‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 198 sur 251 · Chron, Alexandrin, p · texte numérisé non relu

Chron, Alexandrin, p

3. Aringhi, Roma suhterr., Il, 9, S 12. p. 174.. — Mabill., Itiner» ItaU, p. 145. — Le tombeau de l'Impératrice Thermaatia a été re« trouvé en 1543.

Comme païen, et « païen obstiné \ » suivant le mol d'Orose, il avait jeté trop d*éclat sur le paganisme à son déclin, les polythéistes le citaient avec trop d'orgueil, pour que les chrétiens ne l'eussent pas dans une profonde haine. Enfin on lui en voulut de l'amitié de Sérène, sa noble patrone, et Honorius, qu'il avait si magnifiquement chanté, ne le défendit point. Il fut chassé de la cour, privé de ses biens, frappé dans sa famille, poursuivi dans ses amis, dont plusieurs furent mis à la question, afin de l'incriminer lui-même, et séparé enfin de sa femme, dont il ne parle plus*. On n'épargna que le grade qu'il possédait dans l'armée, peut-être pour lui laisser un peu de pain.

L'histoire, nous nomme un de ses ennemis, le plus cruel, le plus implacable de tous, et c'était un compatriote du poëte, né comme lui dans la ville d'Alexandrie. Il se nommait Adrien et avait occupé des places éminentes sous les règnes de Théodose et de ses flls. On lui reconnaissait de grands talents, une activité infatigable dans les afl'aires, mais peu de scrupule à y chercher son profit. Claudien eut le malheur de l'attaquer au temps où ses traits restaient sans réplique. Comparant la vigilance funeste d'Adrien à la paresse de l'honnête Mallius Théodorus, consul en 399, il avait composé cette épigramme acérée : « Mallius se livre jour et nuit au sommeil, tandis que l'Égyptien veille

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