‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 19 sur 251 · Symm., Ep. m · texte numérisé non relu

Symm., Ep. m

jZi RÉCITS DE L'HISTOIRE ROMAINE

rial\ carrière qui menait à tout avec un peu de faveur et de hasard, le Gaulois y serait peut-être resté longtemps malgré l'excellence de ses. services, si des circonstances particulières n'eussent appelé sur lui les. regards de prince.

Théodose venait d'arriver en Orientavecune mission» qu'il s'était imposée lui-même dans l'ardeur de sa foi, et qui ne lui en paraissait que plus sainte : celle deramener sous la communion de Nicée l'Empire oriental, infecté d'arianisme depuis Valens. Il n'avait accepté qu'à ce prix le diadème que lui offrait Gratien. Né en Espagne et ne connaissant que l'Occident, le nouvel auguste se sentit tout d'abord isolé dansson Empire, dans sa capitale, dans son palais, où il ne trouvait ou ne croyait trouver que des ariens plus ou moins dissimulés, et où les instruments obligés de son œuvre devenaient, les premiers, suspects à ses yeux. Ce fut pour lui un bonheur inespéré de rencontrer, perdu dans la foule des Orientaux, un Occidental et presque un compatriote, car leurs patries d'origine n'étaient séparées que par les Pyrénées. Théodose l'attira près de sa personne, le consultant sur les choses les plus importantes, et sa confiance n'eut plus de bornes lorsqu'il découvrit dans cet habile conseiller un catholique plus fervent que lui-même.

La fortune de Rufin marcha dès lors avec une rapidité qui sembla tenir du prodige. Déjà en crédit dès. l'année 384», quoiqu'en dehors de hautes magistratures^

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