‹ Récits de l'histoire romaine au V. siècleChapitre 35 sur 108 · Socr., vi, 10. — Sozom.i vm · texte numérisé non relu

Socr., vi, 10. — Sozom.i vm

l’église de Saint-Jean-Baptiste, où il avait fait annoncer sa venue1. .Les faubourgs de Constantinople formaient depuis Théodose une espèce de zone neutre pour les communions religieuses. Ce prince, ainsi qu’on l’a vu, y avait relégué les églises du culte arien; d’autres dissidents s’y étaient établis, et c’est encore là que s’étaient réfugiés tout récemment les prêtres catholiques qui faisaient schisme avec l’archevêque. Grâce peut-être à la protection de l’impératrice, qui semble avoir eu pour l’église de Saint-Jean une dévotion particulière, ce temple leur était resté ouvert, et ils en composaient en majeure partie le clergé; mais ce clergé, affichant pour le chef métropolitain une ar-

dente hostilité, ne se recrutait guère que parmi des hommes qui professaient les mêmes sentiments. C’était donc au milieu d’un clergé schismatique qu’Épiphane venait faire son entrée à l’Hebdomon. Reçu à l’église de Saint-Jean2 dans un appareil presque triomphal, il y célébra les saints mystères et récita ensuite la collecte, qui était une prière suivie d’une allocution au peuple terminant l’ofûce du jour3. Il avait à peine achevé, qu’on amena devant lui un jeune homme qui demandait à être ordonné diacre. Épipliane se trouvait dans une église étrangère-, il y avait officié sans le consentement de l’évêque de la juridiction et commis en cela une contravention flagrante aux canons, et par une irrégularité plus flagrante encore il consentit à or-

1. Nec multo post Epiphauius...ad locum haud procal ab urbe Constantinopolitana, quem Septimum vocant, applicuit... Sozom., vin, \\,

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