Zosim., y. 8. — Cod», Theod., xi
avaient gagné prudemment une église, qui leur servit d'asile ; Arcadius permit qu'elles se retirassent à Jérusalem, où elles passèrent le reste de leur vie : le jeune Empereur ne pouvait moins faire pour une fille qui avait manqué d'être sa femme.
La chute du régent d'Orient fut célébrée dans tout l'Empire par des démonstrations de joie qui furent peut-être plus vives à Rome qu'à Constantinople. Les anciens amis, les admirateurs de l'Aquitain n'eurent plus pour lui assez de duretés ou d'insultes. Symmaque en parlait dans ses lettres comme « d'un vieux brigand qui avait pillé l'univers*, » et applaudissait à son supplice ; Ambroise ne le ménagea guère davantage. Enfin Claudien, le poète de Stilicon et l'interprète* éloquent des rancunes de l'Occident, proclama, dans des vers dignes de Juvénal, que « le châtiment de Rufin absolvait les dieux * I »