compte des munnures de ses soldats et de la répugnance que leur inspirait une guerre qui ne pouvait être que funeste à la nation et honteuse pour la famille royale , Thierry envahit la frontière ostra^ sienne. Théodebert s'avança à sa rencontre, et les deux armées campèrent en face l'une de l'autre près de Kiersy-sur-Oise*. Une bataille semblait inévitable
A . C'était en 604. Dans l'espoir de se relever de sa défaite de Dor^|(|^(et Clotaire II avait de nouveau pris les armes. Mats les Bourguignons le vainquirent dans une bataille près d'Élampes. En même temps , les Ostrasîens envahissaient son royaume, et ce prince se trouvait dans la situation la plus critiipie, lorsque Théodebert \\ consentit tout à coup i lui accorder lapaii. Réduit â ses seules forces, Thierry n'osa pas continuer la guerre , et il ramena ses troupes à Châlons-sur-Saône.
2. Kiersy, alors villa royale, aujourd'hui simple village, était situé à
lorsque les principaux ofllelcrs du roi de Bourgogne se présentèrent devant lui et le supplièrent, d'une commune voix, de renoncer à celte lutte impie et de se réconcilier avec son frère. Un seul homme Élisant entendre un langage tout différent, l'exhorta à pousser vigoureusement les hostilités. C'était le Gallo-Romain Protadius. Les grands le détestaient depuis longtemps déjà , comme le confident de Brunehaut et l'instrument ordinaire de son despotisme et de ses cruautés^ Quand ils virent l'audace avec laquelle il s'opposait au vœu de toute l'armée, leur fureur ne connut plus de bornes et ils résolurent sa perte. A quelques jours de là, pendant qu'assis dans la tente même de Thierry il jouait aux échecs avec le premier médecin de ce prince, les soldats soulevés accourent en tumulte, forcent l'entrée de la tente royale, et, se jetant sur lui, le percent de leurs épées. Le roi de Bourgogne , saisi d'effroi, s'empressa alors de conclure la paix. Après quoi, il reprit immédiatement la route de Châlonssur-Saône.
Au bout de cinq ans, la guerre recommença. Cette fois, l'agresseur fut Théodebert, qui prétendait se faire restituer l'Alsace et les autres pays que le partage
trente-cinq kilMnètres i Touest de la ville de Laon (département de rAisne). Ce lien devint célèbre plus tard par Tédit qu'y signa, en 877, Tempereur Charles le Chauve.
4 . «Protadius, dit un chroniqueur contemporain, était un homme d'une extrême finesse d'esprit et d'une habileté consommée; mais injuste, cruel et toujours prêt à enrichir le fisc ou à s'enrichir lui-même des dépouilles d'aulrui. Il se montrait surtout l'ennemi des grands, et il cherchait à les abaisser en toute occasion. »
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de 696 avait détachés du royaume de Melz*. Thierry, avec une modération qui ne lui était pas habituelle , proposa de terminer le différend à l'amiable. On feignit d'accéder à sa proposition , et la villa royale de Selz" fut choisie pour l'entrevue des deux princes. 11 s'y rendit sans défiance, accompagné seulement d'un détachement de ses troupes. Mais à peine y était-il arrivé , qu'il se trouva enveloppé à l'improviste par l'armée ostrasienne tout entière. Nulle résistance n'était possible, et, pour sortir de ce guetapens , il dut se résigner à l'abandon des provinces que réclamait Théodebert IL
Thierry, la rage dans le cœur, n'eut plus dès lors qu'une pensée : c'était de reconquérir à tout prix ce qu'une indigne trahison lui avait fait perdre. Mais, avant tout, il jugea prudent de chercher à mettre Clotaire II dans ses intérêts. Il y parvint , en lui promettant , s'il voulait s'engager à rester neutre , de lui rendre le duché de Dentelin ' , qui avait été démembré de la Neustrie, après sa défaite à Dormeille. Alors pleinement rassuré de ce côté, il entra à main armée dans les États de son frère. Une première bataille