‹ Recueil choisi de traits historiques et de contes morauxChapitre 8 sur 148 · AMOUR FILIAL · texte numérisé non relu

AMOUR FILIAL

Uir Mandarin Chinois avait été condamné k mort, pour avoir prévariqué dans sa place. Son fils, âgé de quinze ans, fut au palais de l'empereur pour demander avec instance de mourir à la place de son père. Le monarque, surpris de l'action, et touché de la piété de ce généreux enfant, lui accorda la grâce de son père, et voulut lui donner des marqua personnelles d'honneur, afin qu'il servit d'exemple à la postérité ; mais le garçon refusa de rien recevoir, disant qu'une pareille distinction renouvelerait sans cesse le souvenir des raisons pour lesquelles son père avait été condamné, et que ce serait une tache pour l'un et pour l'autre.

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