‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 15 sur 251 · Si floribus ornes (Calliope · texte numérisé non relu

Si floribus ornes (Calliope

Reginse, regina^ coinam...

Claud., Latis Serenœ reginœ, t. 4-5 et passim.

Empire de langue grecque enclin à s'isoler de TOccident et à se poser vis-à-vis de Tltalie comme la partie la plus intelligente, la plus industrieuse, la meilleure du monde romain : Empire vaniteux, fanfaron, querelleur, comme les nations qui le composaient. Déjà distinct par le langage et les mœurs, il tendait à une séparation plus effective dans l'administration et la politique. Cette rivalité qui animait les races de l'Orient et de l'Occident, Constantinople et Rome, pouvait devenir, sous la main d'hommes ambitieux, un re dutable instrument de pertubation et de guerre : les tuteurs des deux princes ne manquèrent pas de s'en saisir, et tandis que Rufln se portait pour représentant absolu des intérêts de l'Orient en haine de Stilicon, celui-ci, par un sentiment opposé, embrassa le patronage exclusif des intérêts occidentaux. ^

Il venait de s'élever entre Constantinople et Rome une nouvelle cause de jalousie, qui cette fois n'était pas imaginaire, mais affectait au contraire assez gravement l'équilibre du monde romain. L'ancienne Grèce, déshéritée de son nom, — on l'appelait alors lllyrie orientale, — avait, jusqu'au principatde Théodose, dépendu de l'Empire d'Occident, comme annexe de ritalieMly avait dans cette délimitation administrative quelque chose d'anormal qui choquait les mœurs et les traditions historiques, car la Grèce, étrangère aux races de l'Occident, avait imposé sa langue, sa littérature, ses arts, à toute la Romanie orientale; son souffle animait cette moitié du monde romain,

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