‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 81 sur 251 · Jam, quos obsedit, amicus · texte numérisé non relu

Jam, quos obsedit, amicus

logreditur muros, illis responsa daturus Quorum conjugibus potitur natosque percmit.

Sic hostes punire soient

Claud., In Eutrop,y ii, v. 215 et seqq.

11/i RECITS DE L'HISTOIRE ROMAINE

Huns. Théodose non plus n'échappait pas au blâme : il avait, répétait-on, livré aux étrangers trop de postes importants; en excitant Tambition des chefs Barbares, il leur avait inspiré l'envie de gouverner l'Empire ou de le bouleverser. Maintenant que ces prétentions insolentes étaient justifiées par le succès d'Alaric, qu'allait devenir le gouvernement romain, harcelé par autant d'ambitieux mécontents qu'il aurait de rois Barbares dans ses armées? On savait par quel procédé s'obtenaient les grades, les commandements, les augmentations de solde, et il n'était Barbare si misérable qui n'en usât désormais : Alaric révélait à la Barbarie le secret de sa toute-puissance.

Voilà les craintes qui agitaient beaucoup d'esprits, et elles firent explosion dès cette même année 396, en présence de l'Empereur et de sa cour, dans une occasion solennelle. L'avertissement venait des extrémités occidentales de l'Empire d'Orient, de cette province de Cyrène attenante d'un côté à l'Egypte, de l'autre à l'Afrique carthaginoise, et qu'on désignait sous le nom de Pentapole à cause des cinq villes qu'elle renfermait^ Tous les fléaux de la nature et des hommes semblaient avoir conspiré pour sa ruine : à des tremblements de terre qui ébranlèrent plusieurs de" ses villes, avait succédé une plaie de sauterelles amenées par le vent du désert : tout avait été dévoré, jusqu'à l'écorce "des arbres; puis, au milieu des angoisses de la famine, un soulèvement des tribus indigènes mit le comble à la ruine publique. Hors d'état de payer ses impôts, la province en demanda

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