‹ Récits et souvenirs [microforme]Chapitre 16 sur 26 · EE · texte numérisé non relu

EE

me RO TS it TA Se me

LR mt hs

mt er

Lt

LPS" nes NS. SRE est

— Moi, dit M. Marmier, je n’ui jamais été ni ne

Pr

pa - | {|

El : Les serai jamais partisan de la répubiique, mais je ne [| l'Ret la crois plus possible qu'avec ioi, Simon, comme ÿ 4h 4 préBideni de in république on président du conseil.

M: Simon fait un geste dé déiiégation nrodeste:

nm ee mr

ED rt

Entraîné par le sujet, il nous raconte l'épisode

de pe- suivant qui eut lieu durant la commune, en mars à l’an- 1871. L’insurrection allait se déchaîner. Au douce, sortir d’une assemblée hâtive et fiévreuse du conseil du gouvernement formé le 4 sepicmhre 1870, etraite M. Simon se voit suivi avec obstination par un ouvrier en blouse. Agacé, il finit par se retourner art M. et va droit à l'homme.

— Vous me suivez, dit-il, et pourquoi ?

largés ; — C'est vrai, monsieur Simon, mais, c’est pour s beau- vous dire de ne pas aller ce soir au ministère des ccupes- affaires étrangères, où les ministres doivent se réunir. Vous êtes désigné aux coups d’assassins. iré en- — Il dit et me tourna le dos, continua M. Simon. Le soir, comme je me dirigeais vers le ministère, e logis je im'aperçus encore que j'étais suivi. J’allai encore ussi. droit à l'homme qui me filait. C'était celui du E Mon. matin. | es la — Monsieur Simon, me dit-il, je vousrépète que omme vousêtes en danger immédiat de mort si. vous allez où l’on vous attend.

la po- — Mais, enfin, mon ami, veuillez me dire qui nistère vous êtes et dans quel but... ?

rée du — Je ne puis vous dire autre chose, monsieur Simon, que ce que vous venez d'entendre. Fuyez nine au plus vite !

Éd Et mon inconnu s'éloigna à toutes jambes, Je ne tie m'en allai pas moins au ministère des affaires onseil. étrangères. Quelques minutes après, il nous fallait este

DSC

Sa —

TASSE se ne

nous en échapper et fuir devant les insurgés triomphants. Je n'ai jamais revu l’homme qui m'avait si mystérieusement averti.

Une autre curieuse anecdote concernant un homme, certes, bien connu, nous fut contée par M, Jules Simon entre la poire et le fromage.

“Un jour, nous dit-il — il y a longtemps de cela — je vis arriver chez moi un ecclésiastique, — Monsieur Simon, me dit-il, étant Breton comme vous, j'ai pris sur moi de venir vous consulter sur un cas de conscience. Je dois mon éducation à Monseigneur Dupanloup, et, avec son assentiment, je me suis destiné à l'état ecclésiastique. Or, il se trouve que j'ai perdu la foi; mais il me semble que ce serait manquer de reconnaissance à mon bienfaiteur que de jeter le froc aux orties, Que dois-je faire ?......

— Certes, si vous n’avez plus la foi, lui dis-je, vous n’avez pas à hésiter. Vous feriez un mauvais prêtre. Vous devez abandonner l’état ecclésiastique.

Cet homme était Renan”.

Uomme nous allions nous lever de table, une vieille horloge, encadrée dans un panneau représentant un paysage suisse, peint à Vhuile, se mit à sonner midi, mais lentement et en grolongeant la sonnerie plus que pendule ne le fat d'ondinaire

— Qu'est-ce que c’est que cela ?.., #4 M.Simon en levant !2 tête,

om vait

un

DEEE ES

— Cette pendule sonne l’'Angelus, oui, l'Angelus, répondit l'excellent M. Marmier, le temps de réciter la Salutation angélique.

Sur ce trait qui peint cet homme si bon, nous nous lovâmes de table, pour aller, dans le cabinet de travail du maître, prendie le café ot fumer un cigare.

Pendant l'heure qui suivit, M. Marmier ne cesen de nous parler du Canada et des Canadiens dans les termes les plus bienveillants.

Enfin, nous dûmes nous séparer de cet homme aussi éminent qu’aimable, et qui, en nous reconduisant, ne cessait, le trop modeste, de nous remercier du plaisir et de l'honneur que nous venions de lui faire en étant venus Céjonner avec un pauvre vieil. lard solitaire ! ....

nÿ ane reneess

di LS SRE DAS

er re ES mn

Page 1