NŒUD MARIN
Lorsqu'il s’agit de connaître la vitesse d'un navire, on dit: ii file 15, 18, 20 noeuds. On a seulement le tort d'ajouter à l'heure, et cette indication du temps rend toute appréciation impossible. En effet, un curieux apprenant que tel bateau, qui a sombré par suite de son allure impruderite en traversant un brouillard, marchaït en filant 18 noeud: à l'heure, ne manque pas de consulter * un dictionnaire et apprend avec stupéfaction que la valeur d'un
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noeud est de 15 mètres 433 millimètres, ce qui représente 50 pieds et 4 pouces %. Donc, le navire était animé d’une vitesse qui lui faisait parcourir 3 arpents et 10 pouces à l'heure, ce qui est loin de constituer la vitesse vertigineuse que l’on s'attendait à constater à l’aide d’une simple opération d’arithmétique. Il y a donc une erreur dans l'appréciation que l’on fait communément du noeud marin, et c’est cette erreur que nous allons tenter de dissiper.
Pour connaître la vitesse d’un navire en marche, les marins emploient un instrument d’une excessive simplicité, qu'on nomrue loch. C’est une cordelette très fine, très légère, très longue et très solide. Cette cordelette porte de distance en distance des noeuds, dont l'écartement correspond à la 120e partie du mille marin, soit la mesure citée plus haut: 15 mêtres 433 millimètres, ou 50 pieds et 4 pouces %. A l'extrémité! de cette cordelette, qui est enroulée sur un moulinet, est fixée une sorte de large spatule en bois ou en inétal, attachée à la cordelette de la façon dont on relie les cerfs-volants à la ficelle que tient l'enfant. Cette spatule est lancée à l’eau où elle demeure immobile. On comprend alors qu’en se déroulant la cordelette laisse passer les noeuds sous les doigts du marin chargé du maniement de l'appareil et d'en recueillir les indications. A l’aide d’un chronomètre ou d’un sablier, l'opérateur compte exactement 30 secondes, et il a soin de compter également le nombre de noeuds qui se sont déroulés pendant ce temps. S'il en est passé 18 c'est que le navire, filant 18 noeuds, ou 18 fois 50 pieds et 4 pouces % en une demi-minute, marche à une allure de 1813 pieds à la minute, soit 108,780 pieds ou 33, 240 verges à l'heure. C'est-à-dire que la vitesse du navire est de près de 21 milles à l’heure.
Donc, pour se rendre compte approximativement de la vitesse d’un navire dont on dit improprement qu’il file 15 ou 20 noeuds à l'heure, il suffit de retenir que le noeud est d'environ 50 pieds et que le nombre des noeuds accusé est celui des noeuds du /och qui filent durant l’espace de trente secondes.
Muitipliez alors le nombre des noeuds par 50 pieds. S'il s'agit de 20 noeuds, vous obtenez 1000 pieds pour une demi-minute: Il suffit donc, pour connaître à peu près la distance parcourue
en une heure par un navire filant 20 noeuds, de multiplier 1000 pieds par 120, nombre des demi-minutes contenues dans une heure, et l'on saura que le navire qui file 20 noeuds avance de près de 23 milles à l’heure.
Cessons donc de dire qu’un navire fait ou file ‘tant de noeuds à l'heure, car, en parlant ainsi, nous disons une énorme sottise.
LES DEUX THERMOMÊTRES
En France, et dans la plus grande partie de l'Europe, le thermomètre en usage est le centigrade. Il a deux termes fixes, qui tombent sous les sens: celui de la glace fondante et celui de l'eau bouillante. Pour fixer ces deux termes, on plonge d’abord l'instrument dans la glace fondante, on l'y maintient jusqu’à ce que l'équilibre de la température soit bien établi, et l’on marque un trait au point ou le mercure s'arrête C'est le O du thermomètre centigrade, qui répond à la temy .ure du commencement de la congélation de l’eau.
On plonge ensuite l'instrument dans l’eau bouillante, ou plutôt dans la vapeur de l’eau bouillante, et l’on marque un nouveau trait à l'endroit ou le mercure reste stationnaire. C’est le 100 du centigrade, qui marque la température de l’ébulition de l’eau.
Cela fait, il e plus qu’à diviser l'intervalle entre ces deux termes en cent . .ties égales, dont les divisions peuvent se prolonger au-delà des points fixes. Chaque partie prend le nom de degré. Les degrés au-dessous du trait indiqué par la glace fondante, marqué d’un zéro, ainsi qu’il est dit plus haut, s’expriment par le signe moins (—); ceux qui sont au-dessus par le signe plus (+). Si l’on veut exprimer que la température est de 10 degrés au-dessous de zéro, on dit que le thermomètre marque moins 10, que l’on écrit — 10. Si, au contraire il s’agit d’exprimer une température de 22 degrés au-dessus de zéro, on dit pu 22 et l’on écrit + 22.
Les mêmes expressions et les mêmes signes sont appliquables ag thermomètre Fahrenheit.
Le thermomètre Fahrenheit, dont on se sert ici, aux Etats- Unis et en Angleterre, a pour point fixe inférieur, c'est-à-dire
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thermomêtres,
le zéro, la température d'un mélange réfrigérant de sel ammoniaque et de glace, et pour point fixe supérieur la température de l'eau bouillante. L'intervalle entre ces deux points fixes est divisé en 212 parties. Le zero du thermotuètre centigrade coïncide avec le 32e degré Fahrenheit, ce qui donne 180 degrés depuis ce terme jusqu’à celui de l’eau bouillante.
Les relations qui existent entre les tempéra-
‘tures indiquées par ces deux thermomètres,
sont donc :
(l Centigrade $ (Fahrenheit — 32) Fahrenheit & (Centigrade + 32)
A l’aide de ces formules, on peut aisément faire les calculs nécessaires à la conversion des degrés centigrades en degrés Fahrenheit, et réciproquement.
Soit + 25 centigrades à convertir en degrés Fabrenheit. L'opération est simple :