‹ Récréations philologiques; ou, Recueil de notes pour servir à l'histoire des mots de la langue françaiseChapitre 1 sur 259 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

unes de celles que rencombrement m'avait forcé de laisser de côté. J'ai conservé une partie de celles que j'ai publiées alors, avec mes réponses.

On m'a souvent exprimé l'idée que toute cette correspondance était fictive, et j'ai quelquefois été grondé d'abuser jusqu'à la monotonie d'une plaisanterie dont personne n'était la dupe.

A cela j'ai répondu en produisant les originaux, et ceux qui se défendaient d'être dupes de ma supercherie ont reconnu qu'ils l'avaient été de leur propre méfiance. J'en excepte deux ou trois cas tout au plus, où il est visible que la forme épistolaire n'est qu'un cadre commode à rassembler dans un espace étroit une série de questions. Ces lettres ne tromperont personne, car je n'ai pas môme cherché à leur donner une couleur de vraisemblance. Les autres sont parfaitement authentiques, et, je le dis en toute humilité, ce ne sont pas celles qu'on a trouvées le moins piquantes.

Je prévois une critique plus grave, et il m'est d'autant plus aisé de la prévoir qu'elle m'a déjà été faite par plusieurs de mes amis : c'est le décousu de ces

remarques, l'absence de plan. On aurait voulu Oli !

quand on n'a qu'à souhaiter, l'imagination va vite et loin ! l/embarras n'est pas de tracer un plan quelconque, c'est d'en tracer un bon, et surtout de l'exécuter. A m'en aiïranchir, j'ai trouvé plusieurs avantages, même sans compter celui de ma paresse. D'abord l'avantage de ne pas imposer une lecture suivie. On peut nuvrir ce livre où l'on veut, au commencement, an

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