BOIRE EN TIRE-LA-RIGAULT
trouve dans Furetière et dans les écrivains du xv' an
xvu* siècle :
Je pourrons dessus la vardure, Pour renforcer la nature,
Boire à mon pot Rcmply d'un excellent piot, En tire-larigot.
Ce couplet sur un air du Rolatid, de Lully, se trouve dans les Parodies bachiques publiées par Ballard en
« On luy aporte (au mari) le demeurant des valets » qui l'auront patrouillé toute la journée, benvant en -» tire-larigot. » {b' des Quinze joies de mariaige.)
Cette forme de la locution repousse toutes les origines qu'on a essayé de lui attribuer en supposant qu'il fallait dire a tire-larigot.
Il faut donc rire de ceux qui font intervenir dans celle adaire le larigot., « jeu d'orgue qui siffle; et comme » quelques-uns ont appelé siffler boire, on peut croire j> qu'ils ont fait allusion à ce jeu qui siffle beaucoup , » pour dire boire beaucoup. » (Firetière.)
Vin autre (c'est Ménage) l'ail arriver ici le proverbe : « Toujours souvient à Robin de ses fiâtes. » Il suppose que Uobin était un ivrogne corrigé (comme si les ivrognes se corrigeaient !), lequel se souvenait toujours de ses flûtes... à vin de Champagne ; et, par l'équivoque de fhUe à larigot, etc.. Borel, pauvre bomme ! est allé cbercber le languedocien arrigaula , se saouler. De l'Aulnaye, sur Uabelais, allirme que le larigot est le nœud du gosier, du larynx , et que par ainsi boire à