GUENILLES
MACULATURES.—On nomm
six costumes de communiants... Est-ce que hardes n’est pas français ?
—S$i, Monsieur, vêtements neufs.
HARDES ou
HARDES FAITES.—Les hardes sont des vêtements usagers, généralement en mauvais état. C’est le synonyme de vieux habits. En parlant de Pauvres gens, victimes d’un incendie où auraient péri leurs effets d'habillement, on dira qu'ils ont perdu leurs hardes, leurs frusques, leurs nippes. S'il est question d’un bourgeois Cossu, on dira qu’il a perdu sa garderobe, supposant que les vêternents détruits étaient en bon état ét avaient encore une valeur intrinsèque, Qu hardes faites, c’est un détestable sont des vêtements usés, Il! ne peut donc y avoir de hardes non faites, ou défaites. Ces sortes de vêtements dépenaillés, en loques Ou en lambeaux, prennent le nom de guenilles.
—Ah! ah! dit M. Lauren
mais ce mot n'est Pas employé dans le sens de
ant à l'expression pléonasme Puisque les hardes
t intéressé, c’est sans doute avec ces
rebuts qu’on fait le papier de guenilles ?
—Oh! non, Monsieur.
—Les guenilles sont des haillons, des débris de vétements crasseux, graisseux, tout à fait hors d'usage. Ces débris ont été jadis du drap, du feutre, ou des étofes foulées tout à fait impropres à être transformées en Papier, sauf en grossières maculatures.
e ainsi le grossier et raide papier
d'emballage, particulièrement celui qui sert à envelopper les
rames de papier.
Le papier de chiffons est une papier de luxe, très résistant et
d’un prix supérieur.
CHIFFONS.—Les chiffons Sont les morceaux d
’étoffe hors de coton, de ouchoirs, les a conpe des
d'usage, particulièrement des tissus de toile, de lin, mousseline et de très légers lainages. Les vieux m
vieilles chemises, le vieux linge, les déchets de 1 vêtements de dames prennent le nom de chiffons.
ES
no I : différence entre les chiffons et les guenilles, c'est que les chiifons peuvent être utilisés dans l’industrie et mème dans les de ménages, tandis que les guenilles sont des rebuts répugnants, boss à aller au fumier ou au feu.
—Vous m'apprenez là d’intéressautes choses que je n'oublierai pas, dit M. Laurent. Mais revenons à notre affaire. Puisque le 8, ne mot hardes ne “aut rien, commint appelle-t-on les vêtements tout IX L. faits?
‘CONFECTIONS.—II y a des confections pour hommes, pour 5 femmes et pour enfants. Tout vêtement, tout costume qui n'est à pas taillé sur mesure, qui est mis en vente tout fait, porte le ä nom de confection, et non de hardes faites. Les magasins où d l'on vend ces articles sont des magasins de confections. à x À s n M. et Mme Laurent vont faire leurs achats dans la maison de s confections que leur a indiquée Justine.
à Au retour, ils s'arrêtent à la devanture d’un bijoutier et con- 3 à templent l’étalage.
. —S$i nous achetions une épinglette pour Justine? dit Mme Lau- 3 rent ; la brave fille est obligeante et mérite une récompense. —Volontiers, dit Monsieur.
Ils entrent dans le magasin.
‘*— Voulez-vous nous montrer de: épinglettes ?
Le commis exhibe une collection de ces petits bijoux destinés à orner les cravates.
—Ce n'est pas cela que je veux dit M: Laurent. C’est une épinglette de dame.
—Ï1 ne s’en fait pas de spéciales pour dames, répondit le comà mis.
Voulant abréger une explication gênante, Mme Laurent intervint:
—C'est une épinglette dans ce genre, mais moins dispendieuse, dit-elle en montrant le bijou qu’elle portait au col de son corsage.
x —Ah! c'est une broche alors que vous désirez. Je vais vous en montrer.
SP ee,
6 LEÇONS PRATIQUES DE FRANQAIS Et le commis tira
plusieu +s écrans qu'il présenta à Mme Laurent en disant :
—Æn voici de moins dispendieuses que la vôtre.
Le vendeur Prononça le mot dispendieuses sur un petit ton narquois qui le PI0. 11.—Epinglette ou épingle, fit regarder fixement par Mme Laurent.
Mais elle ne dit Pas un mot, fit son
choix et sortit du Magasin avec son mari,
En remettant son petit cadeau à Justine, Mme Laurent Jui fit part de l'erreur commise chez le bij
—Ces deux mots, ré:
dans diverses industri EPINGLETTE ou 4
EPINGLE.—C'est une tige en 5
perle, d'une Pierre fine, ou d'un
glette ou épingle se Pique verticalement dans les cravates d'hommes ou de dames. (fig. 11.)
BROCHE—Ia broche est un bi
dames ou à 1 i
ou en similor, surmontée d'une vrnement de fantaisie. L'épin-
, de cercle avec incrusté de pierres, etc., etc. (fig. 12.) —C'est bien, dit Mme Laurent, je ne me tromperai plus À cet égard. Mais dites-moi autre chose, Justine. Lorsque j'ai demandé un bijou moins dispendieux que le mien, il m'a semblé que le commis se moquait de moi en répétant ce mot. FIG, 12,— Broche Dispendieux n’est.i] pas français ?
—$i, Madame. Mais vous l'avez im le sens de coûteux ou de cher.