‹ Récréations mathématiques, Volume 3Chapitre 40 sur 79 · LA MACHINE DE TCHEBICHEF · texte numérisé non relu

LA MACHINE DE TCHEBICHEF

Mais il n'en est rien. Un savant russe, le plus illustre arithméticien de notre temps, M. Tchebichef, qui m'honore de son amitié et de ses conseils, — vous me pardonnerez de vous le dire, mais j'en suis fier, — s'est aperçu que, dans tous ces appareils si ingénieux, on n'avait oublié qu'une seule chose, le principe le plus important et le plus nécessaire pour le fonctionnement d'une bonne machine. Dans une machine parfaite, le mouvement doit être continu, uniforme, et vous observerez que, dans l'arithmomètre Thomas, par exemple, les mouvements sont saccadés, discontinus : pendant un tour de manivelle, chaque pignon tourne inégalement, s'arrête pendant que d'autres sont encore en mouvement. Frappé de cet inconvénient, qui peut nuire parfois à l'exactitude des résultats, M. Tchebichef s'est alors proposé d'obtenir une machine à mouvements plus continus, plus uniformes ; il nous a présenté, au congrès de Clermont-Ferrand, le lendemain d'un pèlerinage à la maison de Pascal, une machine à additionner, qui ressemblait de loin à la cage d'un écureuil. C'était l'appareil reproducteur d'une machine beaucoup plus parfaite que ses devancières, qu'il vous a montrée au congrès de La Rochelle. Vous en trouverez l'explication, trop écourtée malheureusement, dans la Revue scientijique à\x 22 septembre 1882 (*).

{*) M. Tchebichef vient de nous confier l'unique exemplaire de sa machine pour quelques mois et nous autoriser à en faire prendre des dessins qui resteront exposés dans les galeries du Conservatoire. La partie principale de sa machine est V additionneur, qui donne la seconde solution rigoureuse du problème par le côté cinématique.

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Le calcul et les machines à calculer.

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