LAC
ISREGENAGA,
Le lac Eskegenagn (os crus) mesure plus de douze milles de longueur avec une largeur moyenne de trois milles. Il y a sept baies profondes et toute la ligne de rivage est irrégulière. Le lac est plein d'îles dont quelques-unes présentent une dimension considérable, surtout dans la partie orientale. Deux ou trois petits cours d'eau se jettent dans le lac. La déchurge qui tombe dans la rivière Little- Current vient du bras nord-est et, à un mille À peu près du lac, devient rapide et peu profonde. Plusieurs sondages ont été faits dans le lac et montrent que la profondeur maximum est de cinquante-six pieds. Le terrain environnant est généralement ba s, mais vers le sud, quelquefois, des collines s'élèvent de 200 à 300 pieds au-dessus du niveau de l'eau. Sauf dans des étendues très restreintes, la végétation forestière est toute petite et n’a que trente ans d'existence.
Le portage allant du lac Eskegenaga vers l’est, part de la baie de l'est et mesure un demi-mille de longueur. Il passe en grande partie par une savane de sphaigne qui est marécageuse en certains endroits. Des bosquets de haute épinette blanche mince, de 8” de diamètre, se trouvent près du lac. Cette épinette ferait de bon bois à pâte. L'épinette rouge et le cèdre poussent aussi sur ce portage. Un petit lac et un court portage viennent ensuite, puis le lae Collins, qui mesure plus de cinq milles de largeur. Il contient beaucoup d'îles et s'égoutte vers l’est, mais on ne suit pas le cours d’eau pour sortir de ce lac; on se sert de deux portages et d’un petit lac au nord. Sur ces portages et ce lac, il y a un peu de grande épinette et de peuplier. Le lac suivant est de dimension considérable et les Sauvages disent que le cours d'eau qui en sort forme une excellente route canotière pour rejoindre la rivière Little-Current. Le lac va vers l’est sur une longue distance avee peu de profondeur en certains endroits. Le portage pour en sortir mesure un mille et quart de longueur et traverse une savane d’épinettes blanches qui, à l’extrémité est, est plutôt un marécage découvert. Le Irc suivant est petit et le portage qui le suit conduit au lac Wababimiga,
LAC WABABIMIGA,
Le lie Wababimiga a reeu ce nom des Sauvages à cause de la couleur luisante des feuilles des jeunes peupliers et bouleaux à canots
qui poussent en abondance sur ses rives. I] mesure six milles ot
demi de longueur et d'un à deux milles de largeur. La plus grande profondeur trouvée a été de quarante-deux pieds. Le pays, au sud et au sud-ouest, est assez bas et plat et couvert d'une seconde pousse de petits arbres, tandis qu’au nord il y a quelques collines basses couvertes densément d'une végétation forestière vieille de cinquante à cent années, où l’on trouve quelques gros arbres. La rivière Wababimiga coule dans une direction nord-est en sortant de l'extrémité orientale du lac et se jette dans la rivière Drowning. Elle a dix milles de longueur, environ, et c'est un cours d’eau clair, peu profond, coulant sur un fond greveleux. C'est avec difficulté qu'on peut y naviguer en canot léger, en temps ordinaire, Les berges sont sablonneuses ct graveleuses, et, en beaucoup d’endroits, sont couvertes de pins gris. .
La route vers l’est, en partant du lac Wababimigr, suit sur un mille et demi une baie profonde vers le sud, et ensuite, un petit ruisseau qui s’y jette, et alors une série de cinq port:ges et de quatre lacs conduit à la rivière Drowing, après avoir parcouru une distance de sept milles. Les cinq portages font ensemble plus de trois milles et les lacs sont très petits, sauf le plus oriental qui a deux milles de longueur. Le premier portage à l’ouest passe sur un terrain brûlé où se trouvent épars des pins gris vieux de trente ans. Les autres portages passent pour la plupart par des savanes de sphaigne avec d'épaisses forêts d'épinette noire et rouge. Quelques pieds d'épinette mesurent 10” à 12” de diamètre, mais la moyenne est de 6” à 9”. Ces savanes pourraient produire de grandes quantités de bois à pâte, car les arbres sont hauts et s’amincissent très peu jusqu’à une grande hauteur. Le gneiss gris et le schiste à amphibole sont les ccules roches qu'on ait vues sur cette distance.
LA RIVIÈRE DROWNING.
La rivière Drowning se jette dans la Kenogami à quatre milles au sud de la Little-Current, et, sur trente milles, ces deux rivières sont à quatre ou six milles seulement l'une de l’autre, et sur 130 milles
coulent à peu près parallèlement. A sosxunte-quinze milles, la rivière
se divise en deux cours d'eau d'à peu près la même dimension. Le bras de l’est n’a pas été exploré, mais le guide nous a dit qu’à quelque distance des fourches il se divise aussi en deux parties égales, Les Sauvages l’appellent rivière Nameigus ou à la Truite. Le bras occidental prend naissance dans le lac Nestabon, qui se trouve à cinq
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milles environ seulement au nord du lae Rond, sur la route de la rivière Devilfish. Le lac Nestabon mesure dix milles de longueur et est divisé en deux parties égales par un rétrécissement ayant plus d'un demi-mille de longueur. La ligne du chemin de fer Transcontinental National le traverse à ce rétrécissement, Le lac mesure d'un mille à un mille et demi de largeur et, en un certain endroit de la moitié septentrionale, on a trouvé une profondeur de soixante-dixhuit pieds. Les Sauvages disent que cette partie du lae ne gèle jamais, Le pays avoisinant est généralement bas et plat, sauf du côté ouest de la partie inférieure, où il y a des collines hautes de 150 pieds. La forêt est surtout de seconde venue et petite. Sur une distance de trente et un milles en aval du lac, la forêt a été récemment incendiée sur de grandes étendues, laissant des bosquets de gros arbres. Sur cette distance, il y a cinq courts portages et trois élargissements lacustres. En aval, jusqu'à l'embouchure du bras de Wababimiga, la rivière mesure deux chaînes de largeur et forme une route canotière facile, car les portages sont courts et la plupart des rapides peuvent être passés en canots vides ou à demi chargés. Le pays est bas et uni et le sol se compose surtout d’un terreau d'argile couvert d'une mousse épaisse avec, quelquefois, des étendues de sable, La pruche est, sur cette distance, l’arbre principal. Beaucoup des arbres ont 20” de diamètre et sont assez gros pour faire de bon bois de sciage, et la majorité ferait de bon bois de pâte. Ils poussent droits et hauts, atteignant soixante pieds ou plus, et portent bien leur taille. On a noté en un endroit du petit frêne noir.
Les 135 milles restant de la rivière Drowning ont été relevés et examinés par M. O'Sullivan, qui m'a accompagné en 1903, et la description suivante est extraite de ses notes. Sur trente-trois milles en aval de l'embouchure de la rivière Wababimiga, du bon bois mélangé couvre un sol de terreau, puis, sur douze milles le pays a été incendié, il y a plus de vingt ans. Du cinquante-cinquième au vingt-cinquième mille de l'embouchure, on traverse une autre étendue incendiée. La seconde venue de peuplier et de bouleau à canot de cette étendue doit avoir probablement vingt ans d'existence. Le long du reste de son cours, jusqu’à la rivière Kenogami, les berges sont bien boisées de pruche et de peuplier ayant de 4” à 18’ de diamètre. Comme sur la rivière Little-Current et les autres qui traversent la plaine côtière, ces grands arbres ne s’éloignent pas beaucoup de ja rivière et l’on atteint bientôt le bord d’un marécage intérieur. Des bosquets d’orme ont été
remarqués près de l'embouchure de la rivière Drowning et le frêne noir et l’orme sont fréquent long de la Kenogami, de la Mammawemattawa à l'embouchure de la Little-Current,
Sur vingt-cinq milles à compter de l'embouchure, les eaux de la rivière Drowning sont vives, avee beaucoup de rapides sans profondeur passant sur des banes de dolomie; les plus forts de ces rapides ont une chute de dix pieds en un demi-mille. Le long de cette partie de la rivière, les berges d'argile s'élèvent en certains endroits, à une hauteur de cinquante pieds.
En partant de la rivière Drowning, il y a deux routes canotières jusqu'à la Kenogami. Une de celles-ci part de cette rivière, à deux milles à peu près en amont du portage qui commence au lac Wababimiga, et les autres commencent du côté est de la moitié supérieure du ae Nestabon, là où pénètre un petit cours d'eau. Le premier portage de cette route a trois milles, à peu près, de longueur, mais quand l'eau est haute et que l'on emploie le cours d'eau se jetant dans le lac Nestabon, il y a une brêche de moins d'un demi-mille. Ce portage traverse une savane de pruche sur presque toute sa longueur; il est uni et, quand il n’est pas trop humide, fournit un bon sentier. L'épinette blanche et rouge pousse en abondance et mesure en moyenne S” à 107”; quelques pieds d'épinette blanche atteignent 15” de diamètre. Ils poussent très hauts et donneraient beaucoup de pâte de bois. Ce portage conduit au lac Atik, qui a trois milles de longueur et est très peu profond. Le lae Atik est égoutté par un petit cours d'eau peu profond qui se jette dans le lac Kawakanika. Le pays égoutté par ce cours d’eau est marécageux et bas et il est densément boisé de petite épinette blanche. A moins d’un demi-mille du lac Kawakanika, la route canotière de l’est rejoint celle-ci. Le lac Kawakauika est une belle nappe d'eau abondant en poisson et, pour cette raison, très fréquenté en été par les Sauvages. En partant de ce lac, un portage montueux ayant un demi-mille de longueur, bien boisé de pruche et de cèdre, conduit à un autre beau lac d'eau claire nommé Wawong par les Sauvages. Le sentier, du lac Wawong à la rivière Kenogami, mesure un mille de longueur et traverse une forêt d'ancienne venue avee des étendues de bonne terre agricole, spécialement près de la rivière, Sur la route canadienne de l'est. les portages sont pl
boisée, surtout d'épinette blanche
us éourts et passent par une région basse, marécageuse, densément