Symm., Ep. m
on le voit, en 386, préfet du prétoire d'une des grandes divisions de l'Orient \ en 390 maître des offices, c'està-dire ministre de l'administration intérieure et de la police', en 392 consul avec le fils aîné de TEmpereur, en 394 préfet du prétoire in prœsenti, c'est-à-dire ministre dirigeant et le premier de l'Empire après l'Empereur ^ Une faveur n'attendait pas Taulre; on murmurait au dehors, et les murmures arrivèrent jusqu'aux oreilles du prince. « Qu'est-ce donc? s'écria-t-il un jour impatienté des observations de ses courtisans; qui m'empêcherait de le faire Empereur*? » Ce mot imprudent perdit Rufln; le favori désormais ne mit plus de bornes à ses désirs ni de ménagements dans sa conduite.
L'engouement du maître sa justifiait à ses yeux par l'utilité très-réelle du serviteur. Théodose prenait l'Empire de Gonstantinople dans un état complet de dissolution : unité religieuse, unité politique et jusqu'à la sûreté du territoire, tout avait été ruiné par Valens. Malgré une incontestable bravoure et une ferveur chrétienne moins contestable encore, ce frère du grand Valentinien avait été plus funeste au monde romain que les plus lâches Empereurs, et plus pernicieux au christianisme que Julien lui-même. Après avoir introduit sur la rive droite du Danube la nation des Visi-