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ou mieux dans le vide et à froid comme le conseille CHoax. »
Mais, quand le pancréas secrète la pancréatine, il agit - en glande exocrine, et les produits exocriniens ont des 4 propriétés totalement différentes des produits endocrimens. Si les chimistes n’ont pas fait la distinction, en revanche les biologistes ont relevé les lois du tout ou 2 rien et des seuils différentiels qui s'appliquent aux secrétions endocrines, et rien aux secrétions exocrines. FA Nous en parlerons par la suite. 1 | Cette délipoïdisation est exposée avec franchise, sans | réticence, dans le Codex |
1) Pour obtenir un extrait, traiter l'organe pulpé par macération durant {4 heures dans de l'eau saturée de chloroforme puis exprimer et évaporer la solution jusqu'à À 11 consistance d'extrait ferme, à une température qui mn dépassera pas 40°.
>) Pour obtenir une poudre traiter l'organe par le de chloroforme, le pulper, l'étaler dans une cuvette plate en présence de l'acide sulfurique, dans le vide, à une température ne dépassant pas 10°. -
Nous ne savons el n'avons pas à rechercher quel fut l'auteur responsable des préparations opothérapiques inscrites dans le Codex. Nous appuyant sur l'opinion unanime, nous avons le droit de dire que ces préparations sont brutales et détruisent les principes actifs. De + plus, les deux méthodes sont contradictoires : la pre- 1 mière utilise les produits dissous dans l'eau chloroformée, la seconde ceux qui sont restés insolubles dans l'organe. Le chloroforme élimine les lipoïdes avec les corps 3 \
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gras ; or, on n'est pas assuré que les lipoïdes soient inactifs, certains les croient même seuls actifs. De plus, on doit craindre que les solvants ne débarrassent la glande de principes actifs inconnus et ,plus encore que leur 2. brutalité, n’altèrent les principes actifs.
Les spécialistes ne mentionnent pas d’une façon explif; cite qu'ils ont dégraissé et délipoïdé leurs organes dans 4 er À des solvants. Mais, pour obtenir leur belle poudre, bien ra sèche et inodore, la délipoïdisation est nécessaire. Sinon, la préparation conserve son aspect gras et une odeur D. spéciale.
LÉO Nous avons pratiqué la lixiviation de la pulpe orga- 4 nique soit avec l'alcool, soit avec l'éther, soit avec l'acétone, nous avons toujours obtenu, après dessication, un a produit sec et inodore; graisse et lipoïdes ont été dissous: Le et entraînés par le solvant qui prend la couleur et l'odeur à du produit organique.
Le dégraissage et la délipoïdisation sont une pratique
R'A néfaste non seulement au point de vue de l'extraction des principes actifs, mais éncore à celui de la conservalion. Les poudres sèches, délipoïdées ne se conservent pas ; leur conservation est précaire, les fabricants eux- 14 mèmes l'avouent. Ils insistent, dans leurs prospectus, sur la nécessité de les conserver dans des endroits secs, | à l'abri de l'air et de l'humidité.
TER Au contraire, les extraits non délipoïdés se conservent plus longtemps, plusieurs mois, une année ei plus, même en ne prenant aucune précaution, qu'on les conserve en cachets, sous forme de pilules ou de dragées ou
simplement en tablettes. La graisse et les lipoïdes de-
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. Ÿ “* ‘ ; viennent des agents de conservation parfaite quand s'y joint la dessication. ,
Produits délipoïdés de Jean Iscovesco
Le M. Jean Iscovesco procède à l'inverse des autres spécialistes : il donne les lipoïdes seuls, et rejette les orga- Zi nes délipoïdés. Pour lui les lipoïdes seuls sont actifs. | Mais il n'en fait pas la preuve. Tout. permet, au contraire, de croire que les matières protéiques enlevées con-
9 tiennent des éléments essentiels.
Procédé mixte de ByLaA
M. Byza, après avoir débarrassé les organes de ses lipoïdes, effectue une synthèse de l'organe en enfermant 3 dans les mêmes cachets d'une part les lipoïdes, d'autre part le substratum desséché. « Chaque cachet contient d'une part, sous la forme d'un anneau légèrement compressé, la poudre delipoïdée de l'organe employé et, d'autre part, sous la forme d'un petit comprimé s'adap- % tant au centre de cet anneau, le lipoïde correspondant. »
M. Paul Cruissenr juge comme suit ce procédé ? « Celle association est suggestive. Elle libère la conscience du fabricant, mais la logique nous permet de conclure que 4 le dégraissage préalable a été une nécessité pour le faà bricant, et la condition indispensable pour une dessi- | cation convenable des organes traités. Dans son soluté
il a récupéré par évaporation les acides gras et les lipoï-
des, et il restitue ceux-ci sous la forme pharmaceutique
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qui lui paraît la mieux appropriée, aux poudres qui en ont été diminuées.
Ku Il) Desséchage au vide el à froid ; : En 1908, M. Coay, frappé des inconvénients du des- 4 séchage à la chaleur en présence de l'air (autolyse-fer- 3 ee mentation, etc.) essaya le premier de dessécher ses NUL LA
2e organes au froid et dans le vide. Voici comment André - 2 CHoay décrit son procédé: « Pratiquement l'opération est menée de la façon suivante: la pulpe d’organe est placée “ dans un autoclave hermétiquement clos, relié à une pompe 4 de Carré par l'intermédiaire d'un cylindre de plomb
contenant SO*. Le vide est mené promptement jusqu'à nn. un millimètre environ. L'évaporation se produit rapi-
dement avec augmentation de volume de la pulpe qui se
Lx met à bouillir (?) sous le vide, cependant que les parois D. de l’autoclave se couvrent de givre. La vapeur d'eau est EN absorbée à mesure de sa production par l’aide du cylin- E dre de plomb et un agitateur renouvelle la surface du
contact. Sa pression, répélons-le, ne doit pas dépasser un millimètre et la température doit osciller entre 0° el 5°. En quelques heures el sans qu'à cette température l'autolyse puisse agir, on obtient des gâteaux spongieux, friables, peu colorés, se pülvérisant facilement, peu hygrométriques », Si les caractères organoleptiques des extraits diffèrent selon qu'ils ont été desséchés à l’étuve
ou privés d'eau par le vide à basse. température, leurs
propriétés biologiques sont également ‘très dissembla-
bles. La comparaison entre ces deux modes de prépa-
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ration, quant à l'activité des produits qu'ils fournis-
sent, à fait l'objet d'une série de travaux de E. Cnoa.
E- L'inconvénient de ce procédé est la lenteur de la des-
sication qui exige 18 à 2Q heures en moyenne, pendant
lesquelles la pulpe d'organe est soumise à l’action des
12 bacteries introduites au cours des différentes manipula- | tions.
Procédé Sarrory et PELLISSIER
ù Le Professeur Sirrory et M. PELrissieR reprochent
au froid sous zéro et au vide profond les traumastismes © cellulaires. Ts préconisent une méthode spéciale par un courant froid. Ils la décrivent d’une façon très explicite : « Broyer la glande endocrine et l'étaler sur des plateaux en verre strié. Un courant d'air circulant en circuit fermé est desséché par passage sur un réseau frigorifi- 4 que à — 15 ou — 0°. Cet air ainsi desséché est | réchauffé par une résistance électrique à + 5°. L'air vient alors passer sur les organes étalés sur les plateaux. Il se sature de vapeur d'eau, est repris par un ventilateur, revient se deshydrater au contact du réseau frigorifique. Le courant d'air se poursuit en cireuit fermé
| jusqu’à dessication complète ».
CE n
Ce procédé présente pour les auteurs les avantages suivants :
Ne. 1° Il est rapide (deux à trois heures au maximum , : suivant la nature des organes) et évite ainsi l'autolyse des organes ;
»° L'oxydation des produits est réduite à son mini-
4 mum lorsqu'on emploie l'air, du fait que l'opération se