Nec tantis dissona linguis
Turba, nec armorum cultu diversior uuquam....
Claud., de Laud. Stilich. , i, v. 152 et seqq.
2. niinc Armeiiise vibratis crinibus alœ, Uerbida collectse facili velamina nodo...
Claud., In Ruf,j ii, v. 108 et seqq.
3 In ducis eximium conspiravcre favorem.
Claud., In Ruf., ii, v 119.
obligé de vivre de réquisitions comme en pays ennemi. Après avoir épuisé la Macédoine, il s'était rabattu sur la Thessalie qu'il ravageait tout à loisir * : c'est là que Stilicon l'atteignit. A son approche, le roi goth, ralliant ses bandes, choisit un campement qui pût lui servir de forteresse *. C'était une prairie bien fournie d'herbe, où les troupeaux, les femmes, les bagages vinrent se ranger sans confusion. Alaric l'entoure d'un double fossé circulaire, muni d'un double rang de palissades, et à l'intérieur, en guise de rempart, il dispose parallèlement au fossé une file de chariots tapissés de cuir de bœufs nouvellement tués^ Ce revêtement a pour but d'empêcher l'incendie du camp par les torches de l'ennemi, et les chariots, comme autant de tours, doivent recevoir des guerriers armés d'arcs, de frondes et de javelots.
Quand les préparatifs sont achevés, Alaric se tient en observation, attendant résolument l'attaque des Romains. Ceux-ci, après avoir reconnu la position barbare, s'approchent et se retranchent presque à portée du trait. Stilicon trace l'assiette de son camp : il place à gauche les Arméniens et les auti^es troupes d'Orient;
1. In Macedoniam Thessaliamque progreditur, interjectis omnibus excidio datis. Zosim., v, 5.