‹ Récréations mathématiques, Volume 3Chapitre 27 sur 79 · TÉLÉGRAPHIE MILITAIRE SOUS HELIOGABALE · texte numérisé non relu

TÉLÉGRAPHIE MILITAIRE SOUS HELIOGABALE

Nous complétons ces renseignements historiques par l'indication d'un document dans lequel on rencontre, avec le germe de la numération décimale écrite, celui de la télégraphie optique appliquée à l'art militaire ('). Dans une collection d'auteurs grecs et latins publiée à l'Imprimerie royale de Paris, en 1693 (*1,

(' ) M. le commandant de Rochas, chef du génie à Blois, vient de terminer un intéressant travail Sur les signaux de feux et la télégraphie optique che^ les anciens.

(=•) Veterum mathematicorum Athenœi, Bitonis, Apollodori, Philonis et aliorum opéra, grœce et latine, nunc primum édita. In-folio. L'ouvrage de Sexte-Jule n*est qu'une copie des commentaires d'Œneas et d'autres auteurs plus anciens. Une traduction française des Gestes a été donnée dans les Mémoires critiques et historiques sur plusieurs points d'antiquité militaire de GuichArd (t. III, p. 273 1.

Le calcul et les machines à calculer. 47

on trouve un Ouvrage de Sexte-Jule Africain, auteur qui vécut en Orient, sous Héliogabale, au ni* siècle de notre ère. Cet Ouvrage, qui a pour titre : Gestes, c'est-à-dire les Broderies ou les Bigarrures, est divisé en soixante-dix-sept Chapitres; dans l'avantdernier, l'auteur parle de l'emploi des fanaux comme signaux de guerre et exprime son admiration de Tusage qu'en font les Romains pour faire connaître au loin la force d^une troupe. A cet effet, dit-il, ils préparent trois espaces, à droite, au milieu, à gauche; dans chacun, ils allument depuis un jusqu'à neuf feux; mais ceux qui sont dans Tespace à gauche désignent des unités; ceux du centre, des dizaines, et ceux de l'espace à droite des centaines. De là, au système de la numération écrite, il n'y avait qu'un pas à franchir; cependant il paraît probable que les Romains ne Tont pas fait, toujours à cause de l'absence du zéro.

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