‹ Récolte et Préparations des Organes destinés à l'OpothérapieChapitre 8 sur 17 · CE · texte numérisé non relu

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conservés dans ces poudres. Certains envois ne sont effectués que tous les 8 ou 15 jours. Le contenu arrive fréquemment avec un odeur aigrelette, un suc violacé. Placés sous un courant d'eau pendant une nuit, les glandes

sont mélangées aux glandes fraîches et livrées ainsi.

M. Tiimanr qui a fourni la majeure partie de ces détails ajoute : « La préparation des produits opothérapiques est entachée de telles malpropretés et de telles erreurs fondamentales que je n'hésite pas à proclamer que je suis un convaincu de l'importance des préparations opothérapiques justement parce qu'elles donnent des résultats incertains ou nuls parfois. Si, dans les con- + .

ditions actuelles de leur préparation, elles donnaient des

résultats constants et égaux, je vous dirais : suggestion

ou action d'ordre général des protéines. Les conditions de prélèvement, de récolte, de conservation, de traitement, les falsifications même (disons le mot) sont d'une

telle importance qu'à l'heure actuelle il est impossible .

d'accorder une valeur réelle à la plupart des produits ven-

dus dans le commerce, à quelques rares exceptions près. ne cie I faut encore tenir compte d'agents qui viennent de

l'étranger proposer leurs organes à nos maisons de spé-

à cialité, Il en vient de Budapest, d'Espagne, etc. Des pe: +2 maisons en font venir d'Abyssinie, de Madagascar, d'Ar- ‘4 à ; gentine, y a là un commerce international, I n'y : j aurait pas de mal si les envois étaient faits dans des fri-

à goriliques à température réglable, Il n’en est rien. à

: Je ne parle que pour mémoire des fraudeurs.

5° La récolte des organes dans les abattoirs devrail être

réglementée.

La fabrication des serums est soumise à des règlements minutieux ; mais les législateurs ne se sont pas préoccupés jusqu'ici d'exiger la moindre garantie de ceux qui détiennent et en fait, monopolisent les matières premières devant servir aux préparations opothérapiques. Pourtant la loi du 25 avril 1895 exige pour la fabrication des autorisations spéciales qui ne sont accordées qu'à des médecins ou des pharmaciens présentant toutes garanties

de connaissances techniques. On contrôle les préparateurs de produits opothérapiques et on laisse toute liberté 3 aux ramasseurs de glandes !

Cette lacune a frappé les membres de Ja société de D pathologie emparée. Sur l'initiative du professeur Marcel LaBBé, après discussion, elle a adopté le vœu suivant :

« 1° Qu'un contrôle rigoureux veille à la propreté méti-

la manipulation et au traitement des organes destinés à la préparation des produits opothérapiques.

« 2° Qu'une réglementation analogue à celle qui existe pour les serums et les vaccins soit édictée pour les produits opothérapiques ».

La question a été soumise au ministère de l'hygiène. Le ministre Justin Goparr en à été saisi, un rapport lui

a été adressé. Une enquête à suivi. M. Tiimanr lit alors

les propositions suivantes : 1° Le personnel seul des laboratoires pharmaceutiques autorisés aurait accès dans les

abattoirs et pourrait prélever les organes ou tout au moins ; L

ET VAE É JS we PA PR er 07,

culeuse de la récolte, au transport, à la conservation, à

SEX 22 à

la surveillance

les récolter et les transporter, cela sous

effective du service sanitaire des abattoirs. LS >° Le nettoyage des organes serait effectué dans les abâttoirs par le personnel des laboratoires, dans des __ Jocaux aérés, propres, facilement lavables ; seuls les laboratoires situés à proximité des abattoirs pourraient sortir les organes immédiatement après un visa de contrôle du service vétérinaire.

3° Les glandes et organes doivent rester adhérents à l'animal pour la visite du vétérinaire qui fera enlever et à détruire les organes suspects. | à 4° En cas de non observation de ces règlements, lauk torisation pourra être retirée au laboratoire coupable. ? . Le 14 janvier 1925 le ministre faisait savoir que la question avait été soumise à la commission des sérums et dés vaccins. Celle-ci avait proposé « Qu'un règlement d'administration publique rendu ci après avis du Conseil supérieur d'hygiène publique de France, et du comité consultatif des épizooties, déter- ES mine les conditions du prélèvement, du contrôle, de la 4 | préparation et de la délivrance des organes destinés à l'opothérapie, une telle disposition étant de nature à porter remède à la situation actuelle, fâcheuse à tous les

points de vue ».

La communication ajoute : « Mon collègue, M. le #4 Ministre de l'Agriculture est donc saisi par mes soins d'une demande tendant à incorporer cette disposition * nouvelle dans un projet de loi actuellement à l'étude, “2 ayant pour but de compléter la législation vétérinaire. »

ne: Depuis, la question n'a pas fait un pas, Cela n'a rien JE

d'étonnant. étant donné EPRBOrne el le nombre des intérèts commerciaux engagés.

6° Les organes devraient être cueillis aux abattoirs par des vétérinaires.

Avec la précision qu'exigent aujourd'hui les biologis- : tes, il est indispensable que les organes soient recueillis par des personnes compétentes. Or un personnel de ma. | nœuvres subalternes et ignorants, si zélés et si dévoués : soient-ils, sera toujours au-dessous de sa tâche et le sera £ de plus en plus avec les progrès de la science. H faut un > 4 personnel instruit, pris parmi les anatomistes. Etant donné le rôle qu'ont déjà les vétérinaires dans les abattoirs pour vérifier le bon état des viandes, il serait indiqué de leur confier cette tâche. À Amiens et en quelques villes de province les organes sont déjà contrôlés par des vétérinaires inspecteurs. Nous y venons donc. Les vélérinaires doivent :

° s'assurer que les glandes endocrines sont saines. Elles : peuvent être kystiques et altérées chez un animal dont la viande est saine. Prenons la récolte des ovaires ; des précautions minutieuses doivent être prises. A leur défaut, ; il est vrai, les maisons de spécialités sérieuses examinent soigneusement un à un les organes qu'elles ont achetés. Mais ce contrôle devrait déjà être fait dans les abattoirs par des vétérinaires assermentés, É 2° Le vétérinaire, pour certaines glandes, doit faire un choix. Les ovaires doivent être recueillis à la période

d'activité génitale : il est nécessaire d'écarter les bêtes

trop jeunes ou trop vieilles. De plus les ovaires de génisse

paraissent plus actifs que ceux de truie. Enfin il existe des

différences dans leur activité et leurs propriétés thérapeu- ‘ Me s'ils sont pourvus où non de corps jaunes. M. GLEY insiste sur ce point :

« L'extrait de corps jaunes périodiques de vache ne se conserve ni à la témpératuré ordinaire, ni à la glacière, même en tubes scellés. Au contraire, lextratt de corps jaunes de vache gravide est toujours actif. Les extraits de coips jaune de truie et de brebis se comportent comme ceux de vache non gravide et perdent très vite leur

toxicité.

Il est à croire que les personnes qui recueillent des ovaires dans les abattoirs pour le compte des maisons où lon prépare des extraits d'organes ne se préoccupent pas de séparer les corps jaunes de vaches gravides de ceux des vaches non gravides et prennent indifféremment tous

les ovaires ».

De même les glandes génitales chez les animaux ont leur fonction maximum au moment du rut, et cette foncüon est ralentie aux autres époques de l’année. Enfin il faut écarter les testicules des animaux qui n'ont point atteint la puberté ou qui sont trop âgés.

3° Le vétérinaire écartera tout organe suspect. Si nous | euisons avec soin la viande, il y a, à celà, une raison. Il faut éviter les maladies contagieuses,

Or les microbes nocifs séjournent volontiers dans les organes internes,

De plus, certains organes sont difficiles à isoler : le corps thyroïde est adhérent aux ganglions Iymphati-

ques, et il se trouve parfois que ceux-ci soft caséeux, I]

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