POPE A TWICKENHAM
TBADUIT PAB l'eDITEUB.
Il Y A de cela cent ans — cent ans et plus !
Un treillis de jardin permettait à Phœbus
D entrer sans frapper à la porte ; Laissant entrer aussi les vents capiicieux Qui faisaient onduler le réséda joyeux
De ses parfums de toute sorte.
Gentilles vagues dont l'ondoiement parfumé Jetait aux alentours un délice innommé,
Imprégné de l'odeur des roses ; Des anneaux émaillés, des étoiles de fleurs Que la terre a nourri du suc de ses saveurs
Se gaudissaient fraîches écloses.
Within the broad bay window, there — , Lo ! huddled in bis easy-chaîr,
One band upon bis knee, A band so tbin, so wan, 80 frai), It tells of pains and griefs a taie —
A small bent form I sée.
Tbe day is faîr, tbe bour is noon,
From neigbbouring tbicket trills tbe boon
The nuthatcb yields in song :
AU drencb'd witb récent raîns, tbe leaves Are dripping — drip tbe sheltering eaves,
The dropping notes among.
And twinkling diamonds in tbe grass Show wbere tbe flitting zéphyrs pass,
That sbake the green blades dry :
And golden radîance fills tbe air, And gilds the âoating gossamer
That glints and trembles by.
Yet, blind to each familiar grâce, Strange anguish on his pallid face,
And eyes of dreamful hue, That lonely man sits brooding there, Still huddled in his easy-chair,
Witb memories life will rue.
Wbere bay raîght crown that bonour'd bead^ A homely crumpled nightcap spread,
Half veils the carewom brows :
In moming-gown of rare brocade His puny, shrunken shape array'd
His sorrowing soûl avows —
Avows in every drooping line Déjection words not thus defîne
So éloquent of woe ; Yet never to those moumful eyes The heart's fuU-brimming fountains rise,
Sweet tears to overflow.
doi
Si dans riniérîeur vous jetez un coup^'œil.
Tout recroquevillé dans un large fauteuil
De la fenêtre en Tembrasure, La main sur le genou, main aux doigts effilés, Bacontant des chagrins du cœur mis sous les clés,
Est un homme à pâle figure.
Magnifique est le joiu*, c'est l'heure de midi, Le merle d*un taillis voisin d'un ton hardi
De son chant égrène l'extase ; Les feuilles de la pluie abandonnent aux vents Leurs pleurs d'or et d'argent ; les gouttes des auvents
Du merle aux notes font la base.
Dans l'humide gazon diamants et saphirs Laissent voir les relais où passent les zéphirs
Avant de gagner leur auberge ; Un rayonnement d'or remplit l'air à l'entour Donnant plus vif éclat à la splendeur du jour
Et dorant les fils de la vierge.
Cependant insensible à toutes ces beautés^ Longue angoisse siégeant sur ses traits contractés,
Les yeux éteints, le regard sombre.
Cet homme solitaire est là dans son fauteuil. Drapé dans ses pensers, dans ses pensers de deuil,
De l'existence ainsi qu'une ombre.
Où des lauriers ont ceint ce haut front tant de fois. Est le bonnet de nuit chiffonné du bourgeois.
Des sourcils voilant le cratère :
Une robe de chambre et du plus beau brocart Entoure^ mais sans soin, ce précoce vieillard
Dont la peine parait amère.
En lui tout, en effet, montre un abattement Dont rien ne peut donner idée éloquemment.
Tant ce chagrin est plein d'alarmes :
Et cependant ces yeux si tristes, ils n'ont pas Ces fontaines du cœur qui comme un doux soûlas
Nous font parfois l'octroi des larmes.
No token hère of studied grief, But plainefit signs that wîn belief,
A simple scène and true.
Beside the moumer's chair display'd, The matin meal's sh'ght comforts laid
The trimly board bestrew.
'Mid silvery sheen of bumisli'd plate, The chill'd and tarnish'd chocolaté
On snow-white damask stands ; Untouch'd the trivial lures remain In daînty pink-tinged porcelain,
Still ranged by usual handfi.
A drowsy bee above the cream Hums loitering in the sunny gleam
That tîps each rim with gold.
A ebequered maze of light and gloom Floats in the quaintly litter'd room
With varying charms untold.
Why sits that silent watclier there, Still brooding with that face of care —
That gaze of tearless pain ?
"What honSa of woe bis spirit bind — What treasure lost can leave behind
Such stings within bis brain ?
He dreams of one who lies above, He never more in life can love —
That mother newly dead : He waits the artist-friend whose skill Shall catch the angel-beauty still
Upon her features spread !
A révèrent sorrow fills the air,
And makes a throne of grief the chair
Where filial genius mourns :
Death proving still, at diresfc need, Life*s sceptre-wand — a broken reed,
Love's wreath — a crown of thoms!
Ici vous ne voyez nul semblant de douleur,
Mais des symptômes vrais, tout le train train du cœur,
La peine sans bruit et muette ; Près ce pauvre affligé songeant dans son fauteuil Le repas du matin reste sans nul accueil,
Sur la table simple et proprette.
D'un service d'argent parmi tout l'apparat Oit flétri, refroidi, l'odorant chocolat
Brun — sur une nappe de neige ; JËt non touchés, l'anchois, le beurre, le cresson, La tranche de bacon, le piquant saucisson,
Et de menus fruits le cortège.
Une abeille gavée au rayon du soleil EtiJe en folâtrant son corsage vermeil
Et flâne au-dessus de la crème ; Un fouillis varié de lumière et d'obscur iFlotte dans cette chambre et se reflète sur
Les murs d'une élégance extrême.
Pourquoi silencieux est-il là ce veilleur A petit feu couvant son immense douleur
Sans \m seul pleur à la paupière p ^Quels liens de chagrin resserrent son esprit, ; Et quel trésor perdu le rend tout interdit
Alors qu'il regarde en arrière ?
Il rêve à ce qui fut son bonheur ici bas, A celle-là qui gît là haut dans le trépas,
A celle-là qui fut sa mère !
O'est qu'il attend l'artiste — ami, — dont le talent Doit voler à la mort le charme consolant
Képandu sur ses traits naguère !
L'air est tout imprégné d'ime sainte douleur, Et fait de ce fauteuU l'autel sacré du coeur
Où s'amoncellent ses ruines :
La mort prouvant toujours aux portes du tombeau <îue l'existence n'est — rien... qu'un faible roseau.
L'amour — rien.,. qu'un buisson d'épines !
80é THE EISTNa MOON.
BY W. O. PEABODY (aN AMEEICAN POBT)^
The mDon is up ! How calm and slow
She wheels above the hill !
The weary winds forget to blow,
And ail the world lies still.
The way-worn travellers with delight
The rîsing brightness see, Eevealing ail the paths and plains,
And gUding every tree.
It glistens where the hurrying stream
Its little ripple leaves ; It falls upon the ibrest shade,
And sparkles on the leaves.
So once on Judah's evening hills
The heavenly lustre spread ; The Gospel sounded from the blaze,
And shepherds gazed with dread.
And still that light upon the world Its guiding splendeur throws ;
Bright in the opening hours of life, But brighter at the close.
The waning moon in time shall fail To walk the midnight skies ;
But God hath kindled this bright light With fire that never dies.
dOo