CONTE DE MERLIN COCCAIE
(lontBoccal, son bouffon, n'avait pu rien attraper.) — « Il les développe et les regarde comme fait le chat le » rosty (1), puis il prend ung de ces petits poissons par » la queue , lequel il ne met en sa bouche , mais le » fourre en son oreille. Il en met ung autre de mesme » en l'autre oreille... — Et que sert cela? dit Cingar. » Qu'y a-t-il de commun entre les oreilles et les pois- » sons ? Boccal leur dist : — Je vous osteray de ce » doute. Il y a aujourd'huy quatre semaines que j'en- » voyai en la mer ma femme pour apprendre à nager. » Maintenant j'ay une grande envie de sçavoir nouvelles » de son estât, et pour ceste cause, j'esleve mes petits » poissons à mes oreilles pour sçavoir d'eux si elle est » du tout morte, ou si elle s'esbat là bas avecque ceulx » qui y sont. Mais ils me respondent qu'ils sont nez n'a » guères, tellement qu'ils n'ont point connoissance de ce » fait ; mais ce turbot , plus vieil , m'en pourroit bien » parler, et partant je voudroye bien qu'il me feusl » permis d'en deviser ung peu avec luy (2), »
N'est-il pas singulier que , parmi tant d'auteurs et d'ouvrages dont les noms et les titres ont été accumulés autour du recueil de La Fontaine (3), on ne trouve pas
(1) Le texte dit la soupe brûlante:
« Ul guardara solet icultanlcm galla mcnettram. i
(2) Tomp II. page 25. Ce conte fait partie du XV» chant <ians la version (\c 160U; il est au XIV, tome II, page 'iS, dans le toxtp d'Amsterdam (Manloue).
(3; Voycz-iMi un rt-lové k la lin des Fables, dans l'<^ditioii du l'an- (Mon. M.iis celle liste est loin d'être complète; il faut recourir à Tédilion de M. Robert, qui va plu* loin, san» aller au bout.