‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 42 sur 251 · Nec jam amplius errât · texte numérisé non relu

Nec jam amplius errât

Barbarus^ adventumque tremens se cogit in unam Planitiem...

Claud., In Ruf„ ii, y. 124

3. Tum duplicem fossam, non exsuperabile valium, Asperat alternis sudibus, murique locata

In speciem csesis obtendit plaustra juvencis.

Claud., In Ruf., ii, v. 127 et seqq.

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les Gaulois occupent la droite. L'infanterie s'échelonne de la plaine aux montagnes voisines, qui étincellent sous l'éclat de Tacier ; la cavalerie se développe en ailes sur les flancs, et aussi loin que le regard peut s'étendre, on n'aperçoit que dragons de pourpre flottants, qui, dans leurs ondulations incertaines, semblent menacer tantôt le ciel et tantôt la terre. A peine arrivées, ces braves troupes voudraient déjà vaincre; leurs cris, pareils au tonnerre, demandent le combat; mais Stilicon tempère cet excès d'ardeur; il examine le campement de l'ennemi, il calcule son plan d'attaque, il le médite avec plus de maturité que jamais, car il connaît Alaric, et sait qu'il a aflaire à des Goths,

Plusieurs jours furent employés à ces dispositions, et l'armée romaine touchait enfin au moment désiré, celui de la bataille, lorsqu'un messager courant à toute bride parut aux portes du camp, et flt signe qu'il voulait parler au général. Il venait de Constanlinople et portait le costume des messagers impériaux : conduit vers Stilicon, il déposa dans ses mains une lettre de l'Empereur d'Orient ^ Cette lettre, que le jeune auguste, habile calligraphe et très-fler de ce titre, avait sans doute souscrite de sa plus belle signature, enjoignait trois choses au régent d'Occident : la première, de vider au plus tôt le pays, Flllyrie orientale ne dépendant point d'Honorius; la seconde, de laisser en pau Alaric et ses Goths, amis et fédérés de l'Empire d'Orient, lesquels n'avaient rien à démêler avec le

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