‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 103 sur 251 · Totosque theatris · texte numérisé non relu

Totosque theatris

Jndulgere dies

Claud., in Eutrop.^ ii, v. 86 et seqq. — Chrysost., m Eutrop., 2. 3. Neque pavimeiituin ipsum tolérant; sed spargenda aurosa terra. Synefl't de Regno, p. 16.

duisaîent la poussière d'or^ D'innombrables esclaves de toutes professions et de tous pays, distingués par le costume, formaient comme un peuple intérieur, qui faisait du palais et de ses dépendances une véritable Tille. On était loin alors des temps de Constantin, pourtant si critiqués pour leur luxe, et les mille cuisiniers, les mille barbiers, les mille échansons que Julien chassa avec tant de fracas à son entrée dans Constantinople * eussent paru sous Arcadius d'une simplicité histique et bien peu digne d'un maître de l'Empire.

Sitôt qu'arrivait l'été avec ses chaleurs, le fils de Théodose, sur un signe de son ministre, se préparait à déserter le palais pour les fraîches campagnes de la Phrygie*. Le jour du départ était proclamé dans la ville, comme celui d'un spectacle où la foule curieuse était conviée. Dès le matin, en effet, les rues qui s'étendaient du Forum au port se remplissaient d'une multitude impatiente de voir et d'admirer. Dans le port stationnait une flotte de barques richement décorées, prêtes à conduire le prince et sa suite sur la rive opposée du Bosphore. A l'heure fixée par le cérémonial, commençait à déboucher des portiques du palais, en longues files espacées, la double milice des appariteurs et des

i. Ex ulterioribus continentibus vehiculis et actuariis navibus advebitur. Synes., de RegnOy p. 16.

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