Quittance par Albert de Paris
marchand rfnonimé au blano, à Hcnnecpiin de Bréda d'une somme de 9/1 1. [19 s.] t. faisant partie des 58 I. t. à lui dues par Hennequin deBréda, rfpour laquelle (somme) led. de Breda et sa femme sont achepteurs de biens à la Tourneilei; moyennant celte avance, Albert de Paris accorde à son débiteur délai jusqu'à la Saint-Jean. — [3i] (fol. SSy).
883. — Albert de Paris, principal créancier de Hennequin de Bréda, reconnaît avoir en fait reçu de Chrétien Wechel, libraire, à
«liCS Histuircs universelles de Trojfue Pompée, abrégées par Justin. . .« Paris, Vascosan, iSôg, in-fol.
C'est qu'il nous a clé donné, au cours du dépouillement de la liasse cotée par nous XIV [et depuis cette é]ioque, XII], du minutier parisien dont nous avons entrepris l'inventaire sommaire, de retrouver un contrat relatif à un projet d'impression, réalisé seulement en paitie, de ces quatre traductions.
Nous allons analyser en détail ce document avant d'en ))résenter au lectour ie le\le intégral.
Nous sommes le 28 mars 1628; plus de sept mois se sont écoulés depuis l'achèvement du Tlincijdidc , tiré à 1,925 exemplaires sur papier; l'éditeur, l'humaniste Jacques Colin, secrétaire de la Chambre du Roi'"', s'était engagé à avoir entièrement payé l'impriraeui' pour le jour où le travail serait terminé; mais il n'avait pu tenir parole; sur une réclamation de Josse Bade, il avait autorisé celui-ci (ce qui semble montrer que sa première intention avait été de recourir à l'intermédiaire d'un autre libraire) à mettre le Tltitcijdide en vente; mais le prix trop élevé fi\é par Jacques Colin n'avait permis la vente que de gG exemplaires; Josse Bade reste aujourd'hui créancier d'une somme de 220 I. t., dont 208 1. 7 s. t. pour le papier el l'impression du Tliunjdide et pour la refaçon de deux feuilles du même ouvrage, et 11 1. i3 s. t. «pour l'escripture d'une coppie de correcta de ung livre appelle Diodorev; cette situation ne laisse pas que d'inquiéter Josse Bade, qui n'entrevoit que très vaguement l'époque à laquelle il sera, par ce moyen, entièrement payé; or, Jacques Colin désire lui faire imprimer successivement la Uibliotlièque de Diodore de Sicile (livres XVlil-XX), YHistoire ecclésiastique d'Eusèbe et Vllistoire de Justin, «au mesme nombre, papier, lettre et volume et autant de feuilles que contient Icd. Tliucidides, qui est de cent quarenle neuf feuilles cbascun livren ''''; Josse Bade subordonne le prêt de ses services au recouvrement de sa créance; un arrangement est indispensable, il intervient : le prix de vente du TImcijdide est abaissé à 20 s. t. l'exemplaire; dès que l'imprimeur, en ayant débité 320, sera par suite désintéressé, il commencera l'impression du Diodore; la dépense de cet ouvrage, qui s'élèvera, à raison de 10 s. t. l'exemplaire, à 612 1. 10 s. t., sera couverte par la vente de 61 3 Tliunjdide ; ceax-ci réalisés, on passera à VEusèbe, dont les 692 premiers volumes seront payés par la vente des 996 derniers Thucydide et les 663 autres par celle des 817 premiers Diodore; de même la vente de 61 3 Diodore permettra de faire face aux frais du Justin.
En fin de compte, l'entreprise devait procurer un bénéfice brut de 2,746 1. 10 s. t., dont 296 1. provenant du reliquat du Diodore et 2,45o 1. provenant de la totalité du tirage des dcuv ouvrages ultérieurement publiés; il convient toutefois de tenir compte de la dépense faite par l'éditeur pour l'achat du vélin des exemplaires tirés sur cette matière, dont la fourniture restait à sa charge'''.
En fait, qu'advint-il de ce contrat? on l'a vu plus haut : Josse Bade imprima le Diodore, achevé le 2 mai l53o, mais il n'exécuta ni YEusèbe ni le Justin; pour quel motif"? peut-être en raison de la mévente du Thucydide; si cette hypothèse était fondée, ce serait sans doute pour la même cause que Geoffroy Tory, ou son successeur, renonça, après avoir fait paraître VEnsibe, à imprimer le Justin, désormais condamné à attendre pendant près de trente ans les honneurs de la presse '"''.
'"1 Voir sur ce pei'sonnoge , V Histoire du Collège de France, par Lefranc , index des noms cités.
'•■l Le mot nfeuillen désigne ici deux feuillets , le Thueijdide comptant 298 feuillets.
(') Nous ne connaissons que deux exemplaires tirés sur vé-
lin , le Thucydide de la Bibliiithèque nationale (Vélins 699) el celui de la Bibliothèque Mazarine (n" 5ô4i C).
1') Il convient de noter qu'une autre traduction de Justin, due Ji Guillaume Michel, de Tours, avait élé publiée en
Paris, la somme portée à ia qiiil tance précédente; il s'engao'e, en conséquence, à prélever sur la somme qui lui sera allouée, à provenir de la vente des biens de Hennequin de Bréda , pareille somme de a A 1. 12 s. t. au profit de Chrétien Wechel. — 3i (fol. 55 7).
Avril.
884. — Jean Laliseau , libraire depuis vingtneuf ans, Jean de Brooilly, libraii-e depuis quatorze ans, Thomas Le Fèvre, libraire depuis vingt-deux ans, Guicbard Soquent, imprimeur de livres depuis dix ans , Jacques Ferrebouc, libraire depuis Irente-six ans, Jean de Commines, libraire depuis vingt ans, Nicolas Grespin, libraire depuis vingt-trois ans, Jean Le Breton, libraire depuis trente ans, Michel Guillou, libraire depuis trente-quatre ans, déclarent trque depuis. . . qu'ilz se sont meslez dud. estât de libraire, ilz n'ont acoustumé de payer que douze deniers parisis chascun pour la confrairie qu'ilz ont fondée pour led. mestier en l'église Sainct Andry des Arcs, et que l'exaction que les maistres et gouverneurs qui
ont esté commis en lad. confrairie depuis cinq ou six ans enca, veidlent faire sur les maistres, serviteurs et aprenlifz. . . ,en vertu de certaines lettres qu'ilz ont obtenues du feu roy Loys unziesme, que Uieu absoille, et confirmation d'icelles du roy nos tre sire à présent régnant , . . . estre contre équité, justice et raison; et que auparavant que obtenir lesd. lettres , lad. confrairie estoit myeulx entretenue de service et antres choses qu'elle n'est de présent, et. . . lesd. lettres ne furent jamais impelrées ne obtenues du consentement des confraires. . . n; la cotisation personnelle pour ia confrérie fondée en l'église Saint-André-des-Arcs , a toujours été de 1 2 d. p. Au bas de cet acte , on lit le nom de rfNicolas Savetier, imprimeur^. — A, G, 7 et 9 (fol. 57G).
885. — Gilles Perrin, prêtre, officiai de l'archidiacre de Josas, reconnaît avoir reçu, en exécution d'une sentence du bailli de Paris, du 99 février précédent, de Jean Balayer, maître es arts, écolier étudiant en l'Université de Paris, cent quatre-vingt-neuf
Voici, sous forme de tablc;iu, le compte approximatif'"' de Jacques Colin, tel qu'il ressort du contrat do i5a8 :
Tliucydide : i.aaS exemplaires, à [lo s. t.] l'un [6i3 1. lo s. t.
Vente de 96 exemplaires, à [3o s. t.] l'un [i44 1.]
Payé en espèces [2G0 1. 3 s. t.]
Correcta du Diodoie 11 1 3
Vente de aao Thucydide, à 20 s. t. l'un aao
Dlodore : 1,^25 exemplaires , à 1 o s. t. l'un 612 10
Vente de 6i3 Thucydide, à 20 s. t. l'un Ci 3
Etisèbe : i,995 exemplaires, à 10 s. t. l'un G12 10
Vente de 296 Thucydide, à 90 s. t. l'un 296
Vente de 817 Dioiore, à 20 s. t. l'un 317
Jmtin : i,9a5 exemplaires, à lo s. t. l'un 61a 10
Vente de 6i3 Diodore, à 20 s. t. l'un 6i3
Vente de 296 Diodore 296
Vente de 1,220 Eusùbe 1,226
Vente de i,225 Just'.n 1,226
5,ao8 1. 3 s. t. 2,461 i. i3s. t. Différence eu plus 2,746 1. 10 s. l.v
a (•I Jîous avons placé entre [] les cbilTies qui sont du notre invention , le coût et le premier prix de vente du Thucydide.
livres, énum(^rés dans l'acte''', plus : rrung drap de toille de chanvre dedans lequel estoient enveloppez plusieurs papiers; ung coffre, en façon de lutrin, ferment à clef et barre d'une bande de fer au travers de la serrure, cloée lad. bande, aux deux boutz, de chascun ung clou, sans apparence de seau; lequel coffre led. Perrin a dict avoir veu desseeller et ouvrir par led. Cappitaine en la présence de luy et de m' Pierre Rauiiau, ayant charge dud. Ralayer, et icelluy refermé et resellé... « (ce coffre renfermait notamment l'inventaire des livres laissés par Gilles Perrin en sa chambre et étude du collège d'Autun, treize feuillets et demi papier); plus, un ciel garni de franges et trois custodes de serge verte et rouge, l'inventaire des livres de «feu
mons' de Tous (?)" , petit registre, de douze feuillets et demi, papier, couvert en cuir; vingt serviettes, quatre chemises d'homme, trois nappes, un bonnet noir, rond, deux draps , plusieurs mouchoirs et des papiers; Jean Balayer réclamait à Gilles Perrin 16 1. t. pour la garde de ces objets ; celui-ci objecte que sans l'opposition de Jean Balayer, il aurait pris possession du tout depuis plus de deux ans; il réitère à Jean Balayer l'offre de lui rembourser ses avances pour le loyer de la chambre où ces objets avaient été déposés au collège d'Autun; sur le refus de Jean Balayer, Gilles Perrin consigne 19 1. t. entre les mains de Nicole Nivoison , procureur au Châtelet et bailliage de Paris. — 10 (fol. Syy).
XVr SIECLE.
l3 AVRIL 1528-28 JUIN 1529. rrLYACE DES NOTTES OU MYNUTTES DES CON-
TRAICTZ RECEUZ PAR FEU MAISTRE PlEUliE GrOZON, COMME NOTAIRE OU GlIASTELLET
DE Paris, en l'année mil cinq cens vingt huict.ii
Liasse, 564 feuillets, papier et parchemin.
Deux; actes, sur pnrcliemin, sont annexés à cette liasse, dont ils constituaient naguère la chemise.
a. — Vente, passée pardevant Nicolas Cueiilart et Hiif^ues de Combes, par Thomas Huve, marchand, à Moussy-le-Neuf, à Pierre Poignant, avocat en Parlement, d'une maison, jardin, terres labourables et prés, sis à Vémars, moyennant 198 I. p. La date a disparu. — Expédition, parchemin; mutilé.
b. — Arrangement intervenu entre les chanoines de l'église Saint-Benoît-le-Bien-Tourné et Louis Lasserre, prêtre, proviseur du collège de Champagne, dit de Navarre, curé ou vicaire peipéluol de ladite église, à l'occasion du revenu de celte cure. Après le 3o mai i52i. — Expédilion , parchemin; nuitilé, la seconde moitié de l'acte a disparu.
886. — ff . . . Jacques Le Clerc, dict de Cottier, conseiller. . . ou Chastellet de Paris et seigneur d'Aunay en France, quicte. . . Michel Gillebert, conseiller du Roy. . . en sa
court de Parlement , . . . de la promesse par luy faicte pour . . . Thomas du Prat , evesque de Clermont, pour raison de la somme de mil escuz d'or au soleil par led. révérend promise aud. Le Clerc,. . . en faisant. . . le mariaige dud. Le Clerc ... et de damoiselle Francoys [c]
''' J'ai public cette liste dans le Bidtctiit du Coinilc iln Iraïuiujc hisloriqitcs cl scientifiques. Histoire et Philoln/j-ic , 189G, p. ■y70-'jS5, of tirajfp à part, 10 pajjes in-8', sons le litre : Lu hibliulliriinc (h- Gilles Perrin , ojjirial de l'areliidiu(re de Josas.
[i528.] RECUEIL D'ACT
du Prat , . . . fille de feu . . . Jehan du Prat , . . . trésorier de la vannerie et faulconnerie du Roy. . ., et de damoiselle Jehanne Gillebert, sa veiVe , niepce dud. i-everend , et que icelluy révérend estoit tenu payer deux ans après les lectres de traictié passées . . . , parce que led. Le Clerc . . . dict avoir esté pourveu , à la faveur et pourcliaz dud. révérend, d'un oflîce de conseiller clerc de ladicte court de Parlcnienl... n. — Lundi, h, date fausse (fol. i).
887. — Marché entre Guillaume Brèchebourde, voiturier par terre, à Notre-Damedes-Champs, d'une part, Etienne Lévêque, taillandier, et Simon Auger, sellier et lormier, demeurant au même lieu , commissaires ad hoc, d'autre part, pour l'enlèvement, pendant l'année Pâques 1528-1629, des boues et immondices de la rue des Tombes , hors la porte Saint- Jacques, et de ses dépendances, moyennant 38 L t. — 16 (foL 3).
888. — Reconnaissance par Anne de Colligny, dame de Baigneaux, veuve de Gilbert des Serpents , chevalier, seigneur de rr Chitain -n , grand maréchal des logis du Roi , au profit de Thomas Rapponel , comptable de Bordeaux , d'une somme de cent écus d'or soleil, payable à la Saint-Michel, pour laquelle Gilbert des Serpents s'était engagé envers Thomas Rapponel, par cédule du i5 décembre i52 4. — 9 4 (fol. 10 v°).
889. — Bail, pour neuf ans, sous réserve de l'approbation du prieur, par les Chartreux de Vauvert à Vincent Roze, laboureur, à Lieusaint, de leur hôtel seigneurial de Lieusaint et ses dépendances, ainsi que des vingt arpents, en plusieurs pièces, sis à Lieusaint, tenus à ferme par Jacques Mariavalle , en vertu d'un bail, de la résiliation duquel Vincent Roze fait son affaire personnelle; prix annuel, quinze muids de blé froment, un muid d'avoine, mesure de Corbeil, à 12 d. t. le selier, et un pourceau de la valeur de 5o s. I., le tout
ES NOTARIES.
rendu (f en ceste ville de Paris , en l'ostel et guerniers desd. religieulx«, les frais de transport à partir de Corbeil étant à la charge des bailleurs; fret auront lesd. religieulx leur chambre acouslumée aud. hostel, pour eulx et leurs serviteurs, quant ilz se trouveront aud, lieu; et sera tenu led. preneur leur fournir estables , foing et advoyne, quant ilz passeront par led. lieu ... n ; si l'on ne 23arvenait à faire résilier le bail de Jacques Mariavalle , Vincent Roze ne payerait pas le muid d'avoine. —
890. — Donation par François de Monlliolon , docteur en droits , avocat en Parlement , au collège de Dormans, dit de Beauvais, dans la chapelle duquel est inhumée sa première femme, Jeanne Barlhoul, pom- la fondation d'un service annuel, de la somme (100 1. 8 s. 4 d. t. , et 4 1. t. pour les frais) fixée par les généraux conseillers du Roi sur le fait des monnaies à Paris pour le rachat et la forle monnaie d'une rente de 4 1. 4 d. p. appartenant, depuis juin i45o, à la fabrique de l'église Saint-Jacques-de-la-Boucherie, à prendre sur une maison, rue de la Baudioirie, à l'enseigne du Paon, propiiélé du collège, conliguë d'un côté à la maison à l'enseigne du Corbeau et d'autre côté à la maison de feu Philippe Jobert , huissier des Généraux ; mention de la fondation sera poitée au martyrologe du collège, et le donateur pourra faire placer dans la chapelle une inscription sur cuivre ou sur pierre. — 2 4 (fol. 1 3).
891. — Reçu par la fabrique de l'église Saint- Jacques -de -la -Boucherie au collège de Dormans de ladite somme de 1 00 1. 8 s. 4 d. t.
— 24 (fol. i5).
892. — A la requête de Pierre Gaudoul, libraire, bourgeois de Paris, actuellement l'un des maîtres et gouverneurs de la confrérie de Saint- Jean -l'Evangéliste en l'église Saint- André- des -Arcs, Samson Nicole, Toussaint
iSaH.
Denis et Hervé Rolsec , libraires et relieurs de livres, demeurant à Paris, respectivement depuis vingt, quarante et douze ans, attestent que Nicolas Le Savetier, libraire et imprimeur de livres, les a récemment sollicités de déclarer que ladite confréjie frqu'ilz ont fondée pour led. mestier..., n'esloit poinct bien entretenue de service, et autres choses declairées en l'actestacion par led. Le Savetier faict faire par aucuns dud. mestier, qui estoit. . . contre vérité , . . . mais dieiil que depuis qu'ilz se sont meslez dud. mestier, ilz ne l'ont poinct veue myeulx entretenue ne deservie qu'elle est de présent. . . «; d'autre part, Jacques Blanchet, libraire et relieur de livres, à Paris, déclare que, quinze jours auparavant, (fung nommé Jelian Lalizeau, ayant charge dud. Nicolas Le Savetier, est venu. . . pom- le suborner, afiîn qu'il allast dire. . . pardevant deux notaires . . . que lad. coiifrairie . . . n'estoit bonne ne vallable et que les trente solz tournois que les gouverneurs et maistres de lad. confrairie voulloient faire payer à ceulx qui lievent ouvrouer dud. estât de libraire en ceste ville de Paris et autres qui sont de lad. confrairie, estoit une exaction. . .; mais dict au contraire que en lad. confrairie n'y a aucune exaction ne nionopolle, et que les deniers qui proceddent dud. estât de libraire sont employez au dyvin service. .. 11. — 20 et 27 (foL 21).
893. — Bail, pour un an, par Guillaume Briçonnet, trésorier des cent gentilshommes ordinaires de l'hôtel du Roi, seigneur de Glatigny, à Etienne Bourdin, menuisier, à Paris, de la maison des Briçonnet, rue de la \ errerie, précédemment occupée par le lieutenant civil, à l'exception rrdes qualres louaiges qui sont le long de lad. grant ruen, moyennant 1 9.0 1. 1. — 97 (fol. 28).
89'i. — Bail, pour huit ans, par Thomas Chabrion, boiu-geois, mouleur juré de bûche, à Paris, à Jean Moireau, compagnon sellier,
à Paris, maître du jeu de paume de Nesle, du jeu de paume, salle et chambre basse, cave au-dessous, petit jardin derrière, sis à Saint- Gerraain-des-Prés , près de la porte, à l'enseigne du Château de Milan, moyennant 5o i. t. par an. — 28 (fol. 25).
Al.
895. — Marché entre Pierre Prisé, tombier, à Paris, et Jean Paillard, seigneur de Daumesnil, pour la fourniture d'une tombe de pierre, franc liais, de sept pieds sur trois et demi, à deux personnages, un homme, habillé en longue robe, et une femme, en façon de demoiselle; un pilier garni d'images sur chaque côté; un chapiteau rrrempliz d'ouvraigen sm- chaque tête; aux coins et à l'entour, l'inscription et les écussons; à livrer pour la Pentecôte, en l'église Saint-Leu-Saint-Gilles , rue Saint-Denis; prix: 10 1. 1. — 5 (fol. 4o).
896. — Autorisation accordée par le prévôt de Paris à Pierre Givray et Pierre Louvct, subrogés tuteurs de Nicolas Mérienne, fils de feu Adam Mérienne et de Colette Culfer, remariée à Pierre Givray, de vendre ia sixième partie, appartenant à leur pupille, par indivis avec Jean Gobelin, teinturier, à Saint-Marcel, d'une maison, sise rue Geoffroy-L'Anier, a l'enseigne des Grandes Forces, Nicolas Mérienne n'ayant pas les moyens de participer aux réparations h faire à l'immeuble , comme l'attestent Pbilippot Allart, son oncle maternel, et ses cousins , Guillaume Halle, Jean Gagier, Jean Toutesvois et Jean Halle. — li (fol. ^6).
897. — Vente par Pierre Givray, compteur de poisson de mer, à Paris, Colette Cuffer, sa femme, veuve en premières noces d'Adam Mérienne, courtier de chevaux, à Paris, en leur nom personnel , et par ledit Pierre Givray etPieri-e Louvet, laboureur, à Saint-Germaindes-Prés, en qualité de subrogés tuteurs de Nicolas Mérienne, à Jean Gobelin, teinturier en écarlate, bourgeois de Saint-Marcel, de la
ri528.
sixième partie d'une maison , sise rue Geoffroy- L'Anier, au coin de ia rue Garnier-sur-Eau, à l'enseigne des Grandes Forces, moyennant 59 1. t. — 9 (fol. /i5).
898. — Don par Bonne Cottereau, femme de Guillaume de Bcaune, chevalier, conseiller du Roi, général des 'finances, à son fds, Jacques de Beaune, écolier étudiant en l'Université de Paris, ffpour la bonne et vraye amour naturelle qu'elle a... aud. escollier... et alfin qu'il ayt myeulx de quoy vivre et soy entretenir à l'estude et acquérir degré en icelle Universités, de deux cédules, en date du i8 décembre i5âi et du ai septembre i59 2 , souscrites par Ogier du Faultrey, fourrier du Roi, au profit de Guillaume de Beaune. — 11 (fol. 5i).
899. — Quittance délivrée par Jean Vallet, cordonnier, à Cusset en Auvergne, fils de Claude Vallet, mêmes profession et demeure, à Jacques Thibaudeau, cliirurgien ordinaire du Roi, chanoine de Cusset, de 200 I. t. à lui données par Jacques Thibaudeau , à l'occasion du mariage de sa nièce , Françoise Thibaudeau, avec Jean Vallet; les 200 1. t. se décomposent en 160 1. t. baillées en espèces et en une obligation de ho 1. t. souscrite par Claude Vallet au profit de Marquise Le Dyen, nièce de Jacques Thibaudeau. — 11 (foL 59).
900. — Vente par Chrétien Wechel, libraire juré en l'Université , bourgeois de Paris , à Hennequin de Bréda, libraire, à Paris, de rrdeux lettres, façon d'Allemaigne , dont l'une gregne et l'autre d'itallicque , avec ung moulle juslifTiéi), à hvrer quinze jours après la Pentecôte; prix : 80 1. t., dont dix ducats d'or, marque d'Italie, dont un double et deux simples au Pêcheur, payés ce jour même; (flà et où led. Wechel auroit affaire dud. mousle et matrices pour achever la lettre qu'il a enconmencé faire faire, en ce cas sera tenu et promect led. de Broda de luy on ayder et
prester toutes et quantes foiz que requis en sera ; et sy, par l'espreuve qui sera faicte desd. lectres sans aucun effort, ilz ne sembloient bonnes aud. de Breda et d'icelle n'estre son prouffil, en ce cas il les pourra rendre et restituer aud. Wechel saines et entières , ouquel cas sera tenu led. Wechel luy rendre et restituer lesd. dix ducatz... «. — 22 (fol. 61).
901. — Procuration passée au nom de Jacques Falluard, procureur en Parlement, par Agnès Sucevin , veuve de Louis Le Royer, agissant en son nom et comme tutrice, avec Guillaume Le Royer, prêtre, curé de Plessisle-Comte, des enfants mineurs issus de son mariage avec Louis Le Royer, Guillaume Le Royer agissant en outre comme tuteur des enfants mineurs de Louis Le Royer et de Maiie Ghoppin, sa première femme, à l'occasion d'un procès engagé par Louis Le Royer contre Pierre Rousseau et consorts; mention d'une sentence du prévôt de Paris du 20 janvier précédent. — i5 (fol. 61 v°).
ans, par Jean Cornet, clerc, praticien au Palais, de son frère, Pierre Cornet, âgé de quinze ans, chez Clément lluret, serrurier, aux faubourgs de la porte Saint-Jacques , qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra 6Ll. -- 17 (fol. 63).
903. — Quittance délivrée par Barthélémy d'tfEstapoins5i, l'un des cent gentilshommes de la maison du Roi, actuellement sous la charge du vicomte de Turenne, à Guillaume Briçonnet, trésorier et commis au paiement des cent gentilshommes, de 292 I. 10 s. t., montant de ses gages pour les trois premiers quartiers de l'année janvier 1 62/1-1 525, ffcomprins le quartier receu devant Pavye». — 19 (fol. 60).
90^1. — A la requête de l'intéressé, Gilles deGourmoiit, Jean Freslon et Chrétien We-
chel, libraires jurés en l'Université, bourgeois de Paris , attestent que Hennequin de Bréda , nmarcliant libraire juré en lad. Université, de nions' le duc de Lorraine «, s'est marié, il y a environ trois ans, avec une fille native de Paris (ils assistèrent à la bénédiction nuptiale), et qu'il a continué, après son mariage, à tenir boutique de libraire en l'Université; rrpar plusieurs foiz ilz ont faict et font encores de jour en jour l'un avec l'autre marchez et eschanges de marchandise de livres pour porter oud. duché de Lorraine. . . ». — as (fol. 7/1).
905. — Procuration passée par Marion Blanchet, chambrière servante, à Paris, fille de feu Jean Blanchet, manouvrier et laboureur, à Gilles, au diocèse de Chartres, et de feue Perrine Le Bieton, au nom de Jean Forgent, écolier étudiant en l'Université de Paris, pour toucher de Michel Le Bouc et sa femme les gages par eux dus à Marion Blanchet, qui les a servis environ six mois, à raison de 6 1. 1. l'an, pour rentrer en possession de ses effets et pour fixer et toucher une indemnité à cause de l'emprisonnement de Marion Blanchet. — 27 (fol. 80).
Mai (suite), Juin et Octobre.
906. — Arrangement intervenu entre les chanoines de l'église Saint-Benoit-le-Bien- Tourné, d'une part, et les marguiiliers , dont Claude Chevallon et François Regnault, hbraires jurés en l'Université, d'autre part; un procès était pendant au Châtelet rrpour raison du bastiment que lesd. marguiiliers avoyent ja commencé à faire, depuis quatre ans en ca, à l'augmenlacion de lad. église, c'est assavoir depuis l'hostel oîi anciennement souloit pendre pour enseigne l'Ymage Sainct Jehan, qui appartenoit ausd. marguiiliers, oud. nom, et qu'ilz ontabbatlu, pour accroistre lad. église, jusques à l'encoigneure de lad. église , le tout en ensuivant, comme disoyent, l'alignement qui leur avoit esté baillé par le voyer desd. chanoines et en la présence d'iceulx , et continuant ,
[iSaS.]
selon icelluy allignement, l'edifficeencommancé pai" leurs prédécesseurs marguiiliers, sans avoir aucune chose entreprins de nouvel ; disans lesd. chanoines au contraire, c'est assavoir led. voyer n'avoir baillé ledict alignement de leur sceu et consentement, pourquoy vouloyent empescher la construction dud. bastiment, actendu que lesd. marguiiliers bastissoyent sur leur terre et seigneurie ... 1 ; les chanoines consentent à ce que les marguiiliers rrsuyvent led. bastiment ja encommancé jusques à l'encongneure de lad. eghse, en ensuivant l'alygnement ja prins par culx, et en ce faisant prendre deux piedz hors euvre et pillieis estant de présent, de la terre par cy devant prétendue par lesd. chanoines estre de leur seigneurie, soy rendant à l'encoigneure jusques à lad. chappelle Noslre Dame, où lesd. marguilhers entendent faire fin à leur édifice, en amortissant pour croistre l'espoisseur du mur de lad. église et tirant en pointe et venant mourir au premier pillier de lad. chappelle Nostre Dame ; et en ce faisant pourra demourcrla rue à l'endroict dud. vicl pillier de quinze piedz et demy de large ; et moyennant ce , ont promis et promectent iceulx marguiiliers faii e construire et bastir de neuf, le tout à leurs despens, la chappelle Saiucte Geneviefve, qui est à l'encongneure de lad. église, et au dessus de lad. chappelle faire faire ausdictz chanoines ung lieu à tenir leur chapitre, qui sera de la longueur et largeur d'icelle chappelle et de haulteur compétente, avecques une montée dedans ung des pilliers pour aller aud. chapitre, le plus commodément que faire ce pourra, à ce que lesd. chanoines puissent plus secrettement tenir et conclurre de leurs affaires, lequel lieu lesd. marguiiliers feront clorre et fermer à leurs despens dedans ung an prochainement venant, ou synon le plus lost que faire ce pourra ; parmy ce aussi, que la terre qui ja a esté prinse ou sera cy après prinse pour augmenter lad. église, sera et sortira pareille nature que la ten-e de la nef de lad. église ; et pareillement lad. chappelle Saincte Geneviefve
sera et demeurera de pareille condilion que les autres chappelles d'icelle église. . . ". — 27 mai, 1.3 juin et aS octobre (fol. 81).
Mai (suite).