L ASSAUT
Supposons que quatre pions noirs occupent les positions 6^ 8% 5^, 7\ et que le pion blanc soit en 7^ ou en 9^; les noirs commencent rattaque, et la partie se joue forcément pour le pion blanc, conformément au tableau suivant :
Au jeu de dames, qui perd gagne.
Blaî
2C en 7^ou 9^;
Noir
s de
7I en 6-
en 8-;
8» en 7^
eng^
6^ en 7^
en 8% à dame;
5^ en 62
en 9';
f en 8*^
en 80;
ô"^ en f
La dame blanche, arrivée en 9% est bloquée par les quatre factionnaires sur les cases S'' et 9*; les noirs occupent ainsi la position fondamentale. La partie serait la même s'il existait un nombre quelconque de pions noirs à la gauche du damier.
Pour simplifier, nous représenterons le fragment de partie qui précède par la notation suivante :
Ainsi, nous renfermons entre deux traits verticaux tous les coups produits par le déplacement du pion blanc suivi du déplacement d'un pion noir ; la première ligne contient les positions successives du pion blanc. Lorsque, dans la première ligne de cette notation, l'un des chiffres n'a pas d'exposant, on lui donne celui du chiffre qui le suit immédiatement. Par exemple, sur la première ligne, 79^ veut dire que le pion blanc est en 7^ ou en 9^.
La seconde ligne de la notation contient pour chaque coup deux chiffres affectés d'un seul exposant; on doit supposer que l'exposant du premier chiffre est inférieur d'une unité à celui du second. Par exemple, sur la seconde ligne, 76^ veut dire
Première récréation.
qu'un pion noir s'est déplacé de 7^ en 6'^ ; l'exposant de 7 est 2 diminué de i (M-
Enfin la lettre V indique que les noirs occupent la position fondamentale.
On peut encore arriver à cette occupation en partant de plusieurs autres positions initiales. Voici quelques exemples :
I. — Si le pion blanc est en 8*, la position initiale des noirs restant la même, ceux-ci ont un coup d'avance et doivent déplacer un pion quelconque du champ de bataille autre que l'un des quatre pions destinés à servir de factionnaires; cependant, si les noirs occupaient la case 6^, ils joueraient d'abord 6^ en 5^, et continueraient l'attaque comme il est écrit plus haut.
II. — Si le pion blanc est en 9^, les noirs en 6% 8^ 5% 7*, et possédant un autre pion quelconque à la gauche, ceux-ci ont deux coups d'avance, et après ces deux coups le pion blanc vient en 7^ ou en 8^ ; on continue comme ci-dessus.
III. — Enfin, si le pion blanc est en 9^^ et si les noirs occupent l'une ou l'autre des cases 8^ et 9*, ou toutes les deux, et une case à gauche, on élimine séparément ou successivement les pions 8^ et 9^, par escarmouche, et l'on est ramené à l'un des cas précédents.
(') Dorénavant, nous nous servirons exclusivement de cette notation pour la suite des parties que nous avons en vue. Elle est préférable à celle que nous avons employée dans notre article delà Revue scienii/îque, et que nous avons empruntée à Lamarle. Cette dernière est, pour ainsi dire, une notation statique, puisqu'elle donne, après chaque coup, la position de tous les pions; la nôtre, au contrair--, est une notation cinématique^ qui indique seulement le déplacement du pion blanc et d'un pion noir. Elle exige beaucoup moins de caractères, et peut, avec quelques petites modihcations, s'adapter à toutes les parties du jeu de dames.
Au jeu de dames, qui perd ga^ne.