‹ Recueil d'actes notariés relatifs à l'histoire de Paris et de ses environs au 16è siècleChapitre 45 sur 452 · VERS · texte numérisé non relu

VERS

Il AVRIL 15^2-2^ MARS l5/l3. «REGISTRE DE KaTHERIN FaRDEAU,. . . DU

Roy NOSTRE sire ou Chastellet de Paris,. . . par la grâce de Dieu, après Pasques l'a[n mil] cinq cens quarente deux, continué jusques au derrenier DE septembre en[suivant] oudict an mil cinq cens quarente et DEUX.i:

Rfijfislre, iiii" xxv feuillels et deux feuillets intercalés entre les fol. vii"vi et vii"vii, papier. Deux pièces, sur parchemin, constituent la couverture do ce registre.

a. — Ansoauiiie de Courleville, docteur en théologie, prieur du couvent des Carmes de Montreullsur-nier, abandonne, pendant cinq ans, à Esme Madeleine, bourgeois de Dijon, et à Antoine Chabannes, procureur dudit couvent, tttous et cliascuns les deniers qui proviendront cy après de» aulmosnes et bicnsfaictz qui seront donnez et au'mosnez à cause de la publication des previlleiges et indulgences. . . octroyez aud. couvent, es archevescliez et evescliez du royauime de France et partout ailleurs où la bulle apostolicque concernans lesd. previlleiges, impetrée. . . de. . . Paul Iroysiesme,. . . se extend. . . , excepté la provynce de Reims entière, les eveschez deppendans d'icelle et les evescliez de Meaulx, Senlys, Chartres, Orléans, Aucerre et Nevers, que led. prieur a reservez. . . pour led. couvent, et aussi excepté la moictyé de l'archevesché de Sens et des evescliez de Paris et Troyes, que lesd. prieur et Magdelaine ont reservez et relenuz pour eulx seullement, et qu'iiz feront et recepvronl les deniers, chascun an, par moictyé, les despens preallablement payez des impetrés qui se feront desd. diocèses. . .i; Esme Madeleine, tfseul et pour le tout» , paiera chaque année 5oo i. t.; le couvent de Monlrcuil se trouve, en conséquence, dégagé envers les preneurs dos i,5oo 1. t. qu'il leur devait (la mutilation de la pièce no permet plus de préciser la nature de celte créance); les preneurs remettront la bulle au couvent, saine et entière, à la Saint-Jean i549; la présente cession sera résiliée de plein droit au bout de cinq ans; elle pourra, d'autre part, être indéfiniment prolongée, au profit des preneurs, moyennant loo 1. t. par an; Antoine Chabannes désintéresse le couvent de ce qu'il peut lui devoir, jusqu'à ce jour, en abandonnant toute sa part dans le produit des diocèses de Sens, Orléans, Noyon et Soissons. 19 décembre i5Ai. — Expédition, parchemin.

6. — Fragment d'une pièce de procédure relative à la fondation par Bande de Vauvillier et Jacqueline de Pacy, sa femme, à l'extrême fin du xiv° siècle, d'une chapelle de la Vierge en féglise Saint- Gervais. Vers i.5io. — Parchemin.

1542. — Avril.

2257. — Vente par Raoulin Fouquet, esteufier, au Clos Sainte-Geneviève, à Cardin Thiboust, même profession, rue Geoffroy Lasnier, d'une rente de 8 1. t. , à prendre sur une maison et jeu de paume que ie vendeur a récemment fait construire, sis au Clos et rue Sainte-Geneviève, moyennant 96 1. t., somme pour laquelle la rente sera rachetable ,

en nn ou deux versements e'gaux. — 11

(fol. I).

2258. — Vente par Etienne Ménard, boulanger, à Saint-Marcel , grand rue Mouifetard , à Gilles Bailleur, compagnon menuisier, au Clos du Chardonneret, d'une pièce de terre, de trois toises sur rue sur huit toises de profondeur, faisant partie de trois quartiers et demi de terrg, sis au Clos du Chardouneret ,

en la rue Ménard, n laquelle rue contiendra tout du long quatorze piedz de large, depuys la rue d'Orléans jusques à la rue SainctRenéi , et provenant de feu Louis d'Albiac; prix : 60 s. t. de rente; obligation de construire dans les dix-huit mois. — 1/1 (fol. n v°).

2259. — Autre vente identique à Andri du Pont, esteufier, au Clos du Chaidonncret. — ih (fol. m).

2260. — Abandon par Raouline Souppe, veuve d'Antoine de Fresnes, esteufier, bourgeois de Pai'is , rue des Sept- Voies , et par ses gendres , Louis Noël , libraire , même rue , et Claude Mabille, libraire, rue des Carmes, aux enfants mineurs de feu Jean Louis, tisserand en toiles, à la Queue-en-Brie, et de Catherine Souppe, sa veuve, du reliquat à eux dû des 3o 1. t. de soulte portées au contrat d'échange passé entre Antoine de Fresnes et les mineurs, le 29 décembre iSSg, Catherine Souppe s'engageant , d'autre part , à faire son affaire personnelle des lods, ventes, saisines et amendes que pourraient devoir Raouline Souppe et consorts, pour les biens à eux cédés. — i5 (fol. vi).

2261 . — Engagement par le collège Saint- Bernard, ordre de Cîteaux, d'acquitter entre les mains de Guillaume Legrand, l'un des maîtres des Comptes du Roi à Dijon , seul héritier de son frère, Jean Legrand, prêtre, procureur et receveur dudit collège, la sonmie de 1,396 1. 17 s. 6 d. t. dont le collège restait redevable envers la succession de Jean Legrand, à cause des i,32i 1. 9 s. 11 d. obole parisis 1 d. t. restant avancés par Jean Legrand, au jour de son décès ( antérieur au 1 3 février i5/i2), à cause de sa gestion, somme dont il avait été déduit le legs de 100 1. t. fait par le défunt et un remboursement partiel de cent écus d'or soleil , valant 226 1. t.; le collège fera chaque année , au premier décembre, un versement de 2 2 5 1. 1. — 1 5 et 2 7 (fol. vi v°).

2262. — Transport par Nicolas Eustace, libraire, rue des Mathurins, à son frère, Thomas Eustace, même qualité, rue Neuve-Notre- Dame, de son di'oit de réméré sur une place de lerre, sise aux faubourgs Saint-Marcel, rue Trepperel, ffcontenant sur lad. rue quatre toises de large, sm* la parfondeur du lieu comme les autres places joingnans baillées, et depuis lad. parfondeur, de la largeur d'une toise et demye ou environ , sur la parfondeur d'ung autre lieu estant au bout . . .n , ladite place vendue par Nicolas Eustace, le 20 avril i5ii, à Antoine du Chalmel, prieiu" et seigneur de Saint-Eloy , au pays du Perche, demeurant à Paris , en l'hôlel de Marly, à l'opposite du collège de Montaigu , avec faculté de rachat , pendant un an , moyennant 1 4 1. 5 s. t., dont il reste dû 1 0 1. t. , et à charge par l'acquéreur de payer à Hardouin Corrivault les ^2 1. 1. que lui doit le vendeur; en cas de rachat, l'acquéreur devait rentrer dans la totalité de ses déboursés. — 1 7 (fol. vui).

2263. — Engagement par ledit Thomas Eustace de verser à son frère , à la Saint-Jean , les 10 1. t. restant dues sur le prix de vente; et engagement par Nicolas Eustace de faire délivrer à son frère une expédition des renonciations consenties par Didier Maheu et Jean Malien à tous les droits qu'ils avaient sur l'immeuble , du chef de leur femme. — 17 (fol. ix).

226^1. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Marguerite du Frayer, veuve de Jean des Bordes, rue des Bernardins, de Nicolas des Bordes , son fils , âgé de dix-sept ans, chez Guillaume Diger, charpentier de la grande cognée, qui lui fournira le gîte, le couvert et l'entretien et remettra à l'apprenti, à son départ, deux cognées, une large et l'autre à bois, valant 100 s. t., ou la valeur. L'apprenti avait déjà servi Guillaume Diger durant une année entière, non comprise dans les quatre ans portés au contrat. — 18 (fol. xn v").

2265. — Vente par Etienne Ménard, boulanger, à Saint-Marcei, grand rue Mouffelard, à Jean Bailly, bonnetier, même rue , d'un terrain , faisant partie de trois quartiers et demi de terre , sis à Saint-Marcel , lieu-dit le Clos du Ciiardonneret, autrement la Villeneuve - Saint-Renci, contenant quinze toises sur rue et huit toises en profondeur, tenant d'une part à la rue Ménard cl aboutissant d'un bout à la rue Saint-René, la rue Ménard mesurant quatorze pieds de largeur dans toute sa longueur , depuis la rue d'Oi-léans jusqu'à la rue Saint-René, ledit terrain provenant de Louis d'Albiac; prix : i4 1. 7 s. 6 d. t. de rente, rachetables sur le pied de 1 6 1. 1. la livre de rente , au plus en trois paiements égaux ; obligation de construire dans les dix-huit mois; faculté de préemption pour le vendeur. — 18 et 2 5 (fol. xni).

2266. — Vente par le même à Denis Renouard, sergent de la juridiction temporelle de l'abbaye de Sainte-Geneviève-du-Mont , demeui'ant à Saint-Marcel , grand rue Mouffetard , d'un terrain, contigu au précédent, rue Ménard, mesurant six toises cinq pieds sur rue, sur huit toises en profondeur, moyennant 6 1. 1 8 s. t. de rente et aux mêmes conditions que le terrain précédent. — 18 (fol. xni v").

Avril [suite) et Mai.

2267. — Vente par le même h Guillaume Le Tréhet, mêmes qualité et domicile que le piécédent acquéreur, d'un terrain, rue Ménard, contigu au précédent, mesurant trois toises sur rue, sur huit toises en profondeur, moyennant 20 s. t. la toise en longueur, et aux mêmes conditions. — 18 avril et 26 mai (fol. xini).

2268. — Vente par le même à Jean Enguerrand, fripier, priseur de biens, rue Saint- Victor, d'un terrain, contigu au précédent, mesurant cinq toises sur rue, sur huit toises en profondeur; mêmes prix et conditions. — 18 (fol. xini).

En marge, désistement de l'acquéreur. — 9 mai.

Avril {suite).

2269. — Vente parle même, aux mêmes conditions , à G uillaume Allard , sergent de la juridiction temporelle de l'abbaye de Sainte-Geneviève-du-Mont, demeui'ant au Clos du Chardonneret, près Paris, d'un terrain, contigu au précédent, mesurant cinq toises sur rue.

— 18 (fol. xini v°).

2270. — Vente par le même, aux mêmes conditions, à Nicolas Malescot, libraire, au Clos du Chardonneret , d'un terrain , de même origine, rue Ménard, mesurant cinq toises et demie sur rue , sur huit toises en profondeur,

— 18 (fol. xnii v°).

Avril et Mai [suite).

2271. — Vente par le même, aux mêmes conditions , à Jean Hamelinne , bonnetier, aux faubourgs Saint- Victor, d'un terrain, contigu au précédent, mesurant trois toises et demie sur rue, sm' la même profondem*. — 18 avril et 2 mai (fol. xiiii v°).

Avril [suite).

2272. — Donation par Ymbert de Chantemerle, chevalier, conseiller et maître d'Hôtel ordinaire du Roi, seigneur de La Clayette et de ffMontpresentaini, demeurant à Paris, près la Tournelle, à Marc de Chantemerle, son fils, homme d'armes du Roi, sous la charge de Monsieur d'Orléans, rue Saint- Victor, de ladite seigneurie de ffMontpresentainn, sise en la paroisse de Trambly, au bailliage de Maçonnais. — 20

(fol. XVI v°).

2273. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Eutrope Caille, labom-eur, à Ivry-sur-Seine , et par Pierre Caille , voiturier par terre, a Saint-Marcel, de Simon Caille, âgé de quatorze ans, leur fils et frère, chez Jean Thibaut, bonnetier, à Saint-Marcel, qui

lui fournira le gîte et le couvert, lui remetti-a dans deux, ans un bonnet valant 3o s. t. et recevra six écus d'or soleil. — 20 (fol. xviu).

2274. — Gilles Gilles, originaire de la paroisse d'ff Auge en Cotentin n , âgé de vingt ans, se met en apprentissage, pour trois ans, chez Antoine Gilles, son cousin-germain, maçon, à Saint-Marcel , qui lui fournira le gîte et le couvert et l'entretiendra. — 28 (fol. xix v°).

AvniL ET Mai [suite],

2275. — Reçu par Nicolas Cointry, orfèvre, à Saint-Marcel , sur le Pont aux tripes , et sa femme, Marie Neveu, fille et héritière en partie de feu Jean Neveu et feue Jeanne Censé, à Jean Vignier, boucher, à Saint-Marcel, giand rue Mouffelard , des titres concernant la maison de Saint-Christophe , sise à Saint-Marcel, près le Pont aux tripes. — 2 A avril et i5 mai (fol. XX ).

Avril (suite).

2276. — Vente par Etienne Ménard, boulanger, à Saint-Marcel, grand rue Mouffetard, à Pasquier Longpré , charpentier de la grande cognëe, à Saint-Marcel, rue d'Ablon, d'un terrain, faisant partie de trois quartiers et demi de terre, sis à Saint-Marcel, au Clos du Chardonneret, en la rue Ménard, rf laquelle rue contiendra tout du long quatorze piedz de large depuis la rue d'Orléans jusques à la rue Saincl René 1 , ledit terrain , provenant de Louis d'Albiac, contenant douze toises deux pieds sur la rue Ménard et trois toises un pied de large ; prix : 110 s. t. de rente , rachetables sur le pied de 1 6 1. t. la livre de rente, au plus en trois paiements égaux; obligation de construire dans les dix-huit mois; faculté de préemption pour le vendeur. — 28

(fol. XXII v°).

2277. — Titre-nouvel passé par Jean de Montreuil, marchand, à Saint-Marcel, grand rue Mouffetard, pour une maison, sise en ladite rue, aoù est pour enseigne la Mère Dieu

grosse", aboutissant à la rue des Postes, chargée envers la fabrique de l'église Saint- Médard d'une rente de 24 s. p. — 26 (fol. xxin).

2278. — Mise en apprentissage, pour six ans, par Jean Coffry, orfèvre, bourgeois de Paris, de Nicaise Coffry, son frère, âgé de vingt ans, chez Charles Garnier, chandelier de suif, à Saint-Marcel, qui lui fournira le vivre, etc., et qui s'engagea faire remise à l'apprenti des deux dernières années, si celuici le sert honnêtement durant les quatre premières. — 27 (fol. xxiiii).

2279. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Antoine Vicongne, compagnon pâtissier, à Paris, de son cousin, Jean Tassart, âgé de quatorze ans, chez Jacques Le Roy, pâtissier et oublier, rue Saint-Victor, qui lui fournira le vivre, etc., et l'entretiendra. 28 (fol. XXVI v°).

2280. — Vente par Jean ffPenechem , boulanger et marchand de vins, rue Montmartre, à François Griflius, libraire, rue des Carmes, de deux pièces de vigne, contenant chacune un quartier et demi, sises à Pantin, lieu-dit le Fief de Maulny, moyennant le service d'une rente de 18 s. 6 d. t. à la veuve Bougy et le versement de 58 1. t. entre les mains du vendeur, qui ne reçoit ce jour que 20 1. t. — 28 (fol. xxvn).

Mai (suite).

2281. — Mise en apprentissage, pour cinq ans, par Jean de Brotonne, laboureur, à Mouchy-la-Ville, paroisse de Heilles, de son fils , Jean de Brotonne le jeune, âgé de quatorze ans, chez Geoffroy Ducloux, menuisier, bourgeois de Paris, rue de Rièvre, qui lui fournira le gîte et le couvert. — 2 (fol. xxx v°).

2282. — Vente par Etienne Ménard, boulanger, à Saint-Marcel, à Benoît Gatcbled,

bonnetier, aux faubourgs Saint-Victor, d'un terrain, mesurant cinq toises sur la rue Ménard, rr laquelle rue contiendra tout dn longquatorze piedz de large depuis la rue d'Orléans jusques à la rue Sainct Renëi , et huit toises en profondeur, faisant partie d'un terrain de trois quartiers et demi , sis au Clos du Chardonneret, provenant de la succession de Louis d'Albiac, moyennant loo s. t. de rente, rachetables pour 80 1. t., eu trois versemenls au plus, à charge de construire dans les di\-huit mois et sous faculté de préemption pour le vendeur, le cas échéant. — a

(fol. XXXHl).

2283. — Engagement par Pierre de Tilly, marchand de Bretagne, demeurant sur les fossés de la porte Saint-Marcel, à l'égard de Thomas Barnahé, marchand anglais, de Londres , logé rue Saint-André-des-Arcs , maison à l'enseigne du Croissant, de suivre le procès, pendant au Grand Conseil, enire Thomas Barnabe, d'une part, Eustace Le Doyen, seigneur d'Armentières, et Jean Bazannier, bourgeois de Paris, son compagnon et associé, d'autre part, au sujet d'une créance de huit cent cinquante quatre livres de gros, monnaie de Flandre, portée sur une obligation passée à Anvers; Pierre de Tilly avancera la moitié des frais, et touchera la moitié delà créance, déduction faite d'une somme de cent écus d'or soleil au profit de Thomas Barnabe, et la moitié des dépens, dommages et intérêts ; les deux parties s'engagent à ne point traiter isolément avec les débiteurs, sous peine de mil écus d'or soleil. — 3 (fol. xxxim v°).

2284. — Mise en apprentissage, pour deux ans, par Jean Brou, écolier étudiant en l'Université de Paris, rue Porte Bordelle, de Noëlle Brou, sa sœur, âgée de seize ans, chez Jeanne Le Bèlhe, chaperonnière , mariée à Cléoplias Frizon , brodeur, au boulevard de la porte Bordelle, qui lui fournira le vivre , etc. — 5 (fol. xxwu v").

2285. — Mise en service, comme chambrière, pour trois ans, par Ysabeau Bellard, veuve d'Antoine de Bise, médecin, à Beauvais, de sa nièce, Catherine Bellard, âgée de douze ans, fille de Pierre Bellard et d'Ysabeau Bonnier, chez Claude Garnier, cordonnier, rue Saint-Denis , qui lui fournira le gîte et le couvert et lui donnera 60 s. t. pour son entretien et une paire de bons souliers neufs. — 6 (fol. XXXIX v°).

2286. — fMaistre Denis Garret, prestre, maistre es ars, régent des escolles. . . de Montbrizon, . . . confesse avoir prins pour son coadjuteur avecqnes luy, ésd. escolles et à l'exercice d'icelles , maistre Anlhoine Genest, aussi maistre es ars, demourant.. . me Sainct Victor, ... et ce du jour et feste Sainct Jehan Baptiste prochainement venantjusquesà troys ans ... ; pendant lequel temps led. Genest a promis ... de lire journellement et faire les leçons ordinaires aux eniïans desd. escolles, aux lieu et auditoire acoustumez et ainsi que ont faict par cy devant les autres regens et coadjuleurs desd. escolles, de instruire lesd. enflinis en bonnes meurs et doctrines, bien et deuemcnt, honncstement et modestement, comme il appartiendra, moyennant et parmy ce que ied. Genest aura... la moictié du gaing . . . qui proviendra à cause desd. escolles et des gaiges acoustumez ; et pour ce que de présent n'y a aucune maison compétente ausd. escolles et appartenant à icelles, à ceste cause led. Garret a promis. . . de loger led. Genest en une chambre du millieu, appcliée la salle, de la maison dud. Garret, vulgairement appcllée dn Touruere, en laquelle salle se tient ii présent m' Anthoine Christofle, coadjuteur desd. escolles; et si se servira de l'estude estant en lad. salle, le tout sans en payer aucun loyer, synon que led. Genest sera tant seullement tenu de faire les repeticions, journellement et durant led. temps, aux cnflims demourans es maisons dud. Garret, sises eu la rue desd. escolles, et ce en lad. salle ou

autre lieu qui! sera advisé. . .; et aussi de faire tenir norme ausd. enffaas demourans ésd. maisons dud. Garret, à parler latin, desquelz enffans desd. maisons dud. Garret led. Genest en prandra tant seullement pareil proufïict que des autres demourans es autres maisons de lad. ville, suyvant ce présent accord; et quant à l'autre moictié de tout ied. proulUct, il sera... aud. Garret; et seront partant tenuz lesd. Garret et Genest de porter chascun par moictié et en commun les fraiz qu'il conviendi'a et charges qu'il apartiendra de payer pour raison de ce ..." . — 1 1 (fol. xu v").

2287. — Jean Hulin, originaire d'Azay- }e-Rideau, fils de Michel Hulin, sellier, audit lieu, âgé de dix-huit ans, demeurant chez Jean de la Roche, imprimeur de livres, à Saint-Marcel, rue Copeaux, se met en apprentissage, pour quatre ans, chez ce dernier, qui lui fourniia le vivre , etc. , et lui versera lo 1. t. pour son entretien. — A

(fol. XLIIIl).

2288. — Mise en apprentissage, pour quatre ans , par Jaqueline Le Gendre , veuve de Jean Rousseau , laboureur, à Rueil, près Meulan , demeurant à Paris , rue des Poulies , de son fils , Antoine Rousseau , chez Jean Trousseliet, potier de terre, rue Sainte-Geneviève , qui lui fournira le vivre , etc. , et lui versera lo 1. t. pour son entretien. — i5

(fol. XLVI v").

2289. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Jeanne Massonnelle, veuve de Servais Dusseaulme, jardinier, à Saint-Marcel, rue des Postes, de sa fille, Ragonde Dusseaulme, âgée de sept à huit ans, chez Marguerite Notresse, veuve de Thomas Lefé, couturière de bonnets, à Saint-Marcel. — i6

(fol. XLIX).

2290. — Mise en apprentissage, pour deux ans, par Grégoire de La Noue, docteur régent en la Faculté de théologie en l'Université de Paris , élu abbé de Ruzay en Bretagne, ordre de Citeaux , demeurant au collège Saint- Bernard, de son frère, Jean de La Noue, âgé de seize ans, chezDimcnche LePaige, tailleur de robes , à Paris , qui lui fournira le A'ivre, etc., et l'entretien, et lui versera, à la fin de la première année, cinq écus d'or soleil, «• faisans reste de dix escuzn. — i6 (fol. xlix v°).

2291 . — Vente par Etienne Ménard, boulanger, gi'and rue Mouffetard, à Jean Féron, maçon, rue du Temple, d'un terrain de trois toises de large, sur huit toises de profondeur, sis au Clos du Chardonneret, rue Ménard, fflaquelle rue contiendra tout du long quatorze piedz de large depuis la rue d'Orléans jusques à la rue Sainct René" , et faisant partie d'un terrain de trois quartiers et demi, acquis de Louis d'Albiac; ladite vente faite moyennant 6o s. t. de rente, rachetables, en trois versements au plus, sur le pied de 1 6 1. 1. la livre de rente, à charge de construire dans les dix-huit mois et avec faculté de préemption, le cas échéant, pour le vendeur ''^ — 19 (fol. L v").

2292. — Vente par le même à Claude Métrât, bonnetier, rue Mouffetard, d'un terrain identique et de même origine, aux mêmes conditions. — 19 (fol. u v°).

2293. — Mise en apprentissage, pour neuf ans, par Jeanne Langlois, veuve de Henri ffd'Avannesn , manouvrier, à Viarmes , près Luzarches , demeurant rue des Lavandières , près la place Maubert, de son fils, Jean (fd'Avannesn, âgé de huit ans , chez Claude Chanteau , boulanger, place Maubert, qui lui fournira le gîte , le couvert et l'entretien et qui lui donnera, à son départ, crung saye de drap, ung

'" Résilié le 5 septembre suivant.

pourpoincl de fuslaiiie , une paire de chausses , aussi drap , une paire de soulliers , ung bonnet, deux chemyses, deux laldiers de toiHe, servans aud. mestier, le tout neuf. . . -n. —

90 (fol. U V°).

2294. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Simonne Tliéron, femme de Michel Ciémençon, cordier, à Paris, absent depuis quatre mois, de sa fille, Pharonne Ciémençon, âge'e de six ans, chez Pierre Grand- Jean, maçon, à Saint-Marcel, et Collette Philippes , sa femme , couturière de bonnets, qui lui fourniront le gito et le couvert et l'entretiendront de chausses et souliers. — 21 (fol. lu).

2295. — Mise en apprentissage, pour quatre ans , par Marie Fourbeur, veuve de Jacques Benoit, orfèvre, bourgeois de Paris, de sa fille, Marie Benoît, âgée de onze ans, chez Jeanne Mainyveau, coquillière, bourgeoise de Paris, place Maubert, qui lui fournira le vivre, etc., et recevra quatre e'cus d'or soleil. — 9 2 (fol. lu).

2296. — Bail, pour trois ans, par Raouline Souppe, veuve d'Antoine de Fresnes, esteufier, rue des Sept Voies, et par ses gendres, Thomas Costil, marié à Ragonde de Fresnes, Louis Noël, libraire, marié à Marie de Fresnes, et Claude Mabille, libraire, à Paris, mai'ié à Françoise de Fresnes, à Bertrand Loye, esleufier, d'une maison et jeu de paume , grand rue Mouffetard , à l'enseigne du Lion d'argent, oti demeurent le preneur et Nicolas Barré, moyennant loo 1. t. par an et à charge par le preneur de laisser Nicolas Barré jouir du bail qui aurait pu lui être consenti par Antoine de Fresnes , le prix de ce bail devant revenir au preneur. — 94 (fol. lv v°).

2297. — Mise en apprentissage , pom* quatre ans, par Perrette Regnard, veuve de Pierre Liénard, raanouvrier, à l'Isle-Adam,

demeurant à Nogent-sur-Oise, de son fils, Jean Liénard , âgé de quinze ans , chez Jean Lescuyer, compagnon cordier, aux faubourgs Saint-Victor, qui lui fournira le vivre, etc., et l'entretiendra, sauf de chemises. — 96

(fol. LVIl).

2298. — Roch Bourgeois, bonnetier, à Saint-Marcel, consent, moyennant 70 s. t., à décharger Gilles Denise, tisserand en toiles, à Cléry, près Ponloise, des obligations portées au bail d'apprentissage de son fils, Robert Denise , qui toutefois finira son temps chez Roch Bourgeois. — 3o (fol. lviii v").

2299. — Mise en apprentissage , pour trois ans, par Jeanne Leduc, veuve de Michel Cliaussetier, mercier, demeurant à Boissysous-Saint-Yon , de son fils, Robert Gbnussetier, âgé de quinze ans, chez Jean Catel, couturier et chaussetier en toiles, à Saint- Marcel, qui lui fournira le vivre, etc. , l'entreliendj-a de souliers et lui donnera, h sa sortie, "•ung saye de drapn de 45 s. t. ou la valeur. — 3o (fol. u\).

2300. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par JeanThiercc, laboureur, à Itteville en Beau ce, de son fils, Pierre Thierce, âgé de douze ans, chez Denis Housse, savetier, à Saint-Marcel, qui lui fournira le vivre, etc., et recevra 8 1. t. — 3o (fol. i.ix).

Juin.

Mise en apprentissage, pour

quatre ans, par Nicole ffBullete'' , prêtre, à Montataire , près Creil , de son cousin , Nicolas Leleu, originaire de Montataire, âgé de seize ans, chez Marlin Leloutre, relieur de livres, au Clos-Bruneau , qui lui fournira le gîte et le couvert, et recevra sept aunes de toile neuve, de chanvre, blanche, mesure de Paris. — 1"

(fol. LX V°).

2302. — Abandon par Jean Bénard, or-

fêvre, aux faubourgs Saint-Germain-des-Prés, à sa mère , Guyonue Blondean , demeurant auxdils faubourgs, de l'usufruit de sa part dans la succession de son père, Jean Bénard, marchand et voilurier, rue Geoffroy Lasnier, près le Port nu foin, dont il élait seul liërilier. — 3 (foi. Lxu v°).

2303. — Mise en apprentissage, pour cin(j ans , par Fiacre de la Vigne, maître des bassesœuvres, rue du Bon Puits, marie' à Jeanne Tauve, du fils de celle-ci, Pierre Thomas, âge de douze ans, chez Claude Richer, enlumineur et hislorienr, rue des Lavandières, qui lui fournira le g!lc et le couvert et recevra 45 s. I., somme que ff maître n Antoine Thomas s'est cngagd à verser fren faveur dud. apprentissage". 6 (fol. LXIII v°).

2306. — Marche' entre Pierre Guyon, maçon, au Clos Sainte-Geneviève, et Raoulin Thiboust, esleufier, à Saint-Germain-des-Prés, pour la construction d'un jeu de paume , grand rue de Copeaux, rrtant en gros murs, cloisons que pave et bricolle, dont les gros murs seront de vingt poulces d'espoisseur en fondement, revenant par hault à dix sept poulces d'espoisseur: et lesquelz murs seront de trois toises de hault depuis le rez de chaussée en amont, ayant led. jeu de paulme unzc toises et demye de long sur la largeur do quatre toises le tout, ou environ; et seront lesd. murailles maçonnées et faictes de moislon et terre, excepté qu'il y aura les quatre encongneures maçonnées de piastre et moislon, de deux piedz de large chascune encongneure ; et encores cinq chesnes, aussi maçonnées de piastre et moislon, par voye, es endroiz plus convenables que faire se pourra ; et si seront lesd. murailles ravallées par le dedans de piastre, et e:;cbapperonnez de terre, gobetlez par lesd. chapperons de piastre; et. . . led. Guyon sera tenu de fournir. . . pavé de lyaiz pour les deux boutz , de cinq piedz de haulteur depuis le pavé, avecques le pavé de

RECUEIL D'ACTES NOTARIÉS. [i542.]

l'aire. . .n; à terminer pour la Saint-Remi; prix : 3o s. t. la toise. — 5 (fol. lxhii v").

2305. — Association, à part égale, entre ledit Pierre Guyon et Guillaume Pérot, maçon, à Saint-Marcel, rue du Puits de F. . .ace, pour l'exécution du marché précédent. — 5

(fol. LXV).

2306. — Bail de son prieuré, pour trois ans, par René Deschamps , prêtre , prieur de Saint- Florentin, au diocèse de Sens, demeurant au collège du Mans , à Nicole Blanchard , prêtre , à Vaugines, paroisse d'Épinay (corr. Epineau), même diocèse, moyennant, par an, 35o 1. 1. et trois muids ou six feuillettes de vin, rendues à Paris, et à cliarge d'héberger, huit jours par ai , le bailleur, avec deux autres personnes et leurs chevaux. — 6 (fol. lxvv").

2307. — Mise en apprentissage, pour cinq ans, par Robert Garnier, rfauripliern , à Saint- Marcel , grand rue de Copeaux, marié à Marguerite Prévost , veuve d'Etienne Luce , de son beau-fils, Guillaume Luce, âgé de dix ans, chez Thomas Costil, libraire et relieur de livres, rue des Sept Voies, qui lui fournira le gîte et le couvert. — 7 (fol. lxvu).

2308. — Mise en apprentissage, pour cinq ans, par Martin Clément, laboureur, à Barisscuse, près Creil et Mello, paroisse de Saint- Vaast, de son fils, Charles Clément, âgé de douze ans, chez Jean Couvent, bonnetier, rue Mouffetard, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra cinq écus d'or soleil. — 9 (fol. Lxvni).

2309. — Cession , moyennant 20 1. 1. , par Jean Roussin, cardeur et peigneur de laines, rue Neuve Saint-Médard, à Michel Manceau, manouvrier, rue Trepperel, d'un terrain, ifoù y a encommancenient de maison 'i, mesurant trois toises sur la rue Trepperel , contigu d'un côté à l'acquéreur, ledit terrain acquis par le

vendeur de Pierre de la Chaulme et ayant fait partie d'un terrain de trois quartiers , vendu par Jean Trepperel, marcliand, bourgeois de Paris. — 10 (fol. lxviii).

2310. — Reçu par la fabrique de l'église Saint-Hilaire , repre'sente'e par Pierre Grosmors , imprimeur de livres , Bertrand des Hayes, tourneur de bois, et Jean Macé, libraire , tous bourgeois de Paris , à Nicole de trGuers» , bourgeois de Paris, même paroisse, crcommis au régime et gouvernement, par la justice de Sainct Marcel , à la réception des deniers provenuz de la vente des biens meubles. . . de feuz Jeban Denyot et Jebanne Patou, sa femmes, de 55 1. 7 s. 4 d. t., somme constituant le reliquat de la vente et qui avait éié léguée par les défunts h ladite fabrique; le commissaire ne se dessaisit de cette somme qu'après avoir été rdeschargé par mess" de la court de Parlement touchant la part et portion afferant aux paouvres desd. biens et deniers provenuz d'icelle vente. . . «.

10 (fol. LXIX).

2311. — Bail de son prieuré, pour trois ans, par Jacques Bonnevin, prieur de Bournezeau, Thorigny et Le Givre, au diocèse de Luçon, demeurant au cloître Sainte-Opportune, à René Boisson , messager du diocèse de Luçon, demeurant à Bournezeau, moyennant 80 1. 1. par an et à charge d'assurer le service religieux. — 1 1 (fol. lxix).

2312. — Bail, pour trois ans, par l'abbaye de Saint- Jean-des-Vignes , près Soissons , représentée par Pierre Basin, prêtre, procureur, religieux et argentier de l'abbaye, à Pierre Thynot, prêtre, religieux de l'abbaye, curé d'Arcy-Sainte-Restitue, et à Pierre Regnard, prêtre, religieux de l'abbaye, curé de Latilly, membres dépendant de ladite abbaye, d'une maison , rue des Noyers , tenant des deux côtés à ladite abbaye, aboutissant au jardin du collège de Cornouailles , moyennant 4o 1. t.

ACTES NOTAHIKS. 1.

par an et à charge de ne loger aucun séculier, sans l'agrément du bailleur, et ade loger led. abbé. . . et son train louteffoys qu'il sera par deçà, avecques les religieux qui par luy seront envoyez en cesle ville de lad. abbaye, en payant ausd. preneurs dud. loyer au prorata, excepté led. sieur abbé et ses officiers, qui ne payeront aucune chose dnd. loyer. . .r>. —

l/l (fol. LXIX V").

2313. — Mise (fcn service et nourritures, pour six ans, à compter de la Pentecôte 1 5/i i , par Jean Manceau, laboureur de vignes, au Bois-Fourgon, paroisse de Villeconin, chez Nicolas Fouquet , laboureur de vignes , à Saint- Marcel, rue de Copeaux, de Jean Parroys, âgé de huit ans, fils de feu Gilles Parroys, laboureur et manouvrier, au Bois-Fourgon , et de Jeanne Fouquet, remariée à Jean Manceau; Nicolas Fouquet fournira à Jean Parroys le gîte , le couvert , l'enli-etien et le traitera comme son enfant; il recevra 45 s. t. — i5 (fol. Lxx).

Juin (suite) et Juillet.

2314. — Titre-nouvel passé par la Faculté de décret en l'Université de Paris, touchant ftune place en laquelle souloit avoir deux petites masures, où souloient estre maisons en- Iretenans, ésquelies avoit ung jardin derrière, . . . rue du Cloz Brunel, tenant lors d'une part aux secondes escolles de lad. Facidté de decrect, . . . aboutissant par derrière à ung jardin qui apartenoit à feu m° Jehan Peinechar, tenant d'une part tout du long led. jardin desd. deux masures à ung petit jardin d'Almaigne et d'autre part aux petites escolles, aboutissant par derrière, aussi tout du long, and. Painechar . . . , lesquelles places desd. deux petites masures et jardin derrière sont de présent applicquez es maisons, escolles et logis de la Faculté de decrect . . . n , ladite place chargée de 5 s. p. de cens ou fonds de terre au profit de l'église Saint-Benoît-le-Bien-Tourné. — i5 juin et i5 juillet (fol. lxx v°).

iMpnmrr.ir vatiosai.e.

uu

Juin [suite).

2315. — Cession par Etienne FeuUeteau l'aîné, chandelier eu suif, à Orléans, paroisse Saint-Paul, grand rue de la Porte Regnard, à Charles Garnier. chandelier en suif, à Sainl- Marcel, rue Mouffetard , de cent quarante-deux minots de gros sel, amenés par charroi à Pai'is et dont les Elus ont autorisé la vente, contre trois mille six cent cinq livres de suif de crelon, à livrer enserpillé, estimé 65 l.t. le millier, soit au total 234 1. 6 s. t., somme égale à la valeur du sel, à raison de 33 s. t. ieminot; Charles Garnier livre de suite huit cent vingt-el-une livres de suif, l'cprésentant 53 1. 7 s. 6 d. t. , le surplus devant être livré à la Saint-Rem y. — 17 (fol. lxxi v°).

2316. — Abandon par Nicolas Roivin, enlumineur, rue du Mont Saint-Hilah-e, en faveur de sa belle-sœur, Marguerite de Vaulx, demem'ant à Sens , devant la cathédrale , de tous ses droits sur la succession de son frère, feu Pierre Roivin , libraire , à Sens , moyennant i5 1. t., payables par tiers, le premier septembre, à Noël et à Pâques. — 90 (fol. Lxxni).

2317. — Mise en service, pour quatre ans, à compter de la Saint-Jean i5/ii, par ledit Nicolas Roivin, de sa fille, Souveraine Roivin, âgée de treize ans , chez ladite Marguerite de Yaulx, qui lui fournira le gîte, le couvert et l'entretien et lui donnera, à son départ, un lit garni de plume et traversin à coutil de toile, une couverliu-e de laine, quatre draps de toile de chanvi'e, chacun de deux lés, deux nappes de toile de chanvre, chacune de deux aunes et demie, le tout valant la 1. t. — 90

(fol. LXXIU V°).

2318. — Rail, pour trois ans, par Jean Railly, bonnetier, à Saint-Marcel, rue Mou (Têtard, à Pierre Charbonneau et Louis Cordier, compagnons esteufiers , aux faubourgs de

[l5Zl2.]

Paris , lieu-dit les Tombes , d'un jeu de paume, sis au Clos du Chardonneret, avec petit jardin derrière, ayant issue sur la rue Ménai'd, moyennant 5o 1. 1. par an et à charge d'entretenir le jeu de paume de couverture, carreau , pavé et bricole ; le bailleur s'engage à donner, à égalité d'offres, la préférence aux preneurs, à l'expiration du présent bail; le bailleur devra, le cas échéant, prévenir les preneurs des offres qui lui seraient faites, deux mois avant l'expiration du bail , et il devra recevoir une réponse dans la huitaine. — 22 (fol. Lxxvin v").

2319. — Cession par Michel Manceau, nianouvrier, rue Trepperel, à Pierre Gaultier, compagnon savetier, à Paris , d'un terrain de trois toises de large sur rue , faisant partie d'un terrain de trois quartiers , ledit terrain clos de murs et sur lequel on a entrepris une construction, sis près du Clos du Chardonneret, l'ue Trepperel, tenant d'un côté au vendeur, moyennant 70 l.t., outre les charges, dont une rente de /15 s. t. au profit du propriétaire primitif, Jean Trepperel , marchand , bourgeois de Paris. — 25- (fol. i,xxix).

ans, par Nicolas Vaunet, courtier juré de draps, à Meaux, rue de la Cordonnerie, de son fils, Pierre Vaunet, âgé de seize ans, chez Nicolas Alexandre , drapier et chaussetier, bourgeois de Paris, place Maubeit, qui lui fournira le gîle et le couvert et recevra seize écus d'or soleil à la Saint-Denis prochaine. — a5 (fol. nu").

2321 . — Mise en apprentissage , pour deux ans, de Jean Perceau le jeune, fils de Jean Perceau l'aîné, originaire de Moidins en Rourbonnais, âgé de dix- sept ans, chez Michel Giffart, libraire et relieirr de livres, rue des Carmes, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra 10 1. 1. — 2 G

(fol. UIl'"'l).

Juillet [suite).

2322. — Résiliation du contrat d'apprentissage précédent. — 17 (fol. nii"i).

Juin (suite).

2323. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, parGuillaume Homo, charpentier, rue Saint- Gerniain-l'Auxerrois, de Philippe Homo, sa fille, âgée de quatorze ans, chez Antoinette Pelourde , lingère , femme de Jacques Locart, charpentier, à Saint -\ictor, qui lui fournira le gite et le couvert. — 26 (fol. un" i).

2324. — Vente, moyennant 100 s. t., par Colas Chevalier, laboureur, à Saint-Marcel , rue de Bièvre , à son cousin , Claude Chevalier, compagnon teinturier, à Saint-Marcel , de 6 s. p. de rente sur un quartier et demi de vigne, sis au terroir de Saint-Jean-de-Latran , lieu-dit Hautehonne, appartenant aux veuve et héritiers de François de Colines. — 27 (fol. un" 11).

2325. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Christophe Regnault, laboureur, à Montesson, près Chatou, d'Etienne Regnault, son fils, âgé de quinze ans, chez Benoît Philippes, libraire, rue Neuve Saint- Victor, qui lui fournu-a le gîte et le couvert et recevra 7 I. t. — 99 (fol. 1111" ni v°).

2326. — Le 1 2 juin 1 587, Simon Chopin, bourgeois de Paris, rue des Postes, avait vendu à François Baudouin, représenté actuellement par Antoine de la Rivière, marchand, bourgeois de Paris, rue des Arcis, ini terrain, contenant sept toises, sis au Clos du Chardonneret, à charge, entre autres, d'une rente de 12 s. t. au profit des héiùtiers d^Albiac ; idtérieurement , Simon Chopin avait vendu à François Naudet, serrurier, un terrain, contigu au précédent et faisant partie du même demi - quartier, à charge , entre autres, d'une rente de 3o s. t. envers les héii-

tiers d'Albiac; cette rente de 3o s. t. comprenant celle de 1 2 s. t. , cette dernière devait faire retour à Simon Chopin; celui-ci devant 4 1. 1. de rente, à prendre sur le terrain de François Naudet, à Vincent Lemaire, libraire, porte Saint -Michel, Vincent Lemaire lui fait remise de 1 0 s. t. de rente et Simon Chopin lenonce à la rente de 1 2 s. t. — 3 0 (fol. iiii" m v°).

2327. — Marché entre Mathurin Marescliai, carrier, à Saint- Marcel, et Richard Liévin , bonnetier, à Saint-Marcel , pour l'extiaction, pendant un an, de la pierre et du moellon d'une cari'ière, sise au Clos d'Orléans, près Paris, frau pris de six solz toui'nois. . . chascune toise dud. moislon, après ce qu'il aui-a esté mis en oeuvre de maçonnerie jusques à vingt poulces le mur d'espoisseur, si tant leur est baillé, es murailles que led. Lyevin fera faire sur led. lieu , et des espoisseurs au reste de la retraicte , comme le porteront lesd. murs, que led. Mareschal, ses gens et àydes feront et tireront de lad. carrière, prins sur le frische. . .; lequel moislon led. Lyevyn sera tenu de faire rnectre eu besongne au feur et ainsi qu'il sera tiré, ou luy bailler et payer ce qui en seroit tiré, non mis en oeuvre, à la raison dessusd. . . . , en fin de chascune sepmaine, au choix dud. Lyevyn; et pour ce faire, led. Mareschal fera la montée et descente d'icelle carrière , raisonnable pour monter et descendre ung homme chargé d'une hotte, avecques les vuydanges, telles qu'il appartiendra pour faire lad. montée, lesquelles wydanges il mettra sur le fiische de lad. cai'riere. . . 1. — 3o (fol. iiii"iiu.)

Juillet [suite).

2328. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Guillaume Sécart, laboureur , à Chapet, près Meulan, de Guillaume Sécart le jeune, son fils, âgé de dix-neuf ans, chez Robert Lecontc, boulanger, à Saint-Marcel, qui lui fournira le vivre, etc., et l'entretien. — 2 (fol. IIII^VV").

2329. — Vente par Nicolas Malescot, laboureur, à Saint-Marcel , au Clos du Chardonneret, à Prëgent Boudin , mercier, rue du Bon Puits, d'un terrain de deux toises sur la rue Trepperel, sur trois toises de profondeur, faisant partie d'un teirain de quatre toises, acquis jiar le vendeur, moyennant 60 s. (. de rente, de Jean Trepperel, grossier de soie, bourgeois de Paris; prix : 60 s. t. de rente et à charge d'achever, dans les deux ans, les constructions commencées. — 3 (foi.nn"vii).

15â3. — Mars.

2330. — Résiliation amiable de la vente précédente , à la demande de Prégent Boudin , à qui Nicolas Malescot verse une indemnité de 6 1. 1. pour les rmielioracions qu'il pourroit avoirfaictz surled.lieu»-. — i"'(fol. nu"vnv°, en marge de l'article précédent).

1542 [suite). — Juillet (suite).

2331. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Jean Mauger, couturier, rue Saint- Denis, maison à l'Image Saint- Laurent, de son neveu , Guillaume Mauger, âgé de dix-sept ans, chez Claude Mabille, hbraii-e et relieur de livres, rue des Carmes, qui lui fournira le gîte et le couvert. — 3 (fol. nn"vii v°).

2332. — Contrat de mariage de Jeanne Marchand , fdle de Jean Marchand , bourgeois de Paris, au Mont Sainte-Geneviève, et de feue Amysse Aussourt, sa première femme, avec Guillaume Donc le jeune, orfèvre, bourgeois de Paris, tils de feu Pierre Donc, orfèvre, bourgeois de Paris, et de feue Catherine Martin. — 3 (fol. inr-vui).

2333. — BaH de sa cure, pour trois ans, (à commencer de la dernière fête des Saints Pierre et Paid, dans le cas où le preneur actuel, Thomas Le Paige, renoncerait à la jouissance de la dernière année de son bail, et à commencer de la prochaine fête des Saints

Pierre et Paul, dans le cas contraii'e), par Cloud Sénart, archidiacre et chanoine en l'église d'Avranches et curé de l'église Saint- Laurent de Prunoy, au diocèse de Sens, représenté par Pierre Sénart, vicomte de Saint- Philbert-sur-Risle , rue Saint-Victor, e( par Marc Moireau, prêtre, maître es arts, rue des Carmes, à Louis Bérault, prêtre, vicaire de Chuelles , Jean Loyau , laboureur, à Chuelles , et Jean de La Haye, laboureur, à Chantecoq, représentés par Pasquier Blondeau , receveur de la seigneurie de Coufrault, demeurant à Duchy, moyennant 3oo 1. t. par an et à chai'ge d'héberger le bailleur, deux hommes et leurs chevaux, six jours par an. — 3 (fol. nii"x).

233i. — Reconnaissance par René Challot, procureur en Parlement, rue au Feurre, près la place Maubert, agissant pour François de Mirambel , chevalier, seigneur du lieu et de la Nouaille, demeurant à Mirambel en Limousin , au profit de Jean Bellet, prêtre, clerc de la chapelle du collège de Navarre , y demeurant , de 64 1. 1., ffpour le droict de chambre de Loys de Veillan, Jehan Veillan l'aisné et Jehan Veillan le jeune, frères, et de Martin. . ., leur maistre, demourans et estudians oud. collège de Navai-re, en la chambre d'icellui Bellet, que pour deniers , nourritures et autres neccessitez. . .ri. — 5 (fol. nii"xii).

2335. — Marché entre Mathurin Mareschal, jardinier et carrier, à Saint-Marcel, et Jean Bourdet, carrier, au même lieu, pour la fourniture par le premier au second de la pierre, moellon, carreau, rrtant double que sangle» , qu'il extraira, pendant un an, de sa carrière, sise à Saint-Marcel, lieu-dit le Sentier aux tripes, sans pouvoir en vendre à d'autre, «si ce n'est pour icelluy Mareschal, pour bastir sur ied. lieu, et non autremenli ; ]ni\ : 1 1 1. 5 s. t. le cent de chariots de moellon , à compter vingt-six au quarteron ; 1 0 s. t. le chariot de carreau ; ^et de vingt quatre piedz

de pierre au pied, portant ung pied de hault, aussi dix solz tournois chascun cheriot; cliascune marche au pris de vingt deniers tournois, de longueur de trois piedz jusques à la longueur de cinq piedz, s'il s'en trouve jusques à lad. longueur de cinq piedz îi ; chaque semaine il devra être livré au moins vingt chariots de moellon, à prendi-e ffsur le frische^i de la carrière, Mathuiin Mareschai devant aider au chai'gement ; celui-ci sera payé à la semaine; en outre, l'année finie, Jean Bourdet aura un droit de préférence pour l'acquisition des matériaux à extraire de la carrière. — 5 (fol. lUI^XII v°).

2336. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Antoine Monsault, laboureur, à Saint-Marcel, de Jacques Monsault, son fils, âgé de dix-huit ans, chez Gervais Paulmier, tisserand en toiles, rue de Copeaux, qui lui fournira le vivre, etc., l'entretiendra, lui donnera trois chemises neuves par an, et à sa sortie un bonnet et des habits valant au moins 60 s. t. — 9 (fol. ini"xnii v"),

2337. — Mise en apprentissage, pour quatre ans , par Jean Thibault , aide à maçon , et Louis Thibault, maçon, à Paris, de leur frère, Etienne Thibault, âgé de quinze ans, chez Pierre Guyon, maçon, à Saint-Marcel, qui lui fournira le vivre, etc., l'entretien et «autres neccessitezn. — 9 (fol. ini"xv).

2338. — Marché entre Jean Barbier, voiturier par terre, à Saint-Marcel, et Jean Tondeur, carrier, au même lieu , pour l'extraction , pendant un an , par Jean Tondeur, de la pierre et du moellon d'une carrière appartenant à Jean Barbier, sise au terroir de Saint-Jean-de- Latran, lieu-dit Chassegay, et au bénéfice exclusif de Jean Barbier, dont les voilures ne devront jamais chômer, et au chargement desquelles le carrier devra aider; prix : 12 d. p. le chariot de moellon , 6 s. t. le chariot de carreau ; si l'on trouve du liais , les deux par-

REGUEIL D'AGTES NOTAHIES.

ties le partageront entre elles, purement et simplement ; les payements am'ont lieu chaque dimanche. — i3 (fol. c).

2339. — Mise en apprentissage, pour deux ans, par Antoine Godard, boulangei', à Montmorency, de Marin Godard , sou frère , âgé de quatorze ans, chez Claude Lefèvre, boulanger, bourgeois de Paris, qui lui fournira le vivre, etc., et lui donnera 9 1. t. et une paire de souliers neufs. — 16 (fol. cm).

2340. — Mise en apprentissage, pour six ans , par Simon Belon , manouvrier, rue du Bon Puits, marié à Jeanne Touzé, veuve en premières noces de Jean Le Maistre , de son beaufils, Jean Le Maistre, âgé de douze ans, chez Jean Sevestre, tisserand en toiles, aux faubourgs de Paris, hors la porte Saint-Marcel, qui lui fournira le vivre , etc. , l'entretiendra et le rendra convenablement vêtu. — 16 (fol. cui).

2341. — François Dit, originaire de Peyrat en Basse-Marche, âgé de vingt ans, s'ei» gage, pour trois ans, comme apprenti, chez Pierre de Thérouanne, menuisier, à Saint- Marcel, rue de Copeaux, qui lui fournira le vivre, etc., l'entretiendra de chaussures et recevra 8 1. t. — 17 (fol. cni v").

2342. — Confirmation par Guillaume Poulain, savetier, rue Jean de l'Épine, de la mise en apprentissage, pour huit ans, conclue dès le i4 juillet i54o, de son frère et pupille, Mathieu Allaire, aujourd'hui âgé de quatorze ans, chez Germain Donc, orfèvre, bourgeois de Paris, au bout du Pont aux changes, qui lui fournira le gîte et le couvert et l'entretiendra , sauf de chausses , de souliers et de linge.

— 17 (fol. cnii).

1543 [suite). — Juillet.

2343. — Résiliation du contrat précédent.

— 18 (en marge du fol. cnii).

1542 (suite). — Juillet (suite).

2344. — Mise en service, pour quatre ans, par Nicolas Rlinnau, manouvrier, au Clos du Chardonneret, de Catherine Rlineau, sa fille, âgée de sept ans , chez Jean Héroualle , tisseland en toiles, à Saint-Marcel, près le Clos du Chardonneret, et Cardine, sa femme, qui lui fourniront le gîte et le couvert, la femme devant lui apprendre à coudre les bonnets et les chausses de laine. — 17 (fol. ciin).

2345. — Mise en apprentissage, pour trois ans, chez les mêmes et aux mêmes conditions, par Jeanne Fouquet, rue d'Orléans, dont le mari, Adam Marquet, tisserand en toiles, est absent depuis dix mois, de sa fille, Guillemette Marquet, âgée de sept ans. — 17 (fol. CIIII v°).

2346. — Cession par Louis Cordier, compagnon esteufier, aux faubourgs de Paris, lieu-dit les Tombes , à Pierre Charbonneau , mêmes qualité et domicile, de la moitié lui s^partenant du bail à louage, consenti, pour trois ans, le 22 juin i542 , à Louis Cordier et Pierre Charbonneau , par Jean Bailly, bonnetier, à Sainl-Marcel, d'un jeu de paume, dépouille, grenier et petit jardin derrière, sis aux faubourgs Saint-Marcel, lieu-dit le Clos du Ghai-donneret; Pierre Charbonneau acquittera les charges afférentes à cette moitié du bail et livrera, le samedi de chaque semaine, à Louis Cordier, cinq douzaines d'esteufs neufs, façon de Paiis; rtel où faulte y auroit de payement par trois sepmaines consécutives et ensuivans, en ce cas led. preneur consent estre exécuté pour six sepmaines, à rabatre sur ce qui sera deu et termes ensuivans, jusques à lad. concurrance, nonobstant led. alerminement. . . -. — 18 (fol. cvi).

2347. — Marché entre Claude Mareschal, voilurier par terre , à Saint-Marcel , à l'enseigne delà Rose rouge, el Nicole VioUe, conseiller

du Roi , maître ordinaire des Comptes à Paris, l'un des commis ordonnés par le Roi sur le fait des réparations des chaussées du Roi , représenté par Denis Pasquier, paveur juré du Roi, bourgeois de Paris, pour rfcharier la quantité de quarente milliers de carreaulx de grais, de l'escliantillon de ceste ville de Paris, et ce du port de Clioisy jusques sur le grant chemyn et prés de la Saulsaye, et pareillement du Port au foing de cested. ville de Paris jusques à la chaussée d'entre Saiuct Laurens et la Villette, et encores jusques à la chaussée du Roulle, le tout au choix et en tel desd. lieux qu'il plaira aud. s' VioUe, dedans d'huy en deux nioys prochainement venans et tellement que les ouvriers paveurs ordonnez et qui restablissent lesd. chaussées et chemyns ne soient oysifz à faulte dud. chariage, etpourveu toutesvoyes que led. Mareschal trouve sur lesd. ports dud. carreau ... « ; prix : 6 I. t. le milliei-, payables par le receveur des barrages de la prévôté et vicomte de Paris. — 18 (fol. CVI v°}.

2348. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Henri Pacot, libraire juré de l'Université, rue Neuve Noire-Dame, et par Antoine de Mariignat, menuisier, rue de la Vannerie, de leur pupille, Jean Le Bé, âgé de dix-sept ans, fils de feu Pierre Le Bé, potier d'étain, bourgeois de Paris, et de Nicole Prudhomme, chez Guillaume Beauroy, potier d'étain, bourgeois de Paris, place Maubert, qui lui fournira le gile et le couvert et recevra dix écus d'or soleil. — 20 (fol. cvin).

2349. — Mise en service, pour un an, de Thomas Saulnier, compagnon verrier, chez Philippe d'Auvergne, verrier, à Paris, chez lequel il demeure , qui lui fournira le gîte et le couvert et lui donnera 100 s, t. — 91

(fol. CVIIl).

2350. — Marché entre Jean Vassault, couvreur de maisons, rue de Bièvre, et Jean

"iS'itî.l

Haultissier, maçon , à Saint-Marcel , grand riio Mouffetard, pour la couverture en tuiles d'un petit bâtiment neuf, de trois toises de long sur quinze pieds de large, à lucarne flamande, bâti sur un terrain appartenant à la veuve de Jean Hénault, sis à Saint-Marcel, moyennant 33 l.t., le couvreur ne devant fournir ni le plomb, ni les gouttières, ni l'ardoise. — 22 (fol. cix).

2351. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Christophe Vaulier, laboureur, à Gentilly, de son neveu , Jacques Vautier, âgé de seize ans, chez Guillaume Le Mêlais, faiseur d'ais de papier, rue du Puits d'Arras , près la porte Saint- Victor, qui lui fournira le vivre, etc., et lui payera 22 1. t. — 2a (fol. cix v°).

2352. — Mise en apprentissage, pour un an, par Thomas Gomont, compagnon serrurier, aux faubourgs Saint-Victor, de son frère , Jean Gomont, âgé de treize ans, chez Jean du Saulsay, serrurier, aux faubourgs Saint-Victor, qui lui fomnira le gîte et le couvert, et recevra un écu d'or soleil, exigible même dans le cas oiî l'apprenti n'achèverait pas l'année. — 2 3 (fol. ex ).

2353. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Pierre Goyer, laboureur, à Saint-Marcel , rue de l'Arbalète , de sou fils , Claude Goyer, âgé de seize ans, chez Jean Viger, boulanger, à Saint -Marcel, qui lui fournira le vivre, etc. — 2 3 (fol. ex).

2356. — Pierre Cheville, boulanger, grand rue Saint-Marcel, ayant pris à bail, le 19 mai iSia , de l'église Saint-Marcel, pour neuf ans, à commencer de la Saint-Jean 1 54 2 , les dîmes de grains et de vin à percevoir à Saint-Marcel , Notre-Dame-des-Champs et lieux circonvoisins, ainsi que la grange et les pressoirs de ladite église, s'associe Pierre Rarbier, laboureur, et Jean Barbier, voiturier par terre, tous deux demeurant à Saint-Marcel : chacun des trois associés payera le tiers du prix annuel du bail ,

fixé à 100 1. t. et un muid de vin; Pierre Cheville se réserve la jouissance gratuite d'une petite masure, chambre et grenier, dépendant du pressoir et donnant sur la Grand rue; dans le cas du décès de Pierre Bai'bier ou de Jean Barbier, il ne sera rien dû à la succession, tfsynon pour l'année tant seullement qui seroit encommancée à recueillir, et non autrement qu'il n'y eust, lors dud. trespas, aucune chose recueilly -n ; si l'un des deux nouveaux associés dissimulait quelque recette, le contrat serait résilié en ce qui le concerne et il ne pourrait rien prétendre en l'association; Pierre Barbier se chargeant seul de la perception et de l'emmagasinement des dîmes, recevra, chaque année, k I. t.; Jean Barbier tienth'a la comptabilité, sans indemnité. — 2 3 (fol. ex v°).

2355. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Pierre Landry, tondeur de draps, ^rand rue Saint-Marcel, de son beau-fils,

Philibert Foussart, âgé de seize ans, fils de feu Guillaume Foussart , voiturier par terre , à Saint-Marcel, et d'Agnès Bangel, chez Claude Heudon, mégissier, à Saint-Marcel, qui lui fournira le vivre, etc. — 25 (fol. cxn).

2356. — Mise en appi-entissage , pour quatre ans, par Pierre du Blanc Buisson, mercier, à Pacy, près Veruon-sur-Seiue , de son fils, Pierre du Blanc Buisson le jeune, âgé de douze ans , chez Etienne Tasset , relieur de livres, rue Judas, qui lui fournira le gîte, le couvert et la chaussure. — 25 (fol. cxn).

2357. — Bail, pour quatre ans, par Denis Prieur, mai'cliand, à Saint-Victor, à Jean Bailly, mégissier, aux faubourgs Saint-Jacques, d'cfung corps d'hostel sur le derrière, prés la rivière de Bievre, avecques une cuysine joignant led. corps d'hostel, aysance du puys estant en la court et de la rivière de Bievre , pour y besongner de sond. mestier, le tout estant des apartenances d'une maison assise

AAO

rue Neufve dud. Sainct Victor.

i5 1. 1. par an. — 25 (fol. cxii).

wi\

2358. — Mai'ché entre Pierre Prothais et François Breton , maîtres des basses-œuvres , à Paris, d'une part, et Clément Maçonnet, barbier chirurgien, Pierre Archambault, Jean Corbon, Thielman Vivian, libraires, tous bourgeois de Paris, propriétaires d'une maison, rue des Carmes , à l'enseigne des Pourcelets , ledit Thielman Vivian agissant, en outre, comme tuteur des enfants de feu Jean Lalizeau, libraire, bourgeois de Paris, d'autre part, pour la vidange de la fosse de ladite maison, avec ratissage, nettoyage et blanchiment ; prix : 6 1. t. la toise massive. — 26

(fol. CXIIl).

2359. — Mise en set-vice, pour un an, de Jean Richomme, compagnon menuisier, hgé de vingt ans , naguères demeurant à Conches en Normandie, son lieu de naissance, chez Robert Chocquet, menuisier, rue Saint- Jacques, au Mouton blanc, qui lui fournira le gîte et le couvert et lui donnera 7 1, t — 28 (fol. cxv).

Août.

2360. — Guillemelle tfGelmonti, veuve de Jean Le Breton , laboureur, à Ivry-sm-'Seine, prend à sa charge, de Jean Gallais, marié à Alizon Le Breton, oncle et co-tuteur des mineurs, demeurant à Ivry, du consentement de Jehan trde Gelmont^î , marié à Perrette Le Breton, oncle, du côté paternel, et cousin, du côté maternel, des mineurs, demeurant à Ivry, et de Fiacre Plantin , cousin de Jean Le Breton, demeurant à Ivry, les six enfanls issus de son mariage avec Jean Le Breton , savoir : Jacqueline, âgée de Ireize ans, Jeanne, âgée de dix ans, Claude, âgé de neuf ans, Antoine, âgé de six ans, Alain, âgé de quatre ans, et Framboust, âgé de deux ans, aux condilions suivantes : les filles seront à la charge de leur mère jusqu'à l'âge de dix-huit à vingt ans , les garçons jusqu'à celui de vingt-deux à vingt-

quatre ans ; la mère aura la jouissance des biens immeubles des mineurs, consistant en une maison, un arpent et demi - quaiiier de vigne, "le douaire d'elle desduit et rabatui , et trois quartiers et demi de terre, ffdont ladicte vefve lient moictié des trois quartiers en douaiie, et le i^este du conquest dud. deffunct et vefven ; celle-ci devra entretenir le tout, mettre notamment, chaque année, trois quarliei's d'échalas par quartier de vigne et ff faire les prouvyns au feur de troys cens^ ; les enfants iront à l'école; chaque fille recevra, à son mariage, un lit et traversin, gai'ni de plume, à coutil neuf de treillis, quatre draps de chanvre, chacun de deux lés, une couverture de laine blanche, un coffre de chêne, de la valeur de i 0 s. t. , deux nappes de chanvre, l'une de trois aunes, l'autre d'une aune et demie de long , une robe grise , une robe noire , doublée de serge par les parements , un corset gris , un autre rouge ; chaque fils recevra une robe et une jaquette noires, un jjourpoint de serge, demie ostade ou drap noir, au choix, une paire de chausses noù-es, un bonnet, de la valeui" de 3o s. t. , une paire de souliers neufs , une ceinture à fei-moirs et boucles d'argent, de la valeur de 4 1. 10 s. t.; la totalité des biens meubles est abandonnée à la veuve. — i" (fol, CXVIIl).

2361. — Mise en service, pour trois ans, de Macé Biteau, originaire de Saint-Quentin, près la Flèche en Anjou, âgé de vingt ans, chez René Le Verrier, conseiller et maître des Requêtes du Dauphin , demeurant près le collège Mignon, qui lui remet un saye de drap noir, à manches , et s'engage à lui payer, par mois, 38 s. t. pour ses salaire et nourriture, et à le loger. — i (fol. vi"i).

2362. — Maiché entre Bernard Simon, paveur, rue de Jouy, paroisse Saint-Paul , et Nicole Violle, conseiller du Roi et maître ordinaire en la chambre des comptes de Paris, commissaire ordonné par le Roi et ladite

chambre sur le fait du pavage et rétablissement des chaussées de la pre'vôté et vicomie' de Paris , repre'senté par Denis Pasquier, pavem" juré du Roi, bourgeois de Paris, pour la façon de trois cents toises de pavé, sur la chaussée de Villejuif, près et joignant La Saussaie, travail à commencer le i4 août et à terminer dans deux mois; prix : 7 s. t. la toise, pour main-d'œuvre et fomuiture de sablon, Bernard Simon devant entretenir le pavé durant la première année. — 7 (fol. VI" nu v°).

2363. — Simonne Jubault, veuve de Nicolas Noblet, labom-eur, à Ivry-sur-Seine , Pierre Noblet et son fils, Vincent Noblet, laboureurs, même lieu, tuteurs de Jean Noblet, fils de Nicolas Noblet et de Simonne Jubault, âgé de cinq ans, déclarent avoir, depuis un an, ff baillé en charge et nouriiturei ledit mineur à Phelippot Noblet et Marion Durand, sa femme, ses oncle et tante, demeurant à GenliUy, qui s'en chargeront jusqu'à l'âge de vingt-deux ans, l'enverront à l'école, lui donneront, à son départ, une robe de drap noir, une jaquette de drap noir, une paire de chausses noires, un pourpoint de drap noir, un bonnet de laine noire, et, au moment de son mariage, 10 I. t. et six chemises de chanvre. — 10 (fol. vi"viii).

2364. — Vente par Etienne Ménard, boulanger, à Saint-Marcel, à Jean Aultrui, rôtisseur, au Mont Sainte-Geneviève, d'un terrain de quatre toises de large sur la rue d'Orléans, et de sept toises de profondeur, faisant partie d'un terrain de trois quartiers et demi, sis au Clos du Chardonneret, provenant de Louis d'Albiac, moyennant 4 1. t. de rente, rachetables en trois versements égaux au plus, sur le pied de 16 1. t. la livre de rente, à charge, en outre, d'élever un mur mitoyen avec le terrain de Pierre Salin, pour la Noël, d'en élever d'autres, mitoyens avec les autres voisins, à leur première réquisition , de bâtir dans

àfil

les dix-huit mois , et sous faculté de préemption pour le vendeur. — lit (fol. vi"x v°).

2365. — Vente par le même à Pierre Salin, hbraire, au Clos-Bruneau , d'un terrain, contigu au précédent, de quatre toises sur la rue d'Orléans, sur sept toises et demie de profondeur, aux mêmes charges et conditions. — ili (fol. vi"xi).

2366. — Vente par Etienne Ménard, boulanger, grand rue Mouffetard, à Nicole Masseron, prêtre, demeurant au collège de Coquerel, d'un terrain , sis au Clos du Chardonneret , autrement dit la Villeneuve Saint- René, rue Ménard , trlaquelle rue contiendra tout du long quatorze piedz de large depuys la rue d'Orléans jusques à la rue Sainct Renén, ledit terrain mesurant six toises cinq pieds de large sur huit toises, et faisant partie d'un terrain de trois quartiers et demi , provenant de Louis d'Albiac, moyennant 6 1. 18 s. t. de rente, rachetables en trois versements égaux au plus, à raison de 1 6 1. t. la livre de rente, à charge de construire dans les dix-huit mois, d'élever les murs mitoyens à première réquisition, et sous faculté de préemption pour le vendeur. — 16 et 18 (fol. vi"xii).

15Zi3 (suite). — Avril.

2367. — Réduction de la rente précédente à ii5 s. 6 d. t. — 10 (en marge de l'acte précédent).

1 542 (suite). — Août (suite).

2368. — Marché entre Jean Combe, carrier, à Saint-Laurent, près Paris, et Mathurin Mareschal, laboureur, jardinier et carrier, à Saint-Marcel, pour l'extraction, par Jean Combe, de «toulo et telle quantité de pierre et nioislon que ledict Combe , ses gens et ay des pourront faire d'iiuy en ung an , ... en ung astellier de carrière, qui luy sera baillé contremont la pièce, par ledict Mareschal, au terroir dudict Sainct Marcel lez Paris, prés la

Porte des cliamps, joignant le Sentier aux trippes, iad. pièce contenant demy arpent, apartenant aud. Mareschal, auquel il a promis . . . soustenir le ciel , tellement qu'il n'en advingne aucun inconvénient ne fontilz, et en laquelle carrière ledict Combe avecque ses gens sera tenu de besongner songneusement par chascun jour ouvrable . . . , et si feront la descharge de ladicte marchandise sur le grant chemin tendant à Yvry sur Seyne . . . î) ; prix : 2 s. t. le chariot de moellon ; 8 s. t. le chariot de carreau; i5 d. t. la marche de trois à cinq pieds de long, à noyau ou autre sorte, aet si lesd. marches passoient oultre lad. longueur, ilz se tezeront comme la pierre au pied, vingt quatre piedz pour le chariot ... ii ; les payements seront hebdomadaires; le carrier dt^pnsera la pierre sur le bord de la carrièi-e et aidera à la charger; Mathurin Mareschal fournira un chable et les outils de fer, à l'exception d'une esse. — 24 (fol. vi"xix).

2369. — Marché entre Jeau Gaillard, manouvrier, à Saint-Marcel, rue du Puits de fer, et Hugues Bourlat, marchand, bourgeois de Paris , pour le forage , à trois pieds d'eau vive , d'un puits, d'une toise de diamètre, à faire en une propriété faisant le coin de la rue de Copeaux , récemment acquise par Hugues Bourlat du couvent de Saint- Victor; prix : 8 1. t. — 25 (fol. vu" v°).

2370. — Mise en ffserviteur et alloué", pour un an, d'Adrian Maubuge, compagnon cordonnier, rue Sainte-Geneviève-du-Mont, âgé de vingt-cinq ans , chez Romain Le Grand , cordonnier, chez lequel il demeure, cpii lui fournira le vivre, etc. , et recevi'a six écus soleil rrpom- led. aprentissaige». — 28 (fol. vu"!!).

2371 . — Marché entre Jean Le Dan et Robert Richer, paveurs, à Longjumeau, d'une part, et Nicole Violle, conseiller du Roi, maître ordinaire en la Chambre des comptes , commissaire sur le fait du pavage et rétablis-

sèment des chaussées de la prévôté et vicomte de Paris, d'autre part, pom- la façon de (rois cents toises de pavé, sur la chaussée de Villejuif, près la Saussaie, ledit travail, commencé depuis huit jours environ, devant être achevé dans les sept semaines ; prix : 7 s. t. la toise , pour main-d'œuvre et sablon , les paveurs devant entretenir le pavé durant la première année. — a8 (fol. vii"jni v°).

2372. — Abandon par Raoïdiue Souppe, veuve d'Antoine de Fresnes, bourgeois de Paris, rue des Sept- Voies, à son gendre, Louis Noël , libraire , même rue , de la période restant à courir du bail , consenti à son mari , d'une maison et jeu de paume de la Cliicheface, rue des Sept- Voies. — 29 (fol. vu" v v°).

2373. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Jean Viger, boulanger, à Saint-Marcel, grand rue Mouffelard, de son fds, Denis Viger, âgé de quatorze ans, chez Nicolas Lcgrand , bonnetier, même rue , qui lui fournira le gile et le couvert; l'apprenti pourra quitter son maître à l'expiration de la seconde année, sous réserve d'une indemnité , à fixer à l'amiable ou à dire d'experts , au profit de Nicolas Legrand. — 29 (fol. vu"vi).

2374. — Reconnaissance par Jean Vivian, chandelier de suif, à Paris, à Pierre Arcambault, libraire, bourgeois de Paris, de 92 1. 1 0 s. t. , à rembourser à la Saint-Remy ; pour la garantie de cette créance, le débiteur remet au créancier les cinq pièces suivantes :

1° Constitution de 4o s. j}. de rente par Guillaume Guyon, libraire, et sa femme, Catherine, à feu Nicolas Vivian (u mars 1010);

2° Titre-nouvel passé par Jean Goffreteau h Jean Vivian (i/i décembre i537);

3° Titre-nouvel passé par Philippe Le Jay à Robert Oudin d'une rente de 3o s. 8 d. p. (1" octobre i524);

4° Sentence du Châlelet pour Jean Viviau

contre Jean Le Jay, relative à cette rente (18 fe'vrier i5/i9);

5° Autre sentence condamnant Jean Vivian à délaisser par rachat ladite rente à Jean Le Jay (17 mai lô/ia).

A défaut de remboursement à l'échéance, le créancier aura la faculté de se rendre acquéreur des susdites rentes. — 3o (fol. vn" vu).

2375. — Vente par Jean Bailly, bonnetier, à Saint-Marcel , grand rue Mouffelard , à Nicole Masseron, prêtre, demeurant au collège de Coquerel, curé de Saint-Martin de Beynes, au diocèse de Chartres, d'un terrain, clos de murs mitoyens, mesurant trois toises de large sur douze toises de profondeur, sis au Clos du Chardonneret, rue Saint-René, tenant d'une pai't au jeu de paume du vendeur, d'autre à la rue Ménard, aboutissant au vendeur et provenant de Louis d'Albiac, moyennant 8 1. 1. de rente et à charge de construire dans l'année , à l'exception toutefois d'un jeu de paume pavé, pour lequel le vendeur devrait donner son consentement; ladite renie raclictable, eu trois versements égaux , h raison de 1 6 1. 1. la livre de rente. — 3i (fol. vu"vni).

2376. — Arrangement entre Louis Noël, libraire , rue des Sept- Voies , et son beau-frère , Claude Mabille, même profession, rue des Carmes , marié à Françoise de Fresnes , au sujet de la cession consentie par Raouline Souppe, veuve d'Antoine de Fresnes, à son gendre, Louis Noël , des dix-huit mois restant à courir du bail de la maison et jeu de paume de la Chicheface : Claude Mabille aura la jouissance de ffla sallette et ouvroir où de présent se tient ledict Noël, avecques les six chambres de ladicte maison et le petit et plus hault garnyem , sous condition de supporter la moitié des charges; Raouline Souppe cède, en outre, à Claude Mabille, les (chuict estudes de boys estans en quatre desdictes chambres, lesquelles ledict Mabille pourra prandre à son prouffict, en restablissent en la fin dudict temps,

im

ainsi que ladicle vefve le pourroit faire , moyennant sept livres dix solz tournois que l'on gaige payer audict Noël, pour et en l'acquict de ladicte vefve, sur ce que lad. vefve luy debvoit pour le résidu de son mariage, mesmes des lieux qu'elle estoit tenue fournir audict Noël par le contenu ou traicté d'icellui mariage. . . 1 ; Raouline Souppe ala faculté de loger ses meubles aux greniers jusqu'à Noël. — 3i (fol. vu"ix).

2377. ■ — Vente par l'abbaye de Saint- Victor à Jean Militis, prêtre, rue des Bernardins , d'une place de terre ou jardin , mesurant luiit toises sur la grand rue des faubourgs Saint- Victor, et vingt toises et demie de profondeur rrpar sonpoinctmillieun , soit une surface de cent soixante-quatre toises, ledit terrain situé devant et à l'opposite de l'abbaye , lieu -dit le Clos Saint-Victor, aux charges et conditions suivantes : payement d'une rente de 1 6 1. 8 s. t. , rachetable jusqu'à concurrence de 12 1. 8 s. t. , en trois versements égaux , sur le pied du denier douze ; faute de payement de ladite rente, pendant deux ans, la vente sera résiliée de plein droit ; obligation de clôturer et de bâtii" dans les trois ans , sous peine de résiliation; interdiction de pratiquer des vues sur l'abbaye ; les vendeurs n'offrent aucune garantie touchant les rf caves, bées ou trouxsoubz oeuvre» qu'on pourrait découvi'ir; rfled. preneur sera tenu. . . paver la rue, si pavée n'est, et icelluy pavé entretenir endroict soy, et tenir lad. grand rue necte, tant de son costé que du costé d'iceulx s" bailleurs; et faire . . . des privez et ayseraens ; et si ne pourra led. preneur . . . faire aud. lieu aucuns jeuz de paulmes. . . »; les vendeurs se réservent un droit de préemption, à exercer dans les trois mois de la vente qui aurait été faite ; en cas d'aliénation , l'acquéreur paiera , la première année , une bienvenue de 6 1. 1 5 s. t. — 3i (fol. vii"x).

Septembre.

2378. — Vente analogue par l'abbaye de

Saint- Viclor à Guiliaume Le Peuple, maître des œuvres de charpenterle du Roi, d'ffune pièce de terre ou jardin , contenant douze toises et demie sur le derrière et sur le devant quinze toises deux piedz , et du costé de m" Anthoine Patoullet six toises, et depuys le mur delà rue jusques au mur moicloyen et séparent led. jardin d'entre lesd. de Sainct Victor et led. Le Peuple , douze toises , le tout montant à la quantité de six vingtz une toise et demye . . . , assis devant et à l'opposite de lad. esglise Sainct Victor, vulgairement appelle le CIoz Sainct Victor, . . . tenant d'une part à m" Anthoine Patoullet et d'autre part aud. Le Peuple, aboutissant. . . par derrière ausd. de Sainct Victor . . . n ; mêmes conditions que pour la vente précédente ; la rente est fixée à 1 9 1. t. , raclietable jusqu'à concurrence de 8 1. 1. ; le délai pour construire est de trois mois ; obligation particulière, interdiction de rrconstruire aucuns logis ou maisons à l'endroict de la grande porte de lad. église et abbaye. . . «. — 16 (fol. vil" XI v°).

2379. — Vente analogue par l'abbaye de Saint- Victor à Yvon Mascot , marchand , bourgeois de Paris , rue Perdue , près la place Maubert, d'un terrain, même grand rue des faubourgs Saint- Victor, conligu à Jean Mililis, mesurant six toises sur rue et vingt toises de profondeur, soit une surface de cent quarantesept toises; mêmes conditions que pour les deux ventes précédentes ; la rente est fixée à i4 1. i4 s. t., rachetable jusqu'à concurrence de 11 1. 6 d. t. ; le délai pour construire est de trois ans. — 28 (fol. vii"xni).

Octobre.

2380. — Vente identique à la précédente, consentie à Pierre Le Moine , apothicaire , bourgeois de Paris, place Maubert, d'un terrain identique, contigu à celui d'Yvon Mascot. — 9 0 (fol. vii"xuii).

Septembre (suite).

2381. — Vente analogue aux précédentes, consentie à Claude de Bcauvais, marchand, bourgeois de Paris, d'un terrain, mesurant sept toises sur la grand rue des faubourgs Saint-Victor, et vingt toises de profondeur trpar son poinct meillieun, soit une surface de cent quarante toises, led. terrain contigu d'un côté à Jean Mililis, d'autre à Denis Pasquier ; la rente est fixée à 1 4 1. t. , rachetable jusqu'à concurrence de 10 1. 10 s. t. — 19

(fol. VIl"XIHl).

1543 (suite). — Mai.

2382. — Ven(e analogue aux précédentes, consentie à Denis Pasquier, paveur juré du Roi, bourgeois de Paris, demeurant pi-ès le port de la Tournelle, d'un terrain de neuf toises sur la grand rue et de dix-huit toises et demie et trois pieds de profondeur, soit une surface de cent soixante et onze toises et demie ; la renie est fixée à 17 1. 1., rachetable jusqu'à concurrence de 19I. i5s. t. — 9 5 (fol. vii"xnn v°).

1542 (suite). — Septembre (suite).

2383. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, de François Le Mée, originaire de Saint-Mars-La-Jaille, en Bretagne, au diocèse de Nantes, âgé de vingt et un ans, chez Pierre Le Mêlais , papetier, à Saint-Marcel , qui lui fournira le vivre, etc. , et lui paiera 4 1. 1. la première année, cinq la seconde, six la troisième et sept la dernière. — 3 (fol. vii''xv v°).

2384. — Mise en apprentissage , pour quatre ans, par Guillaume Thierry, tisserand en toile, aux faubourgs de Paris, hors la porle Saint- Jacques, de Peirette Thierry, sa fille, âgée de neuf ans, chez Maiion Bellissent, faiseuse de bonnets , à Saint-Marcel , veuve de Tassin Soué , bonnetier, même lieu, qui lui fournira le vivre , etc. , l'entretiendi-a et lui donnera , à sa sortie, un corset et un corps à son usage. — 3 (fol. vil" XIX ).

2385. — Mise en apprentissage, pour quatre ans et trois semaines, par Isaïe du Suz , maître tondeur de grandes forces, rue des Lavandières, de Marguerite du Suz , sa fille, âgée de douze ans, chez Michelle [^amy, beurrière, rue du Mûrier, mariée à Amaury du Suz , tondeur de grandes forces, qui lui fournira ie gîte elle couvert, l'entretiendra de souliers, et qui verse quatre écus d'or soleil à Isaïe du Suz , sous condition, en cas de décès de l'apprentie, de remboursement au prorata du temps restant à courir. — 5 (fol. vni").

2386. — Bail, pour dix-huit mois, par Claude Mabille, libraire, rue des Carmes, à Marin Robillard, même profession, au carrefour Sainte-Geneviève, d'un ouvroir sur le devant, avec une petite salette contiguë, derrière l'ouvroir, dépendant de la maison de la Chicheface, rue des Sept -Voies, et actuellement occupé par Louis Noël; prix : 20 1. 1. par an. — /i (fol. vui").

2387. — Vente par Etienne Ménard, boulanger, à Saint-Marcel , grand rue Mouffetard , à Jean Gervais l'aîné, couvreur de maisons, rue Saint -Victor, d'un terrain de trois toises de large sur huit toises de profondeur, sis au Clos du Chai'donneret, rue Ménard, rr laquelle rue contiendra tout du long quatorze piedz de large depuys la rue d'Orléans jusques à la rue Sainct Renéfl , ledit terrain provenant de Louis d'Albiac, moyennant une rente de 60 s. t., rachetable en trois versements au plus , sur le pied de iG 1. t. la livre de rente, et à charge de construire dans les dix-huit mois et de clôturer à première réquisition , le vendeur se réservant , le cas échéant , un droit . de préemption. 5 (fol. VHl"ll).

2388. — Reconnaissance par Louis Noël et Claude Mabille, libraires, à Paris, d'une créance de vingt écus d'or soleil, sur le pied de 'j5 s. t. pièce, à eux consentie ce jour par Ambrois du Val, notaire et j)raticien en la con-

REGUEIL D'ACTES NOTARIES.

servation des privilèges apostoliques de l'Université de Paris, demeurant à Paris, frpour subvenir à leur besoing et nécessités , ladite créance remboursable à raison de 8 I. 6 s. 8 d. t. à chaque terme, à commencer à la Saint-Remy prochaine; les débiteurs autorisent le créancier à toucher leur part dans le loyer de 100 1. 1. dû par Bertrand Loye , esteufier, à Saint-Marcol, à la veuve et à la succession d'Antoine de Fresnes, succession dont les deux débiteurs font partie, pour la maison et jeu de paume du Lion d'argent. — 6 (fol. vni"iu).

2389. — Contrat de mariage entre Ambrois du Val, notaire en la conservation des privilèges apostoliques de l'Université de Paris, rue Saint- Jean-de-Beauvais, et RaoulineSouppe , veuve d'Antoine de Fresnes. — 8 (fol. vni" v v").

2390. — Marché entre Jean Le Moine , torabier, rue Saint-Jacques, et Philippe de Clermont, marchand, à Saint-Arnoult en Yvelines , pour tf faire et fournir une tumbe de pierre de lyaiz , ... de huict piedz de long et de quatre et demy de large pour le moins et. . . de quatre poulces et demy d'espoisseur, en laquelle tumbe sera engravé et portraict les protiaictures d'ung homme et femme gisans, avccques deux enfiàns masles du costé de l'honmie, en l'hestat de marchand, et du costé de la femme troys filles, en habit de bourgeoyse; et quant aux pilliers, chappiteaux et soubzbassement, ilz seront faiclz le tout à l'enticque et comme le demonstre le portraict que ledict de Clcrmont a perdevers luy, ou mieulx ; et y aura davantaige ung piellier rond pardessus le piilier carré faict à l'enticque, tant d'ung costé que d'autre; et oudict chappileau, ou lieu de l'armoirie qui est au meillieu , y aura ung Dieu le père tenant deux âmes en ung drap, et aura escript tout à l'entour de ladicte tumbe le jour et trespas du defîunct et de la vefve, jusques au jour et année, qui demourront en blanc , le tout bien faict et engra\ é . . . ; plus, sera tenu. . . ledict Le Moyne de faire

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