Inque meos usus vectigal vertere ferri
Oppida Icgitimo jussu romana coegi.
Claud., De Bell. Getic, v. 538.
rieux^ L'Orient le poursuivit longtemps de ses moqueries, lui reprochant son goût pour les comédiennes *; roccident, blessé dans son orgueil, alla jusqu'à Taccuser de trahison. Ses ennemis dirent alors, et biisn des fois depuis on lui répéta « que sa destinée était de prendre toujours Alaric et de le laisser toujours échapper ^ » A ce débordement d'imputations diverses, Stilicon opposa pour sa justification une raison à laquelle on ne crut guère qu'à demi, le respect qu'il avait dû montrer pour l'autorité d'Arcadius, non seulement comme régent d'une partie du monde romain, mais comme ami de Théodose et tuteur des deux princes. « Il n'avait commis, disait-il, ni faute ni lâcheté; la sûreté de la Grèce et l'honneur de TOocident n'avaient point failli dans ses mains : s'il avait mis bas les armes, c'était devant un ordre exprès de l'Empereur, dont l'infamie restait tout entière à celui qui l'avait conseillé. » Ce fut le thème adopté pour sa défense par lui-même et par ses amia, et l'insistance que met Claudien à le reproduire en plusieurs endroits de ses poèmes prouve que le crMit de son patron se trouvait assez fortement ébranlé. Il déplore dans de beaux et tristes vers cette dernière Ignominie du gouvernement oriental, la plus grande assurément, cette criminelle métamorphose d'un ennemi étranger changé comme par magie en magistrat romain. « Oui, s'écrie-t-il avec