S0 THE LAST MAN
BY THOMAS CAMPBELI4.
All w(»*ldly shapes shall melt in gloom^
The son hiinself must die, Before tliis mortal shall assume
His immortality !
I saw a vision in my sleep, That gave my spirit strengtli to sweep
Adown the gulf of Time !
I saw the last of human mould, That shall Creation's death hehold.
As Adam saw her prime !
The Sun's eye h ad a sickly glare,
The Ëarth with tige was wan ; The skeletons of nations were
Around that lonely man !
Some had expired in fight, — the bran<îi 3till rusted in their bony hands ;
In plague and famine some !
Earth's cities had no sound nor tread ; And ships were drifting with their dead
To shores where ail was dumb !
Yet, prophet-like, that lone one stood,
With dauntless words and high, That shook the sear leaves from the wood,
As if a storm pass*d by :
Say ing ; " We are twins in death, proud Sun ! Thy face is cold, thy race is run,
'Tis Mercy bids thee go ; For thou, ten thousand thousand years, Hast seen the tide of human tears
That shall no longer âow.
LE DERNIEB HOMME.
TUADUIT PAU l'éditeur.
Le monde et la matière en épaisses ténèbres Se fondront, du soleil s'éteindra la clarté, Avant que ce mortel de ces lambeaux funèbres S'élance à l'immortalité !
Dans mon sommeil est venu me surprendre Un Esprit — J'eus par lui la force de descendre
Dans le gouffre du temps !
Je vis alors le dernier homme Lui qui doit voir la mort de 1^ nature,— —comme Adam vit son premier printemps !
L'œil du soleil avait une lueur blafarde, La terre agonisait sous sa caducité.
Mortes les Nations gisaient en avant garde
Autour de cet homme unité !
D'aucuns de ceux qui formaient ces squelettes Etant morts aux combats, t-enaient encor leurs brettes Dans leurs mains sans chaleur ; D'autres étaient morts de la peste.
L svaisseaux en dérive allaient porter le reste
Des morts — au rivage dormeur !
Et cependant, semblable au prophète, cet homme Se tenait là debout, seul, indomptable et fier. Son langage hautain réveillait de leur somme
Les bois, les vallons et la mer, Et lui, disait : '^ Soleil, nous voilà frères. Frères de par la mort ! et déjà tes cratères
Tu les vois s'exhaler :
La miséricorde divine A mesuré le temps où ton astre illumine
Des pleurs qui ne vont plus coulerr
^iil
" What tliough beneath thee man put fox
His pomp, his pride, his skiU, And arts that made fire, flood, and earth,
The vassals of his will ; Yet mourn I not thy parted sway, Thou dim discrowned King of day !
For ail those trophied arts And triumphs that beneath thee sprang, Heal'd not a passion or a pang
Entail'd on human hearts.
'* Go ! let oblîvion's curtain fall
Upon the stage of man, Nor with thy risîng beams recal
Life*s tragedy again :
Its piteous pageants bring not back, Nor waken flesh, upou the rack
Of pain anew to writhe, Stretch'd in disease's shapes abhorr'd, Or mown in battle by the sword,
Like grass beneath the scythe !
" Ev'n I am weary in yon skies
To watch thy fading fire ; Test of ail sumless agonies,
Bebold not me expire.
My lips, that speak thy dirge of death, — Their rounded gasp and gurgling breath
To see thou shalt not boast.
The éclipse of nature spreads my pall,— The Majesty of Darkness shall
Keceive my parting ghost !
" This spirit shall return to Him
Who gave its heavenly spark ;
Yet think not, Sun, it shall be aim When thou thyself art dark !
No ! it shall live again, and shine
In bliss unknown to beams of thine, By Him recall'd to breath,
Astre éclipsé! Bien que sous toi rhomme ait fait montre Et d'audace et d'orgueil, ici j'en fais l'aveu, Et de ces arts hardis vainqueurs en luttant contre L'eau, le vent, la terre et le feu ; Moi cependant lorsque finit ton règpie, Je viens lui demander la fin qu'il nous enseigne : Ces chefs-d'œuvre de l'art, Et ces triomphes éphémères Qu'ont-ils fait pour guérir les douleurs, les misères Dont le cœur de l'homme a sa part ?
Bien — ^Va ! que notre monde à jamais s'évapore. Qu'il tombe épais sur lui le rideau de l'oubli, De tes rayons levants n'évoque plus encore
Son froid cadavre — enseveli.
Ne nous rend pas la pâle tragédie, Les oripeaux mesquins de ce qui fut la vie ;
N'éveille pas les maux, La douleur qui n'a pas de trêve, Ni ces trépas hideux moissonnés par le glaive Comme de l'herbe sous la faux.
Moi-même, je suis las de contempler ta face Qui pfiHt et se perd tout là bas dans les deux, De me vcar expirer tu n'auras pas l'audace,
Moi le dernier de mes ayeux !
Et cette voix qui du dernier cdvaire Sonne ton glas de mort survivra solitaire
A ton dernier moment, Car la Majesté des Ténèbres Et la nature en deail dans ses voiles funèbres
Becevront mon âme en mourant.
Et cette ftme elle ira vers le Souverain Maître Qui lui donna 1» vie ; et ne crois pas. Soleil, Que tandis qu'à jamais toi tu vas disparaître Elle pâlira :— Son réveil Sera plus beau que ne fut ta lumière, Et sou bonheur plus grand que ta splendeur première Et ton plus clurad rayon ;
Who captive led oaptivity, Who robb'd the grave of vicfcory, Aud took the sting from deatb !
" Go, Sun î while Mercy holds me up
On nature ! awM waste, To drink this last and bitter cup
Of grief that man shall taste ; Go, tell the night that bides thy face, Thou saw'st the last of Adam's race,
On Earth's sepulchral clod, The darkening universe defy To quench bis immortality,
Or shake bis trust in God ! "