‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 35 sur 251 · Àlaricus^ qui fœderatus erat Romanorum et qui Imperatori · texte numérisé non relu

Àlaricus^ qui fœderatus erat Romanorum et qui Imperatori

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Le Balthe se retira le cœur blessé, et son dépit ne fit que s'aigrir quand il vit les faveurs impériales tomber sur des Barbares qui ne le valaient pas, sur Gainas, sur Saûl, sur Sarus; il songea dès lors à se payer luimême de ses services ^ Il était dans ces dispositions quand les intrigues de la cour d'Orient vinrent lui offrir l'occasion qu'il cherchait. Son ambition en ce moment se bornait à obtenir, comme tant d'autres chefs germains, le commandement militaire d'un diocèse, Alaric n'était pourtant pas homme à emprisonner ainsi sëfe désirs : bien différent de Stilicon, le Balthe ne demandait à la civilisation que ce qui pouvait grandir le Barbare, et son esprit inquiet ne rêvait qu'aventures et conquêtes.

Aussi lorsque les émissaires de Bufin allèrent le trouver dans son cantonnement et lui offrir l'argent dont il aurait besoin pour exécuter les desseins du ministre, Alaric tressaillit, comme un lion que la vue d'une proie vient éveiller dans sa tanière. Le marché fut aisément conclu entre ces deux hommes': — on verra plus tard quel il était. Aussitôt sa parole donnée, Alaric commença à se plaindre plus aigrement que jamais des injustices de l'Empereur défunt, et à parler de la réparation que lui devait le fils de Théodose, tant pour lui-même que pour son peuple. Pendant que ces plaintes et ces menaces animaient les Goths dans leurs campements, un mouvement inaccoutumé de Barbares étrangers à

Theodosio in bello contra Eugenium tyrannum auxilio fucrat. Socrat., VII, 10.

1» Marcel. Corn., Chron,, an. 395.

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