EXTRAITS DU RECUEIL DE F. NUGNEZ
n faict maulvais ayroer homme de ce pays, car en douleur tourne sou soûlas.
Jamais année seiche ne faict povre son maistre.
11 ne faict jamais soupe grasse.
Joyeuse vie père et mère oublie.
Il n'est chasse que de vieulx chiens.
Je recule pour mieulx approcher.
Il n'y a point d'eaue plus dangereuse que celle qui dort.
Je mange un œuf mollet, je suis bien empesché.
Je ne bois, ne mange et ne jeune, c'est quand mon potaige
je hume.
Je trouveray autant de chevilles que tu trouveras de pertuis. Il a ja quatre jours, il est puant !
Il est plus heureux que saige.
Je battray le buisson, tu prendras les oiseaulx. Il faut prendre en gré le temps quand il vient. Il n'y a rien sur la terre qu'en temps et lieu ne se serre. Il fault aller rondement.
Il n'est lumière que du matin ni manger que de bonne faim. Il est meilleur estre cheval que bœuf, loup que brebis. 11 est bien maleureux qui n'a que promettre à son vœu. Jamais riche ne sera qui d'aultruy avec le sien ne mettra. Il estaysé d'avoir le nom ; la chose, à grand peine peult on.
La chère et joie de l'hostel (lisez de Vhoste) vault grand viande. (Lacara y alegria del HUESPEDua/e gran vianda.)
La roue du charriot mal engressée crie. (Quiere decir que el mal
mantenido es necesario que se queje.) Laisse la mouche quand elle est saoule.
L'amour de la femme et l'amour du chien, il ne vaut rien qui ne
dit tien.
La maison sans feu et sans flamme ressemble au corps qui est
sans ame.