‹ Recueil choisi de traits historiques et de contes morauxChapitre 132 sur 148 · LE LEVER DE LA LUNE · texte numérisé non relu

LE LEVER DE LA LUNE

TBADUIT PAR L'eDITEUB.

Lente elle s*est levée, et tourne autour du mont

La lune, Les vents sont retirés dans leur antre profond. Et le monde entier dort dans une paix commune.

Le voyageur bien las salue avec transport

La lune, Qui lui montre en relief le sentier, son rebord. Et donne à Tarbre vert sa lumière opportune.

Elle argenté à la fois la feuille et le ruisseau

La lune, Sous son reflet blanc mat Tarbre devient plus beau, La mer plus grandiose, et plus haute la dune.

Ainsi fut épandu sur les murs de Juda

La sainte.

Ce céleste flambeau qui du ciel procéda, L'Evangile reçu tout d'abord avec crainte.

Et toujours sa lumière inonda de splendeur

Le monde ; A l'aube de la vie ayant vive lueur, Ayant à son déclin force bien plus féconde.

Mais à la fin des ans disparaîtra des cieux

La lune ; Mais l'Evangile lui planera glorieux Sur les débris du monde, et vivra sans lacune.

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