‹ Recueil d'actes notariés relatifs à l'histoire de Paris et de ses environs au 16è siècleChapitre 41 sur 452 · ET · texte numérisé non relu

ET

915. — A la recjuête de Guillaume Grelet, ancien maître d'hôtel de René Tizart, trésorier des guerres, Henri Maréchal, serviteur de René Tizart, certifie que celui-ci, se trouvant à Bourges vers le mois de juillet 1697, lui commanda cde prandre plusieurs papiers rompus en son estude , pour les faire brusler, entre lesquelz il trouva plusieurs papiers rompus servans à la despence faicte pour led. Tyzart par Guillaume Grelet. . ., et. . . que led. Tyzart osla aud. Grelet. . . tous ses papiers de despence , sans luy en bailler aucun l'ecepisse, et que icelluy Tyzart les a et détient encores de présent entre ses mains. . . n, — 1" (fol. 118).

Août.

916. — A la requête du même, Charles Froment, autre serviteur de René Tizart, certifie que vers le mois de juillet 1627, il vit son maître, alors logé à Paris, en l'hôtel de madame La Ramie, enlever à Guillaume Grelet ses papiers de dépense. — 6 (fol. 118).

Juillet (suite).

917. — - Bail, pour un an, par frère Adrien Gaultier, prêtre, religieux de Marmoutier, bachelier formé en la Faculté de théologie en l'Université de Paris, prieur de Gisors, agissant au nom de Claude Gaultier, maître es arts, cui"é de l'église Saint-Gervais et Saint- Prothais de Gisors , de cette cure , à Jean Bélier et Pierre Canthelou, prêtres, à Gisors, moyennant 820 1. 1., et à charge de donner à

dîner au bailleur et au religieux de Saint-Ouen le jour de la fête patronale, comme de laisser au bailleur, avec la jouissance d'une chambre et d'une étable au grand presbytère, la faculté de désigner le prédicateur du Carême, de l'Avent et des autres bonnes fêtes; (fetsi a retenu (led. bailleur). . . par chascune sepmaine une Uicsse pour le religieulx dud. Sainct Ouen, pourveu que lesd. vicaires n'y puissent foui*nir^î. — Il (fol. 126).

918. — Contrat de mariage de Claude Barbier, libraire, à Paris, et d'Yolande Laliseau, veuve de Thomas Le Fèvre, libraire, bourgeois de Paris. — 17 (fol. 182).

Juin [suite).

919. — Trois bacheliers en la Faculté de médecine, Guillaume Legac, Simon Sagnier et Pierre Caron, alias de Saint-Germain, ayant proféré des injures contre la Faculté lors de l'évocation des signets , faite les 16 et 17 juin, et ne s'étant pas rétractés, la Faculté avait décidé de les (fpriver de la licence ... et aussi de toute lad. Faculté, comme parjures»; le i8juin, Nicole d'Origny, conseiller en Parlement, président des Enquêtes, chanoine et chancelier de l'éghse de Pai'is, Claude Roger, docteur régent et doyen de la Faculté, et plusieurs docteurs et bacheliers étaient réunis dans la grand salie de l'évêché, rren laquelle on a acoustumé faire les Hcences de l'Université», ffjiour faire la licence»; le doyen informa le chancelier de la conclusion de la Faculté , faisant toutes réserves dans le cas oii il serait passé outre à son opposition ; (f...led. seigneur chancellier a dict et respondu . . . qu'il acceptoit lesd. protestacions . . . , mais parce que led. doyen luy avoit présenté dix. huit bachelliers, desquelz il avoit suffiserament depposé tant de la doctrine que des meurs, et quod non constabat ei de opposito, et aussi qu'i leur avoit signillié licence, qu'il ne pouvoit revocquer, qu'il leur bailleroit lad. licence. . . , sauf le recoui's à lad. Faculté de les priver ou

pugnyr quanti ilz vouldront estre docteurs et prandi'e le bonnet doctoral ... « ; après l'oraison du chancelier, le doyen renouvela sa protestation, ddclaraat qu'il n'inscrirait pas les trois nouveaux licenciés sur le registre de la Faculté; mais il ne put empêcher les trois bacheliers d'être ff évoques n avec les autres et de recevoir la bénédiction ; après une nouvelle protestation du doyen, acte est donné de l'incident, tant à celui-ci qu'à Nicole d'Origny, par les deux notaires, qui s'étaient rendus à l'évêché, accompagnés de l'un des bedeaux de la Faculté. — 18 (fol. iS/ieliSi)).

920. — Marché entre Jean Le Moine, tombier, à Paris, et Etienne Badet, marchand, à Dourdan, pour la fourniture d'une tombe de liais, de sept pieds sur trois, à deux personnages, un homme et une femme, ffcn façon de bourgois et marchant"; sur chaque tête, un chapiteau ffengravé« avec un Abraham et deu\anges ; aux quatre coins les évangélisles, à l'entour l'inscription; à livrer pour le 6 août, rtsur le harnoys, prest à cherier"; prix : 81 t.— 20 (fol. i38 v°).

921. — Moyennant deux écus d'or pour ses services et 4 1. 1. 12 s. p. pour la nourriture de l'enfant qu'elle déclarait avoir eu de Jean Guany, prêtre, Jeanne Le Comte, veuve de Nicolas Madeleine, demeurant à Paris, déclare Jean Guarry entièrement quille envers elle; «et oultre promect et sera tenu icelluy Garry nourir ou faire nourir à ses despens led. enfent (issu d'eux deux) et l'enlrelenir de langes et linge, comme en tel cas est requis... T.. 19 (fol. lui).

922. — Quittance délivrée par Jean Troche, carrier, à Paris, aux marguilliers de l'église Saint-Jean-en-Grève, de3i 1. t., dont 9 1. 10 s. t. pour la fourniture de cent quatorze pieds de pierre de haut liais et cliquart de Vaugirard, à 16 d. p. le pied, toisés le 18 avril dernier, par Michel Blérie, maître

maçon de l'église Saint-Jean-en-Grève, et 21 1. 10 s. t. pour cent trente-six pieds de pierre de liais de Notre-Dame-des-Champs , à 2 s. 8 d. p. le pied, toisés par le même, le 10 mai dernier. — 19 (fol. i/i3 v°).

923. — Marché entre Guillaume Bouzée, maçon, à Paris, et Jean Maquaigne, dudit état et tailleur de pierre, à Paris, pour l'achèvement par le premier, au lieu et place du second, de la maçonnerie de l'hôlel de Bertrand Le Blanc, à Nolre-Dame-des-Champs, ffhors la taille. . . , dont des planchers et cloisons deux toises pom' une , et des anduictz et crespisseures troys toises pour une d'un couslé, et les manteaulx et chemynées pour gros mem'. . . 1; prix : i4 s. p. la toise de maçonnerie, pour plâtre et main-d'œuvre. — 25 (fol. 1/16 V").

924. — Titre-nouvel passé par Etienne Pinet, laboureur, à Arcueil, au profit des religieux de Vauvert près Paris , pour une maison , sise à Arcueil , rren la grant rue qui va des ars à l'esghscî, et deux pièces de vigne, sises audit lieu, le tout grevé, avec d'autres héritages ayant également appartenu à feu Guillot Bouvery, d'une renie de 6 1. t. au profit des Chartreux. — 21 (fol. 1A7).

925. — Bail, pour neuf ans, de la commaiiderie de Compiègne, par Charles Pipa, chevalier de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, commandeur de Barbonne et de Compiègne, h Louis Maugier, religieux dudit ordre, moyennant 2o5 1. t. par an. — 95 (fol l52).

926. — A la requête de Jean de Belleguise, sellier et lormier, à Paris, agis?ant pour Pierre Druget, vinaigrier, à Notre-Damedes-Champs, Laurens Chesneau, maréchal, Jeanne Bonnicault, sa femme, Philippe Cliallant, serrurier, Jeanne Bonvalet, femme de Guillaume du Chesne, hôtelier, Jeanne Lou-

vet, femme de David Renier, laboureur, et Miclielle Morel, veuve de Michel Laigle, tous demeurant à Notre-Dame-des-Cliamps, certifient connaître Jean Vincent, dudit lieu, et l'avoir entendu appeler Pierre Druget rpendardïî , ajoutant , ffen jurant le sang de Nostre Seigneur . . . , qu'i luy feroit saulter le boys comme il a faict h ung aultre, et qu'il feroit perdre and. Druget tout son bien avant qu'il feust deux moys, ou il y cousteroit cent escuz... 1. — 98 (fol. i55).

927. — Bail, pour sept ans, do sa commanderie d'Ivry -le -Temple et ses dépendances, ffBroquel'i, Campeaux et Ganny, à l'exception des cures de Campeaux et de Gliepoix, par Jacques de Vignacourt, chevalier de l'ordre de Saint-Jean , à Antoine Forestier, marchand, à rfEroquelî), paroisse de Feuquières-en-Beauvaisis , moyennant i85 1. t. et cinquante chapons par an. — 99 (fol. i58).

928. — Inlerroge's par frère Clément de Bouville, commandeur de rcBischesn , et Hervé Dessaulx, curé de Saint-Symphorien , au diocèse de Cambrai, rfligieux de l'ordre de Saint-Jean-de- Jérusalem , députés par legrandmaitre de Rhodes, frère Philippe de ViUiersrisle-Adam, Pierre Le Fèvre, prêtre, curé de Vaugirard, près Paris, âgé de cinquante-six ans, natif de Fontenay près S:iint-Clair-sur- Epte, au diocèse de Rouen, et Thibaut Bi'uyères, menuisier, à Saint -Marcel, âgé de trente-trois ans, natif de Puiscux, près de l'abbaye de Saint-Gernier-de-Fly, au diocèse deBeauvais, certifient que frère Robert rfCoieffetn, dudit ordre de Saint-Jean, est fils légitime de feu Jean rrCoicffetnetdefeuc Jeanne Langlois, laboureurs, à Puiseux, lesquels rront esté et vescu longuement ensemble par conjonction matrimonialle 1 , qu'il naquit dans ce village et eut pour parrains et marraine , avec Pierre Le Fèvre , qui demeurait alors avec l'abbé de Saint-Germer et était curé de Puisoux, feu Robert Heuze. prêtre, curé d'Ernemont près

Gournay, puis de Senantes, et chanoine de Beauvais, et feue Jeanne, alors veuve d'Antoine Morlet, écuyerde Pierre Aubertin, abbé de Saint-Germer. — 29 (fol. 161 v°).

Juillet [suite).

929. — Abandon par Charlotte de Gcrnay, fille de Jacques Daniel, dit de Gernay, [et d'Anne Beaufils], en raison de son entrée en religion au couvent de Saint-Georges de Rennes, à ses frères et sœurs, Daniel de Gernay , conseiller et référendaire en la chancellerie de France, Lazare, Antoinette, Péronne, Catherine, Hugnelte et Agnès de Gernay, de ses droits dans la succession de son père, aux conditions suivantes : fflesd. dessus nommez ses frères et seurs seront tenuz payer tous et chascun les fraiz qu'il conviendra faire pour mectrc lad. Charlotte en religion , ensemble ce à quoy lad. religion et parens d'icelle Charlotte conviendront pour la réception et profession de lad. Charlotte à l'entrée d'icelle Charlotte; et ou cas que l'un ou plusieurs de sesd. frères et seurs dessus nommez n'ayent agréable ce présent don et transport, lesd. choses et droict ainsi données et transportées demourront à celluy ou ceulx desd. dessus nommez qui vouidront accepter, tenir et fournir à ce que dict est cy dessus; et oultre s'il advient que nulz... ne veuUent et n'aient icelluy présent transport pour agréable, en ce cas lad. Charlotte retournera en sond. droict ... ; et oultre , ou cas que icelle Charlotte ne soit professe et qu'elle retourne au monde, icelle Charlotte retournera en son droict . . . , sauf qu'elle sera tenue de rembourser sesd. frères et seurs des fraiz et mises qu'ilz auront faictz pour icelle Charlotte à la conduicte et entrée d'icelle religion. . . 1. — 90 (fol. i65).

930. — Reçu délivré par Anne Beaufils, veuve de Jacques de Gernay, dit Daniel , à Judes Beaufils, prêtre, de 9^51. i5 s. lod. t., à valoir sur ce qui peut être du aux enfonts

d'Anne Beaulils , aux ternies de son contrat de mariage, fret ce pour... employer aux frais... pour ia conduicle , entre'c de religion et profession de damoiselle Charlotte de Cernay. . . ".

90 (fol. 167).

931. — Claude Busscreau , e'c(5lier étudiant en l'Université de Pai'is, cède à Yves Bourgeois, clerc, à Paris, une créance de neuf éciis d'or soleil, dont deux écus ont été remboursés, souscrite, le 19 juillet iSaS, par Nicole Bérault, licencié en droits, au profit de Claude Bussereau; Yves Bourgeois cède à ce dernier une créance de 9 1. 5 s. t. à lui souscrite, le 1 1 mai iSaS, par Jourdain Bussereau, frère de Claude Bussereau, les dix ouvrages suivants, imprimés et reliés : Mer des liistoires , en quatre volumes, IiislituleS) Bible, Mélusiiw , Qiiadragcsimal spirituel, CcithoUcon parvinii , Légende dorée , Protocole de la chancellerie, Gaguin, en français, Maître Pierre Pathclin, et 4 L t. — 3i (fol. 179).

Août [suite).

932. — Cession par Jean Sapin, conseiller du Roi, receveur général des finances, débiteur de sou gendre, Bénigne Serre, receveur général de Bourgogne, pour 19.706 I. 6 s. 3 d. t., d'une créance de même valeur souscrite à Jean Sapin par Chabot, chevaher de l'Ordre , seigneur de Brion , amiral de France , pour prêt d'argent et de vaisselle d'argent. — 3 (fol. i83).

933. — Aveu et dénombrement de son fief de Bellefontaine , tenu en plein fief et à une seule foi et hommage, de Jean et Louis de ffCenainei , seigneurs de Luzarches, à cause de leur seigneurie de La Motte, près Luzarches, par Philippe Le Noir, libraire et relieur de livres juré en l'Université, bourgeois de Paris , à cause de sa femme , Marguerite Dupuis, fille de feu Claude Dupuis et petite-fille de feu Guillaume Dupuis. — 3 (foL i84).

934. — A la requête de Baoul Guiot, notaire et secrétaire du Roi, contrôleur de l'audience de la chancellerie de France, ^rmaistre Nicole de la Primaudaye, notaire et secrétaire du Roy noslre sire , seigneur de La Barrée , ou vivant de feu messire Thomas Bohier, chevalier, s' de Chenonceau, gênerai de France, il estoit son se){viteur] , aniy et familier et qui frequentoit souvent avec led. chevalier, a dit. . . qu'il scait certainement que durant les moys de décembre et janvier Mv°xxn, led. feu messire Thomas Bohier, lu y estant lors logé en la maison de mons' le bailly de Constantin, m° Anthoine Bohier, son filz , rue des Bourdonnoys , en cesle ville à? Paris, où le Roy estoit pour lors, envoya quérir ni" Raoul Guiot, notaire et secrétaire dud. s', contrerolleur de l'aucheuce de la chancellerie de France , et en parlant avec luy, présent m° Pierre Gaultier, receveur d'Argentan, led. s' gênerai luy dist que le Roy vouloit et entendoit que led, Guiot prinst la charge et peine de veoir, gecter, calculer et veriffier en abrégé Testât au vray du contenu es comptes de feu m" Pierre Le Royer, en son vivant receveur des impostz et fouaiges et miseur des oeuvres et reparacions des fortes places et chasteaulx du pays et duchié de Bretaigne, pour le temps dont led. feu m° Pierre Le Royer avoit à conq)tei', qui gisoient en grosse difficulté, et que led. s' voulloit avoir congnoissance et scavoir au vray ce que luy povoit estre deu de reste desd. comptes , pour soy en ayder, pour ce que on luy avoit donné à entendre que led. Le Royer estoit demouré redevable envers luy en grosses sommes de deniers; pour quoy faire, led. s' gênerai bailla chambre aud. Guiot en sond. logis , où il vacquoit continuellement (jour et nuict) sans besongner ne vacquer en autre alTau'e , luy et ung sien clerc, enfermé en lad. chambre sur le devant dud. logis, par longue espace de temps, et, ce faict, feist de tout son rapport, qu'il bailla aud. s' gênerai; et le scait pour ce qu'il alloit et venoit souvent avec led. s' ge-

nenil el lod. contreiolicur pendant le temps qu'il y Ijcsongnoit, et mengeoieut ensemble avec led. s' général; et y fut par bien long temps, duquel il ne scavoil pour le présent certainement parler; et que tost après, et sond. rapport faict dud. affaire, il partit de ceste ville de Paris et alla en Bretaigne , oii il demeura quatre ou cinq moys à la poursnytc de la vidange des comptes dud. Le Royer, pendant lequel temps il ne prinst aucunes bourses ne droit/ de son office en la chancellerie , pource que l'ordonnance est (elle que l'on ne prend riens absent, délaissa sa praticque et y eut grosse perte . . . , et le scait led. depposant parce qu'il le laissa pour son commis à la chancellerie, à Paris, durant son absence, qui fut, ainsi que luy semble, de quatre à cinq moys. . .r . — 5 (fol. i88).

935. — Contrat d'association entre Jean Servigny et Nicolas Turgart , dit Hauville, imprimeurs délivres, à Paris : «• . . .estre associez et assemblez. . . à perte et gaing, pour lequel mestier faire. .. sera tenu led. Turgart fournir et livrer une presse servant oud. mestier, avec le logis et maison , boys pour chauder la lessive et cuire le potaige des compaignons qu'il leur conviendra avoir, et entretenir lad. presse, lesquelz compaignons et sei-viteurs seront norriz et payez de leurs saillaires chascun par moiclié et à comuns fraiz et despens ,, et oii led. Turgart noriroit seul lesd. compaignons et servitews, il en sera payé de chascun deux solz six deniers tournois, tant du grant que du petit, pour chascun jour ; et led. Servigny sera tenu et promect fournir, bailler et délivrer une fonte de lettre de Somme, avec la fourniture pour deux formes , et en ce faisant fourniront et payeront chascun par moictié l'ancre, cuyrs, chandelle et garniture des chassiz ; et seront tenuz de eulz occupper et empescher oud. estât d'imprimeur tous les jours, et faire leur debvoir l'un autant que l'autre; pour l'espreuve de laquelle lettre seront tenuz de. faire six feuUes ,

et apre's icelle espreuve faicte, besongneront ensemblement, comme dit est, nioictié par moictié, à gaing et perte ; et après ce qu'ilz auront fait et parachève de imprimer le premier livre qu'ilz vouhlront faire et imprimer, en ce cas, s'ilz veoyent que lad. associacion ne leur feust bonne , se pourront séparer et deppartir l'un d'avec l'autre , en reprenant chascun ce qu'il aura apporté et partissant par moictié entre eulx le prouffit, gaing ou perte qu'ilz auroient faict ensemble. . . v. — 7 (fol. 189).

936. — Testament d'Amoury Macé , docteur régent en la Faculté de théologie en l'Université de Paris, curé de trLaurelasn , son pays d'origine, et de Broons, en l'évêché de Saint- Malo; lieu de sépulture, la chapelle Saint-Yves, grand rue Saint-Jacques. — 8 (fol. 191).

937. — Bail, pour un an, par Jean du Marc, bourgeois de Paris, à Jean de Troyes, aumônier de l'église Saint-Martin de Tours , et Gilles Gocherel, chanoine et prévôt de rrSeuren en ladite église, d'une maison, sise rue des Noyers, ffoù soulloit pendre pour enseigne l'Arbalestre, avec les meubles eslans de présent en icelle . . . y> , précédemment occupée par le receveur général Sapin; prix : 5o 1. t. — 10 (fol. 195).

938. — Quittance de Barthélémy rrd'Estaprunsi, l'un des cent gentilshommes ordinaires de la maison du Roi, sous la charge du vicomte de Turenne, à Guillaume Briçonnet , trésorier et commis au payement desdits cent gentilshommes, de 97 1. 10 s. t. pour ses gages d'avril à juin deinier. — 1 o (foL 196).

939. — Autre au même d'Engilbert de Baissey, baron de Thil-Châtel, même qualité, représenté par Martin d'Amont, sou serviteur domestique, de 198 1. t. pour ses gages de janvier à juin dernier. — m (fol. 196).

9/tO. — Pierre Houllet, maçon, à Paris, et voyer de Saint-Jean-de-Latran, Didier Saulte, sergent de la justice de Saint-Jean-de-Latran, et Guillaume Cambrai, laboureur, à Saint- Marcel, rue de Loiircines, attestent s'être transporle's, l'avant -veille, à la requête d'Alain et Jacques Chevalier, frères, laboureurs et carriers, à Saint-Marcel, fren inie carrière assise ou teirouer de Sainct Jehan de Latran , ou lieu dit l'Orme Aumaire, lad. carrière traversant par dessoubz lo chemyn tendant à Arcueil;. . . ilz ont trouvé que les pillicrs estant soubz led. chemin, soustenant le ciel de lad. carrière, estre mengez par dessoubz eii\re et iceulx eslrc faiclz de pierre. . . de nulle vallem-, et led. ciel estre corrompu en plusieurs et divers lieux soubz led. chemin, tellement qu'il est en grand danger de fondre et lumbcr; et sy dient que lesd. pilliers et ciel ne sont depuis peu de temps en ceste sorte et décadence, mais y penlt avoir et a plus de quatre vings ans que lad. carrière est encommence'e, qui se souUoit nommer. . . la Carrière Magdelaine, et en laquelle y a eu grant chemin de hernoys et cheriaige; et le scavent lesd. actestans j)arce que dés leur jeune aage ilz ont veu et esté dedans lad. carrière, et que de jour en jour lesd. pilliers et ciel se dymynuent et ouvrent et viennent totaleu)ent en ruyne. . . ". — i3 (fol. 201 y").

9/1 1. — Jean Joli l'ainé et Pierre Creté le jeune, laboureurs, à Villeneuve, tuteurs de Perrette et de Jean Maucoutcaux, enfants mineurs de feu Thibaut Maucouteaux et de Geneviève Creté, remariée à Jacquet Cabarin, laboureur, à Villeneuve, confient leurs j)upiHes, frà norrir et service n, à ce dernier, Perrette pour quatre ans, Jean pour dix-sept ans; Jacquet Cabarin reçoit tous les biens meubles échus à Jean Maucouteaux , qui gardera seulement sa part de linge et sa part dans une somme de 6 I. t. provenant de la location de la maison de Villeneuve, coin|)risu dans la succession ; en outre , Jacquet Cabarin jouira

des biens immeubles appartenant aux enfants du fait de leur père, à charge de jwurvoir à tous les besoins de ceux-ci, et d'envoyer le garçon à l'école , pour apprendre le Pater, VAve Marin , le Credo et les Pseaumes ; il donnera à Perrette, à l'expiration des quatre années, 8 1. t., une robe et un corset de couleur, doublés, et un chaperon de drap noir; h Jean, à 'a fin de la dix-septième année, des effets neufs et 9 6 1. t. , sur lesquelles sera déduite sa |)art dans les dépenses faites, pendant cette dix-seplième année, pour la réparation de la maison de Villeneuve; Jacquet Cabarin aurait droit à une indemnité si Jean ffse deffuyoitn avant l'expiration des dix-sept années, "pourveu qu'il ne vienne de la faulte et du costé desd. mariez et par leur rigeur et mauvais traictement; et aussi où iceulx mariez deschasseroient lad, Perrette d'avecques eulx avant lesd. quatre années finies, en ce cas aussi ilz seront tenuz. , . payer. . . lesd. huit livres tournois avec lesd. robbe, corset et chajiperon. . . «. — 17 (fol. 208).

942. — Quittance de Pierre de la Foi'êt, seigneur de La Barre, l'un des cent gentilshommes de la maison du Roi, sous la charge du vicomte de Turenne, à Guillaume Briçonnet, trésorier et commis au payement desdits gentilshommes, de 97 1. 10 s. t., pour ses gages d'avril à juin dernier. — 29 (fol. 9i5v°).

943. — Contrat de mariage de Jean Noyau, compagnon imprimeur de livres, à Paris, et de Thomasse de Breban, cousine germaine de Jean Royer, marchand, bourgeois de Paris; celui-ci donne à la mariée, pour tout ce qu'il lui peut devoir en raison de son service , 80 1. 1., un lit de plume avec son traversin, deux oreillers et quatre draps de chanvre; Guillaume Royer, prêtre, curé de Plessis-le-Comte , s'engage à faire passer Thomasse de Breban , sa cousine, rmaistresse en Testât de ligniere de la ville de Paris, et ce aux despens dud.

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