HERNAN NUNEZ
4 vol. in-12. Madrid, 1804 (2)«
A la barbe du fol rasouer hardi.
A la barbé du fol apprend on à raire.
Achapte le lict d*un grand debteur, car à dormir il porte bonheur.
A chascun oyseau son nid est beau.
A celuy qui attendre peult tout vient à temps et à son vœu.
(1) « Hernan Nunez de Gusman, mort en 1553, appelé el Pinciano, » parce qu*ll était né àValladolid (a), qu'on croit Taocienne Pinda » des Romains, et le commandeur grec {el comendador grietjo) » parce qa*il était commandeur de Tordre de Saint- Jacques et qu*il » enseigna la langue grecque aux universités d'AUaia et de Sala- » manque, m (Viardot, Hist. des Mores d'Espagne y t. Il, p. 119 , en note.)
w Don Juan de Mallara (omis dans la Biographie Michaud) fit on » docte commentaire à ces proverbes sons le nom de Teologia vulgar. * (Viardot, loc. cit.)
(2) La première édition est de Salamanque, 1555.
(«) Ven 1475.
A convoytise rien ne suffit:
Advient souv^^ui gmiia penonnafei n*4voir m(hl^) ou non pas
A grand peine bien et tost.
Aller et W^ex p^uU or \ boir« et paang^r nç p«uU QAt (4n<*»r y ^oô/ar pueden todos^ beber y corner no pueden todos. — Entiende juntamente.)
A la gorgQ 4i4 ^m }9(tQ W Ql, sî tu te Y4)|l)( ftp|t|ir tost. Aller à soliers contretournés. (Que es de ladrones para deshacer
el rastro.) A la fin est deu rhoRoeiir, Al serviteur morseau d'honneur.
A la queue gist U voaIb.
A Taveugle ne duit peinture, couleur, miroir ne figure. A moy n'est ce que en mon ame n'est {In mi no esta lo que en
mi aima no esta.)
A midy estoile ne luit, cahuant ne sort de son nid.
Amitié de cbicbes gens à deux bQRt^ti r«mmt>le ))i§)). {fH 9W¥ tad de misérable gente a dos bolas ^emeja &t>H. — PQrC[Me. nQ se tocan siuo en un punto, como dicen los geometras.j
Amour et crainte sont le timon et le fouet du char humain.
Après dommaige chascun est saig;e^
A pouvres gens menue mQRnoie.
Après boire demander conseil.
Avril pl^m ^u homme»» ip^ï pleut mi^ b^st^
Api^ nm n'y a que tondre,
Aivesle toy au ver luisant. {Para tu al gusano lueiente.--' En-
llende la lueiernega.) A regnard endormy rjen ne chiet en la gorge.
Arrester le pied. ( Retraer el piè.) 4rraii«ttf li tois woft ^t sea iiM penlre «a mm^ A fûQée ta^ê n'y a éébat pMtr eatpe aisis au preniep plat. Assez n'y a si trop n'y a. (Entiende en convites.) Assez sçait qui vivre sçait.
A son maistre on ne doit jouer, n' à plus bault que 2^ ^ (ruK#r.
EXTAill» pu HBGUBUi DE F. NUGMEZ. 916
Assez va au moulin qui son a&ne y envola.
Âttens , quelque ehcfte advienâm.
Au ris le fol est congaïu.
Aux amans et aux beuvans chemin esl eourt, aussy !• temps.
A voye publique aguiser faulx. ( €abê eè omnino real »§uzar h
hoz, — Porque cab« el camiQO bay pocaa aembradiuu Contif
los perezosos.)
Avoir devant ses yeulx le$ fais d'auUruy et mettre les m^^ der«
rière.
Aureille d'asne ou de chien duit aux serviteurs pour toqt ouyr, Au port avoir encombrier. {En el puerto hab^ zelada^ — Eq-
tiende de la mar.) A ung bault mont et moult agu sembre Forgueil tost abatu. Au matin boy le vin blanc; le rouge au soir, pour faire sang. Au créditeur mieulx souvient qu'au debteur de son argent. Au plus fol le chandelier.
Au maleureux fait confort avoir compai^nie en son sort. Aucunes foys le laboureur par trop fumer n'a le meille\ir. Avoir le vent au visaige ; avoir le soleil au^ yeulx.. A un huis deux mendians.
Au fromage et au jambop rbomwe cQQgnoîat mn compaif qms«
(En el queso y pemil de tocino conç^ae «( h<mhH ^i omigfk)
Aymer est bQO| mieuU estre aymé \ Xwg est «ervir, et V%v\\in dominer.
Battre Tumbre^
Battre Teaue.
Bailler le Ueoo m\t ( iter 4 HmmCselh^l
Belle doctrine prend en luy qui se chastMi par aultruy.
Beauté de femme n'enrischist homme.
Blanchir paroy noire.
Blanche gelée est de pluye messagère.
Boys inutile a précieuix fruict.
Boiiejuiqtieaù li^ lye.
Bourbes en may , espies en aoust.
Bon faict battre Torgueylleux quand il est seul.
Boire à tout torrent, tourner à tout vent.
Boire et manger, beau passe temps!
Boire aussi bien en bois comme en or;
Bonne nouvelle on doibt dire en tout temps;
Haulvaise nouvelle se doibt dire en levant.
Bonne mémoire est escripture : elle retient bien sa figure.
Bouche en cueur. (La boca en el corazon.)
Brides k veaulx.
Bouter le Joug à Fespaule.
Ce n*est géhenne que du vin.
Ce n*est rien faire le possible ; on doibt attenter oultre le possible.
C'est contre costume aller que du poulce sa peau grater.
Ceste gaine n*est pas de ce cousteau.
Celuy se monstre estre bien veau qui par la poincte rend le Cousteau.
Celuy louer nous debvons de qui le pain nous mengeons.
C'est demy vie que de feu.
Celuy a grande sapience qui jour et nuict à la mort pense.
Chose qui requiert bien le ceyssin pour y penser.
Chascun naquit en plourant et aulcuns meurent en riant.
Chascuns vivant en son élément biea s'entretient.
Chascuns chapelains loue ses reliques.
Chopper en plain chemin. [En Uano camino estropnar,)
Chercher du Nil la fontaine.
Cheminer en pas de larron.
Chascun sainct requiert sai chandelle.
Cheoir sur ses piedz.
Corde triplée est de durée.
Coucher de nuict; matin, seoir; drolctà midy; aller au soin
EXTRAITS DU RfiCURIL DE F. NUGNEZ. 287
Couver les œufs d'aultruy.
Craindre que les eauves défaillent.
Cueur blessé ne se puet ayder.
Cueur en bouche.
De maistres gourmans serviteurs et chiens ont toujours faim. De sa fortune nul n*est content.
De néant faire grand chose.
De fleur de janvier on ne remplit point le panier. De Fennemy les menaces sont fouets qui les chevaux chassent* De pince {sic) le parchemin frotter. {Con la piedra pomes êl per^ gamino brunir,)
De chose triste et adversaire en temps de joy^ on se doibt taire»
De son ennemy réconcilié il se fault garder.
Deux appuyés sur ung baston.
De neuf ramon femme maison nettoyé et du vieulx sa raison*
(Quiere decir su consciencja.) De la panse vient la danse.
De vol de vautour guerre en brief jour.
De fol juge briefve sentence.
Dent contre dent se consume.
De grasses nourrices àulcunes fois moins de laict De Feauve beniste le plus petit est assez.
De gens signez (i) se fault garder. (De gente senalada se conviene guardar,)
De petit crin lie un géant qui sans pouvoir a vouloir grand.
Dire et faire sont deux.
Dieu gard « quelles nouvelles » ? (Contra los noveleros.)
Donne m'en , je t'en donneray.
D'une freze deux morceaux.
Du poil de la beste qui te mordit ou de son sang seras guéry.
(i) Contre-Mns : de gens qui se signent, dévots.
Du fusil et de la pierre sort le feu. ( Nottsê què di) dos ooStis ttin frias sale su contrario, que es el fuego*)
El petit sino es ardit no vale un fich (1).
En Teaue de mer vouloir son visage représenter.
En vBln rtngtlille t sur Tatgle envie.
Ennuy en an le jour prolonge. (Enojo en tgtfko et dia €dumgm^)
Enfant qui vient de nature prent de Deu sa pasture.
En usage et action gist maistrise et experiment.
fin mal encombrler patience vaut boudter.
En riiOBime vouloir) pouvoir et fAir«.
En ce monde fortune et infortune abonde.
fin la bôiiehè d^homtue ayant faim n*etitre dé froment châscUlt
grain.
En la paincture ne gist la figure.
fia la puiBsatice de rhomme est le lieu, non le tempe. En soucy s'endormir.
En son fumier cheval engraisse quand tl y repose à son aisé. En contraire partie tout d^utig veht on voit navire aller trouvent. En ceste chose n'y a que dire.
Entre deux de pareil estât par Thuiâ estrotct sort lé débat. {Enîfè
dos de igual êstâiô por la puerta eitrechla sak ^i debatê^ )
En mal et toute adversité soûlas est du temps brièveté. [En él
9nal y todaadversidad sohnz es ser en brève tiempo asoi^do.) Entre la bouche et Testomach souvent y a guerre. En la balance Tor et le fer «ont tout un.
En vain veult on chose impossible.
En trop i» fier a danger. ( Eh îa mucha cmfianim hay pdigr».) Entre bride et esiperon de toute chose gisi la raison. En eaue trouble fait bon pescher.
En tenipa el lieu doibt on tout ftiire.
(1) Ce proverbe est donné comme du français (el frances) et traduit : El chico no veUe n&ém tênôm û $ u ê9.
BXWAIT» DU ftiODIIC» DB F« NUONEZ. lit
Entre jeune honn» «ft vli^il dieou du pain n'y a de résida» (Porque e1 mozo come la corteza y el yi^o ei mignon*)
En la fin gist la difficulté*
fin longue voya paille poiae.
Entre deux selles le cul à terre.
Enfans illégitimes sont dû tDut boas Otl dtt tôUt mauvais.
fistfe a&f^rgè de ciUeUe dé regnard.
Escouter les aveines lever.
Espée, baston et veille, tnéurdHéfs, varlets, étif^tis corrigent.
Escouter les momens du temps (? mouveAlënst). {Ësauchat tùi momentos (sic) del tiempo, que es cosa imposibltd Se éntiftIldiS.)
Esperans proye plusieurs sont amis qui au partir sont ennemis.
Faire d*ung dyable deux. {De los que h$icm de m îihemigà éùs.)
Itiy prtmtef i<ê UéeéMire, (^Uis (se qui ^t I plai»tf fault ftiM.
Facile est de penser, difficile est pensée jetter. {Fùfoit tom es pensar^ difidl lopensado dexar.)
FaiM hiye d'êai^fftei à mains nuéti.
Femme qui à son Hiary re»pond iei&ble à là vôlx écho.
Femme mieulx file en Ml mai^n quand elle oyt chanter le grillon.
Garde loy de l'homme ângulall*e. (Guartè de hombre que tiene
rincones. — QuîtBre déclr doblàdo y de ttianewis.) <%ttef là pâxMè tôhtré h paroy. (Contra los que hacen o ditcén
cosas que se revuelven contra ellos miamoa.) Grand mercy, panse et la mort. (6?f(ifi mêree, fanzâ y iê miMrféw
— Habla el pobre con amhaa cosas ^ porque los liartQB y los
muertos dan limosna.) Gratter ses talons.
Hardiment frappe à la porté qui bonne nouvelle apporte. Homme ayant genoulx d'éléphan^t (Quiéfe deeir que no ae ûMû.)
Hors reigle et compas je ne sçay ni de^ré ni pas.
Homme à deux visaigeç.
Homme digne d'estre envoyé à Antioyre.
Homme vieil et pouvre qui a mal vescu de Jeune femme sera
battu.
Homme digne d'être baigné en la mer.
Homme qui porte le feu et Teaue. (Que es de guerra y de paz.) Honneste povreté est clair semée.
Heurter sa teste aux parois [au paroy (sic)]. Hurler avec les loups.
Humer le vent.
Tattens que de la fange mon estœuf retourne. (Ko espero que del lodo mi pelota resurte»)
Taymerois mieulx que Tung me batist que Taultre de ses dons
me remplist.
J'ayme bien que n'ayme rien.
Tayme mieux que mon ennemy ait sur moy envie que pitié, H n'y a plus sourd que ceiuy qui ne veult ouyr, Je metz la raige sur le chien lequel je hais. Jetter le manche après la cogniée.
n n'a que mangier et à la table s'assied.
Hs s'engastent comme sacs de charbonnier.
Il n'est rien plus légier que pensée de femme. Il n*a pieu ce qu'il pleuvra. (No ha llorido h que ha de llover») Il n'y a ne fons ne rive, ie mettray de l'eaue en ton vin.
Ils ont tissu les toiles des iraignes.
Il perd le sens qui perd le sien.
Il n'est si petit qui ne puist nuyre.
Il n'a que faire à livre humain qui sçait lire au livre mundain. Il n'est point cheut en aureille de veau.
Il sent les aulx et les ongnons.