‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 69 sur 251 · Tune Ajax erat Eutropii · texte numérisé non relu

Tune Ajax erat Eutropii

Glaud., In EtUrop.^ n, v. 386 et seqq.

4. Non septem vasto quatiens umbone juvencos Sed, quam perpetuis dapibus pigroque sedili Inter anus interque colos oneraverat, alvum.

Glaud., In Eutrop,, ii, v. 381 et %Qn^<\.

veiller le Barbare mécontent et le réprimer au besoin. Le comte des largesses, Hosius, transféré par Eutrope à la maîtrise des offices \ n'avait ni la vulgarité ni les mœurs ignobles de Léon. Espagnol d'origine et venu en Orient dans la domesticité de ThéodoseSil avait su se former lui-même. Ses détracteurs prétendaient qu'on l'avait vu jadis dans les cuisines impériales, artiste renommé et arbitre souverain des sauces : en tout cas il avait dû quitter de bonne heure le fourneau pour les écoles, car il avait étudia le droit, et au temps dont nous parlons, Hosius passait pour un jurisconsulte distingué. Théodose avait reconnu son mérite en lui confiant la direction des finances del'Empire^ Le contraste des deux conditions qu'il était censé avoir traversées successivement fournissait à la médisance mille jeux de mots bouffons, qui circulaient en Occident, et dont Glaudien, avec sa verve satirique, pouvait sans doute revendiquer une grande part. Ces jeux de mots, intraduisibles en français, roulent principalement sur la double entente du moi jus, qui en latin signiûe droit et jus de viande ou sauce, et la plaisanterie gît dans une perpétuelle confusion entre l'exercice de la justice et les procédés de l'art culinaire. Ainsi on montrait Hosius assis sur son tribunal comme près d'un fourneau, assaisonnant à point la justice, confectionnant les lois, adoucissant les arrêts, ne négligeant rien, en un mot, pour le service de son mattre ; et comme ce

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