DE PARIS ET DE LONDRES
Durant mon séjour en Floride, alors que je passais chaque jour des heures entières à me chauffer comme un lézard sur les créneaux trois fois séculaires du fort Marion, à Saint-Augustin, que de fois mon imagination, plongeant, avec mes regards, sur l’immense Océan, ne s'en allait-elle pas du côté de la France, invisible à mes yeux, mais toujours présent à ma pensée.
— Verrai-je jamais le cher pays de mes pères, me disais-je en soupirant ? Vivrai-je jamais dans cet éblouissant Paris qui m’attire tellement que je donnerais dix ans de ma vie pour y passer six mois ?...
Je reviens à Québec vers le milieu de février. Un mois après, j'étais retenu à la maison par un méchant rhumatisme qui me tenaillait l’épaule, quand je vis entrer dans ma chambre mes amis MM. Théodore Paquet, alors secrétaire provincial, Faucher de Saint- Maurice, nouvellement élu député de Bellechasse, et Blumhart, en ce temps-là secrétaire général de la Compagnie du chemin de fer du Nord.
Après que tous m’eurent serré la main restée valide, Faucher me dit soudainement.
— Il y a longtemps que tu désires aller en France, hein ?...
— Oui, fis-je, étonné. Eh bien ?...
— Eh bien, reprit-il, ton rêve, depuis si longtemps caressé, va. pouvoir devenir une réalité.
— Écoute, repartis-je, je suis assez souffrant comme ça, sans que tu te railles aussi cruellement de moi !
Alors, tous trois me voyant piqué, se mirent à tirer sur mai un fau roulant de plaisanteries et à me « blaguer » à mari.
Je finissais par en prendre mon parti et par rire de bon cœur avec eux, quand M. Paquet me dit sérieusement :
— Écoutez, mon cher Marmette, raillerie à part, si vous voulez aller à Paris comme agent du gouvernement fédéral, la position vous est offerte.
J’écoutais bouche bée, les sourcils en énormes points d’interrogation.
— Je vous donne ma parole d’honneur que c’est la vérité, reprit-il. Venez plutôt au « Saint-Louis, » où vous attend M. Chapleau. Si sa proposition vous agrée, il vous faudra partir ce soir pour Ottawa, afin de vous entendre avec le Ministre de l’Agriculture.
— Si elle m’agrée !... m’écriai-je en me levant d’un bond.
Je ne sentais plus mon rhumatisme.
Le même soir je partais pour Ottawa, et quelques semaines plus tard, le 27 mai 1882, je m’embarquais pour Paris.
Il g eut ce jour-là au moins un homme parfaitewient heureux en Canada.
On trouvera ci-après quelques-unes de mes impressions en France et en Angleterre.
M. XAVIER MARMIER
’ un des meilleurs amis que le Canada ait en France, est M. Xavier Marmier, l’illustre membre de l’Académie française. Littérateur aussi distingué que voyageur des plus érudits, M. Marmier a consacré la moitié de sa carrière si bien, si utilement remplie, à visiter d’abord les pays du nord de l’Europe, la Hollande, la Suède, le Danemark, l’Islande et la Russie. Et puis, laissant les plus aimables souvenirs de son passage à ces dernières régions des neiges, dont la nature sauvage et pittoresque nous a valu les livres pleins d’intérêt et de renseignements précieux qu’il a publiés sur les mœurs, l’histoire, les curieuses légendes et la littérature originale de ces contrées par trop méconnues avant qu’il les eût, pour ainsi dire, révélées à la France dans leurs particularités intimes, le voyageur infatigable glissait des cimes neigeuses de la Suède pour aller, en passant par le Caucase et le Danube, se dilater le cœur aux brises attiédies de pays plus choyés du soleil. Scrutant d’abord les ruines gothiques des rives du Rhin, berçant ses rêveries de poète sur les flots bleus de l’Adriatique, il remontait ensuite le Nil pour interroger, chercheur insatiable, le sphinx et les pyramides sur les dynasties nébuleuses des Pharaons. Enfin, non satisfait d’arracher à la vieille Europe et à l’antique Orient les secrets du passé, il repartait bientôt pour aller demander des impressions plus fraîches à la jeune Amérique et sonder les mystères de ses futures destinées. Attiré vers
le Bas-Canada par ses sympathies pour une racesœur, il le visitait avec une émotion qui anime chacune des pages qu’il a consacrées à notre pays dans ses Lettres sur l'Amérique et dans son joli roman Gazida. C’est sur ce terrain de la patrie que nous devons être fiers de rencontrer un homme de sa valeur, qui a su parler de nous en termes si chaleureux, et que nous devons être heureux de serrer la main de ce frère aîné venu de si loin rendre visite à ses cadets de la Nouvelle-France. Aussi, voudra-t-il bien permettre à l’un des enfants de ce Canada, qu’il affectionne tout particulièrement, de déposer sur son front une modeste couronne, qui ne saurait en rien ajouter à sa gloire, mais qui, toute composée de nos immortelles, lui apportera le parfum du souvenir de notre pays reconnaissant.
M. Marinier, qui a maintenant plus de soixantedix ans, demeure au milieu du noble faubourg, dans une maison d’aspect vénérable, qui, d’un côté, s’ouvre sur la rue Saint-Thomas-d’ Aquin, et de l’autre regarde le boulevard Saint-Germain. C’est là qu’il habite depuis quarante ans, en célibataire, au milieu d’objets d’art et de milliers de volumes, dont le nombre va toujours s’augmentant. Car la douce passion des livres le tient si bien, qu’il ne se passe pas de jours où le bibliophile expert n’ajoute à sa superbe collection quelque ouvrage curieux ou rarissime découvert, en revenant de la bibliothèque Sainte-Geneviève, dont il est conservateur, à l’un des nombreux étalages de bouquins qui garnissent le parapet des quais depuis le Pont-Neuf jusqu’au Pont-Royal. Ce paisible exercice en plein air lui est devenu indispensable, et l’on est sûr de rencontrer
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toutes les après-midi, du quai des Augustins au quai d’Orsay, sa bonne figure souriant aux vieux livres et aux estampes jaunies par le temps, que les bouquinistes ont soin de bien mettre en vue afin de mieux tirer l’œil des collectionneurs.
Muni d’une lettre d’introduction que je devais à l’obligeance de mon ami Faucher de Saint-Maurice, je me présentais, dès les premiers jours de mon arrivée à Paris, chez l’éminent académicien. Il me reçut avec cette cordiale bonhomie que les hommes de son mérite se plaisent à prodiguer aux plus humbles ouvriers de la pensée enchantés d’approcher ces maîtres dont la renommée est universelle.
— Ah 1 vous avez épousé la fille de M. Garneau, me dit-il en lisant la lettre que je lui avais donnée ; c’était un écrivain bien distingué, un excellent homme, que je me fais gloire d’avoir connu au Canada. Aussi suis-je tout heureux de posséder un exemplaire de sa belle histoire. Encore, est ce la première édition qui, m’a-t-on dit, est devenue rarissime ! Nous sommes tous un peu bibliophiles, nous autres, gens du métier, ajouta-t-il avec un fin et bon sourire. Voyez un peu...
Et, cueillant un volume sur l’un des nombreux rayons chargés de livres qui entouraient la pièce où nous étions, il me le tendit avec la satisfaction de l’homme qui aime d’autant mieux les bons ouvrages qu’il sait ce qu’ils valent pour en avoir composé lui-même, et des plus estimés. Puis il se mit à me parler du Canada en termes si élogieux, que les larmes m’en venaient aux yeux à mesure que sa parole bienveillante et chaude me rappelait plus vivement la patrie absente. Ne voulant pas, sur ce point du moins, être en reste avec lui, je lui parlai tout d’abord de la Franche-Comté, où il est né — tout comme le spirituel et bon Nodier, avec qui il a tant de ressemblance — de cette belle province de France que M. Marmier a décrite con
amore dans son roman Hélène et Suzanne ; contrée si semblable à notre province de Québec et par le pittoresque du pays et par son climat, comme le nôtre, quelque peu rigoureux, ainsi que par les moeurs paisibles, les pieux usages et les naïves légendes de ses habitants. De là, transition facile pour en venir à parler de la France en général, de son état présent et de son avenir. Mais ici j’allais, moins heureux, mettre un doigt malhabile sur une blessure vive, et quand je lui demandai :
— Où pensez-vous que vous alliez maintenant et vers quelles destinées votre pays, si tourmenté depuis un siècle, vous paraît-il s’acheminer ?...
Il me répondit avec des sanglots dans la voix :
— Ah ! si vous voulez que je vous dévoile le fond de ma pensée, laissez-moi vous dire que je crois que c’en est fait de notre pauvre France. Dans l’état de dislocation politique où nous sommes, je ne vois aucun homme assez hardi pour arriver à ramener, par la force de son autorité supérieure, cette union qui seule pourrait f encore nous sauver. Le comte de Chambord ne veut point et les princes d’Orléans ne peuvent pas. C’est pourquoi je sens les forces de mon malheureux pays s’en aller peu à peu dans ces convulsions stériles qui l’agitent depuis tant d’années, et il me semble voir poindre — dans un avenir qui ne m’apparaît, hélas ! que trop prochain — le moment où la Prusse nous dira : « C’en est assez de toutes ces agitations qui gênent les Etats voisins et les empêchent de suivre paisiblement leurs destinées d’après leurs traditions. Haltelà ! » Et je vois sa main brutale démembrant ma pauvre France comme une autre Pologne... Que voulez-vous ? ainsi que les individus, les peuples ont une existence, un rôle déterminés à remplir icibas. Il me paraît que nous sommes bien malades, et que notre mission glorieuse est près de toucher à sa fin... Paris n’en sera pas moins toujours une
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grande ville, un grand bazar, un grand restaurant, un grand théâtre, une grande maison de filles, où les étrangers viendront, longtemps encore, nous demander en échange de leur argent les plaisirs d’une civilisation raffinée, mais en pleine décadence. Mais la France aura vécu !... Veuille Dieu que je me trompe, cependant, dans mes sinistres prévisions 1 Toujours est-il que ce déplorable état de choses par lequel nous passons, plonge dans un profond découragement les mieux pensants d’entre nous, et que beaucoup de nos bonnes familles parlent d’émigrer au Canada, à la première commotion qui se fera sentir en France. Vous ne sauriez croire combien souvent j’entends dire, dans mon entourage par des gens du meilleur monde, qu’ils partiront au premier jour pour votre beau et paisible pays. Ce serait curieux, n’est-ce pas ? qu’une émigration considérable de la vieille France en la Nouvelle. Et bien, du train que vont les événements chez nous, vous devez vous attendre à être témoin, dans un temps peut-être plus rapproché que nous ne le pouvons prévoir, de cette étrange migration d’une grande partie de la race française vers la colonie aujourd’hui si florissante que nos pères ont perdue par leur faute...
Tout ému des paroles, si grosses de tristes prédictions, de cet homme éminent avec l’opinion duquel on ne saurait pourtant se refuser de compter, je ne me séparai de lui qu’à regret.
J’ai visité souvent M. Marmier depuis ; et, à chaque entrevue, j’ai senti mon estime, mon admiration s’accroître pour le noble auteur de tant et de si bons ouvrages. Ce que l’on remarque tout d’abord en lui, c’est la noblesse de son âme, la grande bonté de son cœur. « Sois bon, » fait-il d'ire à l’un
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de ses personnages dans Gazida. Et il apparaît dès qu’on l’approche, que cette maxime a été le mobile de toute sa vie de citoyen et d’auteur.
Je viens de relire Gazida. Comme une pareille lecture fait du bien, ap^ès l’audition de quelque insanité à la mode dans les théâtres de genre qui attirent les oisifs de la grande ville et les étrangers, et à côté de la littérature naturaliste malheureusement si en vogue, à Paris et ailleurs !
J’ai été si doucement émotionné par ce gracieux et noble livre, j’aimerais tellement le voir sur le rayon d’honneur de toutes nos bibliothèques, et lu dans nos familles, que je ne puis m’empêcher d’en citer quelques passages, afin de donner, à ceux d’entre nous qui ne le connaîtraient pas encore, le vif désir de le goûter et de se pénétrer des saines et grandes idées qu’il développe à chaque page. Car, outre que l’action qui anime Gazida se déploie dans notre Canada, c’est un chaste et doux roman dicté par une âme honnête, par un esprit essentiellement droit, et tracé de main de fin ouvrier, par 1 une des plus délicates et des plus expertes plumes dont s’honore la littérature française contemporaine. Lisez plutôt cette description d’une ferme et d’une forêt canadienne :
« La Combe est un vaste et vivant album, un pittoresque assemblage des œuvres de l’industrie et des images primitives de la nature : une maison seigneuriale, près des petites cabanes en bois des seitlers : un jardin dessiné par un paysagiste ; une serre où éclosent les plus belles fleurs des tropiques, près du sol inculte où croissent spontanément les plantes sauvages et les arbres gigantesques. A l’extrémité du parc est la chapelle, bâtie récemment sous les rameaux des arbres centenaires, puis le cimetière ; car partout où les vivants construisent leurs demeures, bientôt ils doivent ereuser la demeure des morts. Du milieu d’un
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bassin de rocs, un limpide ruisseau s’échappe en bondissant, comme un petit Niagara, et se précipite sur le revers de la colline ; un industrieux meunier l’arrête en un endroit propice pour lui faire tourner la roue de son moulin. Le docile ruisseau, ayant ainsi payé son tribut à la cupidité humaine, se remet à sautiller dans son lit d’herbes vertes, descend gaiement dans la vallée, où il va rejoindre un autre ruisseau, avec lequel il s’épanche dans l’Ottawa. Mais ils n’iront pas en droite ligne au terme de leur voyage, ces deux capricieux coureurs ; ils s’amusent dans la plaine comme deux écoliers, enlacent conjointement une île verdoyante sur laquelle ils jettent une frange d’écume, et tantôt glissent avec rapidité sur une pente inclinée, et tantôt, dans de longues et molles ondulations, s’endorment paresseusement au soleil... A quelque distance de là est la forêt, où nul sellier encore ne s’est établi, où l’on ne pénètre que par un étroit sentier. A l’entrée de cette paisible forêt est un lac pareil à une coupe d’émeraude. Les rayons du soleil y descendent, adoucis, et pour ainsi dire tamisés par le feuillage des arbres qui l’entourent. La brise caressante y jette, comme une poudre d’or, le pollen des sapins. A sa surface flottent les tiges légères d’un lis dont les feuilles sont successivement d’un vert foncé et d’un rouge de pourpre, dont les boutons naissants ressemblent à des olives, dont les fleurs épanouies, comme des dahlias, offrent à la fois, par les nuances graduelles de leur corolle, la blancheur de la neige et la teinte du citron. Quelquefois une fauvette descend au bord de cette onde limpide, y trempe le bout de son bec et s’envole en sifflant. Quelquefois le canard canadien, qui, plus agile que nos canards d’Europe, se perche sur les arbres, s’élance du haut d’un chêne, plonge dans ce frais bassin, y trace un capricieux sillon, puis se retire rafraîchi par sa joyeuse nata-
tion. Quelquefois un écureuil, sautillant d’arbre en arbre, y fait tomber une des noix de hêtre qui excitent sa friandise. Du reste, pas un autre bruit, pas un autre mouvement : c’est la retraite la plus profonde, dans l’ombre la plus silencieuse, ou plutôt un mystérieux sanctuaire dans l’universel temple de Dieu. »
N’est-ce pas que ce tableau est dessiné de main de maître et artistement empâté des couleurs les plus vives et qui se fondent dans l’ensemble avec une parfaite harmonie ?
Voulez-vous maintenant, derrière l’auteur, connaître l’homme bien mieux que je ne le saurais peindre ? voici que, sans s’en douter, le modeste vieillard, il esquisse son propre portrait, tout en croyant faire celui de son héros imaginaire :
« Peu soucieux de ce qu’on appelle, dans le monde, le bonheur, c’est-à-dire une grande fortune, ou la réalisation d’un grand désir d’ambition, je me faisais journellement, sans effort, tout un chapelet de petits bonheurs. J’aimais le travail et l’étude, les voyages, les rêveries indolentes, les causeries amicales. L’achat d’un livre de choix était pour moi tout un événement ; une statuette ou une aquarelle égayait mes regards ; le sourire d’un enfant, la parole affable d’un vieillard me dilataient le cœur ; le moindre témoignage de sympathie et d’estime me semblait une glorieuse conquête. Un rayon de soleil, au printemps, dans les champs reverdis, me pénétrait d’un sentiment de gratitude envers Dieu. Quelques mauvais vers que, de temps à autre, je m’en allais rimer dans mes promenades solitaires, résonnaient à mon oreille comme un harmonieux écho de mes émotions, et un orgue de Barbarie, soupirant sous mes fenêtres, suffisait pour me transporter par la réminiscence d’une mélodie dans des régions idéales.
« Quelquefois, dans ce pays où je m’en vais si
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tristement, je m’asseois dans ma chambre d’auberge, et la tête entre mes mains, j’évoque les images du passé, surtout celles de la famille, les plus pures, les plus vraies, les plus ineffaçables. Je me revois tel que j’étais autrefois, arrivant avec un battement de coeur dans la sainte demeure où m’attendaient mon père et ma mère, où tous deux pleuraient de joie en m’embrassant. Je revois la table couverte de bouquets de fleurs comme pour célébrer le retour de l’enfant prodigue. Je m’asseyais là, en qualité d’aîné, à la place d’honneur, à côté de mon père, et le dîner était fini depuis longtemps, que nous restions encore des heures entières, comme si nous ne devions pas nous revoir le lendemain, et chaque fête était pour nous un joyeux épisode dans la calme régularité de notre vie. J’entends encore vibrer les cloches du village qui nous appelaient à la messe du dimanche, aux solennités de Pâques et de Noël. Ma bonne mère craignait toujours de ne pas arriver assez tôt à l’église, et quelquefois, mon père et moi nous faisions semblant de vouloir la retarder, mais ni lui ni moi nous n’aurions pu lui causer une telle peine. Avant que le prêtre fût à l’autel, nous étions à genoux dans notre banc, et à notre rentrée au logis, nous voyions briller, sur une nappe blanche, la bouteille de vieux vin de Salins, réservée pour ces grandes circonstances. »
En quelques mots, voilà le livre et c’est là tout l’homme, éminemment estimable, dont j’ai eu le grand honneur de faire la connaissance et que nous devons admirer, chez nous, comme l’un des écrivains de ce temps les plus dignes de leur noble mission. Aussi devons-nous l’inscrire au premier rang parmi ceux qui ont fait connaître en France notre très aimée patrie.
Paris, septembre 1882.