‹ Récréations philologiques; ou, Recueil de notes pour servir à l'histoire des mots de la langue françaiseChapitre 217 sur 259 · QUINCAMPOIX, HUREPOIX, MIREPOIX · texte numérisé non relu

QUINCAMPOIX, HUREPOIX, MIREPOIX

par conséquent elle est résolue. Du moins chacun, en prenant un parti, se décidera en connaissance de cause, et saura avec qui il se range.

La question des pluriels en ant était une question de principe ; sur les autres points de votre lettre je serai plus bref.

A l'égard de Quincampoix [qui qu'en poist), mon explication, dites-vous, monsieur, sera plausible, « à la condition d'expliquer /^wrejooza: clMh'epoix. »

Je ne pense pas que cette condition soit de mise : l'identité d'orthographe vous a fait croire à celle du radical , mais il n'en est rien. Poix, ou plutôt poist, dans Quincampoix, est le verbe joèse. On disait /?oe50', comme nous disons encore /e poids, et non le pos ; au subjonctif qu'il poise; avec le t final caractéristique de la troisième personne, qu'il poiset, et par syncope qu'il poist. Observez qu'on écrivait originairement f<// qu'en poist, le pronom au datif : « Cni qu'en poist ne vui non. » (Gérunl de Viane, p. 106.) L'identité de prononciation a fait écrire : « Qui qu'en poist ne qui non. » [Auliri le lidurquit/nou, p. 175, ap. llekker.) iMais c'est une véritable faute.

Le château et le pays de Poix, le Ilurepoix, le Mirepoix, sont tout autre chose. Je ne veux pas pour le moment me jeter dans l'examen de leur étymologie. Notre-Dame ! comme dit Patelin :

Noslre Dame, je me lordroyc l)e beaucoup à aller par là I

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