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poursuit en circuit fermé : l'oxydation est supprimée si on emploie un gaz inerte comme l'azote ;
3° L'opération se poursuit à une température suffisamment basse pour assurer l’intégrale conservation des substances traitées ;
4° Le traumatisme cellulaire est réduit au minimum car on évite les éclatements cellulaires inséparables du froid sous zéro et du vide profond ; À
5° L'asepsie du fluide gazeux est pleinement assurée 4 par la très basse température (—— 20°) à laquelle il est Ce. périodiquement amené au cours de l'opération. = Les auteurs peuvent employer un courant d'azote au
lieu d'un courant d'air. Le courant d'azote paraît préfé-
F | rable car il n'expose pas l'extrait aux oxydations tou- ; ÿ Le jours possibles.
+ 1 +: | | k Méthode par assèchement au moyen des sels anhydres à eh Avec MM. Lemiere et Moxcour, nous avons un pro- . A : cédé distinct des précédents. Tandis que ceux-ci dessè- # © chent au froid, ici le desséchement est obtenu au moyen ‘à 1 des sels anhydres. $
Cette préparation a été réalisée par MM. LEMIERE et
de température et, par suite, les traumatismes qui altè-
# | Cuevrorier, de Lyon. L'agent de dessication préféré 4 À s est le mélange de la pulpe d’organe avec le phosphate ; ÈS" de soude anhydre qui peut absorber 152 grammes d’eau
3 pour 100 grammes de sel. C’est lui que l’on emploie
pour conserver le sel cérébos. |
| On reproche à ce procédé : une trop forte élévation
Ps.
rent les sucs cellulaires, Pour M. CHAMAGNE, ce procédé, comme ‘ceux qui recourent à la chaleur, abime les produits actifs en provoquant l'éclatement des cellules et la floculation des complexes albuminoïdes. Mais. M. Scuerreu observe que la floculation de LemierE est
une hypothèse encore discutée.
I faut apprécier pour voir la nocivité de la chaleur, :
d'une part l'élévation de température : si elle ne dépasse
point la température de l'animal ‘qui a fourni les organes, on peut admettre qu'elle n'altère pas leurs produits organiques. IT faut encore que cette température ne dure pas longtemps, sinon elle exposerait à des fermentations par les microbes qui, forcément, existent dans les organes manipulés. Nous nous sommes livrés à des recherches et nous avons vu que la température atteignait en quelques minutes, mais ne dépassait pas 38°. Elle n’y reste que 10 minutes et descend très lentement durant 5o minutes pour se mettre à la température ambiante, Si on opère dans un récipient contenant de la glace fondante, la courbe de descente est plus rapide, se faisant en 25 à 30 minutes au maximum.
M. Lemere utilise ce procédé pour faire des produits secs en série, M. Moxcourn préconise le même procédé comme étant le meilleur pour donner des produits frais. Et c’est là le but cherché, conformément au principe développé par M. Grey. « Le produit frais est plus actif,
il risque moins de s’altérer. » M: Moxcour pulpe la
glande, la mélange dans un mortier avec son poids de
phosphate ; la dessication produite, il lamise le produit,
ce qui permet d'éliminer les tissus conjonctifs et élasti-
ques inactifs.
Il accuse l'avantage d'obtenir ainsi des préparations
totales qui contiennent intégralement les hormones et
les lipoïdes des organes. Car, dit-il, tous les sücs de
l'organe sont obtenus tandis que, par la dessication au .
vide ou par un courant d'air ou d'azote, on enlève for- s
cément des principes qui s'en vont avec la vapeur d'eau. Re
M. Moxcour enrobe enfin, comme M. LEMIERE, son
produit dans des capsules de gluten, espérant ainsi qu'il
ne sera libéré que dans l'intestin. C'est RAQUIER qui, en
1836, inventa l'enrobage par le gluten : il se dissout
seulement dans l'intestin à la faveur des liquides alca-
lins (sucs pancréatiques, bile et suc intestinal.) En 18817,
le Docteur Fumouze fait de nombreuses expériences et x
il prouve la valeur du mode d’'enrobage employé par
Raquier. Un peu plus tard, en 1884, Una, de Ham- Ë
bourg, fait des études sur l’enrobage par un corps nouo Le)
veau qu'il appelle la Kératine — d’où le nom de pilu-
les kératinisées ou encore « pilules iliaques ». — L'étude à
de cette kératine est reprise en 1901-1902, par PuiriPre “4
sous l'influence de J. Rexauzr, de Lyon : il lança un ‘2
nouveau produit à enrobage oélo-balsamique.
Un peu plus tard, le Docteur BERNHEIN s’intéressa à
la question et vérilia les travaux publiés, depuis ceux : de RaquiEr, de Una et Puizippe jusqu'à ceux plus récents de Fumouze (excipient résineux et glutino-résineux). Il expérimenta in vitro, in vivo, et même sur lui-même et vit que l’enrobement par le gluten était
encore le meilleur. Il prouva que les pilules de Pairxppr,
de même que celles de Yvox (à enrobage au salol) ne
résistaient pas deux heures à l'action du suc gastrique.
« Nous avons fait de nombreuses expériences d’où il
ressort que les pilules ordinaires ou vernissées, les dra-
- gées, les produits granulés, les pilules de kératine, sont