Voy. la note I de la page 7 du tome
On remarquait peu de différence entre rhabillonient des femmes de la nation franque et celui des Gallo - Romaines. Les premières, par -dessous un ample manteau, portaient de longues robes, trèsétroites des manches* et du corsage, mais qui, à partir des hanches, allaient s' élargissant peu à peu et dessinaient un grand nombre de plis arrangés et combinés avec une symétrie ingénieuse. Une ceinture, tantôt simple, tantôt double* serrait leur taille, et les bouts de cette ceinture, qui se nouait par devant, descendaient presque jusque sur les pieds. Le manteau des dames gallo-romaines était assez semblable à celui des femmes de race franque; mais leurs robes, ou tuniques, étaient beaucoup plus larges et retenues autour du corps par une seule ceinture. Les unes et les autres avaient généralement adopté l'usage de se couvrir le visage d'un voile, et elles aimaient à se parer de colliers et de bracelets. Les Gallo-Romaines de la classe du peuple n'avaient que des tuniques et point de manteaux. Il en était de même des femmes de condition inférieure chez les Francs.
Le costume des ecclésiastiques différait peu alors de celui des Gallo-Romains de la classe aisée. Il se composait d'une tunique très-longue, très-ample, à peu près comme la squtane d'aujourd'hui, et d'un man-
4 . La tunique des femmes , chez les Francs , lor8C[ue ceux-ci habitaient encore la Germanie , n'avait point de manches ( voy. à la p. 4 45 du tome précédent. )
2. De ces deux ceintures , l'une serrait la taille au peu au-dessous de la poitrine ; l'autre, plus lâche, maintenait la robe au-dessus des hanches. C'est cette seconde ceinture qui se nouait par devant , et dont on laissait les deux bouts pendre jusque sur les pieds.
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leau. Pendant longtemps les évêques n'eurent presque rien dans leur habillement qui les distinguât des simples prêtres. Peu à peu, toutefois, un grand nombre d'entre eux s'éloignèrent de la simplicité primitive. Vers la fin de la période mérovingienne, il n'était pas rare de voir des prélats revêtus de riches habits bordés de pourpre et de soie S et tenant en main une crosse tout étincelante de l'éclat de l'aident, de l'or, des pierreries. C'est aussi vers le même temps que parurent les premières mitres. Elles étaient de deux sortes : les unes échancrées par le milieu, les autres ayant presque la forme de celles d'aujourd'hui, mais beaucoup plus basses.
Par-dessus leur tunique, les moines portaient le manteau à capuchon, qu'à cette époque on appelait cuculle, et qui devint plus tard le froc. Ils avaient, en outre, un scapulaire, large pièce d'étoffe qui recouvrait les épaules, et tombait jusqu'à mi-corps par devant comme par derrière. Les religieux ne s'en servirent d'abord qu'aux heures de travail; ils l'ôtaient pour se rendre au chœur, ou lorsqu'ils devaient se montrer hors du cloître. Mais dans la suite, ils regardèrent le scapulaire comme la partie la plus essentielle de leur costume. Dès lors ils ne le quittèrent plus, et ils le mirent par-dessus le capuchon. Les religieuses remplaçaient le cuculle par un voile , qui leur couvrait la tête, le cou et les épaules.
Les ecclésiastiques, tant séculiers que réguliers, avaient, comme de nos jours, le visage entière-
\ . La soie était encore très-rare et d'un prix très-élevé à cette époqne.
ment rasé. On exigeait , de plus , des religieux le sacrifice de ce qui était regardé alors comme le, symbole de la liberté , c'est-à-dire de leur chevelure. Ils ne conservaient qu'un cordon ou couronne de cheveux * . La tonsure simple était le signe distinctif des prêtres et des évêques.
Les Francs avaient abandonné, peu après leur établissement en Gaule, l'antique usage de se raser le derrière de la tête et de ne garder que les cheveux de devant, pour les relever et les nouer en forme de crête ou d'aigrette*. Ce premier changement amena bientôt la mode des cheveux coupés en rond, et qui ne descendaient guère plus bas que le miUeu du cou*. La barbe se portait toujours très -courte. Pour les Gallo-Romains, ils avaient, depuis longtemps déjà, renoncé aux longs cheveux, aux longues barbes et à ces épaisses moustaches qui ombrageaient les lèvres des anciens chevaliers gaulois*.
Chasse , Jeux pablles et temUnmm
A l'exemple de leurs rois, les Francs ne connaissaient point de plus grand plaisir que celui de la chasse. Les armes dont ils se servaient pour cet usage étaient répieu (sorte de lance d'un bois très-court), le dard
4 . Quelques-uns même se rasaient la tête entièrement. C'est ce qu'on appelait la tonsure de saint Paul. On nommait tonsure de saint Pierre la couronne de cheveux conservée autour de la tête.