‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 137 sur 251 · Zosim., V. — Claud., in Eutr,, ii. Prolog · texte numérisé non relu

Zosim., V. — Claud., in Eutr,, ii. Prolog

2. Ne mihi dicas, quia qui proditus est proditione Ecclesise est abreptus... Chrysost., 0pp., t. III, p. 386 e, éd. Montfauc.

Chypre sans résistance ^ Le malheureux qui avait violé tant de serments pareils au temps de sa grandeur s'abandonna à ces vaines paroles comme un enfant.

Tandis que le navire qui le portait cinglait vers nie de Chypre, on instruisit son procès. L'Empereur en chargea une commission de hauts personnages sous la présidence d'Aurélien, préfet du prétoire, un de ses plus intimes conseillers*. Outre les méfaits et attentats déjà connus et répétés par toutes les bouches, les juges en découvrirent un qui constituait le crime de lèsemajesté au premier chef : l'usurpation des signes et ornements impériaux. On constata en effet que, lors de la cérémonie de son consulat, Eutrope, plutôt à dessein que fortuitement, avait mêlé, au costume ordinaire des consuls, certains insignes réservés à la dignité des césars. Dès lors, il n'y avait plus de doute sur le caractère à donner à l'accusation; Eutrope était coupable de complot secret pour usurper l'Empire, et la peine portée par les lois contre ce crime était la mort. Un pareil dénoûment cadrait mal avec les engagements pris envers ce malheureux pour le tirer de son asile, et la conscience de l'Empereur pouvait être inquiète.

On concilia tout en expliquant au jeune prince que la vie n'avait été garantie qu'au prévenu contumace, menacé par la haine populaire, et nullement au condamné que réclamait la rigueur des lois, que d'ailleurs le serment de respecter sa tête regardait le seul terri-

1. Jusjurandum Eutropio prsesdtum, quum extraheretur ex Eccleûa, per cavillationem eludentes. Zosim., v, 18.

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