‹ Recueil d'actes notariés relatifs à l'histoire de Paris et de ses environs au 16è siècleChapitre 44 sur 452 · IS · texte numérisé non relu

IS

[iSag.

iing vessart de vin . . . quant il yra aud. Heu. . . «. — Cliâteau et donjon du bois de Vincennes, i3 (fol. lyS).

1069. — Marché entre Nicole Musnier, docteui" en décret, général de l'ordre de la Sainte-Trinité et Rédemption des captifs, et Nicolas Prévost, imprimeur de livres, à Paris, pour l'impression, dans les quatre mois, de trois cents missels à l'usage dudit ordre, en rouge et noir, ffés deux cens desquelz sera tenu led. Prévost mectre, pour faire la Magesté, une feuille de parchemyu , et sy led. révérend y en voulloit mectre daventaige, jusques au nonbre de deux feuilletz , sei'a tenu led. Prévost les mectre, en luy baillant par led. révérend led. parchemyn desd. deux feulletz , et en iceulx imprimer ce qui luy sera ordonné;. . . et en l'autre cent y mectre aussi une feuille de parchemyn, vallant deux feuilletz,. . . et sy led. révérend en voulloit faire mectre jusques au nonl)re de autres troys feuilles, valions six feuilletz, pour faire ung caigcr entier, sera tenu led. Prévost les y mectre, . . . en luy baillant par icelluy révérend led. parchemin desd. troys feuilles; et tous lesd. messelz , à vingt six pour quarteron, imprimer de telle lectre, façon, papier et ystoires dont il a baillé le patron et coppie aud. révérend, signé des notaires soubzscriptz , fors que led. papier sera plus blanc. . . et plus grant, s'il en peult trouver de plus grant; et au premier feuillet de chascun desd. messelz mectre l'istoire de la Trinité, qu'il a monstrée aud. révérend, ou autre ysloire qui luy sera nommée et dicte par led. révérend, avec les autres histoires telles que sont à lad. coppie; ceste promesse faicte parmy troys deniers tournois que pour deux feuUes dud. messel, faisans quatre feuilletz, tant pour peine, façon, papier que feuille de parchemyn. . .; et sy led. preneur en imprimoit jusques au nombre de six, oultre le nombre dessusd., seroit tenu led. révérend les prendre pour le pris dessusd. ; et aussi s'il en imprimoit moings de six dud. nombre, ne luy

en pourra led. révérend demander aucune chose ; et outre promect led. Prévost imprimer comme dessus jusques au nombre de six à sept messelz, oultre le nombre dessusd., au choix dud. révérend, en parchemyn, en luy baillant par led. révérend led. parchemyn, et ce pour le pris dessusd. , qui est de six deniers tournois pour chascun caiger, contenant huit feuilletz , . . . sans ce que led. révérend soit tenu payer aucune chose des correcteur et coppiste . . . , et n'en pourra led. Prévost imprimer pour aucunes personnes que ce soient sy non que le nombre dessusd. . . ». — i5 (fol. i83 v°).

1070. — Confirmation par Guillaume Briçonnet, seigneur de Glatigny, trésorier des cent gentilshommes ordinaires de l'Hôtel, comme ayant le droit de Jacques Fornier, seigneur de Marcq, du bail, pour neuf ans, à compter du i" août iSaS, consenti le 17 octobre 1627, moyennant 28 1. 1. et six chapons par an, par Jacques Fornier à Jean Maheu, meunier, à Snint-Aubin, d'un moulin à eau, sis à Saint-Aubin, «pour faire de blé farine, ledit moulin vendu, le là mais 1628 , à Guillaume Briçonnet. — i5 (fol. i85).

1071., — Vente par Jean Dupont, laboureur, à Beaubourg, à Jean Royer, marchand et bourgeois de Paris, de deux arpents de terre , sis au terroir de Lognes , lieu-dit la Mare d'Auvergne, moyennant 20 1. t. — 18 et 26

1072. — Vente au même, moyennant i 2 1. 1., par Pierre Cordelle, tisserand en toiles, et Simon Marchand, meunier, tous deux demeurant à Croissy, de leurs droits sur divers héritages situés à Beaubourg, qu'ils avaient euxmêmes achetés de Jean des Ouches pour 3o 1. t.— 18 (fol. 192).

1073. — Autre au même par Jean des Ouches, laboureur, à Beaubourg, de ses

droits sur les mêmes hérifages, moyennant 33 1. ys. t. — i8(fol. 193 v°).

1074. — Bail, pour un an, par Jean Mannequin, prêtre, procureur du collège des Dix- Huit, et Jacques Lapie, prêtre, tous deux boursiers du collège, à Henri Goes, marchand et bourgeois de Paris, d'une maison, sise rue des Poirées, à l'enseigne de la Cage, na la reservacion touteffoys de (rois estudes estant en la grant viz d'icelle maison. . . n; prix : 38 1. t., fret sera oultre tenu led. preneur cuire ausd. bailleurs leur potaige durant led. temps . . . , pour lequel bailler et aller quérir, feront lesd. bailleurs unghuys en leur maison

oig-nant.

18 (fol. 19/1).

1075. — Bail, pour six ans, par Jean Petit le jeune, libraire jur(5 en l'Uni versitt^, bourgeois de Paris, à Louis Patin, laboureur, à Jouy, de treize arpents de pré et deux arpents et demi de terre, sis aux Loges-en-Josas, moyennant 9 5 1. t. par an. — 19 (fol. 196).

1076. — Bail, pour dix-huit ans, par Regnault Chaudière, libraire juré en l'Université, bourgeois de Paris, à Antoine Rossignol, boucher et meunier, à Eiancourt, près Trappes, d'un moulin à eau, acluellement eu ruine, dit le Moulin de cochon, sur rda fontayne Dam», en la paroisse d'Arcy, avec sept quartiers de vigne, séparés du moulin par un chemin, et un demi-arpent de terre coutigu à l'écluse du moulin, moyennant 8 1. t. par an. — 25 (fol. 2o5).

Juillet.

1077. — Protestation par Girard du Carin , procureur du collège de Dainville, contre le Ijail consenti, le 2i juillet, par le principal et par les boursiers du collège, à son exclusion, à Jean Banco, de la maison que celui-ci occupe acluellement et pour laquelle Jean Mouzac est locataire du collège 2)our quatorze ou quinze mois encore; le procureur déclare

que six mois ou trois mois avant l'expiration du bail actuel, tril fera mectre et atacher contre icelle maison ung escripteau de maison à louern; le principal, prévenu par le procureur, pendant les vêpres, que celui-ci avait à l'entretenir d'une affaire intéressant le collège, avait quitté la chapelle avant la fin du service et n'avait pas reparu; la protestation faite, ffs'en sont lesd. boursiers sorliz de lad. chappelle et, comme par mocquerie et desrision, nous ont avec led. du Carin enfermez en lad. chappelle, en laquelle avons illec séjourné quelque espace de temps. . . ». — 27 (fol. 909 v°).

Juin (suite).

1078. — Vente piir Nicole Faverin et Eustache de Licques, boursiers du collège des Cholets, agissant au nom de Pierre Marchand , laboureur, à Germigny, et de ses beaux-frères, Fremy Gressier et Jean Tonnelier, laboureurs, audit lieu, héritiers de Pierre Marchand, prêti'e, boursier et procureur dudit collège, leur frère et beau-frère, à Pierre de la Couture, dit des Fosses, bachelier foimé en In Faculté de théologie, prieur et boursier dudit collège , d'une maison , sise rue Saint-Jacques , à l'enseigne du Croissant couronné, tenant d'un côté à l'hôtel du Heaume, d'autre à la maison qui appartint à feu Simon Voslre, libraire, bourgeois de Paris, et ayant issue eu la rue de la Petite Bretonnerie, louée, pour trois ans, à compter du 2/1 juin 1829, moyennant 36 1. t. par au, à Guy Bault, marchand et bourgeois de Paris; prix : 64o 1. t. — 28 (fol. 217).

1079. — Transmission pure et simple au collège des Cholets par l'acquéreur, de tous ses droits sur la maison du Croissant couronné, dont il ne s'était rendu acquéreur que pour le compte du collège et à l'aide de deniers à lui remis par les docteurs prieur, procureur et boursiers dudit collège. — 28 (fol. 216).

Juillet [suite).

1080. — Contrat de mariage de Colombe Roussin, fdle de feu Cle'ment Roussin, hôtelier, à Chevreuse , et de feue Noëlle Choisnet , nièce d'Antoine Choisnet, prêtre, vicaire de Notre-Dame de Beaulieu , près Chevreuse , et de François Choisnet, libraire et relieur de livres , bourgeois de Paris , avec Bernard Massot, marchand, à Chevrigny, neveu de Jeau Massot, prêtre, à Paris. — i" (fol. 226).

1081. — Contrat de mariage de Jeanne Massol, arrière-nièce de Jean Massot, prêtre, à Paris, avec Jean Valliu, compagnon imprimeur, à Paris; Jean Massot donne à la fiancée la moitié par indivis des héritages qu'il possède à Chevrigny, paroisse de Saint-Remy, en s'en réservant toutefois l'usufruit, un trousseau el5o 1. 1. — i"(fol. 926).

1082. — Marché entre Bastien Bernard, tombier, à Paris, et Berthault Poquet, marchand, à Gallardon, pour la fourniture d'une tombe de hais, de huit pieds sur quatre, à un bourgeois et une bourgeoise, un tabernacle garni d'un Abraham et de deux anges sur chaque tête, les évangélisles aux coins, l'inscription à l'entour; à livrer en l'église Saint- Pierre de Gallardon pour la fin du mois; prix : 28 1. 1. — 5 (fol. 228 V'').

Juin [suite).

1083. — Bail, pour six ans, par Nicole Musnier, docteur en décret , général de l'ordre de la Sainte-Trinité et Rédemption des captifs, ministre commendataire de Saint-Mathurin à Paris, dudit ordre, à Bernard Aubry, libraire, bourgeois de Paris, d'une maison, sise grand rue Saint-Jacques, à l'enseigne de l'Ecu de Lorraine, et précédemment à celle des Saints

Gervais et Prothais, contiguë d'un côté et aboutissant à l'église Saint-Mathurin, tenant d'auti'e part à François Regnault, à cause de ladite église, moyennant 2 A 1. t. par an. — 3o (fol. 23 1 v°).

1084. — Reconnaissance d'un prêt de 4o 1. t. consenti par le bailleur au preneur et remboursable en quatre ans. — - 3o

Juillet [suite) C.

1085. — Devis des travaux de maçonnerie et de charpenlerie à exécuter en la maison de Jacques Le Rousse, procureur en Parlement, sise au cloître Saint-Benoît, et marché pour leur exécution , passé par Jean Bastier, maître maçon, à Paris, moyennant 3o s. p. la toise de mur et (f autant pour la vidange massiven, et par Georges Genests, maître charpentier juré, à Paris, moyennant 25o 1. t., la charpenterie devant être exécutée dans un délai de deux mois et la maçonnerie dans un délai de trois mois. — 3 (fol. 235).

1086. — Transfert, moyennant douze écus soleil , par Hémon de Beaulieu , maître barbier et chirurgien, à Paris, à Pierre Baudouin, imprimeur, à Paris, du bail pour six ans, à partir de Pâques dernier, à lui consenti, moyennant 36 i. t. par an, par Simon de Colines, libraire juré en l'Université, bourgeois de Paris , d'une maison, sise rue du Clos-Bruneau , au coin de la rue Froidmantel, à l'enseigne de ITmage Notre-Dame. — 5 (fol. 2^2).

1087. — Procuration passée par Chrétien Wechel , libraire , bourgeois de Paris , au nom de Conrad Rech, libraire, à Bâle, pour recouvrer une créance sur Antoine et Bernard Bleds, demeurant en Suisse. — 6 (fol. 2^3 v°).

'■' On trouve au fol. 234 v° ie brouillon des art. 221-227 ^^ l'inventaire de Jeanne Baillet, femme de Didier Maheu, analysé ci-dessus, sous le n" 262, et publié dans mes Cinq librairies parisiennes sous François 1", t. XXI p. 86-87, ^^^ Mémoires de la Société de l'Instoirc de Paris et de l'Ile-dc-Prance, et p. SB-Sg du tirage à part; lire, art. 225 : «. . .et une grande, aussi de cuyvre. . .v.

1088. — Venlc par Cliristoplie Tison, nianouvrier, à Paris, à Pierre Houilet, maçon, à Paris, d'un demi-quartier de vigne, sis au lerroir de Saint-Marcel-lez-Paris, Hcu-dit l'Arbalète, aboutissant d'un bout à la rue de l'Arbalète, moyennant 8 1. t. une fois payées et 8 s. p. de renie, rachetables pour i o 1. t. , et à charge de bâtir pour Noël une maison frmanableii. — ii (fol. 9^9).

1089. — Constitution par Guillaume Briçonnot, seigneur de Glatigny et de Villeray, trésorier des cent gentilshommes oi'dinaires do l'Hôtel, sous la charge du vicomte de Turenne, et Claude de Leveville, sa femme, à l'occasion de l'cntre'e en religion à l'abbaye de Chelles, le a 5 juillet prochain, de leur fdle, Anne Briçonnet, en faveur de ladite abbaye, d'une rente de 20 1. p. sur lesdiles seigneuries, la vie durant d'Anne Briçonnet; don de 100 1. 1., de huit aunes de velours et deux aunes de satin pour faire la robe de vêture de la nouvelle religieuse, rfct après sera convertye lad. robbe pom' faire orneinens pour lad. églises; promesse, en outre, de donner 100 1. t. lors de la profession d'Anne Briçonnet, fren ce non comprins les fraiz acouslume/i- : les conside'i'ants sont ainsi libellés : ffdisans que pour la bonne singulière dévotion et affection qu'ilz ont congneu et congnoissent estre en Anne Briçonnet, leur Pdle, laquelle par plusieurs et diverses foiz les ait priez et requis de la faire relligieuse et luy bailler lieu convenable pour ce faire, aclendu la singulière dévotion qu'elle avoit et a tom-sjours et comme encores a de présent, à celle fia de faire le salut de son ame, et pour ce faire ait esleu par cy devant la maison et monnastere de Nostrc Dame de Chelles Saincte Bauptour, auquel lieu elle a souventes foiz prié sesd. père et mère la mectre, auquel vouUoir lesd. père et inere ne voullans de prime face acquieser, auroient tant faict envers les relligieuses abbesse et couvent dud. lieu que de leur grâce auroient prins lad. fille en leur maison et icelle nourriée eu habit

séculier par (l'espace de seize moys) quelque temps, pour sentir et congnoistre si elle persevereroit en son vouUoir; et de présent soit chascun jour instaument solicitant et priant sesd. père et mère de la laire vestir de l'abit de lad. relligion et consentir à son vouUoir, qui est de demeurer perpétuellement relligieuse et fiuer ses jours en lad. relligion, au service de Nostre Seigneur, auquel elle se dict estre donnée dés son jeune aage; à ceste cause, sesd. père et mère, ne voullans contrarier à tel voulloir, si longuement continué qu'ilz espèrent procedder de la grâce du Sainct Esprit, ains acquiescer et consentir, en tant que à eulx est, aud. voulloir, ont prié et requis lesd. relligieuse abbesse et couvent dud. lieu de Chelles de recepvoir lad. Anne Briçonnet, leur fille, pom* estre relligieuse en leur compaignye, et selon sond. voulloir luy bailler l'habit de lad. relligion, et pour ce faire prins et esleu jour au vingt cinquiesme du présent moys de juillet; et aflln que icelle Anne Briçonnet ne soit à charge aud. monnastere , cougnoissant le grant nombre et multitude de relligieuses qui sont en lad. relligion, tellement que le revenu d'icelle ne pourroit bonnement suffire à l'entrelenement desd. relligieuses. . ,r). ik (fol. 25o).

Septembre.

1090. — Jean Mailly, docteur en théologie, Etienne Pouillot, Euslache frOesteainn, Hugues rrGruyesT) et François Loppinot, boursiers du collège des Trois -Evêques, dit de Cambrai, déclarent connaître Jean Coqueret, dit Baron, chapelain perpétuel du collège, et attestent que le chapelain est de droit procureur et receveur du collège. — 99 (fol. 960 v°).

1091. — Renonciation par Matliias Champion, compagnon boucher et manouvrier, à Paris, rue de Froid Mautel, à toute action contre Charles Musnier, à l'occasion des abaleures , blesseures et navreuzes . . . perpétrées à sa personne par led. Musnier n, et cousen-

tement à l'élargissement de ce dernier, dëlenu au Forl'Evêque, le tout moyennant lo 1. 1., que Marguerite, femme de Rertin Musnier, notaire et praticien en coiu" d'église, à Paris, s'engage à lui verser pour la Saint-Reray. —

21 (fol. 261).

Juillet (suite).

1092. — Bail de sa chapelle, pour neuf ans, par Thomas Gambet, écolier étudiant en l'Université de Paris, chapelain de la chapelle Saint-Jacques de La Ferlé-Milon , près Chevjeuse , représenté par son oncle , Gui de Fontaines, prêtre, chanoine de Picquiguy, à Robert Brunet, prêtre, à Saint-Jean de Clioisel , moyennant 7 1. t. par an. — 21 (fol 9G3).

1093. — Vente par Abraham Papot, laboureur, à Beaubourg, à Jean Royer, marchand et bourgeois de Paris , de sept arpents et cinq quartiers de terre, en trois pièces, sis à Beaubourg, lieux-dits les Chênes, le Merisier, la Croix de Beaubourg, moyennant 99 1. l. — 28 (fol. 270).

Août.

109^1. — Testament de Guillaume de Rivo , marchand et boiu'geois de Paris ; lieu de sépulture, la nef de l'église des Mineurs, devant le crucifix; legs à Guillaume Royer, son hôte, en décharge de ce qu'il lui doit et sous condition de fonder en l'église des Frères Mineurs une haute messe de Requiem, pour la^ quelle il sera, chaque année, donné i5 s. t. au couvent, d'une maison, à l'enseigne de Saint-Guillaume , sise sur les fossés , entre les portes Saint-Michel et Saint-Germain. — 3 (fol. 975).

1095. — Vente par Aubin Fauquet, maréchal et bourgeois de Paris , à Jean Quatregrains et Jean Le Rebours, drapiers, actuellement domiciliés à Chartres, agissant en commun et par indivis, d'une maison, sise rue Neuve Saint-Victor, aboutissant sur le

chemin du moulin à vent, moyennant deux cent quarante livres. — 6 (fol. 279).

157d. — Octobre.

1096. — Requête au lieutenant civil de François Le Rebours , marchand , à Chartres , fils et principal héritier de Jean Le Rebours, à fin de se procurer une nouvelle grosse de la vente du 6 août 1629: les trlectres de lad. vente. . . ont esté perdeues et adyrés pour les guerres cyvilles qui ont eu cours en ce reaulxme, mesmes pandant le siège de lad. ville de Chartres; lesquelles il feroit volontyers regrossayer, mays il double que le notayre en la possessyon duquel sont les mynuUesdudit delTunct maistre Pierre Crozon fitz difilgulté ce fayre sans vostre permissyon ... « ; accordé. — 2 (fol. 280).

1529 [suite). — Août [suite).

1097. — Vente par Gilles Borel, praticien en cour laye , à Paris , à Guillaume Duchemin, boulanger, à Paris, d'ffung mestayre par personnaiges, servant à jouer la vie mous' Sainct Jehan Baptiste, telz que led. achecteur les a veuz et desquelz il a joué par cy devant. . .n, moyennant dix écus d'or soleil une fois payés et une rente de 100 s. t., rachetable en une fois pour 60 1. t., fret parlant sera tenu et promect led. Borel servir led. Duchemyn du jour d'huy jusques à Iroys moys après ensuivons finiz et accompliz , pour jouer dud. mestayre. . . ■^. — 9 (fol. 291).

1098. — Marché entre Antoine Chocquet, maître menuisier, à Paris, et Jacc[ues Le Rousse, procureur en Parlement, pour les travaux de menuiserie à exécuter, pour le 20 septembre, en la maison de ce dernier, sise au cloîlre Saint-Benoît, mesurant six toises de longueur sur trois de largeur ou plus ; prix : k 1. t. la toise. — 9 (fol. 292 ).

1099. — Engagement par Guillaume rfConnungan, maistre de Glancart», de ver-

[ir,9 9.]

ser, pour la Saint-Michel, à Nicolas Gauvel , contrôleur de ffDombarre en Escosseiî, pour le duc d'Albany, deux cents livres, monnaie d'Ecosse, en remboursement de deux cenls ëcus d'or soleil prêtés par le duc d'Albanie à Guillaume r? Connu ngan-o. — 9 (fol. 296).

1100. — Vente par Jean aDupotzn, charron, à Ghamps-sur-Marne , agissant en son nom et comme procureur de sa belle-mère, Jeanne Moteur, veuve en secondes noces de Jean Colin, demeurant à Beaubourg, à Jean Iloyer, marchand et bourgeois de Paris, de six arpents de terre et un arpent de pré, sis à Beaubourg, lieux-dits les Ouclies, la Mare- Blondeau, Scgraye, le Pré de Subigny, moyennant 84 1. 1. et 10 s. t. pour le vin de marché. — 11 (fol. 3oo).

1101. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Jean Coquerel, alias Baron, prêtre, curé de Saint-Pierre de Sepl-Fonds, au diocèse d'Auxerre, à Eugin Véron, prêtre, à Sept- Fonds, moyennant, par an, i/to 1. t. et un pourceau gras de 60 s. t. — 19 (fol. 3o6 v°).

1102. — Marché entre Gilles Jourdain, fondeur en cuivre, à Paris, et le collège de Sorbonne, pour la fourniture d'ffung aigle de cuyvre. . . de la haulteur de six pied/ ou environ, et icelluy faire selon le pourlraict parraffé des notaires soubzscriptz et signé de Perault et Seneschal, et en icelluy, à l'entour de la lenlerne, faire les ymaiges Nostre Dame, Sainct Pierre et Sainct Paul, sur le bout des pilliers faire les ymaiges Sainct Jherosme, Augustin et Ambroize, et avec ce en icelluy mectre et escripre en lieu convenable le nom de m" Jherosme de Haugestz , docteur en théologie; et aussi faire ung petit poulpitre, tenant et ataclié au dessus de la lanterne dud. poulpitre et au lieu plus convenable, le toul du poix de six cens livres ou environ; ensemble faire ung autre pe lit leutrin tel et pareil à celluy de

BECUEIL D'ACTES NOTARIES.

Sainct Germain le Viel , pesant led. leulrin de cinquante à soixante livres ou environ. . . « ; à livrer pour Noël ; prix : 20 1. t. le cent de métal. — II (fol. 3o6).

1103. — Abandon par Hennequin de Brcda, libraire, à Paris, à Chrétien Wechel, libraire et bourgeois de Paris, des dépens, fixés à 85 1. 1. environ, auxquels avait été condamné , au profit de Hennequin de Bréda , par sentence du prévôt de Paris, rendue environ trois Tuois auparavant. Ponce Le Preux, libraire et bourgeois de Paris , rfce transport faicl parce que led. de Breda ne paya jamays riens desd. despens, mais s'a esté tousjours led. Vechel qui a luy mesmes baillé de ses })ropres deniers pour faire la poursuicte dud. pi'océs, pour faire plaisir aud. Breda. . .y>. — 12 (fol. 309).

1104. — Abandon par Hennequin de Bréda, libraire du pays d'Allemagne, demeurant à Paris, rr pour ce que led. de Breda a plusieurs affaires et ne peult vacquer à poursuyvre led. Poucet Le Preulx pour recouvrer lesd. livres ou le conte d'iceukn , à Chrétien Wechel, de tous ses droits, reconnus par une sentence du prévôt de Paris rendue depuis un an , sur trois tonneaux de livres expédiés par Hennequin de Bréda, à Lyon, en i526, où ils se trouvaient dès le 6 mai , et que Poucet Le Preux, libraire, à Paris, était parvenu à se faire délivrer par Catherin Jean, messager de Lyon; Chrétien \Vechel déduira ce qu'il recouvrera en celte affaire de ce que lui doit Hennequin de Bréda. — lA (foL3i9).

1105. — Vente par Germaine Hopyl, femme d'Aubert Paris, marchand et bourgeois de Paris , à Georges Hopyl , marchand et bourgeois de Paris, son frère, d'une maison, sise grand rue Saint-Jacques, à l'enseigne de l'Image Saint-Georges , contiguë , d'un côté , à Michel Hopyl et à la maison à l'enseigne du Soleil d'or, jadis à l'enseigne du Coq et de la

Pie, (l'aulre côté à Nicolas Prévost, [beau-frère de la vendeuse], à cause de sa femme, et à la maison à l'enseigne du Chevalier au cygne, jadis à Pierre Cesaris , aujourd'hui au collège de Sorbonne , aboutissant audit collège, à elle appartenant à cause de ses droits dans la succession de ses père et mère, Wolfgang Hopyl et Jeanne L'Ane; prix: i,9oo i. t. , somme laissée entre les mains de l'acheteur, qui devra acquitter, jusqu'à concurrence de cette somme, tout ce que peut devoir la vendeuse pour sa venue à la succession de ses parents. Voir plus loin, n" 1168. — i4 (fol. 821).

Sans date.

1106.- — Vente par Jacques Le Fèvre, mercier, bourgeois de Paris, à Jean Adam, imprimeur de livres , bourgeois de Paris , de divers meubles, ustensiles et linge. Inachevé. — Entre deux actes du 18 août (fol. 829).

Août [suite).

1107. — Arrangement entre les Chartreux de Paris et Jean Adam l'ainé, marchand et bourgeois au marché de Meaux , à l'occasion d'une rente de 1 2 1. 1. grevant la totalité d'une maison, sise au grand marché de Meaux, dans la grand rue conduisant à la porte Cornillon, contiguë, d'un côté, au presby^tère de l'église Saint-Martin, aboutissant aux murailles du marché, une allée entre deux , et dont la moitié seulement appartenait à Jean Adam : celui-ci s'engage h verser 128 1. 10 s. t. à litre d'arrérages et passe titre-nouvel de la rente au profit des Chartreux, sauf son recours sur les propriétaires de l'autre moitié. — 1 9 (fol. 880).

1108. — Titre-nouvel passé par Henri Coquault, prêtre, curé de l'église Saint-Nicolas du Plessis-feu-Aussoux , au profit des Chartreux, seigneurs dudil lieu , pour les héritages appartenant à la cure. — 19 (fol. 882).

1109. — Don par Jean Bailly, marchand et bourgeois de Paris , à Jean Quilet , impri-

meur, à Paris , son beau-frère , marié à Noëlle de la Roche , de 5 s. p. de rente sur un quartier et demi de vigne, sis à Montmartre, lieu-dit les Ruelles , et de 5 s. t. de rente sur un autre quartier de vigne, sis au même terroir. — 25 (fol. 889).

1110. — Don par Jean Eschart , apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, à Michel Regnout, compagnon imprimeur de livres, à Paris, et à Catherine Le Tellier, nièce de Jean Eschart, qui se marient ce jour même, de 5o 1. t., payables au décès du donateur; ce don, qui annule un legs antérieurement fait par le donateur en faveur de sa nièce, demeurerait nul si celle-ci mourait avant son oncle, et sans laisser de postérité. — 29 (fol. 353 v").

1111. — Bail, jiour six ans, par Richard Macé, marchand, à Caen, agissant comme tuteur de Jean Macé, fils dudit Richard Macé et de feue Guyonnc Regnnult, h Pierre Foucart,. boulanger, bourgeois de Paris, de la moitié d'une maison , à l'enseigne de la Sirène , sise à Notre-Dame-des-Champs , dont l'aulre moitié appartient aux enfants mineurs de feu Lancelot de Marncf et feue Claire Regnault; prix : 10 1. t. par an. — 81 (fol. 353).

Septembre [suite).

1112. — Sous-location, pour six ans, à compter de la Saint-Remy prochaine, par Guillaume Pépin , maître tailleur de robes , à Paris, à Claude Cuques, libraire et relieur de livres, à Paiis, d'un ouvroir sur rue, contigii à l'hôtellerie de la Rose, deux chambres l'une contre l'autre au premier étage, et un petit grenier au-dessus, dépendant d'une maison, si e rue Saint-Jacques, louée, jusqu'à la Saint- Remy i585, au bailleur par Charles Lhuillier, curé de Saint-Germain-l'Auxerrois ; prix : 18 1. t. par an. — 9 (fol. 855 v°).

1113. — Reçu délivré par Antoine Boule, prieur de Gournay, membre dépendant du

prieuré de Suiul-Mailia-des-Chaiiips, à Jean Royer, marcliandet bourgeois de Paris, de aS I.t. pour le rachat d'une rente de trois setiers de blé, donnée au prieuré, le 17 mai iSsS, par Denis Samson, laboureur, à Champs-sur- Marne, et de 60 s. t. pour arrérages de ladite rente. — 3 (fol. SSy).

1114. — Bail, pour neuf ans, par le collège de Tréguier à Jean Baudelot, imprimeur de livres , à Paris , de deux salietles sur rue , cave au-dessous , petite étude au-dessus , dépendant du collège , précédemment occupées par Robert Descliamps, et actuellement par Pierre Laure, qui renonce à son bail; prix: 20 1. t. par an. — 3 (fol. 358).

1115. — Engagement par Malhuria Brohorée, apprenti imprimeur de livres, chez Antoine Bonnemère, ijnprimeur de livres, bourgeois de Paris, détenu à la prison de l'église Saint-Benoit-le-Bien- Tourné , de payer à son maître 3o 1. 1., à raison de aS s. t. par mois, (rpoiir certaines blesseures et navreures par led. Brohorée faictes. . . à la personne et bras gaulche , à l'endroict de la souriz, dud. Anthoiue Bonnemerei, pour les soins reçus et à recevoir encore du barbier, pour les frais de la poursuite et pour les huit mois d'apprentissage que Mathuriu Brohorée devait encore à son maître; celui-ci consent, dans ces conditions, à l'élargissement du prisonnier. — 3 (fol. 362).

1116. — Reconnaissance passée par Fiacre Garnier, écuyer, seigneur de la Roche et de Jarcy, au profit do Georges d'Anglu, maréchal des logis de la maison du Roi, seigneur de frVascbe« , de soixante écus d'or soleil, prix d'un grand cheval coursier, poil bai, avec selle et bride , à payer dans un an. — 11 (fol. 366).

1117. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Michel Courtois, prêtre, curé de Saint-

ACTF.S NOTAnil';S. ^ I.

Wilz et Saint-Modeste-sous-Monlmélian, au diocèse de Paris, représenté par Jean Baron, prêtre, procureur et chapelain perpétuel du collège de Cambrai, à Jean Ravenel, prêtre, vicaire de ladite cure, moyennant 25 I. t. par an. — i4 (fol. 367).

1118. — Location, pour un an, par GuiL laume Lambert, couturier, à Paris, à Etienne Raygeau, praticien en cour laye, à Paris, d'une chambre au premier étage, sur rue, bouge au-dessus et cave, rue de la Serpente, moyennant 16 1. 10 s. t. — 19 (fol. 069 v").

1119. — Vente par Pierre des Jardins, imprimeur de livres, à Paris, à Jean Ury, cordicr, hors la porte Saint-Jacques , du quart par indivis d'une maison , sise aux faubourgs Saint- Jacques , sur le pavé du Roi, au coin du chemin conduisant à la poite Bordelle, aboutissant sur les fossés de la ville, prise du pi'cvôt des marchands par feu Jean des Jardins , père du vendeur, à sa vie et à celle de ses cnftuits, puis reprise, aux mêmes conditions, par feu Ligier Blondel et sa femme défunte , Perrette, veuve de Jean des Jardins; prix: i5 ht. — 16 (fol. 369).

1120. — Procuration passée i^av Philbert Boullastre, clerc, à Paris, au nom d'Ambroise du Val, à l'effet de, aen certaine cause mené et pendant pardevant mons"' l'olTicial de mous' l'archediacre de Paris, entre Yves Bezoust, cousturier, demandeur, d'une part, et led. constituant , d'autre , alléguer que la demande . . . ne procède, à laison du laps de tem])s de l'ordonnance sur ce faicte, par laquelle tous cousluriers, apothicaires, drappiers et autres ne sont recepvables à demander leurs sallaires six moys passés après leurs marchandises baillées ... ; et tendre à fin de non pi'oceder; et ou cas que led. officiai ordonneroit que led. constituant passera oultre, en appeller formellement en la court de Parlement, comme d'abusi. — 21 (fol. 385).

iMPunirniE natiosai.k.

1121. — Bail de sa cure, pour ueuf ans, par Denis du Val, curé de Saint -Pierre de Gennes et de l'annexe de Saint-Aignan , au diocèse du Mans, à Pierre Bourgeon, prêtre, moyennant 160 1. 1. par an. — 24 (foi. 386).

1122. — Louis Biobieniius, imprimeur de livres, à Paris, se porte caution pour aoo 1. p. , vis-à-vis de la nation d'Allemagne, de Corneille Ornencis, son receveur pour l'année. —

Sans date.

1123. — Titie-nouvel passé par Jean de ffBrullyn, marchand cl libraire, à Paris, au profit de Louis Gayaut, à cause de sa femme, d'une rente de 4 1. 10 s. t. dont est chargée la maison, sise rue Saint-Jean-de-Beauvais , dont Jean de crBrulIy» est propriétaire tant à cause de Marion Gaultier, sa femme, que comme tuteur de Claude et Emonet Gaultier, enfants de feu Jean Gaultier et feue Jeanne Ladoré. — Entre un acte du 1" et un autre du 2 octobre (fol. 3()5).

Octobre.

1124. — Transport par Louis du trRozéi, marchand , et Guillaume Richard , boulanger, à Paris, à Jean Bignon, imprimeur, et Guillaume Deschamps, cordonnier, demeurant à Paris, du bail, pour neuf ans, consenti, le 1" décembre 1626, moyennant, par an, 4o 1. t. et, la veille des Rois, un gâteau à chacun d'eux et à leur receveur, par les chanoines de l'éghse Sainl-Benoît-le-Bien-Tourné, à Jean Eschart , apothicaire et épicier, et Pasquier Eschart, son frère, boulanger et bourgeois de Paris, — qui l'avaient eux-mêmes transporté, les 26, 29 et 3o juin 1529, à Louis du rrRozé" et Guillaume Richard, — d'une maison , sise rue Saint-Jacques , à l'enseigne de la Heuze; une somme de 8 s. p. est substituée à la redevance des gâteaux. — 2 (fol. /.oo).

1125. — Bail de sa cure, pour trois ans,

par Jean Maullevau , prêtre , curé de Rueil-en- Parisis, à Jacques Saulsoye, prêtre, audit lieu, moyennant, par an, 80 1. t., un pourceau gras, ou sa valeur, soit 4o s. p., au choix du curé, une caque de verjus de douze setiers, et à charge d'héberger le bailleur et sa suite quatre fois l'an. — 6 (fol. A07).

1 126. — Résignation par Jacques Falluard, procureur en Parlement, au j)rofit de Jacques Amy, même quahté, son gendre, de son tf siège, banc et place. . . en la graut salle dud. PaUays, aboutant des deux boutz aux bancs de maistres Jaques Grandet et Urbain Bonlemps, aussi procureurs. . . ji, et procuration ad hoc. — 10 (fol. hih).

1127. — A la requête d'Etienne Mengin, marchand, au Blanc en Berry, Didier Malien, hbraire et imprimeur de livres, âgé de cinquante-cinq ans, et Andry Frenel, libraire, bourgeois de Paris, âgé de trente-neuf ans, déclarent connaître Macé Desbois, libraire, à Paris, leur voisin, ajoutant qu'il n'a aucun bien immeuble, qu'il ne possède pas 900 1. 1. de biens meubles , somme pour laquelle ils ne voudraient se porter garants pour lui , qu'il est chargé de petits enfants et a un loyer de 60 1. t. — i4 (foL 420).

1128. — Reconnaissance par Pasquier Thibault, compagnon imjnimeur de livres, à Paris, détenu à la prison de l'église Saint- Benoît-le-Bien-Tourné , au profit de Guillaume Cordier, d^t Le Masle , même qualité , de 4os.t., à payer à la Chandeleur, somme i-estant due des 6 1. t. constituant l'indemnité acceptée par Guillaume Cordier rrpour le droict et interest civil seullement. . . au moyen des blesseures et navreures à luy faictes . . . par led. Thibault depuis huit jours en ca ou environ, sans préjudice de la mort, sy, à l'ocasion desd. blesseures et navreures, elle intervenoit, de laquelle led. Thibault ne demeure deschargé. . .«; celui-ci paiera, en outre, les frais

[i539.] RECUEIL D'ACTES NOTARIES

de rinstauce et ceux du barbiei\ — i3 (fol. 493).

1129. — Quittance g(^nérale et réciproque passée entre Claude Chig-ot, garde du petit scel de Montpellier, f nagueres commis à tenir le compte et faire le payement des fraiz extraordinaires pour Tenvitaillement du camp et armée du Roy nostre sire, tant en Prouvence que Ytallye, led. s' y estant, en l'anne'e cinq cens vingt qualren, et Guy Routevent, seigneur de Reaui'egard, l'un des commis de Claude Chigot, au cours de cette campagne : Claude Chigot avait perdu la plupart des récépissés que lui avait souscrits son commis, trau coaflict de la bataille devant Pavye, lors que le Roy nostred. s"' y fut prisonnier n, un notamment de 1,2 2 5 1. t., eu date du 16 février 1625. — 2() (fol. 439).

Novembre.

1130. — Rail, pour quatre ans, par Jean Petit le jeune, libraire juré eu l'Université, bourgeois de Paris, à Jean de Rlé l'aîné, meunier, à Poissy, d'un moulin à blé , sis sur les ponts de Poissy, rravec ie droict que led. bailleur a en l'arche et pescherie, à cause dud. mouliufl , moyennant 5o 1. t. par* an.

— k (fol. 452).

Octobre [suite].

1131. — Marché entre Claude Quignebec, nattier, à Paris, et Guillaume Rriçonnet, évéque de Meaux, représenté par Guillaume Rriçonnet, seigneur de Glaligny, trésorier des cent gentilshommes ordinaires de l'Hôtel , pour la fourniture de cent cinquante toises de nattes, dont cent dix de douze à treize au pied et quarante de dix à onze, à livrer, pour la Saint- Marlin, à Germigny, près Meaux, moyennant 8 s. t. la toise , le transjjort par eau des nattes et la nourriture du marchand et de ses gens étant à la charge de l'évêque de Meaux.

— 3i (fol. /i54).

Novembre (suite).

1132. — A la requête de Jean Musnier, licencié en décret, Guillaume Royer, prêtre, curé de Plessis-le-Comte , Gui de Catheux, avocat au Châtelet, Guillaume Pollicque, fourreur de robes, à Paris, et Jacques Jeu trier, dit de Reauce, messager de Châtillon-sm- Indre, attestent que, le 21 et le 22 septembre dernier, Michel Rabou, prêtre, chanoine de Châtillon-sur-lndre, au diocèse de Rourges, déclara, dans la chambre de Guillaume Royer, qu'il n'avait présenté au chapitre de Châtilion, pour la cure de Sainl-Michel de Villebernin, au diocèse de Rourges, vacante par le décès de Georges Chanvron, Guillaume de Clissou, qu'en raison de la promesse à lui faite par Jean Hélaine, oncle de Guillaume de Clisson, d'un bénéfice de ho à 5o 1. par an. — i3 et i4(fol. Z173).

Octobre {suite).

1133. — Location, pour un an, par Geoffroy Sézon, prêtre, principal du collège de Tréguier, à Jean Le Gai , écolier, à Paris , " boursier du collège , d'une chambre et étude, au premier étage du collège , sur rue et cour, moyennant 110 s. t. — 21 (fol. 484 v°).

Novembre [suite).

1134. — Vente par Alain Chevalier, laboureur, à Saint-Marcel , à Etienne Duchemin, carrier et laboureur, audit lieu, delà pierre qu'il pourra extraire sous cinq quartiers et demi de terre et de vigne , sis au terroir de Saint-Jean-de-Latran , lieu -dit Chasse-Gay, près de i'Orme-au-Maire, ffésquelz y [a] commancement de carrière, à la charge de y laisser ... les pilliers par voye , autant plain que Avyde, pour soubzlenir le ciel d'iceîle carrière, lesd. pilliers bons et grosseur souffisante, tellement qu'il n'en ad\ egne aucun fontiz ... ; avec toute la pierre faicte qui est à présent hors et dedans lad. carrière n, moyennant 3o 1. t.; vente par le même au même, pour

4o s. t., des oulils tpi se trouvent dans la carrière; l'acheteur ne devra apporter aucun trouble, du fait de l'exploitation, à la culture du sol ; il jouira d'un quart de terre en friche , près de l'entrée de la carrière , pour y de'poser Il pierre. — 17 (fol. igy).

1135. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Henri Labbe , nuùlre es arts , cure' de Surville, au diocèse d'Evreux, à Nicole Guérel, prêtre, vicaire dudit lieu , moyennant 260 1. 1. par an. — 25 (fol. 617).

113G. — Marché [entre Jean Le Cirier, avocat en Parlement, seigneur du Plessier-sur- Auteuil] , et les entrepreneurs ci-dessous : pour dégarnir de sa maçonnerie le puits d'une maison, à l'enseigne delà Corne de daim, [rue Galande], en creuser un autre dans la cour, de telle sorte qu'il y ait toujours en été au moins trois pieds d'eau, et combler l'ancien avec la vidange du nouveau, par Jean Roux , enfouceur de puits , à Paris , pour 7 1. 1. ; plus, pour retailler l'ancienne pierre et fournir une margelle à tête de lion , par René Pacault, tailleur de pierre, pour 7 i. t.; plus, pour maçonner le puits neuf, qu'on devra pouvoir manœuvrer delà cuisine, et faire un contrevent contre la muraille du voisin, pai' Jean Abraham, dit du Bois, maçon, pouiloi. t.— 28 (fol. 5 18).

Décembre.

1137, — Constitution d'une rente de aS i. t. sur la moitié par indivis de leur maison de la rue des Deux Portes, constituée à l'abbaye de Maubuisson , la vie durant de leur fille, Martine, rrde présent demourant en lad. abbaye , par Louis Doujat, conseiller et avocat au Grand Conseil, et Jacquette Bonin, sa femme; don, en outre, de 3oo 1., payables, par moitié, le jour de la véture et le jour de la profession; la rente, dans le cas d'un transfert de la religieuse, sera toujours constituée au profit de l'étabhssemenl

auquel Martine Doujat sera attachée. — 1" (foL 523).

1138. — Don de sa charge par Jacques Falluard, procureur en Parlement, à Jacques Amy, même qualité, son gendre, sous réserve de ffson allé et venir au banc, comme il a de coustume, et de prendre le proffict de sad. praticque en ce qu'd en pourra expédier . . . y. — 7(foL537).

1 139. — Abandon par Pierre Guyer, maître es arts , prieur de Saint-Thomas , au diocèse de Rennes , au collège de Montaigu , d'une créance de 75 1. 1. à lui due par Louis de Rochechouart , dit de Berges, pour sa pension et pour fourniture de livres et d'habillements , quand , écolier à Paris , il demeurait avec Pierre Guyer, ftsoubz lequel il estoitporsionnisten au collège de Montaigu; cet abandon consenti en décharge de pareille somme due au collège par Pierre Guyer, trpour raison de cameristaigcs de plusieurs escolliers demourans avec iuy oud. collège lors qu'il y demouroiti. — 8 (foL538).

riAO. — Bail, pour sept ans, par Julien Lunel, libraire juré en l'Université, bourgeois de Paris , agissant comme procureur de Piei-re Georges , curé de l'église Sainte-Marie-Madeleine du Bellay, diocèse de Rouen, vicai'iat de Pontoise, doyenné de Magny-en-Vexin , de cette cure, à Jean Musnier, prêtre, demeurant au Bellay, moyennant 58 1. t. par an. — 16 (fol. 546).

1141. — Marché entre Jean Le Cirier, avocat en Parlement, seigneur du Plessier-sur- Auteuil , et Jamet Pagin , maître maçon juré, à Paris, pour travaux à exécuter en une maison, sise rue Galande, à l'enseigne de la Corne de daim. — 16 (fol. 5^7).

1142. — Marché entre Jean Le Cirier et Jean Grand-Remy, charpentier de la grande

[iSag-iSSo.]

cognée, à Paris, pour l'exéculion des travaux énumerL% au devis y annexé , à exécuter en la maison précédente, pour ia mi -carême, moyennant 260 1. t. — 19 (foL 55o).

1143. — Contrat de mariage d'Etienne Legault, tombier, à Paris, et de Jacquette Pire, fille de Julien Pire, tombier, bourgeois de Paris, veuve de Salmon Le Court, imprimeur de livi-es, à Paris. — 99 (fol. 669).

Janvier.

1144. — Marché entre Philippe Cornières, maçon tailleur de pierre, à Paris, et Jean Le Cirier, avocat en Pai'lement, seigneur du Plessier-sur-Auteuil , pour l'établissement de quatre jambes de cheminées , de cinq à six pieds de haut , et de deux plates-bandes pour servir de manteaux, de deux pieds de large sur six à sept pieds de long, en pierre de haut liais, à établir en une chambre de la maison neuve, à l'enseigne de la Corne de daim, rue rrde la Kalende -n ; le dessus de chaque cheminée sera en pierre blanche ou en brique , au choix de Jean Le Cirier, et garni , au milieu , d'un écusson aux armes de Jean Le Cirier; à exécuter dans les deux mois, pour 20 1. t. et une toque d'un écu soleil. — 9 (fol. 585).

1145. — Bail de Ja cure de Chchy-la- Garenne, pour un an, par Arthus du Bois, prêtre , chapelain de la chapelle Notre-Dame et Saint-Maurice en l'église Saint-Yves, à Paris, agissant pour Louis Simon, prêtre, curé de Ciichy-la-Garenne , à Richard Rognes et Jean Le Chartier, prêtres, à Ciichy, moyennant 5oLt. — io(fo!. 587).

1146. — Bail, pour neuf ans, par Jean Petit l'aîné et Jean Petit le jeune, libraires jurés en l'Université, bourgeois de Paris , à Guillaume Thahu, laboui'eur, à Bièvres-le-Châtel, d'une maison et ses dépendances, de trenleneuf arpents de terre et de quatre arpents de pré, sis audit lieu, lieux-dits Au-dessous de

Vauperreux , les Bois Saint-Germain , l'Écluse , le Parc -aux -Pourceaux, les Vieilles Vignes, la Couture, les Rochets, le Pré-au-Cœur, moyennant vingt-huit setiers de grain, mesure de Paris, deux tiers blé méteil, un tiers avoine, un pourceau gras de 60 s. t., six poules grasses et six livres de bem-re par an. — Set 11 (fol. 588).

1147. — Quittance générale délivrée à Richard Heaume, compagnon imprimeur, à Paris, exécuteur testamentaire de Jacques Beaujon, par Alexandre Beaujon, compagnon fondeur, à Paris, âgé de dix-huit ans, fils de feu Jacques Beaujon et de feue Isabeau Petit, et par Jean Petit, laboureur, à Bourg-la-Reine, tant en son nom qu'au nom de Jeanne Beaujon, sa nièce mineure, sœur d'Alexandre Beaujon. — i3 (fol 593 v°).

1148. — Renonciation par Jeanne Touchart, fille de feu Nicolas Touchart, laboureur, à Saint-Évi'oult, paroisse de Saint-Chéron , autorisée par Guillaume Touchart, manouvriei-, à Saint-Chéron, son oncle, à l'instance introduite devant l'oflicial de Josas contre Etienne Richard, fils de Pierre Richard, présent pour son fils, à raison de ff toute la copullacion charnelle et deflloracion qu'elle pourroit avoir eue de la personne dud. Estienne Richard de tout le temps passé jusques à huy, ceste quictance generalle faicte moyennent bon payement et satisfacion que pour ce lad. Jehaniie Touchart en confesse avoir eu et receu dud. Estienne Richard... n. — i3 (fol. 5g3).

1149. — Marché entre Jean Le Moine, tombier, à Paris, et Denis Rerlhauit, marchand, à Melun, pour la fourniture d'une tombe de liais, de sept pieds sur quatre, à trois personnages , un homme et deux femmes , avec trois enfants à leurs pieds, ff ensemble les tabernacles sur les testes desd. grans personnaigesn , aux quatre coins et à l'enlour les écussons et l'inscription; à livrer, pour la mi-

carême, en l'ëglise Sainl-Aspais de Melun; prix : 18 1. 1. — 19 (fol. 696).

1150. — Location, pour un an, par le collège deNarbonneà Gabriel Bernard, e'colier étudiant en l'Université de Paris, d'une chambre, sur la rue des Maçons, au dernier étage du collège, moyennant 7 1. t., avec faculté de se retirer à son gré, en ne payant qu'au prorata de la durée de son séjour. — 3i (fol. 623 v").

Février.

1151. — Acceptation par le collège royal do Champagne, dit de Navarre, du legs, à rliarge de services religieux, de Jean Hérault, bachelier en décret, dépensier des grammairiens du collège, décédé le 6 janvier et inhumé eu la chapelle du collège, ledit legs consistant en une rente de 10 1. t. sur une maison, sise à Etampes, paroisse Notre-Dame, à l'enseigne du Barillet, et en une autre de 16 s. p. sur luie maison , sise sur les fossés de Paris , entre les portes Saint- Victor et Bordelle , à l'enseigne du Sacrifice d'Abraham. — 1"' (fol. 629).

1152. — Vente par Marguerite Piédefer, veuve de .lean Hinselin , greflier de la ville de Paris, à Antoine Bochart, seigneur de Farivil- 1ers, conseiller du Roi au bailliage de Paris, de la moitié par indivis d'une maison, sise rue Hautefeuille , au coin de la rue de la Serpente, rr auquel coing y a une tournelle estant des appartenances de lad. maison 1 ,conliguë, d'un côté , en partie au jeu de paume de Vaugirard, et pour le reste à la ruelle sur laquelle le jardin dépendant de ladite maison a issue , l'immeuble aboutissant aux héritiers du président Thiboust, ladite moitié de maison échue à Marguerite Piédefer par la succession de Jacques Piédefer, son père, et Pierre Poignant, son oncle; prix : 1800 1. t. Voir plus loin, n" 1167. — A (fol. 633).

Sans date.

1153. — Cf... Guillaume de Calques,

marchant libraire, demeurant à Lyon, d'une part , et Jehan Roigny, aussi libraire , demeurant à Paris, d'autre part,. . . led. Guillaume de Calques avoir receu dud. Jehan Roigny la somme de vingt cinq livres tournois sur et tant moins de la quantité de seize cens ...r,. Inachevé. — Entre un acte du i et un autre du 7 février (fol. 636).

Février [suite).

1154. — Procuration de Pierre de la Voirie, seigneur en partie de Narbonne-en-Berry, au nom d'Ambroise du Val , pour déclarer au conservateur des privilèges apostoliques de l'Université de Paris qu'il est frpur lay et bigfpme et partant non subgect ne responsable pardevant luy, et qu'il a des biens temporelz pour satisfaire à la somme à luy demandée par messire Jehan de Gorcessin , prestre . . . « . — /( (fol. 636).

1155. — A la requête de Hélie..., écuyer, seigneur de . . . , les Frères Prêcheurs du couvent de Paris déclarent qu'ils n'ont cessé et n'entendent cesser de célébrer les messe et anniversaires fondés en leur couvent parles dues de Bourbon, a combien que ce qu'il/, avoient eu pour raison d'icelle, estoit bien peu de chose, atendu que ilz sont tenuz de faire dire et cellebrer à perpétuité tous les jours de Fan une basse messe, et cinq anniversaires follempnelz par chascun an, dont le premier le xii° janvier, le second le vin' de mars, le troysiesme le cinquiesme de niay, le qua- (l'iesme le xii" septembre et le cinquiesme et derrenier le xii" novembre; et que lors de lad, fondation ilz n'estoient que environ six vings religieux oud. couvent et à présent y sont environ quatre cens ; prians par lesd. religieux Madame , mère du Roy, et gens de son Conseil y avoir esgart. . . «. — 8 (fol. 689).

1156. — Marché entre Bastien Bernard, tombier, à Paris , et Louis Privé , prêtre , chanoine de Notre-Dame de Corbeil, pour la

UECUETL D'ACTES NOTARIES.

fourniture : i° d'une lombe de liais, de sept pieds sur quatre, à trois personnages, un bourgeois , un homme d'église portant une aumusse sur le bras, et une bourgeoise; ffsur leurs testes cliascun ung tabernacle, rempliz d'anges et d'un Abraham, avec quatre ymaigesi , l'inscription à l'enlour ; 2° de quatre pierres pour soutenir la tombe; 3° d'rfung epitafe de pierre de lyays,siu' laquelle sera escripte la fondation" ; à livrer pour Pâques, au cimetière Saint-Nicolas-lez-Corbcil ; prix : i8Lt. — 8(fol. 6/12).

1157. — Sommation de Jean du Moulin, procureur au Châtelet et bailliage de Paris, agissant pour le procureur du Roi au Châtelet, à Pierre Crozon, greflTier de la justice et juridiction temporelle de l'église Saint-Benoîtle-Bien-Tourné, d'avoir à lui remettre Charles Musnier, Alexandre Gouje et un nommé Jacques, détenus à la prison de Saiut-Benoîl , alors qu'ils étaient (chostes et justiciables du Roy,. . . parce qu'il disoit lesd. prisonniers estre chargez de cas privilégié, parce que de guet appent et proijos délibéré il disoit lesd. ])risonniers avoù" faictz et commis les crymes et delitz à la personne de Claude de Chaville , qu'il disoit estre en danger de sa personne . . . , et que lesd. prisonniers estoient coustumiers de ce faire et incorrigibles, la punition duquel cas privillegié il disoit appartenir au Roy ...''. — 9 (fol. 643).

1158. — Marché entre Jean Le Cirier, avocat en Parlement, et Gillet Mâchefer, couvreur d'ardoise : couverture en ardoise d'Angers de la vis à petites lucarnes du logis neuf de la maison ta l'enseigne de la Corne de daim, rue Galande, en face de la chapelle Saint- Biaise; couverture de la galerie reliant le logis neuf au vieux et d'une vis mi -partie hors œuvre; couverture du puits en écaille, rren façon de col de pan, comme luy sera monstre; et fournira toutes les choses dessusd. de plommerie bien et deument ouvrée , dorée et paincte

comme celle de mon pavillon du Plessier ou mieulxîï ; établissement d'une pomme dorée à la pointe du bâtiment neuf, et d' trime coulloire de pelon , comme je luy deviseré, pour mener l'eau du puis au jardin, en une fontaine que je y feray ... 1 ; prix : 80 1. t. , Jean Le Cirier fournissant le plomb de la tfcoulloire«. — 10 (fol. 6/16).

1159. — ff . . . Frère Berthelemy Maussieux, prêtre, religieux et procureur des Frères Myneurs du couvent de Paris, a dict. . . que, en ensuivant la Clémentine et chappitre du don de sepulturis, ensemble leurs privilleges de noz saincts pères les papes et autres droictz disposans à matière de canonicque portion, il presentoit au vicaire de la cure. . . Sainct Severin troys torches faisant parti de xu torches et ung cierge faisant partie de ini cierges qui estoient allumez au convoy de feu . . . , ce jo.ur d'huy inhumé en lad. église des Cordelliers, qui est ... la cononicque portion dud. lumynare deu. . . au curé de lad. cure Sainct Severin, en la parroisse duquel led. deffunct est deceddé, disant par led. procureur que en ensuivant lesd, dispositions et privilleges dessusd., alto non apparente, il ne luy doibt délivrer. . . autre chose. . ., et que en monstrant par led. curé aucun traicté ou appoinctement faict pour raison de ce, il bailleroit ce que de raison n. — i5 (fol. 65 0).

1160. — Renouvellement de bail, pour sept ans, par Henri Labbe, curé de Servillo, au diocèse d'Evreux , àRaoulinBerthault, ffcsteufviern, au Clos Sainle-Geneviève, de deux jeux de paume, dont un encore en construction, ravec le bas servant à despouillei , dépendant d'une maison, sise audit Clos, moyennant 5o 1. 1. par an, payables mensuellement. — 18 (foL 652).

1161. — Vente par Philippe Le Noir, libraire juré en l'Université, bourgeois de Paris,

à Pierre Gésu, drapier, h Rrie-Conite-Robert, du quart par indivis d'une maison , sise audit lieu , en la grand rue tendant de l'église au puits Corbillon , faisant le coin de la rue des Halles, moyennant 5o 1. t. — 19 (fol. 656).

1162. — A la requête de Guillaume de Carmaing, seigneur de Montaigu, Geoffroi de tfBalim) , homme d'armes de la compagnie de Villebon, Rémon Chevrat, e'cuyer, seigneur de rrMontcossonn, Jeanne du Riez, concierge de l'hôtel du Légat, chanceliei' de Franc?, et Guillaume Le Blanc, clerc de M. le conservateur de Gouy, attestent qu'un écriteau en parchemin, fixé par quatre petils clous, portant mise aux enchères, à la requête de Marthe d'Estérac, comtesse de Candalle, de la terre d'Aspet, ftpour la somme de deux mil six cens soixante treize escuz d'une part, et autres sommes declairées oud. escripleau" , fut attaché à la porte de l'hôlel du Chancelier, près du couvent des Auguslins, oîi siégeait alors le Grand Conseil, du 18 janvior au 8 lévrier. — 19 (fol. 667).

1163. — A la requête de l'intéressé, Guillaume Chaudemanche, menuisier, MartinEhan, corroyeur, tous deux demeurant aux faubourgs Saint-Jacques, Barbe Ducy, corroyeur de cuirs, demeurant sur les fossés Saint-Michel, certifient qu'ils connaissent, depuis plus de douze ans, Antoine Ganelon, corroyeur de cuirs, atteint, depuis trois ans, des écrouelles et incapable de gagner sa vie et celle de sa femme, qui est sur le point d'accoucher; qu'il est obligé de vendre la portion de maison qu'il j)0ssède sur les fossés Saint-Germain. — 26 (foL 678).

116'i. — Bail de sa cure, pour six ans, par Nicole Brachet, prêtre, chanoine de Paris, conseiller en Parlement, curé de Marolles-les- Braux, au diocèse du Mans, à André Charbonnier, prêti'e, y demeurant, moyennant ioo I. t. par an. — 27 (fol. 679).

Mars.

1165. — Acceptation définitive par le collège de Dainville du rachat effectué par Jacques Gobehn, le ai août 1699, d'une rente de 28 1. p. constituée au profit du collège par Jean de Tournay et Geneviève Emery, sa femme. — 2 (fol. 685).

1166. — A la requête de Claude Saulve, procureur au Châtelet et bailliage de Paris, trois habitants de Notre-Dame- des-Charaps, dont Guillaume Duchesne, tavernier (le nom des deux autres , écrit au haut du feuillet 69G, est devenu illisible), attestent que Pierre Mille, laboureur, audit lieu, est homme de mauvaise vie et conversation , grand jureur et blasphémateur du nom, du sang et du corps de Dieu, des saints et des saintes, qu'on ne peut se fier à son témoignage, n'étant pas homme de bonne conscience , mais capable de dire, pour une pinte de vin, tout ce qu'on voudia ; qu'il est mal intentionné à l'égard du requérant, qui , étant prévôt de Notre-Damedes-Champs, l'a fait arrêter et condamner à l'amende pour plusieurs blasphèmes. — 2 3 et 3o (fol. 695 v").

1167. — Marguerite Piédefer déclare qu'une omission a été commise dans l'acte de vente du h février i53o(voirplus haut n°i 1 59), un jardin , sis h Saint-Germain-des-Prés, vendu avec la moitié de la maison de la rue Hautefeuille n'ayant pas été mentionné. — 1 1 (fol. 701).

1168. — Annulation du contrat du \U août 1599 entre Germaine Hopyl et Georges Hopyl, rapporté plus haut, n" 1 io5.

— 99 (fol. 711 v°).

1169. — Echange entre Jean Petit l'aîné, libraire juré en l'Université, bourgeois de Paris, marié à Guillemette de la Vigne, et Nicolas de la Vigne, sergent à cheval des aides et

[i5oo-i53^i.]

tailles en i'éleclion de Paris : ce dernier cède la moitié par indivis de la maison dite La Longue Alle'e, place Maubert, à l'enseigne du Tranchoir d'élain, à lui-même cédée antérieurement , aux mêmes conditions , par son fière, Vincent de la Vigne, contre le tiers par indi-

vis d'une maison et de quatre-vingts arpents de terre, sis à Mauchamps, près Boissy-sous- Saint-Yon, faisant partie de la succession des père et mère de Guillemette , Nicolas et Vincent de la Vigne, et une soulte de loo 1. t. — 2A (fol. 7i5).

XVr SIÈCLE.

3l MARS l53o-3o MAT l53l. CtL\ACE DES NOTTES OU MYNUTÏES DES CON-

TRAICTZ RECEUZ PAR FEU M° PlERRE CrOZON, COMME NOTAIRE OU ChASTELLET DE

Paris, en l'année mil cinq cens trente et ung, m v"^ xxx et xxxi. ii

Liasse, 3oo feuillets, papier et parchemin; incomplet de la fin; deux étiquettes superposées étaient collées

au dos de la chemise, la plus ancienne portant le numéro i3 et l'autre le numéro gi. Deux actes, sur parchemin , sont annexés à cette liasse, dont ils constituaient najuères la chemise.

a. — Bail, pour six ans, par Jeanne Gilbert, veuve de Jean du Prat, trésorier de la vénerie et fauconnerie du Roi, à Françoise de Poisieux, dame de Viiielhierry, au bailliage de Sens, femme de Méraull du Fay, chevalier, seigneur de Saiiit-Jean-de-Bournay en Dauphiné et tcdu Vauldequinn en Lyonnais, l'un des cent gentilshommes de la maison du Roi , sous Louis de Nevers ; à Jean Barbedor, garde de la Monnaie de Paris, trésorier des cent gentilshommes, marié à Marie de Bezombes; et à Nicolas Barbedor, grenelier de Melun, frère de Jean Barbedor, marié à Perrelte Augirard, de six muids de grain, blé froment, mesure de Paris, do champart, et 20 1. t. de cens, faisant partie de plus grande quantité de champart et de cens ce jour même vendus à Jeanne Gilbert par lesdils preneurs, le lout assis sur plusieurs héritages, silués à Viiielhierry; plus, de quarante arpents de bois taillis en une pièce, sis en la seigneurie de Villethierry; prix : i5o 1. t. par an; champart, cens et bois taillis pourront être rachetés, dans le délai de six ans, moyennant le rembouisemcnt, en une seule fois, des 1,800 1. 1. constituant le prix de la vente consentie par les preneurs à Jeanne Gilbert. 3o septembre iS3^i. — Expédition, parchemin; mutilé.

b. — Bail, pour huit ans, par le collège de Dormans, dit de Beauvais, à Martin de Brégy, hôtelier, à Lizy-sur-Ourcq, d'hérilages sis à Lizy-sur-Ourcq. Sans date, la pièce étant incomplète de la fin et mutilée. — Expédition, parchemin.

1530. — Mai.

1170. — Procuration passée par Philippe Bernard, femme de Guillaume Cardinal, imprimeur de livres , à Paris , et par Philippe Bernard , sa sœur, au nom de Guillaume Cardinal , à l'effet de vendre , à la vie de plusieurs personnes, une maison, à elles appartenant, sise à Montlhéry. — 28 (fol. h v°).

1171. — Bail de sa cure, pour six ans, par Jean Briçonnet, vice-chancelier de Bretagne, abbé de [Blanche-] Couronne, ciu-é de Saint-

Martin -d'igé, à Denis Le Royer, prêtre, moyennant 280 1. t. par an; François Le Royer, marchand , au bourg Saint-Martin-de- Vieux-Bellême , se porte garant pour le preneur. — 5 (fol. 11).

1172. — Bail de son prieuré, pour trois ans, par Guillaume Briçonnet, chanoine de l'église Notre-Dame de Chartres , prieur commendataire de Chênegalon , au pays du Perche, représenté par Guillaume Briçonnet, seignem* de Glaligny, son père, à Denis Le Royer, prêtre, moyennant 1 5o 1. 1. par an, et

à charge d'entretenir les religieux et d'héberger le bailleur, deux hommes et trois chevaux une fois par an , trois jom-s diu'ant. — 5 (fol. i3).

1173. — Bail , pour quatre ans, par Nicolas Béquet, drapier, bourgeois de Paris, à Geneviève Chopin, veuve de Simon Bade, chandelier de suif, à Paris, d'une maison, sise place Maubert, à l'enseigne du Cornet, moyennant 36 1. t. par an. — 1 1 (fol. 93 v°).

117A. — Bail, pour six ans, par Jean des Serpents , comte de Saint- Jean de Lyon , maître et concierge de la maison abbatiale du Bec, i"ue Saint-Jacques, représenté par Etienne Coignet et Jacques Bayon , à Guillaume Mareschal , libraire, h Paris, de la portion antérieure de l'hôtel du Bec, à l'enseigne du Bec, précédemment occupée par Louis du Rozé; prix : 5o 1. t. par an, le bailleur se réservant la faculté, si l'abbé du Bec voulait reconstruite l'immeuble, de congédier le preneur, en le prévenant six mois à l'avance. — 9 (fol. 22 v°).

1175. — Vente par Nicolas Prévost, libraire et imprimeur de livres, bom-geois de Paris, à Jean Eschart, apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, d'un jardin, mesurant sept toises de largeur sur rue et vingt-deux toises et demie de longueur, clos de murs, sis en la ruelle de Copeaux, aux faubourgs Saint- Marcel, aboutissant à l'hôtel et jardin d'Ablon , moyennant 161 1. 18 s. t. — 9 (fol. 22).

1176. — Marché entre Antoine Cousin, tailleur d'images, rue aux trOvizn, et Gilles Santil, peintre, à Paris, d'une part, et Crespin Gringaut, prêtre, curé d'Avrain ville, d'autre part, pour la foiu-niture de ffdeux yniaiges blanches , l'une de mous" Sainct Pierre et l'autre de mous' Sainct Paul, de pierre de Tonnerre, saine et necte. . ., chascun de cinq piedz de hault, comprins l'entrepién; à livrer, pour la Saint-Jean, en l'abbaye de Saint-Pierre de

Melun, tren payant par led. Gringaut les fraiz et voicturen ; prix : lii 1. 1. — 16 (fol. 28 v°).

1177. — Procuration passée par Benoit du Bois , boursier du collège de Cambrai , au nom de Martin Le Bault et Paule Le Bault, rrpour acquiesser pardevant mons"^ l'official de Sens ù l'appellation inlergectée pardevant luy de certaine sentence donnée par mons' i'oflicial de Paris entre feu m' Anthoine des Saulces, demandeur, d'une part, et m' Francoys de Prenay, defiendeur, d'autre part, pour raison de la repparation par led. deffunct requise des excez qu'il pretendoit luy avoir esté faictz en la teste et ailleurs, par led. de Prenay, et consentir et accorder que lad. matière et procès demeure pardevant led. officiai de Sens, sans en faire aucun renvoy pardevant led. ofïicial de Paris; et au principal d'icelle matière, que led. de Prenay soyt absoubz des demande et conclusions contre luy prinses par led. deffunct touchant lesd. excez, et par led. du Boys, constituant, et Claude des Saulces, comme ayans reprins led. procès au lieu dud. deffunct, pour raison de ce qu'ilz pretendoient en estre ensuyvy, et la personne dud. de Prenay, qui n'estoit que eslargie, soit délivrée à pur et à plein des prisons , tant de Paris que de Sens , et ses pleiges et cautions deschargées, en déchirant, sy besoing est, par led. du Boys constituant, qu'il est deuement certioré par les barbiers et cireurgiens qui ont ouvert led. deffunct, qu'il n'estoit deceddé pour lesd. pretenduz excez, mais pour cause de malladie qu'il avoit en son corps. . .n. — 21

1178. — Vente par Virgile de Sainte-Croix , menuisier, aux faubourgs de Paris, hors la porte Saint-Victor, à Jean Lorgery, libraire, à Paris, d'une rente de 55 s. t. , faisant la moitié d'une rente de 100 s. p. appartenant au vendeur et assise sur une maison, faite en appentis, sise rue Neuve Saint- Victor, ladite rente

de 55 s. t. rachetable au prix coulant, soit 33 I. t. — 19 (fol. 66).

1179. — (T . . . Autlioine Giliier, voyer pour le Roy. . . des baiiliaiges de Meaiilx et Seniis , confesse debvoir à Syiîionne Platemaire, vefve de feu Synion Sergent, en son vivant marchant , . . . à Paris , . . . quarente livres tournois , à quoy ilz ont chevy . . . tant pour toute la coppulacion charnelle qu'ilz ont eue l'un avec l'autre, que pour les plaisirs, curialitez, services et courtoysies que lesd. Giliier et Symonne ont faict l'un avec l'autre de tout le temps passé jusques à huy, et partant demeure nulz et mis au néant tous et chascuns les procès qui estoient pendans entre eulx, tant en court d'église que autres lieux , pour quelque cause. . . que ce soit. . . ,à payer. . . présentement dix livres tournois, que lad. vefve confesse avoir receu . . . , vingt livres tournois au jour Sainct Jehan Baptiste . . . mil cinq cens et trente ung; et les dix livres tournois restans,. . . à Joutte Tabouret, fille de Mathurin Tabouret , niepce dud. Giliier, aud. jour Sainct Jehan Baptiste oud. an mil cinq cens et trente et ung, pour les interestz que led. Mathurin Taboiu"et pourroit prétendre . . . à rencontre de lad. vefve pour raison de la creveure d'un oeil advenu à lad. Joutte et que l'on pourroit prétendre avoir esté ftiictpar lad. Symonne à lad. Joutte; et pour raison de ce promect oultre lad. Symonne bailler à lad. Joutte, sy tost qu'elle sera mariée, unglict de plume, garny de son traversin, deux draps de toille de chanvre, avec une couverture, pour l'ayder à la poui'veoir aud. mariaige; et partant sera tenu. . . led. Giliier acquicler. . . lad. Symonne envers lesd. Mathurin Joutte et tous autres de toutes choses. . . dont on iuy pourroit faire action. . . pour raison de lad. creveure d'oeil; et sans préjudice de la somme de cinquante quatre livres tournois restans à payer de soixante livres tournois en

laquelle led. Giliier est tenu . . . envers lad. Simonne ... îi . — 22 (fol. 69).

Juillet.

1180. — Vente par Guillaume Périer, huilier et chandeher de suif, à Paris, Durand Périer, compagnon huilier et chandelier de suif, à Paris , Eloi de Thérouanne , bonnetier, à Saint-Marcel-lez-Paris , marié à Isabeau Chaudière , veuve en premières noces de Gui Périer, huilier et chandelier de suif, bourgeois de Paris, Eloi de Thérouanne et sa femme agissant tant en leur nom que comme tuteurs de Josse Périer et Durand Périer, enfants mineiu-s de feu Gui Périer et d'isabeau Chaudière, et par Pliilebert Regnault, boulanger, bourgeois de Paris, marié à Jeanne Périer, à Claude Chevallon , libraire juré en l'Université, bourgeois de Paris , des quatre dixièmes d'une maison , sise grand rue Saint- Jacques , à l'enseigne du Rouet, tenant d'un côté et aboutissant à l'hôtel de l'abbé de La Couture, chargée notamment de 100 s. p. de rente au profit de l'acquéreur, comme ayant le dj-oit des Célestins de Paris, de 17 1. 1. de rente ou profit du même, comme ayant le droit de Jean Petit, qui tenait le sien de Jacques Périer, et de 8 1. t. de rente, rachetables au prix des ordonnances, au profit du même, comme ayant le droit de Jean d'Epoigny, qui tenait le sien de Jacques Périer; les trois dixièmes de la maison appai'tenaienl à Guillaume, Durand et Josse Périer, frères , à cause de la succession de leuipère ; l'autre dixième appartenait aux mêmes et h leur sœur, Jeanne Périer, à cause de la succession de leur frère, feu Bertholle Périer; prix : Aoo 1. t. — 12''' (fol. 107).

Août.

1181. — Bail, pour quatre ans, par Laurens Girard, huilier et chandeher de suif, à Notre-Dame-des-Champs , agissant tant en son nom que comme tuteur des enfants de feu

''1 Ratifié par Jeanne Périer le 3o mai i53i.

Jean Serrier et de Concorde Soret , sa veuve , remariée à Lanrens Girard, à Bernard Le Grand, serrurier, audit lieu, d'un ouvroir sur rue, sallette derrière, dépense contiguë, jardin et cave , le tout dépendant d'une maison , sise à Notre- Dame -des-Champs, en la Grand rue, devant le Haut-Pas, moyennant 8 1. 1. par an; à l'expiration du bail, le preneur aura la faculté de rester dans les lieux loués, aux mêmes conditions , pourvu qu'il se soit régidièrement acquitté de ses charges, qu'il soit de bonne vie et honnête conversation et que le bailleur ne veuille lui-même occuper en personne les lieux loués. — 2 (fol. 127).

1182. — Venle par Vincent Hérouart, libraire, bourgeois de Paris, marié à Julienne Courtet, à Jean Bégin, marchand, bourgeois de Paris, d'un jardin, mesurant onze toises un quart de longueur sur rue , ^faisant partie et portion d'un plus grant lieu, [mesurant soixante-huit toises sur rue], sur lequel lieu y a commencement de maison ^ , sis à Saint- Marcel, ruelle de Copeaux, près de la porte Bordelle, tenant d'un côté à Nicolas de Rentilly, de qui le vendeur a acquis ledit jardin, et aboutissant au jardin d'Ablon ; prix : 1 Go 1. 1. — A(fol. 128 v°).

1183. — Bail, pour trois ans, par Jean Petit l'aîné et Jean Petit le jeune, libraires jurés en l'Université, bourgeois de Paris, à Jean Olivier, laboureur, à Meudon, d'une maison, sise à Meudon, rue du Four, et de deux arpents de terre, sis au même terroir, les bailleurs se réservant la jouissance de la première chambre de In maison; prix : 9 1. t. par an; r ... et oultre led. preneur prent à labourer. . . jusques à la grappe coupper, . . . arpent et deniy de vigne . . . , qu'il sera tenu . . . labourer comme vignes bourgoises, et y faire en chascun arpent deux cens de prouvains pour boulge, moyennant. . . quinze livres tournois . . . par chascun an; et pourront lesd. parties loger

leurs vins et tonnes d'amprés de leurd. maison, et ne pourra led. preneur. . . faire ésd. lieux taverne à assoir...». — i3 et ly (fol. i36).

1184. — ff . . . Estienne Marie et Michel Dugné, laboureurs, demourant à Soullerre en Brye , ou nom et comme marguilliers pour le présent de l'euvre et fabricque. . . dud. Soullerre, disans que pour payer . . . h Nicolas Beau Roy, chauderonnier, demourant à Paris, la somme de douze vings deux livres imze solz tournois qui luy estoit deue par lad. euvre comme ayant le droict de Jehan Collier, fondeur de cloches , . . . à Paris , de reste de la somme de cinq cens livres tournois qui restoit à payer de plus gi'ant somme, pour avoir par led. Beau Roy baillé. . . aud. Collier le mestail qui estoit neccessaire pour f;iire et fondre troys cloches neufves pour lad. église, oultre le viel mestail qui estoit en icelle église, ilz s'estoient retirez pardevers. . . Rcgnnult Desgetz , prestre , officiai de raichi[di]aconé de Rrye et curé de lad. cure de Soullerre, duquel ilz auroient emprunté. . . douze vings deux livres unze solz tournois. . . ; àceste cause. . . gaigent iceulx marguilliers . . . livrer en ceste ville de Paris, aux despens de lad. euvre,. . . aud. Desgetz, en son hoslel et grenier,... par chascun au, jusques à plain payement. . . de lad. somme . . . , deux muys de hlé forment, mesure de Paris, à douze deniers parisis chascun septier, prés du meilleur venant es Halles et marchez de Paris, pour le pris de vingt solz parisis chascun septier, par chascun an , qui sont pour les deux muys trente livres tournois , avec vingt livres tournois en deniers aussi par chascun an. . ., et ainsi à continuer par chascun an... jusques h plain payement... ri. 20 (fol. l42).

Septembre.

1185. — Acceptation par Jean Le Picard, chanoine de l'église Saint-Benoit -le -Bien - Tourné, de Nicole d'Origny, conseiller en Par-

lement, président des Enquêtes, chanoine et chancelier de i'e'glise de Paris, Verjust, conseiller en Parlement, président des Enquêtes, Mesnager, conseiller en Parlement, et Mouton, tous chanoines de I'e'glise de Paris, choisis par le chapitre de I'e'glise de Paris comme arbitres des différends existant entre les chanoines et l'œuvre de l'église Saint-Benoît. — 1 1 (fol. i/i8v°).

118(3. — Bail, pour douze ans, par Antoine Bochart, avocat en Parlement, seigneur de Fariviilers, à Jean Beligne le jeune, meunier, à Altichy- sur -Aisne, d'un moulin à eau, sis à Attichy, moyennant, par an, vingt muids de blé, mesure de Compiègne, et une douzaine de fromages de Chauny; le bailleur se réserve le droit de rtpescher à ses saisons « , et à cet effet de mettre à sec l'étang dont l'eau fait mouvoir le moulin; même réserve en faveur de Pierre Bochart, officiai de Beauvais, frère du bailleur, propriétaire d'un étang supérieur au précédent; le preneur devra dénoncer au bailleur les habitants d'Atlichy, qui sont ffbannyers aud. moulinai, qui contreviendraient audit ban. — i"' (fol. i58).

1187. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Dominique Le Cirier, prêtre, curé de Vareddes, près Meaux, représenté par Jean Le Cirier, avocat en Parlement, seigneur du Plessier-sur-Auteuil,à Henri Lhoste, prêtre, à Vareddes, depuis longtemps vicaire audit lieu, moyennant, par an, 80 1. t. et un pourceau gras de lio s. t. ou sa valeur, au choix du bailleur, et à charge d'héberger celui-ci, ses gens et ses chevaux deux fois l'an. — 9. (fol iGi).

1188. — Bail, pour cinq ans, par Jean de Bretagne, comte de Penthièvre et de Périgord, vicomte de Limoges et de Bridier, seigneur de Laigle, Boussac, Chàteaumur, Champtoceaux, Fouras, des Essarts et rfPalnyautn, représenté par son secrétaire, Jacques Belosse,

BEGUEIL D'ACTES NOTABIES.

écuyer, à Antoine Bonnemère, imprimeur de livres, bourgeois de Paris, d'une maison, sise au Mont Sainte-Geneviève, appelée la Maison de Blois, à la réserve d'rfune chambre, gardes robes et privez estans sur le portail de lai. maison, avec une estable à deux chevaulxii, moyennant 60 1. t. par an, somme qui serait portée à 70 1. t. si le bailleur renonçait à jouir des localités qu'il s'est réservées; Pierre Gaudoul, libraire, bourgeois de Paris, se porte garant pour le preneur. — 9 (fol. 1 68).

1189. — Renouvellement de bail, pour un an, par Gui de Cotheblanche , seigneur de Cotheblanche, à Guillaume Macquerin, jardinier, à Saint-Germain-des-Prés , d'une maison, sise à Saint-Germain-des-Prés, rue Saint- Sulpice , moyennant 1 /i 1. t. et douze setiers de verjus , rrà la charge que led. bailleur, pour luy et ses gens , auront aller et venir aud. jardin quant bon leur semblera , et si led. bailleur avoit affaire d'une des cliambres dud. logis , la pourra prendre pour soy loger en temps de peste ou autre danger, pour luy, sa femme et ses enffans... n. — i5 (fol. 178).

1190. — Adhésion de Jean Thibault, prêtre, curé de Beaubourg, au diocèse de Paris, et de Didier Maheu, libraire juré en l'Université, bourgeois de Paris, aux conclusions du rapport de Simon Billart, maçon, et Georges Chenest , charpentier, jurés du Roi, touchant rrune gallerie enclavée dedans la maison dud. Maheu, estant des apartenances de la maison dud. Thibault, assises rue Saine t Jaques ... ; pour l'aisance dud. Maheu , il sera loisible aud. Thibault de rehaulcer, à ses despens, lad. gallerie à la haulteur et alligncment du plancher de l'imprimerie dud. Maheu , qui pourroit estre de trois piez ou environ plus hault qu'elle n'est, et en ce faisant sera et demourra lad. gallerie, en eslevacion, de la haulteur qu'elle est de présent, qui est de six piez ou environ, avec trois piez deniy d'abondant, eu recompensse des trois piez du

dessoubz qui ont esté baillez poivr lad. aisance d'icellui Maheu , et néanmoins demourront les autres aisances, esgoutz et servitudes selon qu'elles sont et estoient d'anciennetté . . . «. — 16 (fol. 175).

1191. — Vente par Durand Périer, huilier et chandelier de suif, à Paris, faagd souffisaument, usant et jouissant de ses droictz . . ., disant que pour subvenir et fournir aux fraiz qu'il luy convient faire pour lever son ouvrouer. . . en cesle ville de Paris, il n'a voit aucuns biens meubles pour y fournir et qu'il ne pourroit ce faire sans vendre et alyeuer de ses heritaiges5i , autorisé par sa mère, Isabeau Cliaudière, veuve de Gui Périer, remariée à Eloy de Thérouanne, bonnetier, à Saint- ]Marcel-lez-Paris , et par son beau-père, à Jean Petit le jeune, libraire juré en l'Université, bourgeois de Paris, de deux arpents de terre, sis aux Loges, moyennant 34 1. 1.; l'acquéreur exige qu'Éioy de Thérouanne et sa femme fassent ratifler cette vente par Durand Périer, quand celui-ci aura atteint sa vingtcinquième année. — 27 (fol. 182).

Octobre,

1192. — Partage entre Jean Petit l'afné, libraire juré en l'Université , bourgeois de Paris , marié à Guillemette de la Vigne, et Nicolas Boucher le jeune, boucher, bourgeois de Paris, de sept quartiers de vigne en deux pièces , sises l'une au terroir de Corbeil , dite le Grand Arpent d'Yerre , et l'autre au terroir d'EtioUes, lieu-dit Chevriau; Nicolas Boucher, à qui est échu le Grand Arpent, dont un tiers appartenait à Guillemette de la Vigne, verse une soulte de ho 1. t. — ili (fol. 206)'''.

1193. — Reçu déUvré par le collège de Montaigu à François de Clermont, chevalier, seigneur de Tranes et de Saint- Chéron, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi,

marié à Hélène Gouflier, veuve en premières noces de Louis de Vendôme, vidame de Chartres, de hoo I. t. versées au collège par Jean Remy, écuyer, seigneur de LnPi-unallière, maître d'hôtel de François de Clermont , ladite somme constituant le reliquat des 700 1. t. dues au collège en vertu d'une transaction passée, le i3 décembre iSaS, entre le collège et Louis de Vendôme et les autres héritiers de l'amiral de Graville, sur laquelle somme de 700 1. t. un acompte de 3 00 l. t. avait été versé par Jean Remy le ih août 1829. — i5 (fol. 207).

1194. — Reçu délivré par les maîtres et {;ouverneurs de la chapelle et confrérie Saint- Yves, grand rue Saint-Jacques, à Noël Deda, docteur en théologie, et Guillaume Mocet, praticien en cour d'église, exécuteurs testamentaires d'Amaury Macé, docteur en théologie, l'un des maîtres de ladite chapelle, de 3i 1. 18 s. 10 d. t., constituant la moitié de l'actif net de la succession, et de 32 1. 10 s. t., représentant la moitié du produit de la vente d'un collier ou carcan d'or, le tout légué à la chapelle par Amaury Macé. — 11 et 17 (fol. 210).

1195. — Vente pai* Bertrand Sconet, laboureur, à Notre-Dame-des-Champs , à Guillaume Bontemps, dudit état et lieu, d'une masure et jardin , sis à Notre-Dame-des-Champs, sur le grand chemin royal de Bourg-la-Reine , aboutissant aux terres de Jean Gobelin, moyennant 2 5 s. p. de rente, rachetable en une fois, pour 25 I. t., et à charge de construire dans les deux ans rrmaison manabler,. — 18 (fol. 212).

1196. — Bail, pour trois ans, par Martin Mesnart, greffier de l'officialilé de Paris, à Hilaire du Val, tuilier, à Saint-Nom, près La Bretèche , au diocèse de Paris , d'une tuilerie ,

''' Ratifié par Guillemette de la Vijjne le 3 mai i53i.

sise audit lieu, dite la Tuilerie du Val d'Aulnay, npoiu- le fournissement de laquelle thuillerie ied. preneur pourra prandre terre et sablon es lieux et places ad ce acoustumez et disposez ; aussi pourra prandre en la carrière dud. bailleur, qui est hors la Garenne, et non ailleurs , de la pierre à faire le mur des fourneaulx, quant conviendra cuyre la tliuille...n ; prix par an : huit milliers de tuile , du moule de la tuilerie , ou 16 1. 1. , au choix du bailleur. — 2 0 ( fol. 217).

1197. — Vente par Jean Minart, laboureur, àMontrouge, à Jean Gaillard, e'pinglier, à Paris, d'une maison, sise à Montrouge, en la Grand rue, tenant d'un côlé au cimetière, moyennant 3i 1. t. — 29 (fol. 220).

1198. — Bail de ladite maison, pour deux ans, par l'acquéreur au vendeur, moyennant Il 1. t. par an. — 22 (fol. 220 v").

Sans date.

1199. — Renonciation par Jean du Bois, au profit de Guillaume Moulle, tresleu par la pluralité des diocésains n , et au profit duquel le procureur de France en l'Université de Paris avait pris des conclusions , à toute prétention à l'office de messager de l'Université de Paris pour le diocèse de Senlis , vacant par le décès de Claude Augrin. — Entre un acte du 26 octobre et un autre du 27 (fol. 226 v°).

Octobre (suite).

1200. — Bail, pour trois ans, de sa cure, et des deux tiers de son revenu, l'autre tiers appartenant à A rnoul Vivien, prêtre, chanoine de Paris , par Henri Labbe , prêtre , maître es arts, curé de Surville, au diocèse d'Evreux, à Nicole Guerel, prêtre, vicaire de ladite cure, moyennant 160 1. 1. par an. — 27 (fol. 228).

Octobre (^suile) et Novembre.

1201. — A la requête de Jean du Bois , bourgeois de Paris , François Grozon et Pierre Cro-

zon, clercs, notaires jurés du Roi au Châtelet, du nombre ancien des soixante, déclarent s'être transportés, ce jour (29 octobre) , au cloître de l'église des Mathurius , où se trouvaient réunis , en grand nombre, des maîtres, religieux et écoliers , les uns béncficiers au diocèse de Senlis , les autres dudit diocèse , assemblés à l'effet de pourvoir à l'office de messager en l'Universilc pour le diocèse de Senlis, vacantparlamortde Claude Augrin; suit la liste nominative des quarantedeux voix recueillies par Jean du Bois; les doyens des provinces de France ayant pris leurs conclusions et les ayant apportées au procureur de France, celui-ci reçut comme messager Guillaume Moulle, présent, sans tenir compte des suffrages obtenus par Jean du Bois; et malgré la protestation de ce dernier, Guillaume Moulle fut admis à prêter serment. — 29 octobre et 2 novembre (fol. 239).

Octobre [suite).

1202. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Simon d'rr Aufemont') , clerc , du diocèse de Laon , curé d'Achères-en-Bière , au diocèse de Sens, à Michel Durant, prêtre, vicaire d'Achères, moyennant tio 1. t. par an. — 3i (fol. 20I1).

Novembre (suite).

1203. — Bail viager par le collège de Sorbonne à Pierie Jaquin, maître es arts, actuellement régent en la Faculté des arts, au collège de La Marche , de la maison ou collège de Galvi, ayant sa principale entrée rue des Poirées et une issue rue ou cloître de Sorbonne , non compris la maison du Soufflet vert et les autres maisons, sises rue Saint-Jacques, appartenant au collège de Sorbonne; prix : 120 1. t. par an; le preneur devra consacrer 200 1. t. en réparations , au cours des six premières années; il ne pourra rflesd. lieux. . . applicquer en autre sorte synon que en collège, et en iceulx tenir et faire bon exercice d'estude d'ars et grantmaire, avecques disciphne et bonnes meurs, selon la coustume ancienne de lad. Université de Paris, et en lad. grant-

MO

ii53o.l

maire avoir bons regens, lesqiieiz es heures acouslumées aud. collège feront leçons et autres actes acoustuniées au prouUitdes escolliers habitans aud. collège de Calvy; et en lad. Faculté d'ars aussi avoir bons regens qui semblablement feront leçons acoustume'es en sommes, logique, phisique, éthiques et methafisique, selon les collèges famez de lad. Université, ésquelz y a chare d'ars et gramaire; et introduire par lesd. regens en ars et grantmaire lesd. escollicrs en bonnes sciences et doctrines, non dampnées ne suspectes; et sy aud. collège et maison de Calvy advenoit aucun scandalle ou desordre, lesd. bailleurs. . . auront la congnoissance, correction, pugnition et superintendence desd. scandalles ou desordres, ou deffault et négligence du preneur et sans aucunement supplier led. preneur, qui sera tenu y assister avec les regens et enfTans dud. collège; item, pourront lesd. bailleurs... veoir et visiter led. collège et boyre et menger en salle, aux despens dud. preneur, deux foiz par chascun an ... , pourveu qu'ilz ne soient plus de deux à chascune foiz, pour traictié des affaires et corrections tant aux leçons que bonnes meurs qui seront observées aud. collège; et sera tenu led. preneur envoyer les enffans et commander aux regens . . . d'aller eu la chappelle dud. collège de Sorbonne aux jours et festes que lesd. de Sorbonne font et cellebrent service sollempnel en lad. chappelle, c'est assavoir quant on dict matines, vespres, grand messe, à haulte voix, en lad. chappelle, aux jours et festes acoustumées en icelluy collège de Sorbonne; et ne pourront lesd. preneur, regens et escolliers demourans es chambres qui respondent sur lad. rue et cloistre de Sorbonne, gecter et mectre aucunes uraines et inraondices en icelle rue et cloistre de Sorbonne par les fenestres, veues et ouvertures qui sont sur icelle rue et cloistre de Sorbonne, ne iceulx enffans ne autres dud. collège gecter pierres, tirer' d'arcs, jalletz et autres choses contre les venneres de la chappelle dud. Sorbonne et autres lieux voisins.

dont il vienne aucune plainte; et où ilz feroient le contraire, pourront lesd. bailleurs faire fermer lesd. fenestres, veues et ouvertures. . . à fer de ricliard ou à verre dorment. . . ; pendant lequel temps ne pourra led. preneur demander aucun saillaire de l'escollaige , des serviteurs demourans en icelluy collège de Sorbonne ; . . . et a esté dict . . . que après le trespas dud. preneur celluy que icelluy preneur aura nommé par son testament pour recevoir ses debtez, joyra deux ans après led. trespas, de deux chambres oud. collège, telles qu'elles luy seront baillées, pour recevoir lesd. debtes , et sans aucune chose en payer ...r^. — 4 (fol. 938).

1204. — Renonciation à toute poursuite par. . . Cornillart, veuve de Jean Patria, laboureui", rue de Lourcines-Saint-Marcel, près Paris, agissant en son nom et comme tutrice, avec son beau-frère, Pierre Patria, mêmes quahté et lieu, de Gillet Patria, fds mineur du défunt, et crdu postume dont icelle vefve se double estre grosse et ensaincten , contre Jean Villena, bonnetier, rue de Lourcines, représenté par Jean Le Duc, bonnetier, sergent de la justice de Sainle-Gcne\iève, à Saint-Marcel, et contre Michel Chuquet, Louis Papellart, Guériueau, Robert Guyenne, Jean Vallette, Jean Le Reuf et Le Beau Richard, tous compagnons bonnetiers, à Paris et aux faubourgs Saint-Jacques, représentés par Jean Girard, bonnetier, bourgeois de Paris, ffà cause de la mort et octision advenue à la personne dud. deffunct Jehan Patria , le jour Sainct Marcel denenier passé, tiers jour de ce présent moys . . . , par quelque quiden en la compaignie duquel lesd. vefve et Pierre Patria, ésd. noms, disoient. . . lesd. Villena, Chuquet, Papellart, Guerineau , Guyenne , Vallette , Le Beuf et Le Reau Richard estre, et ce au moyen de certaine noise qui se csmeut entre les dessusd. d'une part et Martin Montarin et autres ses alliez et complisses , en laquelle noyse et esmocion d'icelle led. deffunct Jehan Patria seur-

[i53o.] RECUEIL D'ACTES NOTARIES

vint et mcsla. . . i ; montant de l'indeninitë : 98 i. t., plus 6 1. t. pour remboursement de

frais; la veuve et son beau-frère conservent tout leur droit contre l'auteur même du meurtre, si celui-ci venait à être de'couvert. — 8 (fol. 246).

1205. — Procuration passée par Guillaume Briçonnet , seigneur de Glatigny, trésorier des cent gentilshommes ordinaires de l'Hôtel , au nom de Jean Barbedor, son commis , à l'elîet de déclarer pardevant Jean Le Blanc, contrôleur général des finances, ff qu'il n'a à cause de sond. office de trésorier aucuns deniers revenans au Roy. . . «. — i3 (fol. 261).

1206. — Bail, pour trois ans, de son arcbidiaconé et de sa prébende par Jean Briçonnet, conseiller dn Roi, vice-chancelier aux pays et duché de Bretagne, archidiacre de Beaune en l'église d'Autun, chanoine de Beaune, à Pierre Bergier, notaire royal, à Beaune, moyennant 4oo 1. t. par an; une remise de /lo 1. t. par an sera faite au preneur pour l'indemniser de l'envoi à Paris du prix du loyer. — 22 (fol. 278).

1207. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Jacques Barthoniier, prêtre , seigneur d'Olivet, conseiller en Parlement, curé de l'église Saint-Martin de Ghataincourt, au diocèse de Chartres , à Pierre Prévost , prêtre , à Châtaincourt, moyennant, par an, 24o 1. t. et une douzaine de chapons; le preneur devra héberger le bailleur et ses trois chevaux, soit à Dieux, soit à Ghataincourt, au choix du bailleur, trois fois l'an, à raison de trois jours chaque fois; le bail pourra être résilié, à la fin de chaque année, par le bailleur, à charge par lui de prévenir le preneur six mois à l'avance. — 2A (fol. 279).

1208. — A la requête de Malhurin Moireau, prêtre, docteur en théologie en l'Université de Paris, curé de (rChalleau, prés et ou

ACTES NOTAniKS. I.

diocèse de Pariss, Robert Le Maçon, prêtre, à Paris, âgé de quarante-et-un ans, déclare qu'il connaît le requérant depuis dix ans, et que durant cinq ans et demi, à dater du jour où le requérant a pris possession de sa cure, il a tenu celle-ci , comme fermier du requérant; Denis Baiily, âgé de soixante-dix ans, Jean du Bois, âgé de cinquante ans, Vincent Pasquier, même âge, Alexandre Ferrant, âgé de quarante ans, Jean du Houssay, âgé de trentesix ans, laboureurs, audit lieu, déclarent qu'ils connaissent depuis dix ans le requérant , comme curé de rrChalleau'^, et qu'ils n'ont jamais ouï dire qu'il y eût un autre curé. — 27 (fol. 286).

Décembre.

1209. — Don par Jean Penot, prieur du Montet-aux-Moines , à Etienne Parceval , écolier étudiant en l'Université de Paris, son neveu, de huit queues de vin , deux setiers de froment , mesure de Bruyères, trois boisseaux de sel, quatre pintes, deux quartes, deux chandeliers, deux écuelles, trois plats d'étain, cinquante pintes d'huile , quatre draps de lin , deux chemises, une douzaine de sei"viottes, un bréviaire à l'usage de Citeaux , en papier, un plein coffre de livres, six charretées de merrien, une paire de chenets dits landiers, huit charretées de foin, le tout confié, en janvier i53o, à la garde de Jean Durand , prêtre , par le donateur ou ses gens ; don , en outre , de quarante brebis et moutons , quatre truies , quatre pourceaux gras, trois crgoureaulxT^, trois juments, trois poulains, un mulet, sellé et bridé, de deux ans, le tout mis en garde chez Antoine de Sept-Frères, laboureur, à la métairie de ffThuise, prés Ghasteauneufn , propriété du donateur, qui agit a pour la bonne amour qu'il a aud. Parceval, escolier, à ce qu'il ait mieulx soy entretenir à l'estude, faire ses faiclz en icelle, et aussi que son plaisir est tel". — 2 (fol. 29/i).

1210. — Don au même par Jean Gauriat, seigneur "des Arcens en Bourbonnoys^, son

oncle, d'une jument, sellée el bride'e, d'une valeur de 20 1. t., d'une cape de drap noir à l'espagnolle, d'une paire de bottes et d'éperons, le tout mis en garde par le donateur chez Jean Durand. — 2 (fol. 29/1).

1211. — frCome il soyt insin que proses se soyt meu entre Jehan Adan , d'unne part , et Jehan Petit le junne , d'autre part , heu deux ensemble tuteurs et curateurs de Katerinne Bien Aysé, nyesse dud. Jehan Adan, à cause de sa famme, pour la nouiiture de ladiste Katerinne Bien Aysé, que led. Jehan Adan mentenoyt avoyr nourie et vêtue deux ans pasés dernièrement, dont il demendoyt aud. Petit la somme de xl 1. t.; et led. Petit au contrayre myntenoyt que de ladiste nouriture n'avoyt esté convenu ne acordé aucunne somme de deniers, mays bien offroyt à payer les abillemens , en fezant aparoyr par led. Adan le pris et somme qu'i valoyent ; et autre choses dout il esloyent en proses; sm- lesquelz diferant ont apellé Jaques lie Fevre, frère de ladiste Katerinne, à cause de sa famme, Jehan Goruilau et Jacpies Ferembours, amys et voysins de ladiste Katerinne; par quoy ai'oyt esté apoynté par eux et acordé par lesdis tuteurs que sur le bien que Jehan Adan a de ladiste Katerinne, luy sera desduit et rabatu la somme cent soulz tournoys, et outre que led. Jehan Petit baillera manuellement aud.

RECUEIL D'ACTES NOTARIES. [i5P>o.]

Jehan Adan la somme de dix livres tournois ,

qui seront déduis et rabatus aud. Petit sur ce qu'il a de la susesion de ladiste Katerinne Bien Aysé; et sy a esté acordé par eux que led. Petit baillera par chacun an advenant aud. Jehan Adan la somme de quatre livres toiu-noys pour ayder à nourir ladiste Katerinne à Jehan Adam, jusques à ce que lad. Katherine soit mariée ou autrement pourveue , sans qu'il soyt rien rabatu sur les biens de ladiste Katerinne; et la reste de ladiste nouriture led. Jehan Adan la payra et n'en demandera rien, et sans rien rabatre à ladiste Katerinne sur ce qu'il a d'elle ; et ce il fault quelques abilemons à ladiste Katerinne, led. Petit les baillera en desdusion et sur les biens qu'il a de ladiste Katerinne; et ce il failloyt maistre ladiste Katerinne en aprentisage et qu'il coutast quelque argent , il sera prins sur la susesion de ladiste Katerinne, et le baillera led. Petit, en le apelant aud. marché, que ne pourra faire led. Jehan Adan sans led. Petit; et outre a prouinys Jehan Petit l'ayné, en fezant cest acort, de sa grase et iiberallité, donner à ladiste mineur Katerinne Bien Aysé le drap de ungne robe, corset et chaperon , fayt en faveiu" de ce présent appoinctement ... ; cest acort fayt et pasé sans despens de costé et d'autre touchant le proses par si devant meu entre eux et sans que on en fasse rien demander à ladiste myneur. . . -n. — 10 (fol. 3oo).

7 SEPTEMBRE iBSg-Qy MARS l56o; 3o NOVEMBRE l5^1 GISTRE DE KaTHERIN FaRDEAU, 1 5 89. il

— ccPre

EMIER RE-

^ Registre, xiiii"xi feuillets, pa|)ier.

La couverture du registre est constituée par une expédition, non datée du jour ni du mois, du bail viager du 27 novembre iSSg, rapporté plus bas, n°i98à; trois étiquettes, portant les cotes 189, 1/10, i4l, sont collées au dos.

Fol. 3. trA l'honneur de Dieu. . . cy commouce le registre faict par Katiierin Fardeau, notaire du Roy. . ., suyvant les ordonnances. . . publiées tant en la court de Parlement que, comme l'on dict, ou Chastellet de Paris. . . n.

Septembre.

1212. — Marché entre Jean Gourdillau et Micbel de la Planche, carriers, à Saint-Germain-des-Prés , d'une part, et François Bruneau, marchand, à Paris, d'autre, pour l'extraction de la pierre et du moellon nécessaires à la construction projetée par François Bruneau à Saint-Germain-des-Prés , au Pré Crotté; un trou de carrière a été creusé sur le terrain à construire; les outils seront fournis par François Bruneau , qui paiera 6 s. t. par toise de muraille ; dans le cas oià les carriers ne Irouveiaient rien, ils seraient payés à raison de 5 s. 6 d. t. pour chacpie journée. — 8 (fol. 5 v°).

1213. — Procuration de Jean de Cailly, brasseur de bière , à Saint-Marcel , grand rue Mouffetard. — 9 (fol. 6).

121 /i. — Reçu de Michel Le Beuf, écolier étudiant en l'Université de Paris, au collège Sainte-Barbe, autorisé par Didier Pautrat, régent au collège et son pédagogue, à Thomas Saulnier, messager de Troyes, d'une somme de 58 1. 3 s. t. à lui envoyée pour ses besoins par son père, Jean Le Beuf, demeurant à Nevers. — 9 (fol. 7).

1215. — Reçu de Fiacre David, manouvrier, rue Saint- Victor, à Gervais Cadier, laboureur, à Fresnes , fils et exécuteur testamentaire de Jean Cadier, de 9 1. 2 s. 6 d. t. pour son salaire d'avoir accompli le pèlerinage de Saint-Claude, conformément au testament du défunt, et pour une messe et une offrande en l'église dudit lieu. — 10 (fol. 7 v°).

1216. — Procuration de François des Cars , chevalier, seigneur de La Vauguyon , sénéchal de Bourbonnais , gentilhomme de la chambre du Roi , ayant la garde noble de Jean des Cars , son fds, issu d'Isabeau de Bourbon, dame de Carency, Bucquoy, Aix-en-Gohelle et Bouvigny, au nom de Jacques de Martigny, écuyer, pour présenter à l'Empereur l'aveu et dénombrement des terres provenant d'Isabeau de Bourbon et «• demander souffrance qui vaille foyi, pendant la minorité de Jean des Cars. — 1 1 (fol. 8 v°).

1217. — Procuration de Philippe Bienvenu, maître es arts, étudiant en l'Université, près du collège de Navarre, curé de Neufchelles, au nom de Jean Giroust, son vicaire, pour assister à la réformation des coutumes du bailliage de Crépy-en- Valois. — 11 (foL 9 v°).

1218. — Marclié enire Liénard Foresls, tonnelier et menuisier, aux faubourgs Saint- Victor, et Nicolas Rogerie, laboureur, à Chelles, pour rr relier et enfoncera cent vingt pièces de futaille, muids, demi-queues et demi-muids , à raison de 2 s. t. la pièce de futaille, trois demi-muids comptant pour deux pièces ; le logement et la nourriture du tonnelier et de ses gens seront à la charge de Nicolas Rogerie durant tout leur séjour à Chelles. —

tll (fol. XII v°).

1219. — Vente par Michel Martin, laboureur, à Fontenay-lez-Bagneux , à Jean Frère, marchand, à Saint-Marcel, d'un muid de vin blanc, rrfroit, paré et bien enffutté eu feust tenant jaulge compectantn, celui-ci à fournir par l'acheteur, de la vendange de l'année et du terroir de Fontenay, moyennant /i 1. 1 0 s. t.

— i4 (fol. XII v°).

1220. — Bail, pour six ans, du prieuré de Saint-Remy-sur-Monlreuil , au diocèse de Beauvais, par Jean André de Ludesse, prieur de Pézenas, agissant pour le prieur, Claude de Bedueil, écolier étudiant en l'Université, à Jean des Jardins, dit Frérot, Etienne Coppin et Chariot du Plessier, laboureurs, à Mon- Ireuil, Nourard et Bus-Maubert, moyennant 5oo 1. t. par an et à charge d'héberger chaque année, durant un mois, le prieur ou son i-eprésentant, deux serviteurs et leurs chevaux.

— i5 (fol. xni).

1221. — Vente par Michel Miette, prévôt de Villeneuve-Saint-Georges, demeurant à Vigneux, à Dominique Naullot, marchand, bourgeois de Paris , de vingt mille de bûclies , bourrées et cotterets, à compter onze cents pour mille , plus un mille pour le vin de marché, à provenir pour moitié de la forèl de Sénart, à raison de 9 1. i5 s. t. le mille, et des bois de la seigneurie de Vigneux , à raison do 8 1. t. le mille; à livrer pour laSainl-Remy et la Toussaint, au port de Courcelles; vente.

RECUEIL D'ACTES NOTARIES. [iSSg.]

en outre, de deux muids d'avoine, à livrer au

port delà Tournelle, pour 2 5 1. t. — 17 (fol. wii v°).

1222. — Ratification par Samson Le Vidame, doreur de livres, rue des Amandiers, Jeanne de Grèges , sa femme , et Éliennette de Grémont, femme de Jean de Grèges, libraire, à Paris, de la vente, consentie le 3 avril iSSy ou i538, à Guillaume Tonneau, marchand et maçon, à Monfigny-le-Bretonneux, d'une maison, y située, par Etienne Simonneau, Jeanne de Grèges , sa femme , Jean et Jeanne de Grèges, frère et sœur, moyennant 87 1.

1 0 s. t. 20 (fol. XIX v°).

1223. — Renonciation , moyennant 1 5 s. t. , par Juhen d'Aumont, joueur d'instruments, hors la porte Bordelle, rue des Morfondus, et Louise Gaillard, sa femme, veuve en premières noces de Guillaume Poudrard, en leur nom et au nom d'Alix Poudrard, fille mineure de Guillaume Poudrard, à tout recours contre Julien Fouquère, prêtre, à Paris, chapelain habitué en l'église Saint-Eustache , pour raison d'un mur mitoyen élevé par Guillaume Poudrard. — 22 (fol. XX v°).

122i. — Reconnaissance par Antoine Fessart, faiseur de fermoirs de livres, rue de la Juiverie, de 3o s. t. au profit de Martin François , barbier, chirurgien et bourgeois de Paris, pour soins donnés et à donner et pour méfUcaments fournis et à fournir à l'occasion d'un coup d'épée reçu à la tête par Martin François. — 28 (fol. xxv v°).

1225. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Marion des Ruelles, servante et chambrière chez la veuve de Guillaume d'Auvergne, place Maubert, de son cousin germain, Guillaume des Ruelles, âgé de quinze ans, fils de feu Jean des Ruelles, demeurant aux Bordes, lieu-dit La Bretèche, paroisse de La Celle , au diocèse de Paris , chez Jean Real ,

imprimeur de livres, rue Saint- Victor, au logis des Gorbillons, qui lui fournira le gîte et la nourriture; à l'expiration de son apprentissage, Guillaume des Ruelles paiera 8 1. t. à son maître; Marion des Ruelles s'engage, en cas de fuite de l'apprenti, à le rechercher par la ville et la banlieue de Paris et à le rc'intégrer. — 99 (fol. xxviu v°).

1226. — Reçu par Jean Guérin, prêtre, chapelain habitué en l'église Saint-Médard , à Saint-Marcel , de 1 1 3 s. t. h lui paye's par Jean Bautois, fripier, bourgeois de Paris, au lieu et place de Micbelle Baguelin, veuve de Pierre Foliot, pour plusieurs messes chantées

, à l'intention de celle-ci. — 29 (fol. xxix).

1227. — Reçu par Etienne Delaunay, fripier, rue de Sacalie, à Jean Louis, imprimeur de livres , rue des Amandiers , devant le collège de Reims, de 8 1. 5 s. t., pour le terme de la Saint-Remy du loyer de la maison de ce dernier. 99 (fol. XXIX v").

1228. — Engagement jusqu'à Pâques de Robert Brussel, compagnon bonnetier, à Saint-Marcel, rue de Lourcines, chez Pierre Dubois, dudit état et lieu, moyennant le gîte et la nourriture et 8 1. t. — 29 (fol. xxix v°).

1229. — Procuration de Barthélémy Latomus, lecteur ordinaire du Roi es lettres latines, demeurant chez François Griph, imprimeur de hvres, rue des Carmes, au nom de celui-ci et de Pierre Gallant, principal du collège du Plessis, son suppléant pendant la durée de son absence, qu'il autorise, en outre, à toucher ses gages de lecteur ordinaire. — 3o (fol. XXX v°).

1230. — Reprise par Hardouin Corrivault, maître maçon tailleur de pierre, rue de Jouy, du marché passé, le 5 mars i534, entre feu Philippe Martin, même qualité, et le collège du Cardinal Lemoine, pour la construction

d'un corps d'hôtel au collège ; le nouvel entrepreneur verse 200 1. t., somme représentant, jusqu'à concurrence de io3 1. 12 s. t., la valeur, à dire d'experts , des matériaux sur chantier, à Noëlle GouUard, veuve de Philippe Martin et tutrice, avec Madeleine Martin, veuve de Germain Joly, même qualité, de ses enfants mineurs. — 3o (fol. xxxi).

1231. — Vente par Jean Trepperel, grossier de soie, bourgeois de Paris, rue de la Vieille Draperie, derrière 1 église Saint-Barthélémy, à Louis Miette , maçon , rue de Montauban, à Saint-Marcel, d'un terrain de deux toises et demie sur la rue Trepperel , aboutissant aux terres de feu Louis d'Albiac, cédé antérieurement, aux mêmes conditions, — savoir : rente annuelle de Sy s. G d. t., rachetable pour 87 1. 1 0 s. t., obligation de clôturer dans l'année, de construire dans un délai de deux ans et de donner, en cas de revente, la préférence au bailleur actuel, à égalité d'offre ; enfin , jouissance du puits du bailleur, à charge de participer aux frais d'établissement de l'ouverture grillée pratiquée dans le mur de la maison du bailleur et à ceux d'entretien de la poulie, etc., — à Nicolas Mauregard, éguilletier, rue d'Ablon, à Saint-Marcel, aujourd'hui renonçant. — 3o (foi. xxxn).

1232. — Acte identique, concernant un second lot, contigu au précédent, vendu h Jacques Torre, esteufier, rue du Puits de fer, à Saint-Marcel. — 3o (foL xxxia).

Octobre.

1233. — Vente par Noël Delorme, pâtissier, grand rue Mouffetard, à Jean Rappin, manouvrier, même rue , d'un petit appentis , rue des Postes, à Saint-Marcel, contigu, d'un côté, à Simon de Gohnes, moyennant 60 s. t. de rente, rachetables, dans un délai de quatre ans, pour 26 1. t, — 1" (fol. xxxnu).

1234. — Avance par le collège du Cardinal Lemoine à Hardouin Corrivault de cent écus d'or soleil pour l'achèvement des travaux commencés par Philippe Martin. (Voir plus haut, n° 1280.) — 1" (fol. xxxvi).

1235. — Reçu par Perrette Périer, veuve de Jean Grandjean, demeurant au Clos-Bruneau, en sa maison, à l'enseigne des Grands Jours, de 8 1. 10 s. t., faisant le reste des 10 1. t. constituant la moitié du loyer annuel à elle dû par Nicolas de Guingamp, iiliraire, pour un ouvroir sur rue et chambre au-dessus , dans ladite maison. — 6 (fol. xlv).

1236. — Procuration de frère Dominique Richard, maître, recteur et administrateur de l'Hôtel-Dieu et hôpital du Saint-Esprit de Dijon, actuellement à Paris, rue des Deux Boules, chez André Bouhord, au nom de Jean Thomassi, clerc et praticien en cour laye, rue des Amandiers, à l'Image Saint-Nicolas, pour publier les pardons et indulgences de cet établissement dans le diocèse de Nevers et en percevoir le produit. — 7 (fol. xlv v°).

1237. — Mise en apprentissage, pour trois ans , pai' Catherine Egron , veuve de Toussaint du Vau, boucher, rue des Trois Portes, de son fils, Denis du Vau, âgé de treize ans, chez Jean Grenet, imprimeur de livres, même rue, qui lui fournira le gîte et le couvert. — 8 (fol. xlviii v°).

1238. — Prise à son compte par frère Louis de Jaucourt, prieur de frChicées^i, au diocèse de Langres, logé au Chaudron, rue des Anglais, des Ixoli 1. 1 s. t. de dépense faite , chez Jean Allaire , hôtelier, à l'enseigne du Griffon, près de la place Maubert, du 1" août au 9 octobre , par Jean Damas , écuyer, seigneur et baron de Digoine, le sieur de tfCourchevalï), leurs gens et chevaux, et engagement de s'acquitter pour la Toussaint; dépôt en garantie d'une panne de martres

pour robe d'homme; versement d'un acompte de lie 1. 10 s. t. — 9 (fol. xLix).

1239. — Reçu par Jean Blée, charpentier de la grande cognée , rue de Bièvre , maison à l'enseigne de l'Image Saint-Joseph , de 46 1. 1. , à Geneviève Le Bossu, veuve de François Gobelin, teinturier en écarlate, à Saint-Marcel, en qualité de tutrice de ses enfants mineurs, poui- réfection des gouttières sous les quais de la maison, sur la Bièvre, et pour travaux au lavou", sur les quais. — 10 (fol. li).

1240. — Bail, pour neuf ans, d'un moulin , sis sur la rivière de Rungis , avec maison , grange, jardin et dix arpents en dépendant, par l'abbaye de Sainte-Geneviève, à Denis Blosseau l'aîné, laboureur et meunier, audit mouhn, moyennant, par an, trois muids de blé, un demi-muid d'avoine et un pourceau de 100 s. t. — 11 (fol. un v°).

1241. — Procuration de Jacques Dumont, originaire de la Ligue des Grisons, écolier étudiant en l'Université, demeurant chez Gautier, fripier, en face du collège de Navarre, au nom de Martin de Bézard, maître es arts, aussi étudiant, ffpour recevoir les gaiges et pensions qui aud. constituant sont, pevent et pourront estre deubz et ordonnez par le Boy nostre sire comme escoUier dud. s' en lad. Université". — i3 (fol. lvi).

1242. — Bail viager par le collège des Bernardins à Grégoire de la Noue, doctem' en théologie, religieux de Cileaux, élu abbé de Buzay en Bretagne, d'une maison et jardin, sis entre un grand corps d'hôtel s'étendant jusqu'à la salle de la communauté, et la grande cour du collège du Cardinal Lemoine, aboutissant par devant au jardin du proviseur du collège des Bernardins et par derrière à la Bièvre, moyennant 20 s. p. de rente et à charge de construire dans les trois ans un édifice d'au moins 5oo 1. 1. — i4 (fol. Lvni).

1243. — Marché entre Jean Alorge, chandelier de suif et carrier, à Saint-Marcel, Grand rue, et Hardouin Corrivault, maître maçon tailleur de pierre, rue de Jouy, pour ia fourniture de la pierre dure, liais, bas cliquart, haut liais et moellon nécessaires pour la construction d'un grand corps d'hôlel au collège du Cardinal Lemoine, près de la chapelle; prix : 7 s. t. le chariot de moellon, et 90 d. t. le pied, de toutes longueurs, de liais, chquart et haut liais, le tout rendu sur le chantier. — i5 (fol. lix v°).

1244. — Reconnaissance par Mahiet Marchand, laboureur, à Gentilly, à Nicolas Dupuis, laboureur, à Villejuif, de k 1. t., payables à la Saint-Jean, pour un muid de vin blanc. — i5 (fol. lix v°).

1245. — Reçu par Geneviève Bourgenymée (?), garde-malades et servante, rue de Copeaux, de 6o s. t. pour ses gages d'avoir servi Benoît Gatebled, bonnetier, aux faubourgs Saint- Victor, et sa femme , Nicole Rabeau, comme d'avoir soigné celle-ci pendant sa dernière maladie ; reçu , en outre , de deux chemises de chanvre à elle léguées par la défunte. — 17 (fol. LXIIV").

1246. — Marché entre Guillaume Charles et Thomas Fresneau, couvreurs de maisons, à Paris , et la fabrique de l'église Saint-Etienne- (lu-Mont, représentée par Jean Malingre, Pierre Bonnier et Simon Quartier, tous bourgeois de Paris , pour la couverture en plomb du comble du chœur de l'égKse, ffcn tant qu'il en conviendra à la crouppe et au feste dud. comble seullementn, pour celle du faîte et des épis des lucarnes et pour la pose d'une croix à la croupe du chœur, le tout à faire en plomb ffdu Pecn, étamé à deux eaux, chaque table mesurant trois toises de long et pesant au plus deux cents hvres, la soudure comptant pour plomb; prix : 10 d. t. la livre de plomb et soudures, les couvreurs devant toutes four-

REGUEIL D'ACTES NOTARIES.

nitures autces que les crochets.

(fol. LXIU).

1247. — Procuration d'Etienne Louis, écolier étudiant en l'Université, demeurant chez Raoulin Louis, compagnon imprimeur (le livres, rue des Anglais, son père, au nom de celui-ci et de Jeanne Tranchet, sa mère, pour tout acte à faire à l'occasion de la cession faite la veille par le père à son fils de ses droits sur la succession de ses deux cousinsgermains, Guillaume de Monlhyon. — 18 (fol. Lxiin).

1248. — Mise en service, pour deux ans, par Jean de Courcelles, maçon tailleur de pierre, à Dreux, rue Bourdellet, de son fils, Pierre de Courcelles, âgé de dix-sept ans, chez Germain de la Loge, maître tailleur de pierre, rue du Mûrier, à charge par celui-ci de lui donner le gîte et le couvert et de lui payer 10 1. t. — 19 (fol. Lxvn).

1249. — Quittance générale par Jean Tournant, maçon, demeurant hors la porte Saint-Michel, sur les fossés s'étendant entre cette porte et celle de Saint-Germain , à Morel Guiton, libraire, rue des Sept Voies. — 19

(fol. LXIX v").

1250. — Reconnaissance par Gilles Aumoy, laboureur, à Notre-Dame-des-Champs, Thibaut Pochet, laboureur, à Montrouge, et Collette Gointery, Gi'and rue, à Saint-Marcel, au profit de Pierre Gobelin, teinturier en écarlate, à Saint-Marcel, de six écus d'or soleil par lui prêtés à Collette Gointery pour ses besoins et ceux de son mari, tombé malade au cours de son pèlerinage à Saint-Claude. — 21

(fol. LXXI v°).

1251 . — Mise en apprentissage , pour deux ans, moyennant 1 y I. t., à payer dans le cours de la première année, par Thomas Boucher, laboureur, à Thiais, de son fils, Antoine

Bouclier, âgé de seize ans, cliez Pierre Guyart, cordonnier, rue Saint- Victor, qui lui fournira le gîte et le couvert. — 22

(fol. LSXY V°).

1252. — Confirmation de la mise en apprentissage, pour huit ans. conclue, en iSSa , par Charles Tourte, bonnetier, grand rue Mouffelard, de Michel de Rentilly, fils de feu Nicolas de Rentilly, bonnetier, à Saint-Marcel, son pupille, chez Jean Viguier, boucher, Grand rue, près de l'église Saint-Médard, qui lui devait le gîte, le couvert et l'entretien. —

9 2 (fol. LXXVI V°).

1253. — A la requête de Claude Merlet, curé de Gandor, agissant pour Jean Desmarests, principal des écoles de Soissons et chapelain de la chapelle Saint-Nicolas rfad scolaresfl de Soissons, Pierre Angevin, vicaire de Saint-Marcel, âgé de trente-deux ans, et Claude Bucquet, chapelain de la même église , âgé de vingt-huit ans, certifient qu'Abraham Hénocque, prêtre, au cloître Saint-Marcel, est décédé chez son frère, Balde Hénocque, chanoine de Saint-Marcel, et qu'il a été inhumé, le 19 prccédenl, entre sept et huit heures du matin, dans l'église Saint-Martin, au cloître Saint-Marcel. — 28 (foi. lxxix v°).

125/i. — Mise en apprentissage, pour cinq ans, par Macé Guytet, berger, à Uoissy-en- France, d'Etienne Guytet, son fils, âgé de douze ans. chez Michel Ratoire , bonnetier, rue de Lourcines, (fsoubz la traverse de lad. rue», qui devra lui fournir ses bonnets , le gîte et le couvert, et lui donner, à l'expiration de son apprentissage, un bonnet noir, fait pour l'apprenti. ■ — 25 (fol. nu"i).

1255. — Reconnaissance par Mathieu Le Moine, tombier, rue de la Harpe, près de la porle Saint-Michel , au profit de Philippe Le Bel, abbé de Sainte-Geneviève-du-Mont, d'un prêt de 12 1. t. — 25 (fol. ii«"i v°).

RECUEIL D'ACTES NOTARIÉS. [iSSg.]

1256. — Quittance générale par Madeleine

Laîné , servante et chambrière chez Monsieur de Saint-Landry, rue du Temple, à Pierre Bonnier, bourgeois de Paris, seigneur de Nainville, place Maubert, de tout ce qui pouvait lui être dû pour avoir servi Pierre Bonnier et sa femme pendant neuf ans. — 99 (fol. nii"vii).

1257. — Titre-nouvel passé par Regnault Chaudière, libraire, bourgeois de Paris, rue Saint-Jean-de-Beauvais , au Soleil d'or, au profit de Jean Malingre, bourgeois de Paris, demeurant à l'Image Saint-François, place Maubert, et de Marie Crozon, sa femme, veuve en premières noces de François de Louvain, tant en leur nom que comme tuteurs des enfants mineurs de François de Louvain , d'un demi-arpent de bois taiiïis, sis à AuberviUiers, près Meudon, lieu-dit la Fontaine Triveau, ayant appartenu à Colas Drouet le jeune, laboureur, à Notre-Dame-des-Champs , chargé d'une rente de A s. p. et d'un boisseau de châtaignes, mesure de Paris. — 3i (fol. ini"x).

1258. — Testament de Thomas Mauduit, marchand vendeur de vins juré, rue du Plâtre, près du collège de Cornouailles : lieu de sépulture, la chapelle Sainte-Anne, en l'église des Cordeliers; le testateur sera inhumé vêtu de l'habit de Saint-François; épilaphe, avec l'image de Sainte Anne et celle de Saint François. — 9 (fol. ini"xii v°).

1259. — Testament de Françoise de Mon(escot, maîtresse d'école, femme du précédent : mêmes stipulations. — 9 (fol. au"xni v°).

1260. — Marché entre Denis Otloven, charpentier de la grande cojjnée, rue Saint- Victor, maison à l'enseigne des Trois Rois, et Grégoire de la Noue, docteur en théologie, élu abbé de Buzay, pour les travaux , énumérés au devis y inséré, à faire au collège

des Rernardins ; prix : loo 1. t. — 28

(fol. IIIl"XVl).

Novembre.

1261. — Procuration de Paule Petra Saucta, milanais, docteur en droit, conseiller et sénateur de Milan, loge' rue du Plâtre, à l'enseigne de la Pie, au nom de Je'rônie de Beacjuis, milanais, et Jean Bernard, de Ferrare, natif de Pavie, apour demander, requérir et supplier au Roy nostred. sire tel ou telz oflices qu'il plaira au Roy donner aud. constituant poiu' recompense des services et meriles dud. s' constituant», et faire toute chose y relative. — 3 (fol. iiii"xvni v°).

1262. — Association entre Antoine Bonnemère, imprimeur de livres, bourgeois de Paris , ff qui dict avoir droict ... de la court de Parlement de povoir imprimer et faire imprimer ung livre intitulé. . . Le Collège de sapience, avecques Le Dialogue de la foy , tant en latin que francoys, composé par frère Pierre Doré, docteur en théologie, de l'ordre des Frères Prescheurs à Paris , jusques à tel temps qu'il a pieu et plaira à lad. Court «, et Guillaume Le Bret et Jean de Brouilly, libraires, bourgeois de Paris, tous trois demeurant au Clos-Bruneau : ffled. Bonnemere. . . associe avecques luy lesd. Le Bret, de Broully aud. octroy et impression desd. livres , desquelz ied. Bonnemere seul parachèvera d'imprimer jusques à la quantité de quinze cens , qui sont ja encommancez, au pris de xnu s. t. pour rame, de façon tant seullement, dont chascune desd. parties sera tenue pour son tyers et icellui payer aud. Bonnemere incontinant que lesd. livres seront achevez d'imprimer, et encores de fournir chascun son tiers du papier, qu'il a ja convenu et commendé, jusques à perfection, et des fraiz dud. octroy, chascun par esgalle portion ; aussi ilz auront pardevers eulx et à leur prouffict chascun une forme entière desd. livres, dont ilz feront ce que bon leur semblera ... ; et lesd. livres imprimez , n'en pourront avoir lesd. parties pardevers soy

que chascun ung cent de parfaictz, jusques ad ce que chascun d'eulx aict vendu et débité son cent desd. livres, et ainsi continuer jusques ad ce que tous lesd. quinze cens soyent venduz et distribuez; et pourra chascune desd. parties vendre ce qu'il en aura par devers soy, à tel pris que bon luy semblera ; et lors que lesd. quinze cens livi'es seront venduz, ne pendant le temps dud. privillege el d'icelle vente ne pourront lesd. partyes imprimer ne faire imprimer desd. livres sans le consentement l'ung de l'aultre. . . ». — 4 (fol. cm).

1263. — Marché entre Jean Tallevalle, voiturier par terre, grand rue Mouffetard , et Vincent Fournier, boucher, Germain Sebiile, charcutier, François Butor, mégissier, Pierre Levrault, cardier, Sébastien Marquet, charcutier, et Jean Blanchard, couturier, demeurant même rue, commissaires ad hoc , pour le nettoiement, pendant l'exercice Saint-Bemy 1539-16/10, de la rue Mouffetard et des rues et ruelles en dépendant, à raison d'une opération «aux quatre bonnes festes annuelles et quatre termes en l'an à Paris acoustumez , et autres jours qu'il apartiendra, s'il y a aulcun plaintif des habitans . . . » , et pour le transport aux champs des boues et immondices; prix : 70 1. t. — k (fol. cnn).

126/i. — Beçu par Hardouin Corrivault, maçon tailleur de pierre, rue de Jouy, du collège du Cardinal Lemoine, de cent écus d'or soleil , acompte sur les travaux en cours pour la construction d'un bâtiment attenant à la chapelle du collège. — 8 (fol. cxi v°).

1265. — Marché entre Claude Billart, maçon, grand rue Saint- Jacques, maison à l'enseigne de la Pomme rouge , et Grégoire de la Noue, docteur en théologie, abbé de Buzay, pour la construction, au collège Saint- Bernard, d'un corps d'hôtel, de trois toises un pied sur quatre toises, à deux étages;

prix : cent quarante-deux écus d'or soleil. — 8(fol. cxiiv").

1266. — Marché entre Jacques Quivonneau , menuisier, rue des Anglais , près de la maison du Chaudron , et Guillaume Desprez , prêtre, curé de Saint-Martial, à Paris, demeurant au collège de Navarre , pour la fourniture d'ffung porche, façon d'esquerre, à panneaux platz, tout d'une venue, à parement d'ung costé , de six piedz de hault sur deux piedz et demy troys poulces de large ou environ en tous cens, avecques ung banc de cinq piedz et demy de long, garny de perche et marche, à balustres tournées par dessoubz les acoustoires, à panneaux platz, et à deux coffres fermant à clef n ; à livrer, le banc pour Noël , le porche dans la quinzaine après les Rois; prix : 6 I. t. — i4(fol. vi"i v").

1267. — Quittance réciproque d'Antoine de la Rivière, marchand, bourgeois de Paris, rue des Ai'cis, près de la Fontaine de Jouvence , et de Gilles de Seneguillon , charpentier de la grande cognée , près du port Saint-Rernard, à l'occasion d'un marché passé entre eux pour la fourniture par Antoine de la Rivière du bois de la charpente du comble du chœur de l'église Saint-Etienne-du-Mont. — t^ (fol. vi"i v°).

1268. — Apport à la communauté par Louis Miette, maçon, au Clos du Chardonneret, rue de Montauban, fiancé à Guiliemette Guillays, veuve de Denis Mulart, cardeur de laines, à La Villeneuve, près Paris, rue Saint- Médard, d'un terrain à bâtir, de deux toises et demie de largeur, en façade , attenant au Clos du Chardonneret, lieu-dit la rue Trepperel, récemment acquis par Louis Miette de Jean Trepperel, bourgeois de Paris, moyennant 87 s. 6 d. t. de rente. — 16 (fol. vi"nn).

1269. — Reçu par Henri Maurice, relieur de hvres, rue Saint-Jacques, de ai 1. t., un

lit garni déplume, traversin, couverture de laine verte, deux paires de draps de chanvre, de deux lez , le tout à lui donné par Michel Marchand, même profession, rue Saint- Etienne- des-Grés, à l'occasion de son mariage, à célébrer ce jour, avec Isabeau Marchand, fille de Michel Marchand; engagement par Michel Marchand de loger les mariés gratuitement, pendant un an, rren ung lieu bas?) de sa maison, actuellement occupé par un savetier. — 16 (fol. vi"v).

1270. — Vente, moyennant 10 1. t., payables par trimestre, par Guillaume Cousin, relieur de livres, rue Saint- Victor, au logis de la Grande Allée , à Guillaume de Melay, papetier, rue du Ron Puits, de toutes les rognures qu'il fera pendant un an, à raison d'au moins vingt livres par semaine; Guillaume de Melay viendra prendre les rognures chaque semaine. — 17 (fol. vi"vi).

1271. — Association, pour deux ans, à part égale, entre Honoré Richard, teinturier en draps, à Saint-Marcel, près de l'église Saint- Médard , et Jacques de tr Vdlechocq n , teinturier, à Saint-Marcel; ce dernier vient demeurer, avec sa fan)ille et ses gens , chez son associé, dans une maison appartenant à Pierre Gruet, teinturier, à Soissons, et apporte im matériel de teinturei-ie , notamment deux chaudières, se trouvant au faubourg Saint- Crépin de Soissons. — 17 (fol. vi"vi).

1272. — Reçu par Louis Parent, maçon, rue de la Porte Bordelle, à Pierre Vidoux, imprimeur de livres, bourgeois de Paris, rue des Amandiers, de 1 1 1. 6 s. 6 d. t. , pour façon d'un mur de cinq toises de long et de vingt pouces d'épaisseur, Pierre Vidoux ayant fourni deux chariots de carreaux. — 17 (fol. vi"vi v°).

1273. — Reconnaissance par Jean de Hutin, écuyer, seigneur de Foussereau en partie.

près Puiseaux-en-Gâtinais , au profit de Jean Aux Enfants , maître tailleur de robes , rue Galande, maison à l'enseigne de la Nasse, chez qui il demeure actuellement, de 27 1. t., prix d'un bon cheval bayard, garni de selle et bride, à payer à Noël. — 1 8 (fol. vi"vui v°).

127/i. — Reconnaissance par René' Langlois , ouvrier en draps de soie et serviteur de Martin Dionise, même qualité, à Tours, actuellement logé à l'hôtel de Flandre, de 10 s. 6 d. t. a lui prêtés par Claude Haligre, trésorier de Ferrare, pour retourner à Tours, de Paris, oîi son maître l'avait envoyé pour affaii'es vers Claude Haligre; cette somme viendra en déduction de ce que Claude Haligie doit à Martin Dionise. — 19 (fol. vi"xi v").

1275. — Reçu par Robert Godet, demeurant sur les fossés de la porte Bordelle , Guillaume Clouet, rue du Bon Puits, EloiGarnier, Grand rue, à Saint-Germain-des-Prés , Mathurin Drouet, rue Perdue, et Remy Texier, rue du Bon Puits, manouvriers, de 35 s. t., somme restant due par les commissaires ordonnés pour le nettoiement des quartiers de la place Maubert et de la grand rue Saint- Jacques, rues et ruelles en dépendant, pour avoir (fcuré et nectoyé le reste des boues et imundices qui estoyent demourées en la rue Gallende et rue de la place Maubert jusques à huy. — 19 (fol. vi"xii v°).

1276. — Reçu par Jean Crespin, libraire, rue du Mont Sainte-Geneviève, et Perrette L'Orfèvre, sa fiancée, d'Etienne Parent, procureur en la Chambre des comptes, et de Jeanne Crozon, sa femme, de 20 1. t., par eux promises à Perrette L'Orfèvre à l'occasion de son mariage, tant pour ses gages de chambrière, ffcomme aussi des deniers que lesd. Parent et sad. femme ont faict donner et aulmosner pour Dieu à lad. Perrette pendant qu'elle a esté leur chamberiere»». — 21 (fol. vi"xv).

1277. — Reçu par Etienne Loisillon, manouvrier, à Troyes, à la Planche Clément, rue Neuve , près de l'église Saint-Etienne, logé à la Nef d'argent, rue de la Mortellerie, à Roland Charpentier, libraire, rue des Sept Voies , de 57 s. 4 d. t. , à valoir sur sa créance. — 21 (fol. vi"xv).

1278. — Renonciation réciproque à toute action par Denise Oger, couturière, rue du Puits de fer, et Jacques Tiersault, laboureur de vignes , à Gentilly, à l'occasion de l'entretien et de la nourriture de deux enfants issus des relations des parties, Gilles, âgé de six ans, et Phihppe, âgée de trois ans; Jacques Tiersault prend à sa charge le garçon et l'enfant dont Denise Oger est actuellement enceinte; il verse à celle-ci 11 1. t. et lui fournit deux aunes et demie de drap , à 3o s. t. l'aune; en outre, il donnera 1 0 s. t. au moment des couches de Denise Oger, qui gardera sa fille à sa charge. — 28 (fol. vi"xvi v°).

1279. — Mise en apprentissage, pour six ans, par Gilles Allaire, tisserand en linge, rue de Copeaux, de son fils, Jean Allaire, âgé de quatorze ans, chez Nicolas L'Orfèvre, lissutier de soie, aux faubourgs Saint-Denis, qui lui fournira le gîte, le couvert et l'entretien. — 28 (fol. vi"xvii).

1280. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Martin Morin, prêtre, vicaire de l'église Sainte-Croix, à Paris, demeurant au presbytère de cette église, d'Esperit Avignon, originaire du Perche, âgé de quinze ans, chez Guillaume LeBret, relieur de livres et libraire , au Clos-Bruneau , qui lui fournira le gîte et le couvert. — 2 4 (fol. vi"xvni v°).

1281. — Reconnaissance de 17 1. t., remboursables à la Toussaint, par Heni'i Maurice, libraire et relieur de livres, rue Saint- Jacques, près des Jacobins, à Marin Aublé, maître es arts, étudiant en l'Université,

demeurant au collège de Lisiciix. — 26 (fol. vi"xix v°).

1282. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Jean Andri, laboureur, à Villejuif, de Cyrot Andri, son fils, âgé de douze ans, chez Guillaume Morin, couturier, à Villejuif, qui lui fournira le gite et le couvert et recevra du père de l'apprenti 6 1. 1 0 s. t. — 96 (fol. VIl"l v°).

1283. — Reçu par Catherine He'gron, veuve de Toussaint du Vau, rue des Trois Portes, de ai s. p., rente due à elle et à ses enfants mineurs pai' Louis Chailloux, papetier, près du Petil-Pont, pour une maison sise à Fontenay près Ragneux. — 27 (fol. virtn).

1284. — Rail viager, annulant un bail antériem- de six ans, par le collège des Rernardins à Claude de Rèze , abbé de Froidmont, d'une maison, sise rue des Bernardins, contiguë à la première porte du collège, d'une part, à la maison de Guillaume Béraux, notaire et secrétaire du Roi, d'autre, et aboutissant au grand jardin du collège; loyer annuel : 5o 1. t. ; le preneur versera dans la première année du bail /ioo 1. t. au collège, qui emploiera celte somme à construire, dans les deux ans, un bâtiment sur le jardin du preneur; celui-ci ne paiera de loyer pour cette construction et n'en aura l'entretien à sa charge qu'à l'époque où il aura été lemboursé des lioo 1. t., d'après l'évaluation qui aura été faite du loyer du nouveau bâtiment ; en cas de décès avant le remboursement intégral, le reliquat à rembourser sera acquis au collège. — 27 (fol. vn^'un v°).

1285. — Vente par le collège des Bernardins à Nicole Champagne, prêtre, curé de Saint-Nicolas d'Attez, au diocèse d'Évreux, d'un terrain s'étendant du jardin du collège à la Seine et par où passe le chemin conduisant de la rivière à la grande porte de derrière du

collège, moyennant une rente de 4 1. p., avec obligation de construire dans les deux ans , en laissant un chemin pour le service du collège , de la hauteur et de la largeur nécessaires au passage d'un chariot. — 97 (fol. vn"v v°).

1286. — Rail, pour cinq ans, par le collège de Karembert à Jean Mallet, [prêtre, écolier étudiant en l'Université], d'une salle basse, divisée en deux pièces, d'une chambre au premier étage, ayant vue sur le cimetière Saint-Hilaire , d'une autre sur le jaidin , avec greniers, cave, jardin et aisances en dépendant, moyennant 3o 1. t. par an, avec faculté d'abandon ou de cession du bail au bout de la première année, et à charge de laisser une clef du jardin au principal pour qu'il puisse venir ffse y esbatre» ou y envoyer son serviteur. — 27 (fol. vn"vi).

1287. — Reçu par Etienne Liger et Pierre de Launay, voituriers par terre, rue de la Petite Bretonnerie, près de la porte Saint- Jacques, de dix-huit écus d'or soleil, somme qu'étaient tenus de leur avancer, pour les deux premiers mois du terme de Noël, les commissaires au nettoiement des rues des quailiers de la place Maubert et de la grand rue Saint-Jacques; dans cette somme ne sont pas comprises les aS 1. 1. reçues en acompte du terme de Noël, ni les menues dépenses faites par les commissaires depuis les ordonnances. — 28 (fol. \u"\n v°).

1288. — Reçu de 1 10 s. t. par Pierre Portais, voiturier par eau, rue du Bon Puits, aux commissaires ad hoc, pour avoir chargé en son bateau les boues de la place Maubert, les 2 4 et 2 5 précédents, sur l'ordre de Jean Bouillart, examinateur, etc., somme à déduire par Etienne Liger et Pierre de Launay. — 98 (fol. vn"vii v°).

1289. — Reconnaissance de cinquante écus d'or soleil par Jean-Baptiste, vicomte

d'Azeretto, seijjaour de Serraval, pays d'Italie, écuyer ordinaire de l'écurie du Roi, suivant la Cour, logé au cimetière Saint-Jean, maison à l'enseigne de la Croix blanche, originaire de Milan, à Jérôme de Beaquis, de JWilan, logé rue du Plâtre, maison à l'enseigne de la Pie. — ai (fol. vii"xi v°).

^ 1290. — Titre-nouvel par Nicolas et Thomas Eustace, frères, libraires, le premier rue des Mathurins, le second rue Neuve Notre- Dame, en qualité d'héritiers de leur frère, Pierre Eustace, même profession , fds de Marguerite Ghaillou, renonçante à ses droits, et de feu Guillaume Eustace, au profit de Jean Trepperel, marchand et bourgeois de Paris, demeurant au chevet de l'église Saint-Barthélémy, dune rente de io s. t. grevant un terrain de quatre toises sur la rue Trepperel , au Clos du Chardonneret, aboutissant aux terres de feu Louis d'Albiac. — lo (fol. vn"xi v°).

Décembre.

1291. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, de Bardin Christofle, natif d'Éramecourt, orphelin de père et de mère, sans parents ni amis, âgé de dix-huit ans, chez Jean Vallerault, savetier, rue Saint-Victor, maison à l'enseigne de la Pomme de pin, à qui il verse i o s. t. , et qui lui fournira le gîte , le couvert, la chaussure et les outils. — i" (fol. vn^xni).

1292. — Bail, pour six ans, par Jacqueline Le Pelletier, veuve de Jean de la Porte, avocat en Parlement, à Pierre Beauvais, imprimeur de livres, près du collège de Coquerel, d'une maison et jardin, sis rue des Bernardins, en face de la porte du collège Saint-Bernard, entre l'hôtel de Troyes et la maison des héritiers de François de Louvain, aboutissant à la maison de l'Image Saint-Martin, moyennant 65 I. t. par an et à charge d"y faire sa résidence et de n'installer de presses qu'au rez-de-chaussée. — a (fol. vH"xni v°).

1293. — Reconnaissance par Jean Bailleur, dit des Noirs, compagnon relieur de livres, au Mont Saint-Hilaire, de ^5 s. t., au profit de Galiot du Pré, imprimeur juré en l'Université, devant l'église Saint-Pierre-des- Arcis, somme remboursable à la volonté du créancier. — 2 (fol. vn"xini).

1 294. — Renonciation, moyennant 1 1 0 s. t. , par Jean d'Aiençon, libraire, devant l'église Saint-Jean-de-Latran, à toute action contre Charles Fremin, apothicaire, épicier, bourgeois de Paris, place Maubert, pour les injures à lui adressées, les coups à lui portés, quinze jours environ auparavant, en la boutique de Charles Fremin, en la présence de ce dernier, par ses serviteurs et ^rautres ses alliez et complices", et pour la perte de son bonnet et de son manteau. — 3 (fol. vn"xnii v°).

1295. — Procuration d'Antoine Bastide, porteur ordinaire de cuisine de bouche de la Reine, à La Bastide de Saint-Thomas en Gévaudan, logé chez Jacques Le Fèvre, rue Perdue, près de la place Maubert, au nom de Jean Blanchard, procureui' en Parlement. — 3 (fol. vn"xv).

1296. — Reçu par Antoine Buguet, fossoyeur de l'église Saint-Benoît-le-Bien-Tourné, demeurant porte Saint- Jacques, à François Cartault, notaire au Ghâtelet, de 7 s. 6 d. t., ffpour les droictz, peines et vacacions diid. Buguet et ses gens d'avoir porté le corps de feu Petit Jehan du Haulsoys,. . . filz mineur d'ans de feu m' Jehan du Haulsoys,. . . notaire, etc., et Francoyse Boucher, jadis sa femme , à présent femme dud. Cartault, lequel feu Petit Jehan du Haulsoys ... est deceddé le jour d'huy en la paroisse dud. Sainct Benoist, depuys le lieu où il est deceddé jusques en la paroisse de Sainct Estiepne du Mont. . . «. — 5 (fol. vn"xvi).

1297. — Procuration d'Antoinette Save-

tier ou Canetier, au nom de son mari , Jean Bailleur, relieiu- de livres, au Mont Saint-Hiiaire, pour aliéner ce qui lui est échu de la succession de son neveu , Jacques , fils de feu Pierre Savetier ou Canetier, demeurant à Montlignon. — 6 (fol. vii"xvi v°).

1298. — Vente par Jean Chupin, relieur de livres, bourgeois de Paris, rue du Mont Sainte-Geneviève, maison de la Fleur de lys, et Mathurin Chupin, son fils, écolier étudiant en l'Université, logé chez son père, à Servais Dumas , praticien en cour laye , à Boussy-Saint- Antoine, de deux pièces de terre, dont l'une contiguë à Simon Chupin, et d'une saussaie, sises à Boussy, lieu-dit la Tournelle, moyennant 3o 1. t. — 6 (fol. vii^'ivii).

1299. — Vente par Cirot Ruelle, laboureur, à Villejuif , à Jean Gervais et Julien Thel , laboureurs, au même lieu, d'un quartier de vigne, sis à Villejuif, lieu-dit la Rosière, chargé de 5 s. p. de rente envers Catherine Langlois, veuve de Jean Gobelin, moyennant i8 1. t. — 6 (fol. vii"xvni).

1300. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Pierre Miranlt, manouvrier, à Favières-en-Brie , de son fils, Jean Mirault, îigé de douze ans , chez Jean Le Roy, cloutier, sur les fossés, entre les portes Saint- Jacques et Bordelle , qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra, à la fin de la dernière année, 100 s. t. — 7 (fol. vn"six).

1301. — Vente par Jean Rondeau, maçon, à Saint-Marcel, rue de la Planchette, du consentement de Jean Trepperel, bourgeois de Paris, rue de la Vieille Draperie, qui la lui a vendue à charge de construire et moyennant 45 s. t. de rente, d'une pièce de terre, contenant trois toises de largeur sur la rue Trepperel, près du Clos du Chardonneret, à Jean d'Espagne, manouvrier, à Saint - Marcel , rue d'Orléans, aux mêmes

charges et moyennant 65 s. t. une fois payés. — 7 (fol. vii^xix).

1302. — Renonciation par Gaspard de Perchependue , prêtre, chapelain habitué en l'église Saint-Médard , rue de l'Arbalète, à Saint-Marcel, à toute action contre Pierre Belamy, compagnon savetier, rue des Postes, pom* les coups à lui portés, environ deux mois auparavant , par une troupe dont Pierre Belamy, actuellement incarcéré h la prison de Sainte-Geneviève-du-Mont, faisait partie, à charge par ce dernier de payer le chirurgien, Gilles de Verly, d'acquitter les frais de la poursuite et de verser 8 1. t. à Gaspard de Perchependue. — 10 (fol. vui"n).

1303. — Reçu par Remy du Val, maçon, rue de Rièvre, de 11 1. t. à Nicolas de la Cour le jeune, tonnelier, bourgeois de Paris, place Maubert, maison à l'enseigne de l'Image Saint -Laurent, qui lui appartient en partie, rrpour avoir. . . faict la vuydange d'une fousse pour mecti'e deux vaysseaux de nmyz , fustaille servant à retraictz, faict la massonnerye de lad. fosse, avecques les tuyaux montants jusques au grenyerji, plus l'aire de l'oiivroir, de douze pieds sur quatre. — i3 (fol. viii"ini).

1304. — Reçu par Jean Laneau, laboureur, à Maisons-sur-Seine, près du pont de (vharenton, de 12 1. 10 s. t. à François Le Jay, procureur en Parlement, pour le transport de Limeil et Brévannes à Paris, rue de Bièvre, de vingt-huit muids et demi de vin de la récolte de i538. — i3 (fol. vni"iiii).

1305. — Bail, pour neuf ans, par les trois boursiers du collège de Karembert, Jean Le Masson, Yves de la Motte, alias Modan, et Bertrand Prégent, à Yves Magnet, prêtre, maître principal du collège, de tous les bâtiments et revenus du collège, tant à Paris, rue des Sept Voies, qu'à Pierrefitle et ailleurs, à

l'exception des chambres des boursiers , moyennant 3o i. t. par an. — i5 (fol. vui"vi).

1306. — Bail, ajusques à tel temps cpii reste à parachever par le preneur ... du lieu qui iuy a esté par cy devant baillé «, par le collège de Karembert à Nicolas Buffet , libraire , rue d'Ecosse, du ffhault d'ung petit comble. . . joignant la vifz du lieu que tient led. Buffet . . . , à prendre led. hault dud. petit comble, qui est encommancé à faire, depuys le premier plancher jusques en amont. . . n, à charge par le preneur d'achever la construction, qui sera couverte en tuile, de garnir de fer et verre dormant les vues sur le jardin du collège et de ne pas dépasser en hauteur ime fenêtre du local loué par le collège à Jean Prévost; prix : ko s. t. l'an. — i5 (fol.vm"vi).

i 307. — Reconnaissance de 5o s. t. , remboursables à Pâques, par Guillaume Farent, compagnon menuisier, rue Saint -Denis, à Martin Le Jeune, raquelier, sur les fossés, entre les portes Bordelle et Saint-Jacques, pour vente d'outils de menuisier. — i5 (fol. vui^vn v°).

1308. — Mise en apprentissage, pour deux ans, par Etienne Petit, libraùe, au Mont Saint-Hilaire , de Fremin Carrier, natif de Grenoble en Dauphiné , âgé de dix-sept ans , chez Pierre Archambault, libraire, bom'geois de Paris , au Mont Saint-Hilaire , qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra A 1. i o s. t. — i8 (fol. vni"ix v°).

1309. — Reconnaissance de 70 s. t., remboursables à la Pentecôte, par Denis d'Oc, maître jardinier, aux faubourgs Saint -Jacques , à Jean Jaquelin, même profession, à Paris, pour vente d'œillets et d'amandiers. — 18 (fol. vni"x).

1310. — Reçu par Jean Trepperel, grossier, bourgeois de Paris, rue de la Vieille

Draperie, à Nicolas Eustaclie, libraire, rue des Mathurins , de 108 s. 10 d. t., montant d'une cédule souscrite par feu Pierre Eustache , frère de Nicolas Eustache, le i5 juillet précédent. — 20 (fol. viii"xi v°).

1311. — Prise à son compte par Nicolas Eustache de la dette de son frère. — 20 (fol. vm"xu).

1312. — Reçu de /loo I. t. par Guillaume Charles, rue Saint-Nicolas-du-Chardonneret, et Thomas Fresneau, rue du Foin, maîtres couvreurs, aux marguilliers de l'église Saint- Etienne-du-Mont , pour travaux de couverture et fourniture de plomb. — 22 (fol. vui"xin).

1313. — Mise en apprentissage, pour cinq ans, par Jean Barbier, laboureur, à Saint-Marcel, rue de la Barre, de Pierre Barbier, son fds , âgé de onze ans , chez Jean de Quay, maître enlumineur, au Mont Saint-Hilaire, qui lui fournira le gîte, le couvert et l'entretien, moyennant deux écus d'or soleil; en cas de résiliation du contrat, soit que le père place son fils chez un autre enlumineur ou lui fasse apprendre un autre métier, sauf celui de laboureur, soit que le fils veuille se retirer, Jean de Quay aura droit à quatre écus d'or soleil de dommages et intérêts. —

26 (fol. vni"xvi).

1314. — Mise en apprentissage, pour six ans, par Michel Villaine l'aîné, laboureur, à Orly, de son fds , Michel Villaine le jeune , âgé de quatorze ans, chez Marin Macé, maître potier d'étain, bourgeois de Paris, place Maubert, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra un muid de vin blanc des dernières vendanges et du terroir d'Orly et 60 s. t. —

27 (fol. vni"svi v°).

1315. — Reprise par Laurent Lyoust, carrier, rue de Lourcines , de la vente consentie par Jean Trepperel , grossier de soie, bour-

geois (le Paris, à Claude Hutin, de rrl'une des places de terre baille'es à rente pour faire maisons " , de trois toises sur la rue Trepperel, moyennant ^i5 s. t. de rente. — 28 (fol. vni"xvii).

1316. — Bail , pour trois ans, sur enchères successivement portées de 100 s. t. à 6 1. t. par an, par Guillaume Pastoureau, laboureur, à Arcueil , tuteur, avec Jean Garnier, du même lieu, de Geneviève Garnier, fille de celui-ci et de feue Etiennette Pastoureau, sa première femme , à Jean Garnier, de sa fille et' des biens lui appartenant du chef de sa mère, à charge, en outre , de la marier. — 2 9 ( fol. vin"xviii v°).

1317. — Acceptation par les religieux de l'abbaye de Saint-Victor de la donation à eux faite, le 99 décembre dernier, par Antoine de Troyes, écuyer, seigneur deViiiefrault, d'une rente de 4o 1. 10 s. t., à charge d'être nourri à l'abbaye. — 29 (fol. vm'"'xix).

1318. — Reçu de six e'cus d'or soleil par Pierre Thomas, charron, crieur de corps et de vins, place Maubert, à Jean Ruelle, marchand de vins, Jacques Hamon, cornetiei', Guillaume Bellemer, tavernier, et Guillaume du Moulin, compagnon barbier, commissaires ordonnés pour le nettoiement de la rue Saint- Victor et ses dépendances, pour l'exercice Saint-Remy 1539- i54o, pour fourniture d'un tombereau neuf — 3o (fol. ix"i v°).

1319. — Vente par Etienne Cheudieu, laboureur et marchand, k Taverny, à Aubin do l'Aulge, tonnelier, rue Saint- Victor, de dix milliers de cerceaux de châtaignier, de la forêt de Montmorency , à livrer à Taverny, moyennant 5o 1. t. — 3i (fol. ix"ii v°).

1320. — Reconnaissance par le vendeiu" précédent au précédent acheteur de 5 0 1. t., remboursables à Pâques, poiu- vente de cinquante-six muids et demi-muids de futaille,

[iSSg-i 54o.]

neuve et vieille , et pour argent prêté. — 3 1 (fol. ix"iu).

1321. — Donation à l'abbaye de Saint- Viclor par Antoine de Troyes, écuyer, seigneur de Villefrault, près Amboise, logé rue Saint-Jacques, au Grand Cerf , nen consideracion de son ancien aage^, de 4o 1. 10 s. t. de rente sur trois maisons, sises à Amboise, h charge par l'abbaye , k laquelle il paie en outre 100 i. t., de le loger, nourrir et éclairer, mais non de le chauffer et entretenir. — 99 (fol. ix"iin).

1540. — Janvier.

1322. — A la requête de Jacques Foucault , rubanier, rue des Gravilliers, agissant pour son fils , émancipé , François Foucault , écolier, Barthélémy de l'Arbre, prêtre, chapelain habitué en l'église Saint-Etienne-du-Mont, rue Saint- Victor, Simon Guillemot, compagnon d'étable, rue des Anglais, âgé de trente ans, Thibault Dolet, tailleur de pierre, me Saiqt- Victor, âgé de vingt-cinq ans, attestent le décès, survenu huit ou neuf ans auparavant, de Louis Ruelle , fils de feu Jean Buelle, dit Lami , âgé de huit à neuf ans, né et décédé place Maubert, maison des Trois Haches, chez sa grand mère, Ahzon Hubie, rrau moyen de certaine malladie qui luy seroit survenue par la taille de la pierre, dont il estoit malladen; le premier témoin tenait alors, sous Jean Prévost , maître de ces écoles , les petites écoles de la paroisse Saint -Etienne, que fi-équentait l'enfant; le second témoin était alors au service de Guillaume de la Lande, marchand de chevaux . maison des Trois Haches , il assista à l'opération et ensevelit l'enfant ; le dernier demeurait avec la sœur de la grand mère, il assista à l'opération et quand l'enfant décéda , trois ou quatre jours après, il accompagna le convoi au cimetière Saint-Etienne. — 1" (fol. ix"vn).

1323. — Abandon par Jean Prévost, li-

braire, rue des Sept Voies, au collège de Karemberl, représenté par le maître principal , Yves Magnat, prêtre, d'une couche à piliers tournés, un dressoir h deux guichets, à panneaux emboutés, une table, deux tréteaux , un banc, le tout tourné, un banc à deux coffres, fermant à clef, un coffre ferré , de cinq pieds , à panneaux emboutés, une table ronde à un coffre fermant à clef, le tout en chêne , d'un lit garni de plume, une couverture rouge et un ciel de sarge, rouge et vert, pour s'acquitter tant de ce qu'il devait encore de trois termes arriérés du loyer de sa maison, soit 120 1. 5 s. t., que d'une reconnaissance de 9 1. t., en date du i8 mars iSSg. — 3 (fol. ix^xii v°).

1324. — Mise en apprentissage, pour qu«tre ans, par Jacques d'Artois, voiturier par terre, à Saint-Germain-des-Prés , près de l'église Saint-Sulpice, de son fils, Adam d'Artois, âgé de treize ans, chez Jean Catel, libraire, relieur de livres, rue Saint-Nicolasdu-Chardonneret, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra 20 s. t. — k (fol. ix"xni v°).

deux ans, par Denise Colinet, veuve de Jacques Piumion, libraire, au Mont Saint- Hilaire, de son fils, Guillaume Piumion, âgé de quatorze ans, chez Noël Guyton, libraire, relieur de livres , rue des Sept Voies , près du collège de Reims, qui lui apprendra son état ainsi que la fabrication de l'encre d'imprimerie, lui fournira le gîte, le couvert, une paire de chausses , de drap blanchet , un pourpoint de futaine , une paire de souliers , le tout neuf, et lui paiera 10 1. 1. — 5 (fol. ix"xm v°).

1326. — Marché entre Jean Colas, maître des basses-œuvres, rue de Sacaiie, et Jean Joli, même profession, rue du Puits de fer, à Saint-Marcel, d'une part, et Yves Magnet, prêtre , maître principal du collège de Karembert, pour la vidange d'une fosse, au collège,

le transport des matières dans une contrefosse, à creuser par les maîtres des bassesœuvres dans le jardin du collège, et la réparation des dégradations qui auront été faites à la maçonnerie de la fosse; l'opération, dont la date sera signifiée par le principal huit jours à l'avance, devra être achevée en huit jours; prix : 87 s. 6 d. t. la toise cube, dont /i5 s. t. payables le lendemain du commencement du travail, 20 s. t. pendant l'opération et le reste aussitôt l'achèvement. — 7 (fol. ix"xiur v°).

1327. — Bail, pour quatre ans, par Jean Coûtant, procureur au Chàtelet,rue Galande, près la place Maubert, à Michel Laloyau, jardinier, rue du Temple, d'une maison, occupée par plusieiu-s locataires, cour et jardin, sise rue des Petits Champs, moyennant 70 1. t. par an et aux conditions suivantes : mener un train honnête, entretenir les allées du jardin, planter autour des haies des allées des rosiers muscats et autres, compléter, dans l'allée du milieu, qui n'aura que deux pieds de large, les groseilliers, framboisiers et rosiers qui s'y trouvent ; le preneur jouira du revenu du parterre et du verjus; le bailleur prendra les fruits des arbres et aura la jouissance du jardin pour aller s'y cresbatreii ou y conduire ou envoyer qui bon lui semblera; rf et si fera led. preneur du houbelon et des rousiers muscatz pour faù"e umbraige à la gallerie dud. jardina; le bail sera résihable en cas de nonpayement ou de plainte des voisins. — 8 (fol. ix"xvi v°).

1328. — Marché entre Pierre Moisy, voiturier par terre , près du port de la Tournelle , et Jean Marchand , Jean Le Juge le jeune , boucher, et Pierre Goujon, serrurier, tous bourgeois de Paris, commissaires ad hoc, pour le nettoiement, pendant l'année i5/io, du quartier de la place Maubert, depuis la porte Bordelle, en descendant jusqu'à la maison de la Bergerie, rue Saint-Julien-le-Pauvre, près du

IHPniMF.TlIE NAT[OSALE.

carrefour Saint-Séverin , compris le reste du carrefour jusqu'à la rue Saint-Jacques , à l'exception des maisons faisant les deux coins du carrefour vers les Chapelets; plus le Pavé, jusqu'au logis du Fer de cheval compris, la rue des Prêtres, le cloître ancien de Sainte- Geneviève et ses dépendances du côté du quar- (ier Maubert, les rues des Amandiers, Traversaine , des Noyers , Saint-Victor, de Bièvre , Perdue, d'Amboise, de la Bùcherie de Petit- Pont, des Trois Portes, des Rats, au Feurre et ruelle Saint-Biaise ; on fournit à l'entrepreneur deux tombereaux, qu'il ne devra employer qu'au nettoiement; prix : 2^0 1. t., payables par douzièmes. — 9 (fol. ix"xvii).

1329. — Marché entre Etienne Bardou, messager ordinaire de la duchesse de Ferrare, rue du Bon Puits, près la rue Saint-Victor, et Jacques Bonnet, secrétaire de M. de Lavaur, rue de Bièvre, pour le port d'urgence d'un paquet de lettres à remettre à la duchesse de Ferrare et à elle adressées en partie, et le port de la réponse; le messager partira ce jour même; prix : 3o 1. 1. — y (fol. ix"xvii v").

1330. — Don par Jacques de Clermont, tanneur, rue Censier, à Claude de Clermont, son fils, écolier, au collège de Navarre , d'une créance de 1 1 0 s. t. à recouvrer sur Guillaume Cauvain, ancien serviteur de Jacques de Clermont, qui en a passé reconnaissance le 21 décembre i528, «ces don et transport faictz pour la bonne et vraye amour naturelle que led. Jacques de Clermont a aud. Claude. . ., ad ce qu'il ait myeulx de quoy vivre et soy entretenir à l'estude. . . «. — i5(fol. ii'ii v").

1331. — Vente par Michel Lendière , mercier, à Niort, près Lassay, à Mathelin Geoffroy, même profession , à Chartres , près les halles, et à Jacques Papenel, même profession , a Beaurepaire , au diocèse de Reims , de 28 I. t. de marchandise; Michel Lendière est chargé de vendre dans l'année, au compte

des preneurs , cette marchandise et telle autre que ceux-ci lui l'émettront à cet ellet; les preneurs payeront les frais de leur commissionnaire et lui fourniront une toque neuve de 7 s. 6 d. t. , une paire de chausses de 10 s. t. et une paire de souliers semelés, tout neufs; le règlement de l'affaire se fera k Chartres. — i5 (fol. ifii v°).

1332. — Convention entre Guillaume Regnault, brasseur, grand rue Mouffetard , Jean Bussou, couturier, à l'abreuvoir (fPepin«, Jean Héron , boulanger, rue Neuve Saint- Victor, Guillaume du Ci^ocq, boulanger, à Notre- Dame-des-Champs , Pierre Guérin, praticien en cour laye, rue de la Tannerie, d'une part, et Hugues Gervaise , boulanger, aux faubourgs Saint- Victor, d'autre part : les premiers s'engagent à fournir au second , dès que sa femme sera accouchée d'un garçon , cinq pots d'étain , pesant chacun trois livres et demie et demi quarteron et contenant une pinte, façon d'argent, pleine de sel blanc, ou, s'il est possible, de ffxaeigen; a porter ces pots, tout ouverts, de la maison de Hugues Gervaise à l'église où l'enfant sera baptisé et de i'égUse à la maison , en ayant à leur bonnet un bouquet de la saison, de 3 d. t. , fourni par le père ; celui-ci aura à obtenir l'autorisation de faire jouer un tambourin de suisse et un fifi'e, fournis par les autres , à qui Hugues Gervaise remet à cet effet 46 s. t.; au repas qui suivra le baptême et auquel assisteront le tambourin et le fifre, le père fournira deux quartes de vin, un chapon rôti et du pain à discrétion; il devra, d'autre part, prévenu- l'un des contractants du moment du baptême deux heures auparavant. — i5 (fol. ii'in).

1333. — Mise en aserviteur et alloué)!, pour un un, par Antoine Tamisier, bourgeois de Toulouse, rue de la Dorade, logé à la Pomme de pin, rue des Noyers, de son frère, François Tamisier, âgé de seize ans, chez Philippe Féret, drapier, chaussetier, bourgeois

[i5io.]

(le Paris, place Maubert, qui lui fournira le gîle et le couvert et recevra douze écus d'or soleil. — 19 (fol. ii'iin v°).

133/i. — Location, pour un an, par Jean Trepperel, grossier de soie, bourgeois de Paris, rue de la Vieille Draperie, à Berlin Bec, serviteur et facteur de François Minard , bourgeois de Lyon, d'une chambre et d'une garderobe, en sa maison, moyennant 3o 1. t. — 20 (fol. n" V v").

1335. — Mise en apprentissage, pourhuit ans, par Guillaume Benoist, boucher, rue du Puits de fer, à Saint-Marcel , et Marion Doineau, sa femme, veuve en premières noces de Pierre Quatrabœufs, de leur fdle et bellefille, Gillette Quatrabœufs, âge'e de douze ans, chez Nicolas Le Fèvre, gantier, près de l'horloge du Palais, qui lui fournira le gîte, le couvert et l'entretien. — 21 (fol. ii°vii).

1336. — Engagement, pour un an, de Pmbert Mallard, compagnon rfesteufviem, entre les portes Saint-Jacques et Saint-Marcel , âgé de seize ans, chez Jean Gouldray, maître ffesteufvier r, à Saint-Marcel , qui lui fournira le gite et le couvert , une chemise de à s. t. et lui payera 4L t.; Robert Mallard devra faire, chaque jour ouvrable, trois douzaines de fffonceauk d'esteufzn ou sacs de balles pour le jeu de paume; il sera payé 12 d. p. pour chaque double douzaine en plus, mais devra abandonner à son maître la moitié du gain qu'il fera, le cas échéant, aux jours de fête. — 2 1 (fol. n"vu v°).

1337. — Arrangement entre Pierre Chupin, libraire, rue du Foin, et Philippe Rube, cordonnier, près du boulevard de la porte Bordelle : celui-ci soutenait avoir acquis, — non, comme le prétendait Pierre Chupin, qui, en conséquence, réclamait l'immcuhle, par retrait lignager et proximité de lignage, par une vente pure et simple, — mais à titre de

bail à rente, de Nicolas Maheut, barbier, rue du Foin, cousin de Pierre Chupin, une maison, sise grand rue Mouffetard, entre celle de Foucquet de Puissance et la rue rrqui tend, par dessus les fossez, de la porte Bordelles à la porte Saint Jacques «, aboutissant sur les fossés; finalement, Phihppe Rube demeure paisible possesseur, moyennant 5o 1. 1. — 2 3 (fol. ii°ix).

1338. — Reçu par Claude Vauquet, maître paveui-, à Paris, demeurant à Gharenton, de 60 s. t. à Marin Macé, potier d'étain, bourgeois de Paris, place Maubert, agissant à la fois en son nom, comme tuteur de Catherine Beaule, fille de feu Guillaume Beaule et de l'eue Raouline Grégoire, et au nom de son beau-père, Antoine Grégoire, mêmes profession et qualité, pour pavage, pai" ordonnance de justice , au droit de la maison de l'Image Saint-Antoine, place Maubert, d'une surface de six toises et demie, à raison de 5 s. p. la toise pour façon , pour la fourniture d'un demicent de carreau neuf, soit 35 s. L, et pour celle d'un tombereau de sablou , soit 2 s. 6 d. t. — 2/1 (fol. ii'xn v°).

1339. — Marché entre l'abbaye de Saint- Victor et Thomas Drouet, carrier, aux faubourgs Saint- Jacques, et Jean Roussel, dit Raoulin, même profession, rue de Montorgueil , pour l'exploitation d'une carrière , appartenant à l'abbaye, sise entre le chemin des Bas-Bréaut et celui de Copeaux, à Ivry : les carriers devront assurer la solidité du ciel de la carrière et prévenir les fontis, entretenir le chemin donnant accès à l'intérieur, assurer un chargement facile et y prêter la main ; ils recevront 8 1. t. par cent chariots de moellon, 5 s. 6 d. t. par chariot de carreau, tant rf sangle 1 que double, 5 d. t. .par pied de pierre au pied, h d. t. par pied de libage, pavé et marche; l'abbaye leur remet deux mails , deux pinces , deux pioches , une laye , un têtu et quatre coins, le tout en fer; l'une

(les parties dësiront rompre l'engagement, devra prévenir l'autre huit jours à l'avance. — 26 (fol. ii'MU y").

13A0. ■ — - Mise en apprentissage, pour quatre ans, par François Lamiral, manouvrier, à Saint-Marcel, sur le Pont aux tripes, de son fils, Louis Lamiral, âgé de seize ans, chez Gervais Harnieu, fourbisseur et garnisseur d'épe'es , rue Galande , près la place Maubert , qui lui fournira le gîte , le couvert et la chaussure. — 26 (fol. ii'xiv v*).

1341. — Mise en apprentissage, pour huit ans , par Claude Piet , veuve d'Adrien de ia Place , tailleur de robes , rue de la Parcheminerie, de sa fille, Anne de la Place, âgée de quatorze ans , chez Jeanne Mamineau , coquillière, place Maubert, qui lui fournira le gîle, le couvert et l'entretien, et lui payera 10 I. t. — 26 (fol. ii'xiv v°).

1342. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Denis Gouland, laboureur de vignes, au pont de Charenlon, de Romain Maucors, son beau-fi'ère , âgé de seize ans , chez Claude Vauquet, paveur, à Paris, demeurant au pont do Charenton, qui lui fournira le gîle et le couvert et recevra 6 1. t. — 27 (fol. lïxv v°).

1343. — Robert Verel, Henry Lescolier, Thomas Caveiier, imprimeurs, et François Mahgot, doreur de livres, rue des Carmes, maison de ia Corne de daim, dépendance du collège des Lombards, consentent à évacuer à Pâques les locaux qu'ils occupent, au profit de François Vergnier, tavernier, qui les avait ajournés aujourd'hui même et qui se désiste. — 29 (fol. ii'xvii).

Février.

1344. — Marché entre Jean Pallier, imprimeur de livres, cour d'Ablon, à Saint-Marcel, et Guillaume de Bouys, même profession, rue Saint- Hilaire, pour la fourniture par Jean

Pallier d'ffung cent livres de Samcl Thomas sur les epistres Sainct Paoul, imprimez par led. Pallier, bien et deuement faictz et imprimez, en blanc, qu'd a venduz. . . , au pris de treize cens de fusillés imprimez tant d'ung costé que d'aullre. . . , la somme de trente sept solz six deniers lournoys, en fournissant par led. du Bouys du pappier ou argent pour ce faire ... ti ; la livraison et le payement se feront au fur et à mesure de l'avancement du travail, qui devra être achevé pour la Saint- Jean au plus tard. ■ — 1" (fol. xi"n).

1345. — Mise en apprentissage, pour quatre uns , par Georges Le Roy, manouvrier, grand rue Mouffefard, de son fils, Jean Le Roy le jeune, âgé de quinze ans, chez Jean Le Roy, tonnelier, rue Moufl'etard, son cousin, qui lui fournira le gîte et le couvert. — 1" (fol. xi"ii).

1346. — Bail, pour un an, par Guillaume Soulié, bonnetier, rue MoufFelard, à Jean Moireau et Nicolas Piedferrat, carriers, même rue, d'une carrière s'ouvranl dans un lerccau de vigne , sis au terroir de Saint-Jean-de-La- Iran, heu-dit Chassegay, tenant en haut à Simon de Cohnes et en bas au chemin des Chassegais , à charge par les preneurs d'abandonner au bailleur la moitié du produit de la vente des matériaux extraits, pierre au pied, marche, pavé, haut liais et moellon. — 1" (fol. xi"n v°).

1347. — Marché entre Jean Charles, laboureur et marchand, au moulin du Lys, paroisse de Dannemarie-lez-Melun , et Dominique Naulot , marchand de bois , bourgeois de Paris , pour la fourniture de quarante milliers de bûche , deux tiers bourrées , le reste cotlerels , à compter onze cents pour mille, et deux cents eu sus pour le vin de marché; prix: 290 l.t. ; à livrer à Farcy ou à un autre port chargeable en aval, moitié à la Saint-Remy, moitié à la Saint-Martin ; si les bois du chapitre de Notre-

[i5/io.]

Dame de Meliin donnaient une coupe plus abondante, l'excédant en serait vendu au preneur aux mêmes conditions. — k (fol. xi"nii v").

1348. — Testament de Jean Tousson, marchand, bourgeois de Paris, rue du Pavé : ffeslit sa sépulture en l'eglize des Carmes, en sa cbapelle qu'il a faict faire, dedans le tumbeau d'icelle, et que son corps soit emplombësjegs de ao 1. 1. aux Carmes, ffà la charge de faire troys petites ymaiges ou hault de sad. chappellen. — A (fol. xi"vi).

13/i9. — Marche' entre Jean Blée, charpentier de la grande cognëe, bourgeois de Paris, me de Bièvre, et Jean Ryoust, mercier, maison à l'enseigne de la Couronne, devant l'horloge du Palais, pour l'exécution du devis inséré dans l'acte : construction d'un corps d hôtel, de trois toises de large sur dix pieds de profondeur, rue Saint-Denis, près de l'abbaye de Saint-Magloire, propriété de Mathurin Esblineau et de Jean Ryoust; prix : 169 1.

5 s. t. — 5 (fol. xi"vii).

1350. — Bail de son prieuré, pour six ans, par Jacques Ragot, prieur commendataire de Saint-Pierre de Liancourt, au diocèse de Rouen, demeurant au collège de Navarre, à Robert Hamelot, prêtre, curé de Liancourt, moyennant 200 1. 1. par an. — 6(fol.xr'viiiv°).

1351. — Vente par Philippe Rube, cordonnier, grand rue Mouffetard, près de la porte Bordelle, et François de Vaucousent, même profession , grand rue Saint-Marcel , ce dernier agissant seulement comme caution du premier, à Zacharie du Gast, docteur en la Faculté de décret, au collège de Coquerel, de

6 1. t. de rente sur la maison de Philippe Rube, moyennant 72 1. t. — 6 (fol.xi^ixv").

1352. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Denis Versault, laboureur, à

ffCretenay?), paroisse de Champeaux, de son fils, Guillaume Versault, âgé de quatorze ans, chez Jean- de la Carpenterie, bonnetier, grand rue Mouffetard , qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra trois écus d'or soleil. — 6 (fol. xi"x v°).

trois ans, par Jean Prunier, prêtre, demeurant à Hodenc-en-Bray, agissant en son nom et au nom de Jean Syoust l'aîné , laboureur, à Armentières, de leur fils et neveu, Jean Syoust le jeune, âgé de quatorze ans, chez Guillaume Chaudemanche, menuisier, aux faubourgs Saint- Jacques, hôtel des Papegaux, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra 45 s. t., somme dont Jean Pommier, menuisier, aux faubourgs Sainl-Victor, se porte garant. —

8 (fol. xi"xiii).

1354. — Vente par Pierre Tarlant, apothicaire et épicier, au Clos du Chardonneret, rue Saint-Médard , à Andri Dupont, rresteufviem, au même Clos, devant le moulin à vent de Saint-Victor, de la moitié d'un terrain, de six toises de large, rue Trepperel, par lui acheté de Jean Trepperel , bourgeois de Paris, au prix de 75 s. t. de rente; cette vente faite moyennant 6 1. i5 s. t., l'acquéreur devant acquitter les charges et payer notamment 37 s. 6 d. t. de rente au premier vendeur. —

9 (fol. xi"xni v°).

1355. - — Mise en apprentissage, pour quatre ans , de Jean Bardin , âgé de dix-huit ans, originaire de Loches, chez Alexandre Beaujouan, fondeur de lettres, rue du Bon Puits, qui lui fournira le gîte et le couvert et lui payera 12 1. t. — 9 (fol. xi"xhii).

1356. — Marché entre Jacques Léger, menuisier, à Saint- Marcel , rue des Postes, près de la porte de l'Arbalète, et Jean Daubenton et Jacques Lécuyer, marguilliers de l'église Saint-Médard, pour la façon d'frung

revers de menuyserye, qui sera taillé par dehors à clere voye et anticque, ouquel y aura deux poteaux tournez eu balustre, qui seront enrichiz de fueille d'anlicque. . ., sur le banc de l'oeuvre et fabricque et où. l'on a acoustumé mectre les relicques , de la longueur de la cloyson du doulciel dud. banc ... « ; à livrer pour la mi-carême; prix : 8 1. t. — 9 (fol. xi"xuii).

1357. — Reconnaissance de 97 1. i5 s. t. par Pierre Hénault, teinturier, grand rue Saint-Marcel, à Gautier Regnault, boulanger, grand rue Mouffetard, pour vente de dix muids de vin, pris parmi cinquante muids de'posés dans un cellier de l'hôtel d'Orléans , à Saint-Marcel, ffà paier si tost et incontinant qu'il y aura orgues prestes et accordées pour jouer en l'eglize dud. Sainct Medard, de la valleur de cent escuz d'or soleil pour le moins, et non plus tost ne autrement, lesd. orgues apartenant à lad. eglize^ ; engagement par le débiteur de sa maison du Pont aux tripes et de son ouvroir à teinture, sis derrière la maison, entre les deux bras de la Bièvre, tenant d'un côté et aboutissant à celte rivière. — 12 (fol. xi"xvi).

1358. — Vente par Yves Magnet, prêtre, maître principal du collège de Karembert, y demeurant, à Gilles Baret, chai-pcntier de la grande cognée , au boulevard de la porte Bordelle.d'un terrain et jardin, de trois toises do large sur rue, largeur réduite au fond à deux toises quatre pieds, sis rue Sainte-Geneviève, près de la porte Bordelle, moyennant 60 s. t. de rente et à charge de construire avant la Saint- Jean; en cas de mise en venle de l'immeuble , le vendeur actuel ou ses ayant-cause auront la préférence, à égalité d'offres. — i3 (fol. xi"xvni).

1359. — Marché entre Cosme de Barly, maître maçon tailleur de pierre, rue de la Vieille Truanderic , et Louis Cretté et Mathieu

Jolis, laboureurs, marguilliers de l'église Saint-Cyr de Villejuif, pour l'exécution des travaux portés au devis suivant : a . . . fault fonder une tour et une vifz jusques à vif fons, maçonné de bloc, chaulx et sable, et fault faire les fondemens jusques au rez de chaussée de cinq piedz d'espoisseur, et du rez de chaussée de troys piedz d'espoisse jusques à l'embassement portans retraicle, depuis led. enibassement de quatre poulces jusques au premier larmyer. Item, fault eslargir les contre pilliers de dehors , les encongneures de pierre de taille et le demourant de bloc, comme monstre led. pourtraicl; le tout, de la tour, de hors , de pierre de taille , hors oeuvre. Item, fault faire six assises de pierre de taille par dehors lad. tour et vifz d'icelle tour, de pierre de taille. Item, fault faire les vylres de lad. tour ainsi comme monstre led. pourtraict, tout de pierre de taille, et le demeurant de bloc. Item, fault faire la voulte de lad. tour toute de pierre de taille. . . Item, fault faire les huyes de lad. tour de pierre de taille. Item , fault faire les gargouiles et apuyes de lad. tour de pierre de taille, et sera montée lad. tour et vifz de telle haulteur qu'il plaira ausd, habitans. Item , fault faire les basses chappelles de lad. eglize qui resteront à faire, de telle haulteur comme sont ceulx de présent. Item, fault faire les assises de pierre de taille aussi comme les autres qui sont de présent. Item, fault faire les huisseries de pierre de taille, enrichies ainsi qu'il plaira ausd. habitans. lleni , fault faire les gros pilliers de dedans la nef bons et suffisans pour porter les arcs boutans et de telle haulteur qu'il plaira ausd. habitans. Item, fault faire la voulte de la nef d'icelle eglize et sera faicte lad. voulte toute de pierre de taille . . . Item , fault faire les vitres au dessus des chappelles de lad. nef, gargouiles et dalles, tout de pierre de taille. Item, fault faire ung pignon de lad. eglize, maçonné jusques à vif fons, maçonné de bloc, chaux et sable, de quatre piedz d'espoisseur jusques au rez de chaussez, et au dessus du rez de

i5/io.

chaussée ériger par dehors six assises de pierre de taille et de chesnes par voyes, et fault faire une forme qui servira de victre au milieu dud. pignon pour esclairer en lad. nef, lad. viclre à troys mesneaulx , faicte de pierre de taille et remplye comme il apartiendra. Item, fault faire les rempans de pierre de taille bien et deuement..., le contenu cy dessus contenant deux trave'es de chascun coslé et lad. nef au miilieu. . . , et sera lad. tour, qui par led. pourtraict doibt estre hors oeuvre , dedans oeuvre et dedans l'une des chappelles d'icelle eglize , excepté la vifz , qui sera de fon» en comble hors oeuvre . . . ^ ; l'entrepreneur fournira cautions dans la quinzaine, commencera les travaux lundi prochain , les poursuivra au gre' des marguilliers , ceux-ci devant le prévenir un mois avant chaque reprise, se procurera les chables, l'engin et l'eau, les marguilliers fournissant toutes les autres (testophesn, et fera les fouilles à ses frais; le travail sera toisé à raison de trente-six pieds pour toise .et chaque toise sera payée ho s. t., l'entrepreneur faisant crédit d'une toise sur trois d'an en an. — ih (fol. xi"xix).

1360. — Bail, pour six ans, par l'abbaye de Saint-Victor, représentée par François Grin, son procureur, chambrier et receveur, à Jean des Haies, compagnon boucher, d'une maison, rue de Beauvais, à l'enseigne du Saint-Esprit, contre le mur, contiguë d'un côté au jardinier du Roi et aboutissant au jardin du Louvre; prix : 5o 1. t. par an, un terme étant payé à l'avance. — 19 (fol. xii"iiii).

1361. — Cession, pour trois ans, par Claude Le Becque, bonnetier, rue de Lourcines, à Nicolas Barré, foulon de bonnets, grand rue Mouffetard, au Lion d'argent, d'un moulin à foulon de bonnets, foulant deux pilées, avec logis et jardin, sur la rivière d'Essonnes, près Corbeil : le bailleur enverra au preneur des bonnets à fouler, que le preneur viendra chercher à la Seine, avec le

cheval ou le mulet fourni par le bailleur et entretenu par le preneur; le bailleur payera 10 s. t. par pilée; la même somme sera prise aux bonnetiers dont le preneur foulerait les bonnets si le bailleur ne lui en envoyait pas une quantité suffisante pour occuper le moulin ; toutes les fournitures seront à la charge du bailleur, le preneur n'ayant à fournir que la main-d'œuvre et ayant droit au fflaveton^i du moulin; les bonnets foulés seront livrés ffau basteau des corbillars, au port de Corbueil, par compte , selon la taille qui en aura esté faicte. . . n ; le preneur se fournira de lumière à ses dépens. ■ — ■ 20 (fol. xii"iui v°).

1362. — Renonciation par Perrette Thenot, âgée de vingt -quatre ans, demeurant rue Alexandre Langlais, devant la maison du Paon, à toute action contre Nicolas Petit, compagnon sellier, rue de la Calendre, dont elle vient d'avoir un enfant mâle, le père ayant pris celui-ci à sa charge et ayant indemnisé la mère. — 22 (fol. xn"vi).

1363. — Engagement, pour six mois, de Claude Content, compagnon papetier, comme serviteur et alloué de Claude Lecoq, maître papetier, au Coq hardi, près du pavé de la place Maubert , moyennant le gîte et le couvert et 8 1. t. — 22 (fol. xu"vi v°).

1364. — Engagement, pour douze semaines , de Thomas Roger, voiturier par terre, rue des Bouliers, paroisse Saint -Médard, comme serviteur et alloué de Pierre Moisi, même état, au port de la Tournelle, moyennant 10 s. t. par semaine; Thomas Roger abandonnera toutefois de deux semaines l'une jusqu'à complet remboursement des 60 s. t. qu'il doit à Pierre Moisi. — 23 (fol.xifvi v°).

1 365. — Vente par Pierre Tarlant, épicier, au Clos du Chardonneret, à Bertrand Loye, rresteufvyern , grand rue Mouffetard, de la moitié d'un terrain de six toises de large , rue

Trepperel, cette moitié, contiguë à Andri Dupont, faisant le coin de la rue; ledit terrain acheté par Pierre Tarlant à Jean Trepperel, marchand grossier, bourgeois de Paris, au prix de yS s. t. de rente; la pre'senle vente faite moyennant 6 1. i 5 s. t., l'acquéreur devant acquitter les charges et payer notamment 87 s. 6 d. t. de rente au premier vendeur. — 28 (fol. xn"vn).

RECUEIL D'ACTES NOTARIÉS. [i54o.]

1369. — Marché entre Jean Vendart, marchand, à Villeneuve-le-Roi , et Jean Blée, charpentier juré de la grande cognée,» rue de Bièvre, pour la fourniture de cinq cents de bois carré, de plusieurs longueurs, la plus courte étant de douze pieds , à compter vingtsix au quarteron, à livrer pour le 1 5 juin, au port de la Tournelle, ff dedans l'eaue» , moyennant 82 1. t. le cent. — h (fol. xiii")'''.

1366. — Sous-location, pour un an, moyennant 17 1. t., par Nicolas de Brouilly, menuisier, à François Guillotois, libraire, — demeurant rue Saint- Jean-de-Beauvais, maison à l'enseigne de l'Image Saint-Michel , en vcrlu d'un bail à lui consenti par Antoine Hélyo, maître tailleur de robes, même rue, — de l'ouvroir sur rue et de la salle derrière , dépendant de ladite maison de l'Image Saint-Michel; le preneur devra vider les Ueux, sauf à être prévenu trois mois à l'avance, dans le cas oîi le propriétaire, Guillaume Tandery, écossais, marierait sa fille et la voudrait loger dans cette maison. — 26 (fol. xn"x).

1367. ■ — Reçu de Claude Billart, maçon, rue Saint- Jacques, à Grégoire de la Noue, docteur en théologie, élu abbé de Buzay en Bretagne, demeurant au collège Saint-Bernard, de cent vingt-deux écus d'or soleil pour la construction d'un bâtiment audit collège; il ne reste plus dû à Claude Billart que vingt écus d'or soleil. — 21 (fol. xa"xni v").

Mars.

1 368. — Mise en apprentissage , pour deux ans, par Laurent de la Fosse, manouvrier, à Saint- Marcel, rue de Montauban, de Guillaume Huré, fils de Jean Huré, laboureur, à Rumesnil-en-Auge , chez Martin Pappin, menuisier, rue du Puits de fer, qui lui fournira le gîte et le couvert, et recevra 60 s. t. — 1" (fol. XIl"XlllI v°).

1370. — Vente par Jean Huet, menuisier, g:'ue de la Vieille Tisseranderie, près du carrefour Guillori, à Anne de Louvain, femme de Thomas Clouet, procureur en Parlement, d'une grande couche, de sept pieds sur six pieds deux pouces, d'une couchette de trois pieds et demi sur six pieds, d'un dressoir taillé à deux guichets d'imagerie, un Saint Thomas à l'un, une Sainte Anne à l'autre, et à deux layettes coulisses, ces trois articles irde aussi bonne ou meilleure façon et moulure que ceulx qui luy ont esté monstrez es logis de feu maistre Guillaume d'Auvergne et de maistre Jehan Villaiun , d'un banc de huit pieds de long, à molettes, garni d'une perche , d'une table de même longueur, à deux tréteaux tournés, d'une chaise à haut dossier, ff taillée à une Nostre Dame, le dossier à moullures à ung chappiteaun ,de deux coffres, l'un de trois pieds sur un pied et demi et deux pieds deux pouces de haut, l'autre de deux pieds deux pouces sur un pied deux pouces et deux pieds de haut, de deux chaises ffservans à asseoir à table, à pansn , de deux petites chaises ffà asseoir au feun , d'une petite chaise à dossier, ouvrée et taillée, pour servir près du dressoir, d'une caquetoire de sept pieds, d'une marche pour la table et de deux châssis de tableaux, un grand et un petit, le tout en noyer, sans aubier, et ffd'anticque et ainsi que l'on a acoustumé de les faiie de présent» ; à livrer pour le 20 avril, cassis en la chambrci

'■' Une note marginale, datée du 9 juin, porte annulation do ce marclié.

[i5/io.]

du logis de Thomas Clouet: prix : trente écus

d'or soleil. — 6 (fol. xiii"ii).

1371. — Renonciation par Michelle Cotlillon , âgée de vingt-six ans , rue des Graviiliers, à la poursuite en cour d'église par elle exerce'e contre Mathieu Chemin, compagnon palefi-enier, rue de Hautefeuille, paroisse Saint-Séverin, chez Bouchard, et à toute poursuite ultérieure, eu raison de ffla copulation charnelle qu'ilz ont eue ensemble et du faict de laquelle elle auroit eu une fdle, qui est aagée de quatorze moys ou environ , nommée Jehanne, estant de présent et que lad. Michelle a mise en nourrisse de mamelle en i'hoslel el avec la femme de Charles de Bellay, demourant à Conrcelles prés Ponthoise . . . , ensemble de la defloracion qu'elle disoit led. Mathieu luy avoir faicte . . . n ; Michelle Cotlillon , qui a été désintéressée , consent à ce que Mathieu Chemin soit relevé de l'excommunication; celui-ci, qui a jusqu'ici payé tous les frais de nourrice, s'engage à subvenir à tous les besoins de l'enfant. — 7 (fol. xiif'ii v").

1372. — Marché entre Antoine de Pris et Charies du Hamel, carriers, sur les fossés, entre les portes Bordelle et Saint-Jacques , et Jean Richer, marchand, bourgeois de Paris, rue des Rats, pour l'extraction par les premiers , de la carrière de Jean Richer, sise à Notre-Dame-des-Champs , de deux cents chariots de moellon , à Hvrer sur la friche de la carrière, moyennant 3 s. t. le chariot; Jean Richer payera aux carriers la pierre de taille qu'il leur arrivera d'extraire au cours de ce travail , (f 1 0 s. t. chascun cheriot de pierre au pied, à compter dix huict piedz pour chascun cheriot, douze carreaulx sangles pour chascun cheriot et huict doubles carreaulx pareillement pour chascun cheriot. . . ". — 7 (fol. xiii"niv').

1373. — Reçu par Antoine Labruz, marchand et laboureur, à L'Hay, à Marcial Masurier, prêtre, docteur en théologie, chanoine

de Paris, des titres, d'un registre de 1620 et d'un censier de lôSg concernant les cens et droits du château de Bicêtre, baillé par le chapitre de Paris à Marcial Masurier, dont Antoine Labruz était le fermier. — 9 (fol. xnfiiii v°).

1374. — Arrangement entre Jean du Moulin , cordonnier, au boulevard de la porte Bordelle, d'une part, Michel David, plumassier de plumes d'autruche, sur le pont Notre- Dame , et Simon Bonnesœur, ceinturier, ff après» l'horloge du Palais, d'autre part, à cause d'une construction , mitoyenne avec Jean du Moulin , élevée par ceux-ci audit boulevard, qui avait des vues sur le jardin de Jean du Moulin et dont les eaux s'y déversaient, comme cela s'était fait pour la construction antérieure, au dire des propriétaires : ceux-ci s'engagent à ne plus verser leurs eaux chez le voisin, à ff faire leursd. veues de haulteur, à fer esmaillé et voir et dormant» ; le mur, élevé aux frais de Michel David et Simon Bonnesœur seuls , sera mitoyen jusqu'à la hauteur de neuf pieds; Jean du Moulin pourra le surélever, s'y appuyer et bâtir dessus ; il reçoit enfin deux écus d'or soleil. — 10 (fol. xiii"vi v°).

1375. — Cession, moyennant 20 1. t., par Jean Marchand, Jean Le Juge, boucher, et Pierre Goujon , serrurier, tous bourgeois de Paris, commis judiciairement pour l'année i54o à l'enlèvement des boues et immondices de la place Maubert, à Pierre Thomas l'aîné, charron, près de la place Maubert, de leur droit de percevoir une redevance sur les marchands en détail de la place Maubert. — 1 1 (fol. XUl^VII v°).

1376. — Marché entre Gilles de ffSenegillon» , charpentier de la grande cognée , près du port Saint-Bernard, et Jean Le Grand, prêtre , procureur et receveur du collège Saint- Bernard, pour les travaux à exécuter en un corps d'hôtel neuf, de sept toises sur quatre.

élevé au collège, moyennant i5o 1. t.; devis inse'ré dans l'acte. — 1 1 (fol. .\m"viii v°).

RECUEIL D'ACTES NOTARIES. [i54o.]

sien en faveur du meurtrier. — i3 (fol.

XIIl"XIl).

1377. — Autre marché, précédé d'un devis, entre le même et Nicole Champagne, prêtre, au collège Saint - Bernard , curé d'ffAthesi , au diocèse d'Évreux, pour les travaux à exécuter en un corps d'hôtel à construire au port Sainl-Bernard , moyennant cent un écus d'or soleil. — 12 (fol. xiii"x).

1378. — Bail, pour quatre ans, par Jacques Desmarets, frestufvyem ,rue des Carmes, à Cardin Thiboust, même profession, rue Geoffroy Lasnier, d'une maison , jeu de paume et jardin, rue Gracieuse, devant la rue d'Ablon, à l'enseigne des Navets, moyennant ho 1. t. par an; le preneur fait au bailleur une avance de 60 1. 1. et en promet une seconde de 90 1. 1. pour le 1" mai, à valoir sur le loyer; le bailleur pourra aliéner, à fin de construction, six toises du jardin, en profondeur, sans diminution du loyer, le preneur ayant droit de préférence pour cette acquisition; dans le cas où le jeu de paume devrait être démoli, sur réquisition de la justice, avant deux ans de jouissance du bail, le bailleur verserait au preneur l'excédant des avances. — 1 3 (foi. xiu" XI v").

1379. — Arrangement entre Jeanne de Seincourt, veuve de Denis d'Antain , labom-eur, en la basse-cour du bois de Vincennes (assassiné trois mois auparavant par Philippe Le Court, laboureur, à Aulnay) , Jean d'Antain, père de Denis , laboureur, et Jean Le Brasseur, couturier, tous deux domiciliés au château de Vincennes, en qualité de tuteurs du mineur Pierre d'Antain le jeune, d'une part, et Guillaume Le Coiu"t, laboureur, au Tremblay, frère de l'assassin : moyennant une indemnité de 90 I. t. et un demi-muid de blé froment, mesure de Paris, rendu dans cinq semaines au bois de Vincennes, ia famille de la victime consent à l'entérinement des lettres de rémis-

1380. — Reçu par Thomas Fresneau et Guillaume Charles, couvreurs de maisons, à la fabrique de Saint-Etienne-du-Mont, représentée par Pierre Louvier, seigneur de ffYmvillen, et Simon Quetier : 1° de i54 i. 1 s. t. pour trois mille sept cents livres de plomb , à 10 d. L la livre; 2° 4 1. i4 s. pour soudure; 3° 343 1. i5 s. t. pour cent trente-sept toises demi-pied de couverture , à 4o s. t. la toise. — i5 (fol. x[u"xiui).

1381. — Arrangement entre Pierre Le Bé, marchand, bourgeois de Paris, rue Galande, place Maubert, et Jeanne Le Bé, femme de Jacques Le Breton, libraire, tr absent d'avecques elle dés cinq ans a ou environ», âgée de vingt-huit ans, rue de la Poterie, carrefour Guillori, au sujet de la liquidation de la succession de Denis Le Bé, hôtelier, rue Galande, maison à l'enseigne de l'image Saint-Louis, ayeul paternel de Jeanne Le Bé : celle-ci abandonne ses droits moyennant aSo L t. — 17 (fol. \ni"xnu v°).

1382. — Vente par Jean de Miily, prêtre, curé de Saint-Ai'noult-en-Beauvaisis , demeurant près du port Saint-Bernard, maison de Sainte-Anne, agissant pour son frère, Hervé de Milly, écuyer, seigneur dudit Saint-Arnoult, à Charles Eustace, épicier, grand rue Mouffetard, moyennant 200 1. t., d'une petite maison, appelée anciennement la porte et cour d'Ablon, sise grand rue Mouffetard, sous la ffsoubzpenduen de laquelle on passe pour entrer de la rue Mouffetard en celle d'Ablon. — 19 (fol. xHi"xix).

1 383. — Arrangement entre la fabrique de l'église Saint-Médard et Philippot Quignon, boucher, grand rue Mouffetard : aux termes d'un accord en date du 23 novembre i5o6, Philippot Quignon et son frère, Séverin, de-

vaient abandonner à la fabrique la jouissance et ia propriété d'une ruelle entre l'église et leur cour et escalier ; cette ruelle devait avoir quatre pieds et demi de large dans œuvre entre les contrepiliers des basses chapelles et l'immeuble Quignon et cinq pieds à l'extrémité vers la tour : rr . . . lesd. marguilliers . . . prendront lad. ruelle , de largeur, jusques au mur de l'heritaige de Mahyet de la Charpenterie, pardedans l'heritaige dud. Quignon, tout de long d'icellui mur dud. de la Gharpenterie, qui est quatorze piedz de long sur deux piedz et demy de large, oultre et par dessus lad. ruelle, qui debveroit estre de cinq piedz de large dedans oeuvre par lad. transaction,. . . fors et réservé ung petit carré, qui sera de trois piedz de large ou environ sur six piedz de long, le tout dud. mur de Mahyet de la Gharpenterye , à compter depuys leur eschaudouer dud. Quignon , oîi est le bout de l'esgout dud. eschaudouer, ouquel eschaudouer lesd. marguilliers . . . prendront deux piedz et demy de large sur quatre piedz et demy de long, du costé de lad. esglise, pour eslargir oud. endroit lad. ruelle, et pour faire les séparations susd. d'entre lesd. Quignon et lesd. marguilliers feront les murs à leurs despens dedans quinze jours . . . , lesquelz murs . . . appar-

REGUEIL D'ACTES NOTARIES.

tiendront entièrement à lad. esglise ... n ; la fabrique verse lo 1. 1. à Philippot Quignon. — 2 2 et 9 4 (fol. Xllll"l).

1384. — Bail, pour trois ans, par Jean Arment, bonnetier, grand rue Mouffelard , à Georges Gallet, au moulin de Normandie, paroisse Saint-Etienne d'Essonnes, et à Simon Chavois , grand rue Mouffetard , foulons de bonnets, de deux moulins à fouler bonnets, dits d'ancienneté les Moulins à huile , sur la rivière de Vaux , près Essonnes, avec le pré et le jardin en dépendant, à la réserve d'un arpent du pré et d'une chambre aux moulins, moyeimant 70 1. 1. par an , payables le premier de chaque mois, à Paris. — 97 (fol.xiiu"vv°).

1539 (suite). — Octobre [suite).

1385. — Gession par Jean Foucault, manouvrier, au Clos du Chardonneret, à Antoine Jubin , charcutier, porte Baudoyer, moyennant 4 1. t., d'un terrain de huit toises de long, rue Trepperel , par lui acheté de Jean Trepperel, bourgeois de Paris, moyennant 45 s. t. de rente; Jean Foucault abandonne à Antoine Jubin les pierres et plâtras se trouvant sur le terrain et non encore mis en œuvre. — 9 (fol. xini^v v°).

-20 SEPTEMBRE iBSq-Si MARS l5/lO. ce REGISTRE DES CONTRAICTZ RECEUZ PAR

FEU MAISTRE YvES BoURGEOIS, LUY VIVANT NOTAIRE OU GhASTELLET DE PaRIS ,

Registre, lui" x feuillets, papier; les feuillets xvi, xvii , liii-lvi ont disparu; les feuillets xv et xviii sont en partie lacérés; reliure parcliemin , à revers'''.

Fol. 1. — (tt Jhesus, Maria. In nomine Sancte Trinitalis beateque Marie Virgiiiis sit hujus regislri priiicipium naediumque et finis. Registre des testaments et contractz receuz par moy, Yves Boiirgeoys,

'"' J'ai acquis ce registre à la vente du baron Piclion (n° 160 du Catalogue); le baron Picbon l'avait lui-même acheté, le 21 décembre 1876, à la librairie Menu. (Cf. ]ingt-huiliéme catalogue .. .d'estampes. . . en vente au.v prix mayquéê, chez Henri Menu, 7, quai Malaquais, p. aig, n° SSgo.)

268 RECUEIL D'ACTES NOTARIES. [iSSg.]

notaire juré du Roy nostre sire, de par luy ordonné et estabiy en son Chastelet de Paris, du nombre ancien des soixante, commancant le samedi vingtiesme jour de septembre l'an mil cinq cens trente neuf, lequel jour furent publyées en jugement, ou parc civil dud. Chnsfelet, les ordonnances nouvellement faicles sur le faict de la justice parle Roy nostrcd. seigneur, Francoys, premier de ce nom, et... tant par la court de Parlement que mons' Poyet, à présent chancellior de France, par lesquelles, mesmes par le viii"xiii'"° article d'icelles, entre aultres choses, a esté nouvellement ordonné que tous notaires dud. Chastelet de Paris seront tenuz faire registres de tous les testaments et contractz qu'ilz passeront et recepvront (ce qu'iiz n'estoient tenuz faire auparavant), et finissant à Pasques ensuyvant mil cinq cens quarante; priant 1res humblement nostre Crenleur, la benoiste glorieuse Vierge Marie, mons' sainct Yves et toute la court céleste de paradis qu'ilz me veuillent estre en ayde et conseil à le parfaire pour et au salât et paix de toutes personnes qui en auiont affaire.

Ensuyt le nom, surnom et tiltres de mons' le garde de la prevosté de Paris, à présent régnant, capitaine de tous juges royaulx : Jehan d'Estouteville, chevalier, seigneur de Villebon, la Gastine, Blainville, Boys Landry, Fretigny et Vyantes, capitaine et bailly de Rouen, conseillier du Roy nostre sire, gentilhomme ordinaire de sa Chambre, capitaine de cinquante hommes d'armes des ordonnances dud. s' et garde de la prevosté de Paris, et si est anssy bailly cl conservateur des privilleiges royaulx de l'Université de Paris.

Messire Jehan Jacques de Mesmes, chevalier, seigneur de Royssy eu France, est à présent lieutenant civil de lad. prevosté de Paris.

Maislre Jehan Morin, seigneur de [Paroiz en Brye], est à présent lieutenant criminel de lad. prevosié et lieutenant dud. bailly conservateur desd. privilleiges royaulx d'icelle Université.

Les nom, surnom et tillre du garde du seel de lad. prevosté : Nicole Le Sueur, licencié ésloix, advocat en la court de Parlement et garde du seel de la prevosié do Paris. n

)EPTEMBRE.

1386. — Bail, pour neuf ans, par Louis Bouclier, praticien, à Saint-Denis en France , ag-issant en son nom, et par Poncet Le Preux, marchand, l'un des quatre grands libraires jurés de l'Université, boiu-geois de Paris, agissant comme tuteur de Nicolas Boucher, iils mineur de feu Nicolas Boucher et de Catherine de Saint-Martin, à Simon Villet, hôtelier, à Saint-Denis en France, d'ffune maison consistant en ung corjis d'hostel sur la rue de Compoyse, dicte de l'Estrée, moictié de foullerye sur le derrière, moictié de court enti'c deux , moictié de jardin derrière lad. foullerye , les caves de devant du costé de lad. rue de l'Estrée seuUementn, ladite maison actuellement occupée par le preneur; prix : la 1. t. par an. — 20 (fol. i v°).

1387. — Procuration passée par Huguette Fusée, veuve de Hugues Chauveau, avocat au Châtelet , seigneur en partie de La Borde-Morin et de La Grivelle, près Brie-Conite-Robert, agissant en sa qualité de douaiiière de Hugues Chauveau et comme tutrice de Claude Chau-

veau , sa fille; et par Mai'tin de Aquaqiua, docteur régent en la Faculté de médecine en l'Université de Paris, tant comme marié à Marie Chauveau , fille de Hugues Chauveau , que comme tuteur des enfants issus du premier mariage de Hugues Chauveau avec Louise d'Arras, au nom de François Chauveau, licencié en lois, fils de Hugues Chauveau , à l'effet de signifier à Garnier, notaire et secrétaire du Roi , seigneur en partie des lieux susdits , d'avoir à présenter h l'archidiacre de Brie en l'église de Paris , d'accord avec les constituants , un chapelain pour desservir la chapelle Saint-Jean-Baptiste en l'église Saint-Etienne de Brie-Gomte- Robert, vacante par le décès de Jean Petit. — 2i(fol.v).

1388. — Signification par François Chauveau, licencié en lois, avocat au Châtelet, agissant comme dessus, à Garnier, notaire et secrétaire du Roi , demeurant près des Halles de Paris : tr . . . led. Garnier a dict pour toute response qu'il se garderoit de mesprandre ; et neautmoins a déclaré qu'il en avoit présenté ung, et aussi que on trouveroit que lesd. vefve et de Aquaquia, ésd. noms, n'y avoient aucun

droict (le présenter; et sur ce a led. m" Fraucoys Chauveau declaii'é and. Garnier qu'il protestoit oud. nom que lad. présentation que se disoit avoir ainsi faicte led. Garnier, ne peusl nuyre ne prejudicier, ores ne ou temps advenir, ausd. vefve et de Aquaquia, e'sd. noms, et a prins lad. response dud. Gai'nierpourreffuz, et oultre a proteste' de en povoir nommer et présenter aud. archedyacre. . . . ». Dont acte. — 2A (loi. v v°).

1389. — Bail, du 1" octobre lôSg à Pâques iS^y, par Jacques Le Bègue, épicier, bourgeois de Paris , demem-ant en la maison à renseigne de la Chauve-Som-is , ffprés l'apport de Paris 51, à Jean Adam, fondeiu* de lettres d'imprimerie, bourgeois de Paris, et à Marie Bienaisé , sa femme , d'une maison , avec ouvroir sur rue , sise grand rue Saint-Jacques , à l'enseigne du Heaume, dont une partie est actuellement occupée par les preneiu's et dont l'autre l'était naguères pai- Thomas Hamelin, épicier; pi'ix : 120 1. t. par an; le bailleur se réserve rrpoui' luy et telles aultres personnes que bon luy semblera, la chambre desd. lieux estant au premier estaige sur led. ouvrouer, respondant et ayant veue sur lad. grant rue Sainct Jacques, dm-ant les jours seullement que l'on fera la procession madame Saincte Geneviefve, entrées, convoyz et funérailles de roys, roynes, legatz, prelatz et aultres princes et seigneurs , jeux , esbatements , sollempuitez de ville , exécutions criminelles et aultres assemblées et novalitez en lad. rue Sainct Jacques « ; annulation du bail antéi'ieurement consenti par Thomas Hamelin de la portion de l'immeuble qu'il occupait. — 28 (fol. vr v").

1390. — Beconnaissance par Jean Adam, fondeur de lettres d'imprimerie, demeurant eu la maison à l'enseigne du Heaume , sise grand rue Saint-Jacques, au profit de Jacques Le Bègue , épicier, bourgeois de Paris , de 20 1. 1. , payables moitié à Noël, moitié à Pâques prochain, représentant le prix crd'un porche qui

csloit en la cbamijre au premier estaige sur la court dud. hoslel du Hcaulme; d'une cloysou de boys, garnye de voirrieres, estant entre la salletle basse et l'ouvrouer dud. liostel, et des nattes estans tant en lad. sallette basse que en lad. chambre. . . ". — aS (fol. vu).

Octobre.

1391. — Reçu par Jean Quillet , compagnon libraire et imprimeur de livres, à Paris, grand rue Saint-Jacques, maison à l'enseigne de la Housse Gillet, agissant en son nom, comme ayant le droit par transport de feu Jean Bailly, compagnon rôtisseur, à Paris, et par Robert Bailly, compagnon libraire, à Beauvais, fils et seul héritier dudit Jean Bailly, neveu et ancien pupille de Jean Quillet, à Nicolas Rousselet, laboureur de vignes, à Montmartre, de 60 s. t. , prix du rachat d'une rente de 5 s. t. assise sur un demi-quartier de vigne, à Montmartre, lieu-dit le Clos Guy, jadis propriété de Jacquet Coqueret, aïeul maternel de Nicolas Rousselet , et actuellement de ce dernier, ladite rente donnée par Jacquet Coqueret à Jean Bailly, puis donnée et transportée par celui-ci à Jean Quillet. — 10 (fol. XIII v").

1392. — Vente par Pierre Doulget , laboureur, à La Villeneuve Saint-René, lieu-dit le Clos Chardonneret, rue Saint-René, près Saint- Victor-lez-Paris, à Girard Chassebras, apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, d'un quarteron et demi de terre en jardin, sis audit lieu de La Villeneuve Saint-René, aboutissant d'An bout à la ruelle du Patriarche, faisant partie d'une plus grande pièce de terre , contiguë à la maison du vendeur et acquise par celui-ci de Louis d'Albiac; l'acquéreur devra construire à ses frais , sur le fonds du vendeur, un mur qui restera mitoyen; dans le cas où les héritiers de Louis d'Albiac n'useraient pas, dans les trois mois, de leur droit de racheter la pièce présentement vendue, rricelluy achapteur sera tenu de payer ausd. hoirs d'Albyac le loyer et revenu dud. lieu pour une année

seullement, pour sa bienvenue, selon ce que lecl. loyer et revenu de l'annëe sera prisé ... ; et si ne pourra icelluy achapteur ne les siens mettre led. herilaige en mainmorte sans le gré. . . desd. hoirs d'Albyac. . . « ; prix : ig 1. 10 s. t. — 11 (foi. xuu).

1393. — Testament de Guillemette ,

[veuve de , en son] vivant marinier, ....

rue de Rordelle : lieu de sépulture, l'église Notre-Dame des Carmes, devant l'image de Notre-Dâme-de-Lorette ; legs de 6 1. t. à la fabrique et maçonnerie de l'église Saint-Etienne, sa paroisse. — 3o (fol. xviu v°).

1394. — Marché entre Charles Colle, voiturier par terre, rue des Nonnains d'Yerres, près du Port au foin , et Claude de Prie , dame ffdu Thon-i et d'Aulnay, veuve de Claude de Sainte-Maïu'e, chevalier, comte de Joigny, pour la fourniture de «deux chevaulx bons à lettiere, et ce pour porter la lettiere de lad. dame, à commancer du jour de demain jusques à ung moys prouchainement après ensuyvant, ou plus longuement si lad. dame en a affaire pour le voyaige qu'elle a présentement affaire seullement n ; les chevaux, conduits par Charles Colle et un second conducteur, seront entretenus aux frais du voilurier; les deux hommes seront nourris par Claude de Prie; prix : 3o s. t. par jour, le mois étant dû en totalité , même si le voyage était de moindre durée. — 3 (foL XX v°).

1395. — Bail de sa cure, pour six ans, par Pierre Fournier, écolier étudiant et maître es arts en l'Université de Paris, curé de l'église Saint-Nicolas de Crèvecœur, au diocèse de Beauvais, à Guillaume Lomel, prêtre, demeurant à Roye, distant de deux lieues de Crèvecœur, moyennant, par an, cinquante écus d'or soleil , soit liai. 10 s. t. — 7 (fol. xxi).

1396. — Vente par Claude Picques, li-

braii'e, à Paris, marié à Perrette Maignie, à Nicolas Proyart, teinturier en eu u-s, bourgeois de Paris : 1° d'une pièce de vigne contenant pour le moins vingt-deux perches, sise à Saint-Marcel, sur le grand chemin ou chaussée allant de Saint-Marcel à Villejuif, tfsur laquelle place y a commancement de bastyment, sur led. grant chemyn ; aussi y a ung abatyz de pierre de carrière, lequel est soubz chêne pendant et prest à abattre , lequel led. achapteur pourra faire abatre et y fouiller de la grandeur et largeur qu'il est soubz chêne et non plus... 55, ladite pièce appartenant au vendeur, tant comme seul héritier de Vincent Picques , carrier, à Saint-Marcel, son père, Catherine Picques , sœur du vendeur, ayant renoncé à la succession, que tfde son conquest par luy faict de Phelippolte Parageau , sa mere^i; 2° d'une rente de 1 4 s. p. sur sept perches de vigne , sises à Saint-Marcel, sur la chaussée et grand chemin de Villejuif, et baillées, moyennant cette rente, par le vendeur à Nicolas Bersin; prix : dix écus d'or soleil. — i3 (fol. xxv).

1397. — Mai'ché enUe Nicolas Bersin, carrier, à Saint-Marcel-lez-Paris, sur le grand chemin de Saint Marcel à Villejuif, et Nicolas Proyart, teinturier en cuirs, bourgeois de Paris : Nicolas Bersin s'engage à «faire bien et deuement . . tout l'abbatis d'une place qui est creuze et soubz chêne, apartenant aud. Proyart , comme ayant droict par transport de Claude Picques, libraire, à Paris, et estant sur une pièce de vigne assise au terrouer dud. Sainct Marcel, sur led. grant chemyn et chaussée de VUlejuyfve, sur lequel lieu y a commancement de bastyment, aud. Proyart aussi apartenant comme dessus; et toutte la pierre , tant moellon , grosse pierre de carreaux que cjuartiers et marches et de pierre au pied qui se trouvera sur led. lieu , en faisant led. abbatiz, rendre et livrer par icelluy Bersin, aussi à ses despens , à l'entour de lad. maison, . . . pour l'applicquer par icelluy Proyart à bastyr sur led. lieu, ou autrement ainsi que bon luy

[i539-i5io.]

semblera ... « ; prix : î>. s. 6 d. t. le chariot de moellons, la fourniliu-e devant s'ëlever an moins à cent chariots; 8 s. t. le chariot de cari-eanx; 6 d. t. le pied de pierres an pied, marches et quartiers, la moindre fourniture des carreaux, pierres an pied, marches et quartiers étant fixée à cinquante chariots, ff tout ensemblement et l'un portant Tau tien; s'il se trouvait une plus grande quantité' de matériaux extraits , Nicolas Proyart serait tenu de les prendre et de les payer aux prix cidessus; termes de livraison : la Chandeleur i5io pour les quantités exigibles, la Chandeleur i5/li pour les quantités en excédant. — 95 (fol. xxxui).

1398. — Titre-nouvel passé par Nicolas Bersin, cai-rier, à Saint-Marcel-lez-Paris, sur le grand chemin de Saint-Marcel à Villejuif, au profit de Nicolas Proyart, teinturier en cuirs, bourgeois de Paris, comme ayant droit par transport de Claude Picqnes, Ubraii-e, à Paris, fils de Vincent Picqnes, carrier, d'une rente de i6 s. p., prix du bail consenti, le i"' décembre i536, par Claude Picqnes à Nicolas Bersin , de sept perches de vigne eu une pièce , sise à Saint-Marcel, sur ledit grand chemin.

— 2,5 (fol. XXXIII v°).

1399. — Autorisation donnée par Poucet Le Preux, l'un des quatre grands libraires jurés de l'Université, bourgeois de Pai'is, à Mignart, laboureur, aux Bordes, près La Celle, de délivrer à Laurent Potier, labourem-, à rrla Petite Hogue», «les vaches et veaulx aud. Le Preux apartenans et qui pai- iuy dés long temps a et durant le vivant de feue Germaine Pygouchet, jadis sa première femme, avoient esté baillez à tiltre de moictié aud. Mygnart, ou que pour et au lieu desd. vaches et veaulx il baille et paye aud. Potier la somme de douze livres tournois. . . n. — 29 (fol. xxxv v").

Décembre.

1400. — Reçu par Louis Aubours, mar-

cliand, bourgeois de Paris, agissant comme tuteur, subrogé à feu Guillaume Royer, de Marguerite Royer, fille de feu Louis Royer et feue Marie Chuppin, sa première femme, héritière de son père pour un sixième, à Agnès Sucevin, dernière femme et veuve de Louis Royer, de six obhgations et brevets échus à sa pupille par le partage de la succession effectué entre les enfants du premier lit et ceux du second , ainsi que la mère de ces derniers ; reçu , en outre, de deux brevets, l'un appartenant en commun à tous les héritiers sus-indiqués , l'autre appartenant en commun aux trois enfants issus du premier mariage. — h

(fol. XXXVI v°).

1401. — Reçu par Guy Leclerc, Yves Cosie, prêtres, et Geoffroy Légal, agissant comme procureurs de Jean Guefierus et Yves Sayte, héritiers d'Alain Guefferus, docteur régent en la Faculté de théologie en l'Université de Paris, à Louis Lasserre, prêtre, proviseur du collège royal de Champagne, dit de Navarre , exécuteur testamentaire d'Alain Guefferus : 1° de 3i 1. 3 s. 6 d. t. , excédant de la recette sur la dépense occasionnée par la pension etl'écolage audit collège de François rrKaroulasT), fils deTanneguy trKaroidasn, seigneur de ffKaroulas en Bretagne n; 2° d'un écu soleil, dû au défunt par Georges Mulot, docteiuen théologie; 3° de Y Anti-Luther us Jodoci Clichtovei et du Propugnaculum ecclesie, jadis prêtés par le défunt aux Chartreux près Paris.

19 (fol. XLIIl).

1540. — Janvier.

1402. — Procuration passée pai' Jean Le Pelletier, hceucié en théologie, boursier des théologiens du collège royal de Champagne, dit de Navarre, au nom de Jean Delorme et Jacques Vincent, rrpour declaii'er au Roy. . . nu à mons' m" Henry Lemaire, son confesseur, que toutes et quantes foys qu'i leur plaira de conférer la bourse des théologiens qu'il a et tient à présent oud. collège, à maistre Jehan

Front (le Reiif, maistre es ars et régent actuellement en la Faculté desd. ars, soit par la totalle dimission d'icelle , aut per totalem discessum a dicto coUegio aut alias quovismodo possit vacai'e, de avoir lad. collation pour agréable , et promect ne aller aucunement au contraire, mais l'avoir pour agréable, et en sera très joyeulx , pour les vertuz et science qu'il dict estre oud. Front de Beuf. ..«. — 5 (fol. LI v°).

1^03. — Bail, pour trois ans, par Jean Adam , fondeur de lettres , bourgeois de Paris , grand rue Saint -Jacques, maison à l'enseigne du Heaume, à Nicolas Pallory, épicier, à Paris, d'un ouvroir sur rue, sallette derrière, cellier, en partie sous l'un et en partie sous l'autre, cliambre au premier étage , ayant vue sur la cour, aisances de ladite chambre et galerie des privés contiguë , le tout dépendant de la maison du Heaume et aupai'avant occupé par Thomas Hamelin, épicier, à Paris; prix : 5o 1. 1. par an; rfled. preneur joyra d'un porche et nattes estans en lad. chambre par bault, ensemble des nattes et verrières servans de cloison entre lad, sallette elled. ouvrouer. . . ; et sans ce que led. preneur puisse gecter aucuns inmondices par les fenestres de lad. chambre en lad. court. . .51. — i3 (fol. Lx v°).

\liOli. — Bail, pour trois ans, par Philippe Voisin, tanneur, au boiUevard de la porte Saint-Marcel , à Pierre Thiart , libraire et relieur de livres, à Paris, du tiers par indivis, à lui appartenant, du trlouaige ouquel led. preneur est à présent demourant et faisant partie de l'hostel où pend pom- enseigne l'YmaigeSainct Jehan , assis à Paris , rue des Noyers « , moyennant 9 1. t. par an. — 28 (fol. txx v°).

Février.

1405. — Marché entre Pierre Merlin, maçon et tailleur de pierre, à Paris, et Antoine Beaucorps, mêmes qualité et résidence, pour

[i5/io.]

faire, par Pierre Merlin, ffde peyne seullement, les voultes des allées de l'esglise mons' Sainct Estienne au Mont de Pai-is, dont y a unze voultes; et icelles rendre faictes. . . dedans la Sainct Jehan Baptiste prouchainement venant pour le plus tard, en luy fournissant par led. Beaucorps de toutes matières à ce requises et nécessaires ; ensemble luy fournyr de merrien pour faire les eschaffaulx, et sans ce que led. Merlin soit tenu faire les clefz de chascune desd. voultes, mais led. Beaucorps les fera faire à qui bon luy semblera, sans aucune chose diminuer ne augmenter du prys cy après dicté, mais sera tenu led. Merlin regreer, ravaller et nectoyer lesd. voultes jusques à l'arrachement des taz de charges. . . n;prix : 22 1. t. chaque voûte.

h (fol. LXXIUl).

MiOQ. — Ratification par Vincent de Talhouët, écolier étudiant en l'Université de Pai'is, fils de Guyon de Talhouët, seigneur de ffCremenayn , du bail consenti, pour sept ans, le 27 janvier i5io, de la rectorie de l'église de Priziac , au diocèse de Vannes , par Antoine de Gouzolles, maître des Requêtes ordinaire de la Reine, abbé de Sainte-Marguerite près Beaune, recteur de Priziac, à Vincent de Talhouët et à François Esmes, écuyer, seigneur de tfKersuainT», capitaine de Guémené, y demeurant, ce dernier seul présent, moyennant 348 1. 1. par an. — 2 4 (fol. ini"vii).

1407. — Vente à réméré par Guillaume Yvernel, compagnon libraire, au Mont Saint- Hilaire , maison de Jean Yvernel , l'un de ses frères , à l'enseigne de la Caille , à Jean Yvernel le jeune , même qualité , son frère , d'un arpent de terre en deux pièces , sis à Heulecourt, paroisse de Fresnes-L'Kguillon, provenant de la succession de ses père et mère, Etienne Yvernel , laboureur, à Heulecourt, et Blanche de Rafley; prix : 20 1. t. — 29 (fol. ini"ix).

\i5lio.]

29 MARS 1 5/10-95 MAI ibhi. cr Registre DES CONTRAICTZ RECEUZ PAR FEU M*^

Yves Bourgeois, luy vivant notaire ou Ghastellet de Paris, en l'année mil

CINQ cens QUARENTE. 11

Registre, 24 1 feuillets, papier; on a découpé tous les feuillets restés blancs à ia fin du registre; reliure à revers, un peu délabrée; au dos, une étiquette porte le n° 97.

Fol. 1. «t Jliesus, Maria. In nomine sancle et individneTrinitalis, Palris et Fiiii et Spiritus snncti beateque Marie \ irginis, sit hujus registri priiicipiiim mediiimque el finis. Amen, m v" xl. Registre des testamenlz et conlrartz receaz par moy, Yves Bourgcovs, cierc, nolaire juré du Roy noslre sire, de par luy ordonné el eslably en son Cbaslelrt de Paris, commancant le dymanche de Pasques communaulx, vingt huicliesme joui' de mars mil cinq cens quarante, et finissant àj)areil jour de Pasques communaulx, dix septiesme jour d'avril mil cinq cens quarante el ung exclud et non comprins, priant et suppliant le crraleur de tout le monde, la benoste glorieuse Vierge Marie, nions"' sainct \ves et toute la court céleste de paradis qu'ilz me veuillent estro en ayde et conseil à le bien parfaire, pour et au salut et paix de moy et de toutes personnes qui en auront alTaire. Amen.

Messire Guillaume Poyet, chevalier, seigneur de Beyne et de Grignon, à présent cliancellier de France.

Jehan d'Eslouteville, chevalier, s'' de Villebon,la Gastine, Blainville, Boys Landry, Freligny etVyanles, capitainne et bailly de Rouen, conseillicr du Roy noslre sire, gentilhomme ordinaire de sa Chambre, capitaine de cinquante hommes d'armes des ordonnances dud. s' et garde de la prevosté de Paris, et si est l)ailly de Paris.

Messire Jehan Jacques de Mesmes, chevalier, docleur es droictz, seigneur de Roissy en France, conseillier du Roy noslre sire el lieutenant civil de la prevosté de Paris.

Maislre Jehan Morin, s' de [Parniz en Brye], lieutenant criminel et du bailliage de Paris.

M" Nicole Le Sueur, licencié es loix , advocat en la court de Parlement et à présent garde du seel de la prevosté de Paris, n

Mars.

' 1/1 08. — Procuration de Nicolas Dupi'é, écuyer du Pape, originaire de Paris, logé grand rue Saint-Jacques , maison du Chef Saint- Denis , au nom de Hector Personne , marchand , à Lyon , pour rentrer en possession de quarante-huit balles de toile faisant partie de cent balles, achetées à Lyon par Nicolas Dupré et confle'es par lui à Pierre Baussot et Jean Vernet, de Marseille, tfpour les faire charger en deux manières (corr. navires) et les hvrer et faire tenir aux goillez à Lygorne, pour les envoyer de la par terre aux gens dud. constituant, à Rome, et lesquelles quarante huict balles aboient par lesd. Bausset et Vernel esté

ACTES ^OTARIÉS. — I.

faict charger en la navire appeliée Saincte Marie de la Conception, apartenant au palron Jehan Francoys, florentin, sur lequel ne povant passer au goulfe de l'Espèce, près Ligorne, deschargea lesd. quarante huit balles au port prés Antibe, el après y avoir esté deschargées, furent prinses par les gens dud, »"■ conte de Tende, lieutenant gênerai pour le Boy nostre sire en Provence, qui ont faict saisyr lad. marchandise, aliegans contre vérité que c'estoit naufraige... n. — 29 (fol. 1 v°).

1409. — Vente de son office par Jean Guyot, greflier pour le Boi de la prévôté foraine de Senlis, à Robert de Fresnoy, demeurant eu l'hôtel du sieur de Bandeville, rue de

IHPniUEniE NATION Af.tl.

Rracque, moyennant mil ëcus d'or soleil, à 45 s. t. l'un. — 3o (fol. a).

Mai.

1/ilO. — Prise en apprentissage, pour sept ans, par Jean Lebègue, bonnetier, à Saint- Marcel , rue de Lourcines , maison de la Corne de cerf, fren faveur »! deNicoleGuédon , seigneur de Presles en Rrie, avocat en Parlement, et de Maitine de Saint-Renon , sa femme , de Marion Roze, fille de feu Mathieu Roze, manouvrier crocheteur, à Paris , près de la porte Saint- Victor, et de feue Suzanne . . . , âgëe de sej)t ans , à qui la femme de Jean Lebègue apprendi-a trie mestier de brocher et lasser en bonnez n, et à qui Jean Lebègue fournira le gîte, le couvert et l'entretien; le commissaire et contrôleur commis à la police générale des pauvres de Paris s'est engagé à faire délivrer au preneur, par le receveur général des aumônes, rrdes deniers d'icelle aulmosne, pour l'entretenement des habillements et nécessitez d'icelle api'aiilisse, et ce, chascune année, comme aux aultres pauvres»; Jean Lebègue a déjà reçu de l'aumône 4o s. t. pour habillement et 2 s. t. pour une expédition du brevet d'apprentissage. — 3(foL3).

Avril.

1411. — Acceptation par Jean Cyboys, écolier étudiant en l'Université de Paris , aux faubourgs Saint-Jacques, maison à l'enseigue du Monde , du don à lui fait , en son absence , par Guillaume Cyboys et Jeanne Martin, ses père et mère, de deux perches de terre, propres à bâtir, sises à Émancé. — i5 (fol. 9).

1412. — Reconnaissance par Jean Baudet, écolier étudiant en l'Université de Paris, demeurant d'ordhiaire au collège du Plessis, actuellement logé dans la maison de Michel . . . , sur les fossés , entre les portes Saint-Michel et Saint-Germain-des-Prés , dans la chambre de Marion Guillotine, étant malade d'une blessure au genou, depuis le j^remier janvier, au profit de Nicole Poytel, maître es arts, régent

au collège du Plessis, de diverses sommes, savoir 2 4 I. t. à lui prêtées ffpour son vivre de luy et de sa garde et gens qui l'ont peiisséi ; 1 1 1. 4 s. t. payés à Marion Gudlotine, à raison de 3 s. t. par journée de garde, l'oncle du malade lui ayant payé d'autre part 41. 10 s. t. ; 4 1. t. payées au médecin, Pierre Fermier; et reconnaissance de toute autre somme que le créancier pourra ultérieurement avancer pour lui. — 1 1 (fol. 9 v°).

1413. — Vente par Jean Deschamps, marchand arbalétrier, maison de l'Écu de France, au chevet de l'église Saint-Landry, à Jean Brou, carrier, à Notre-Dame-des-Cliamps, du sous-sol de deux pièces de terre, contenant respectivement trois et sept quartiers, sises à Vaugirard, lieu-dit le Fonds de Marivault, moyennant quatre écus d'or soleil; l'acquéreur devra laisser ou établir les piliers nécessaires pour prévenir tout fontis ; en outre , frlà où il conviendroit faire faire ung aultre trou ou veue pour veoir si les aultres carrières foullent soubz lad. terre, faire le pourra, aussi en restablyssant led. trou ou veue dedans quinzaine. . . et payant aud. vendeur telz domaiges et interestz qu'il pourroit avoir à faulte de ne povoir labourer ou senmer... ». — 19 (fol. i3 v°).

1414. — Vente au même par Robert Hubert, laboureur, à Vaugirard, du sous -sol d'une pièce de terre , contenant trois quartiers, coutiguë aux ^Ji'écédenles , et aboutissant au chemin du reposoir à la carrière du Fourneau, moyennant 55 s. t.; mêmes clauses. — 19 (fol. i4).

1415. — Location par Etienne Légier, voiturier par terre, rue de la Petite Bretonnerie, près de la porte Saint-Jacques, à Pierre Delaunay, mêmes qualité et lieu, marié à la belle-fille d'Élieune Légier, Ysabcau Gobert, fille de Perrette Charpentier et de feu PieiTe Gobert, la vie durant du bailleur, d'une pe-

lite saHetle et d'uu petit appentis dépendant de sa maison et ayant vue sur la rue et sur le collège de Lisieux, moyennant 4 1. t. par an ; c'est en re'compense des bons ofEces des preneurs à l'égard des bailleurs que le prix de location est fixé a. h ]. t. seulement; Etienne Légier donne, en outre, au mari de sa bellefille deux chevaux attelés et un tombereau.

— 19 (fol. là v°).

1416. — Donation réciproque par Etienne Légier, ci-dessus nommé, et sa femme, au survivant d'eux deux, de tous leurs biens; dans le cas où quelque héritier troublerait le survivant dans la jouissance des biens du prédécédé , sa part serait vendue au profit des pauvres.

— 19 (fol. 16).

1417. — Marché entre Jacques d'tfpjsquire 51, barbier et chirurgien, bourgeois de Paris, et Robert de Longue Joue, bourgeois de Paris, pour ffparachever de penser et medicamenter bien et deuement, ainsi qu'il apartient et au myeulx qu'il luy sera possible, jusques à plaine guerysinn, Laurens de Longue Joue, sou filz, et ce de la malladye appellée verolle, et le rendre saing et nect, comme il apartient, le plus tost que faire se pourra, et le nourryr durant led. temps. . . n ; prix : huit ëcus d'or soleil. — 94 (fol. 20 v°).

1418. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Jean Riollet, de Fresnes, de son neveu, Gilbert Fontaine, fils de feu Pierre Fontaine et de Martine Riollet, âgé de dix-huit ans, chez Denis Philippe, savetier, aux faubourgs de Notre-Dame-des-Champs , qui lui fournù-a le gîte , le couvert et la chaussure et recevra 8 1. 1. — 28 (fol. 2 5).

1419. — Location, pour deux ans, par Jean Rrice, marchand et bourgeois de Paris, rue Saiul-Denis, à Martin Hamelin, mêmes qualités, du mobilier garnissant la salle, la cuisine et les deux chambres occupées par le

prenem' dans une maison de la rue Comtesse d'Artois et que celui-ci a vendu ce jom* même au bailleur; à noter deux tableaux, une Descente de croLx , sur bois, et un Crucifiment; prix : 10 1. 1. l'an. — 28 (fol. 25).

Mai (suite).

1420. — Mise en apprentissage, pour un an, par Jean Soubéron, compagnon libraire, au service de Gabriel fcDefibsésn, libraire, près de l'église Saint-Hilaire , rue des Carmes, maison à l'enseigne de la Lanterne, chez lequel il demeure, agissant tant en son nom qu'en celui d'Antoine Soubéron, son père , hôteher, à Villepreux, de son frère, Pierre Soubéron, âgé de vingt ans , chez Jean Millet , libraire et relieur de livres, rue des Sept Voies, louages de l'hôtel d'Albret, qui lui fournira le gîte et le couvert, et recevra de Jean Soubéron personnellement 100 s. t. — 3 (fol. 28).

1421. — Reconnaissance par Jean de Corbie, écuyer, sieur de Jaigny, et Jean Le Myettois, sergent à cheval au Châtelet de Paris , rue de Gamelles, maison à l'enseigne du Cheval blanc, ce dernier n'intervenant que ffpom* faire plaisym à Jean de Corbie, au profit de Jean de Luz, bourgeois de Paris, rue Saint-Denis, maison à l'enseigne du Chapeau rouge, d'une somme de 70 1. 10 s. t., payable au premier septembre prochain, représentant le prix de sept aunes de velours noir et trois aunes de satin noir. — 5 (fol. 3o).

1422. — Transport pai' Nicolas de ffBruillyi, menuisier, rue Saint-Hilaire, près de l'église du même nom, à son frère, Guillaume (dénommé une autre fois Jean) de rrRruvillyn, libraire, bourgeois de Paris , au Mont Saint-Hilaire , de trois quartiers de vigne, sis à Pierrefitte et aux environs, vendus, le 9 février 1 689 , par Nicolas à Ambroise Josse , prêtre , au collège de Séez et rachetés par lui, le 3i avril (corr. mars) 1 54o , moyennant 86 1. 1. , avancées par Guillaume à son frère. — i5 (fol. 34).

1423. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Michelet Musnier. vigneron, à trThyersn, de son fiis, Guillaume Musnier, âgé de dix-huit ans , chez Poncet Le Preux , i'un des quatre grands libraires jures de l'Université, bourgeois de Paris, qui lui fournira le gîte et le couvert, le traitant doucement, comme il appartient, et à qui Michelet Musnier livrera, à son domicile, ffdeux muydz de vin blanc,. . . bien enfusté, en fust de jaulge competant, et ce du creu de ceste présente année et prouchaine despouille . . . ^ . — 19 (fol. 34 v°).

1424. — ff... Frère Gilles de Gaudz, prestre, l'eligieux de l'ordre Sainct Dominicque, à présent prieur du prieuré de Chaslel Auderen, dyocese de Triguyer enBrelaigne, et aulmosnier de . . . messire Loys d'Assigné , evesque de Nantes , ou nom et comme procureur et entremeteur des affaires dud. seigneur evesque de Nantes , . . . confesse que . . . Berthaut de Verneii, marchant parchemynier, bourgeois de Paris , . . . luy a baillé . . . ung grant volume, escript en parchemyn, appelle' Grec, qui est ung livre de chant pour l'ordre de Gysteaulx , comancant au premier dymanche de l'Advant et finissant àPasques, contenant vingt quatre cayers de parchemin, à huit feuillez pour cayer, escriptz, enlumynez et hystoriez à vignettes , couvert et ferré de jaulue parles coings , lequel volume estoités mains . . . dud. de Verneii et qui avoit esté faict . . . par feu Nicolas Musnier, en son vivant escripvain, suyvant le marché queled. de Gaudz dict avoir esté faict entre luy et led. deffunct Musnier, pour servir à l'abbaye Nos(rcDamedu Relé, dont led. s" révérend evesque est abbé; et lequel volume a ce jour d'huy esté veu , nombre les feuillez, prisé et estimé par Francoys Meryen, Jehan de Rosiers(?), escripvains, et Macé Lemery, enlumineur, à Paris, à la somme de soixante solz tournoys chascun cayer;. . . duquel volume icellui de Gaudz se tient content et en quicte et promect. . . ga-

ranlyr led. de Verneuil envers les héritiers dud. deffunct Nicolas Musnier, led. s' evesque de Nantes et tous aultres; et. . . icelluy de Gauds a baillé. . . aud. de Verneii. . . quatre escuz d'or soleil, tant pour le reste des deniers que led. de Verneuil disoit luy estre deu de reste du parchemin par luy livré aud. deffunct Musnier pour faire led. volume, que pour la garde d'icelluy...; etce, oultre. . . la somme de quinze escuz d'or couronne qui baillée avoit esté par led. s' révérend aud. deffunct Musnier, estant à Mante sur Seyne; dix escuz d'or soleil par René de j^arceiles, s' de la Fosse, escuyer dud. s' evesque de Nantes, estant en i'hostel de. . . , drappier, à Paris, et huict escuz d'or soleil par ied. de Gaudz , estant en la chambre dud. deffunct. . ., et ce sur le prys et marché de cent escuz à quoy icelluy de Gaudz dict avoir faict marché avec led. deffunct poiu* quatre volumes. . . -o. — 21 (fol 35).

1425. — Renouvellement de bail, pour sept ans , par Nicole Boutiu , avocat en Parlement, agissant comme tuteur de Madeleine Amy, fille de feu Jacques Amy et de Françoise FaUuard , à Louis Cocquerrey, pêcheur à engins, aux Carrières, près Charenton , d'une île , contenant un arpent, en la rivière de Seine, au-dessus du Port-à-l'Anglais , moyennant une somme de 45 s. t. par an, sauf pour la première année, pour laquelle le preneur- payera seulement, comme il le faisait aux termes de son bail antérieur, 4o s. t.; le preneur «pourra coupper les saulx y estans, de troys ans en troys ans, dont il pourra fah-e une couppe ceste présente année, à Nouel..., et à chascune desd.

couppes y faire la quantité de cent plantas de saulx . . . , et la (l'ile) garder, à son povoir, que la rivière ne la dimynue. . . «. — 24 (fol. 37 ).

1426. — Association par Gilles Le Mellays, papetier, grand rue Saint- Jacques, maison à l'enseigne de la Lanterne , coutiguë à l'hôpital

[i5/io.]

du couvent des Mathurins, de son fils, Guillaume Le Mellays, même qualité, à Gentilly, au bail de la maison de la Lanterne, dont Guillaume Le Mellays payera la moitié du loyer, soit /lo 1. t. par an; l'entrée en jouissance est fixée au 3i mai et la portion du loyer à la charge de Guillaume Le Mellays, pour la période comprise entre le 3 1 mai et la Saint-Jean prochaine, arrêtée à 66 s. 8 d. t. — 28 (fol. /il v").

l/i27. — Cession par Guillaume Le Mellays, papetier, à La Recidlette, près Gentilly, sur la rivière de Bièvre, à son frère, Pierre Le Mellays, mêmes quafité et domicile, de sa part dans le bail dulieu-ditLaRecullette, trconsistant en maison manable, cours d'eaux, heux et apparlenancosr) , pris rfensemblementn par les deux frères, moyennant 2 4 1. 1., à leur père, Gilles Le Mellays, même quahté, qui le tenait lui-même de la veuve de François GobeUn; — en outre, vente par le même au même de ff tous et chascuns les biens meubles, uslancilles servans aud. mestier seullement — fors une des chautdyeres, qui demeurent aud. Guillaume,. . . parmy le piys. . . de vingt livres tournoys , que pour ce icelluy Pierre Le Mellays . . . sera tenu .... payer ... en marchandise de papier, de toutes sortes de papier, bon, loyal et marchant, dont led. Guillaume sera tenu prandre toute et telle quantité de papier de toutes sortes que led. Pierre pourra faire faire aud. lieu, durant led. temps. . . , et ce au prys ac coustumé , et sur lequel prys de la première marchandise de papier led. Guillaume sera tenu desduire aud. Piei're lad. somme de vingt livres tournoys par moictié seullement, au fur et ainsy cpie led. Guillaume la prandra, et sans ce que led. Pierre en puisse vendre à aultre que aud. Guillaume et qu'il n'en soyt le premier reffusant; et moyennant ce, icelluy Guillaume a promis. . . fournyr aud. Pierre toutes les matieies dont il se mesle ordinairement, servans aud. mestier, pour faire led. papier, au prys accoustumé, et

sans ce que led. Guillaume puisse faire ne fournyr desd. matières à aultre, durant led. temps, que aud. Pierre, à tout le moings que Pierre n'en soit premier refl'usant . . . n. — aS (fol. 42).

1428. — Vente par Jean Lucas, laboureur, à Issy, à Jean Brou, carrier, à Notre-Damedes-Ghamps, du sous-sol d'une pièce de terre. contenant cinq quartiers, sise au terroh- de Vaugirard, tenant par en haut au chemin conduisant du reposoir à la carrière du Fourneau, moyennant 4 1. t., et à charge par l'acquéreur de laisser les piliers nécessaires et de ne laisser se produire aucun fontis; ^pourra led. achapteur, si bon luy semble, faire faire ung trou ou veue, en tel endroict que bon luy semblera , en lad. pièce , pour veoir si les circonvoisins y tirent quelque pierre , affin de les en garder de ce faire; aussi en rétablissant par icelluy achapteur led. trou ou veue dedans quinzaine prouchain après ensuyvans, et payant aud. vendeur telz donmaiges et interestz qu'il pourroit avoh*, à faulte de ne povoir labourer, semer et fah-e son prouffict de l'endroict dud. trou ou veue durant led. temps de quinzainne. . . ". — 3o (fol. 4-î v°).

UIN.

1429. — Marché entre Jean Fournier, charpentier de la grande cognée , à la Tournelle, et le collège de Montaigu, pom* retailler à deux coignées . . . douze poultres de la longueur des deux corps d'hostelz qu'on bastist à présent oud. colleige . . . , icelles douze poultres monter et asseoir, à ses despens , es lieux ne- 51 cessaires; aussi tailler à deux coignées toutes et chascuns les sollyves qu'il conviendra poiu*. . , sur lesd. poultres, et icelles asseoir; avec ce , faire deux enschevetrures à chascun plancher. . .; et à ce faire y besongnier au fur et ainsi que les maçons y besongnerontetsans ce que lesd. maçons cessent à besongner à leur maçonnerie par deffault de faire ce que dit est ; en luy fornyssant touteffoys par lesd. du

colleige de tout le boys à ce nécessaire . . . n ; prix: 60 s. t. par poutre, 3 s. t. par solive. — 1" (fol. A3 v°).

1430. — Marché entre Jean Chiffry, peintre, rue Saint- Antoine , et François Regnault, libraire , bourgeois de Paris , grand rue Saint- Jacques, pour ffpaindre. . . une table d'autel, garnye de guycliez , qu'il dict avoir veu à cesle fin, pour servir à l'autel de la chappelle des Troys Maries en l'esglise mons' Sainct Benoist le Bien Tourné, à Paris, et y paindre la Genoaiogye Saincte Anne, selon le pourtraict qui luy a esté baillé. . . par led. Regnault et signé dud. Regnault, et icelle table paindre à buylle et y faire et accorder les coullours ainsi que i'hystoire le requiert, et principallement le paindre de fin azur, de tel que led. Chiffry en a baillé une espreuve aud. Regnault; tout le champ d'or fryzé ou damascé ; tous les bordures entièrement par dedans, oullrele champ tour d'or ; les deux guychez , au premier, ung arbre Jessé, et au second sertissant led. arbre, contenant les deux les douze Roys sur led. arbre, et le champ aussi d'or; au troysiesme et quatriesme guychez , une Marie Madaline et une Saincte Marthe , pareillement en chanp d'or; les bordaiges desd. guychez dorez comme dessus, au hault de dehors desd. guychez , les quaire evangelistes , le champ de brun rouge ou aultre couleur myeulx convenable; le tout du plus fin or que les orbateurs font en la ville de Paris; et le tout faire et paindre à huylle , comme dict est , et de bonnes matières et estoffes. . . ; et le rendre faict et parfaict dedans Nouel prouchainenient venant,. . . en fournyssant par led. Regnault du boys de lad. table d'autel . . . n; prix: 4o 1. t., dont 10 1. 1. payables tren monstrant par led. Chiffry aud. Regnault le get dud. pourtraict sur ied. boysn, 10 1. t. payables le travail à moitié achevé, 20 1. 1. en livrant le tableau ; csifaulle y avoit par led. Chiffry de rendre lad. table aud. jour et qu'elle ne fust bien et deuement faicte selon led. pourtrait, en ce cas icellui

[i5/io.]

Chiffry sera tenu . . . rendre aud. Regnault les deniers qu'il pourra lors avoir receu sur li'd. ouvraige, avec ce luy payer led. boys, en quoy faisant led. Regnault luy payera deux escuz d'or soleil pour ses peynes, et lad. table ainsi paincle demourera aud. Chiffry, le tout si bon semble aud. Regnault. .. n. — 19 (fol. 48).

1431. — Jean Bergier, laboureur de vignes, au Coudra y-sur-Seine , près Gorbeil, se porte vis-à-vis de Martin Masnier, prêtre, curé du Coudray, qui a baillé sa cure, pour trois ans, à son vicaire , Nicole Robelot , prêtre , moyennant 57 1. 10 s. t. par an, caution de ce dernier ; Nicole Robelot , en conséquence , institue son créancier son procureur dans la perception des revenus de la cure. — i5 (fol. 53).

1 432. — Renonciation , moyennant 35 1. 1. , par Gillette Blancin'en , demeurant à Vitry-sur- Seine, à toute action contre Jean Luirette le moyen, dit le Menu, laboureur, audit lieu, représenté par Pierre Luirette , laboureur, et par Marc Noël, greffier, audit lieu ; Gillette Blanchien prétendait avoir eu , de ses relations avec Jean Luirette, un enfant, depuis décédé, et (jue son séducteur lui avait fait des promesses (le mariage ; Jean Luirette devra, en outre, payer dans les trois semaines à Gillette Blanchien rrla somme de vingt cinq livres cinq solz tournois qu'elle prétend luy estre deue par led. Luyrette de reste de ses sallaires et services, pour avoir par elle servy et demouréavec led. Luyrette par le temps et espace de sept à huit ans, sauf touteffois à desduyre ce qu'elle peult avoir receu. . .51. — 18 (fol. 56).

1433. — Substitution , du consentement de Pierre Gallant, maître es arts, principal du collège Saint-Martin, dit du Plessis, à Michel Visoso, maître es arts en l'Université de Paris, ffà présent régent la régie des phisiciensi audit collège, ffcn son absence, pendant le temps qu'il sera absent de ceste ville de Paris,

[iS'io.]

jusques au jour Saiuct Loys prouchainement venant", d'Aivairede Fonseca, maître es arts en l'Université, demeurant au collège Sainte- Barbe, pour ff faire les lectures ordinaires, bancquetz , disputes , responses et aultres actes que led. constituant y est tenu . . . faire . . . , et ce aux jours et heures accoustume'es. . . , et aussi de bailler les signez pom* et au nom et lieu de luy, en la manière accoustumëe, en prenant et recepvant par led. de Fonseca, el à son prouffict, durant led. temps, les deniers accoustumez. . . «. — 98 (fol. Sg v°).

143^. — Engngement d'Alvaire de Fonseca, vis-à-vis de Pierre Gailant, de rrregenter oud. colleige la reigle des sinclistes et faire le cours entier des arts . . . selon l'usaige et manière de faii-e en l'Université de Paris et oud. colleige, savoir est estre continué en la salle et à la messe, à la chappeiie dud. colleige, aux heures accoustumées , porter chapperon, ensemble de faire les lectures et aultres actes qu'on a accoustumé de faire es ars oud. colleige , et jusques à perfection dud. cours , en la manière accoustumé en lad. Université et oud. colleige, commancer à ce faire dés le jour Sainct Remy prouchainement venant, . . . moyennant ce que led. Gailant a promis. . . recepvoir led. de Fonseca à ce faire et luy bailler une chambre compétente , pour loger oud. colleige led. de Fonseca et ses gens et enffens, ensemble de luy fournyr sa portion telle qu'on a accoustumé de bailler aux regens enars...fl. — 28 (fol. 60).

1435. — Bail de sa cure, pour deux ans, par Jacques Pasquet, prêtre, docteur régent en la Facidté de théologie en l'Université de Paris, curé de l'église Saint-Médard de Noisiel-sui'-Marne, près Gournay, au diocèse de Paris, à son vicaùe, Jean Le Comte, prêtre, demeurant en ladite cure, moyennant un ecu d'or soleil par an, le bailleur se réservant les deux muids de grain dus chaque année à la cure par le prieur de Gournay, pour le gros

des dîmes de la cure, et la facullé de loger au presbytère un mois chaque année. — 3o (fol. 61).

Septembre.

1436. — Reçu par Jean Charron, dit la Vache et le Doux, courrier, rue des Deux Portes, entre la rue de la Harpe et la rue Hautefeuille, maison du Petit Cerf, à Jean de la Mothe, facteur de Nicole Dupré, d'une somme de 1212 L t., à porter à Lyon, dans le délai maximum de quarante heiu-es, rfou plus tost, s'il le trouve sur le chemyn par deçà Lyon M, à Guillaume Riche, chancelier et banquier de Lyon, moyennant trente écus dor soleil, prix à réduùe dans le cas oii le courrier rencontrerait le destinataire avant d'atteindre Lyon. — 12 (fol. 61 v°).

Juillet.

1437. — Engagement par Jean de la Fontaine , notaire de la conservation des privilèges apostoliques de l'Université et procureur en cour d'église, à Paris, et par François de Damas , écuyer, seignem' et baron de Brèves eu Nivernais, y demeurant, vis-à-vis de Nicolas de Ghèvremont, huissier ordinaire du Roi et du Grand Conseil, qui doit ramener Nicolas de la Fontaine, fils de Jean de la Fontaine, de la conciergerie de Rouen, où il est détenu, à Paris, ffde le représenter en justice et aud. Chevremont toutes et quantes foys , pour ester à droict par led. Nicolas de la Fontaine sur le faict dont il est détenu prisonnier, et d'acquicter. . . led. de Chevremont. . . de toutes pertes \ . .n , dans le cas où le prisonnier s'échapperait au cours du transfert, fret en deffault de comparoir par icelluy Nicolas à toutes les assignations et heurs que mestier sera, ont promis. . . eulx rendre en personnes es mains d'icelluy Chevremont, en l'estat que est led. Nicolas, au lieu de luy; ceste promesse faictc pour certaines et justes causes à celés mouvans. . .■". — 8 (fol. 64).

1438. — Bail, pour dix ans, par Gilles

Dupuy, fripier, bourgeois de Paris, demeurant aux Halles, à Poncet Le Preux, l'un des (juatre grands libraires jurés de l'Université, bourgeois de Paris, grand rue Saint-Jacques, d'un jardin et ses dépendances, sis àGentilly, moyennant l'abandon, chaque année, parle preneur au baillem- de la moitié des fruits du jardin; le bailleur se réserve la jouissance d'une chambre et la facidté , pour lui , sa famille et ses gens, d'aller et venir au jardin. — 10 (ro!.66).

1439. — Mise en apprentissage, pour deux ans, par Esme Thomas, prieur de Serraaises en Beauce, demeurant rue des Noyers, au coin de la rue des Anglais, de Jean Garnier, âgé de quinze à seize ans , fds d'Antoine Garnier, demeurant à Taverny, chez Pierre Bouclier, drapier et chaussetier, bourgeois de Paris , rue des Noyers , qui lui foiu-nira le gîte et le couvert et recevra 5o 1. t. — i6 (fol. 66).

1440. — Autorisation accordée parles religieux du couvent de Saint -Mathurin de Paris à François Crozon, notaire, de faire faire un puils, en la maison où il demeure, grand rue Saint-Jacques, ffau long et dessoubz le mum de la maison contiguë, propriété du couvent, et où demeure Mathurin Thouroude. — ao (fol. 68).

1441. — Testament de Claude de Villeroy, apothicaire et valet de chambre de la reine de Navarre, logé dans la maison de Mathurin Forget, avocat en Parlement, marié à Anne Galland, belle -sœur du testateur, rue des Noyers, devant le jardin de la chapelle Saint-Yves; lieu de sépulture, le cimetière de l'église Sainl-Benoît-le-Bien-Tourné; legs de six écus d'or soleil à Pierre Bacine, son serviteur, à verser par ses exécuteurs testamentaires enire les mains d'un parent du légataire, barbier du commun de la reine de Navarre, frpour le bailler

BEGUEIL D'ACTES NOTARIES aud. Pierre

— âi (fol.

à ses affaires

Août.

et nécessitez n ,

1442. — Bail, pour trois ans, par Jacques Cabanis, maître es aris en l'Université de Paris, boursier du collège de Narbonne, y demeurant, à Guillaume Quetin, écolier étudiant en la Faculté de décret, demeurant, depuis le 7 août, en l'une des chambres cidessous déclarées, de deux chambres contiguës, ff assises au premier estage par hault au corps d'hostei sur le portai dud. collège, respondans sur la rue de la Harpe et sur la court dud. coUeige, que led. bailleur a accoustiuné détenir à cause de sad. bourse. . .y , moyennant 20 1. t. par an, chaque terme étant payé d'avance; le loyer de la chambre déjà occupée par le preneur, dont l'entrée en jouissance est fixée à la Saint-Remy, sera calculé au prorata. — 11 (fol. 74 v°).

1443. — Quittance par Noël Galiot, Michel Barthélémy, Jean Aleaume et Jean Tavernier, docteurs régents en la Faculté de théologie en l'Université de Paris, compagnons du collège de Sorbonne, délégués du collège, à Jean Thibault, prêtre, curé de Beaubourg, d'une somme de 4i5 1. 1 s. 9 d. obole parisis, obole, pitte tournois, constituant le reliquat de son compte de gestion, comme procureur et receveur du collège, pour l'exercice Saint-Remy lôSS-tSSg. — 12 (fol. 76).

1444. — Bail, pour cinq ans, par Bonne Courault, dame de Dammartin et de Villellix en Brie, veuve de Christophe Hennequin, conseiller en Parlement, à Jacques Chefdeville, drapier et chaussetier, bourgeois de Paris, de la portion antérieure de la maison qu'habite la bailleresse, grand rue Saint- Jacqurs, et d'une élable derrière cette maison, rue du Plâtre (le tout précédemment occupé par feu Jean Haraelin, mêmes qualités),

moyennant 80 1. t. par au, Bonne Gourault se réservant la jouissance de la première chambre et de la moitié de i'ouvroir, rrpour y estre, par elle et sa compaignye, telle que bon luy semblera, toutes et quantes foys seuHement qu'il se fera venues et entrées de prinses, prinssesses, legatz, mortuaires et aultres grosses sollempnitez de monstres. . . n, ainsi que la faculté de rentrer en possession des lieux baillés, en prévenant le preneur trois mois à l'avance. — 17 (fol. 77).

14^5. — Reçu par Mayet Paluau, sergent à verge au Châlelet, demeurant près de l'église Saint-Chrislophe, en la Cité, à Nicolas Moreau , concierge des prisons de Saint-Marlindes-Champs, de la personne de Pierre Vollemart, dit Bossonis, religieux de l'ordre de Saint-Augustin, que, conformément au mandement de Louis Rouillard el Nicole Hennequin, conseillers en Parlement, commissaires désignés pour faire le procès du prisonnier, Mayet Paluau doit conduire à Tours, devant Martin Ruzé, conseiller en Parlement, délégué par les susdits commissaires, rret le ramener ésd. prisons ou à justice, s'il est ordonné, incontinant led. procès finy...''. — 17 (fol. 77 V'').

\Uà6. — Renonciation par Etienne Perret, fruitier et revendeur, demeurant rue de la Harpe, dans une maison contiguë au collège de Bayeux, à toute action contre Noël et Robert Herbin, fds de Berfrand flerbin, serrurier, frhors et joignant la porte Sainct Michel à Paris, sur les fossez de lad. porter , qui s'étaient livrés sur la personne de feu François Perret, fils d'Etienne Perret, à des voies de fait ayant entraîné la mort : les frères Herbin , qui avaient déjà payé six écus d'or soleil pour frais de maladie et qui s'engagent à acquitter tous ceux qui seraient encore dus aux barbiers et chirurgiens, versent douze écus d'or soleil, valant 27 1. t. — î2 0 (fol. 77 V").

Septembre [suite).

Hiàl. — Bail, pour un au, par Jean Loquet, prêtre, docteur régent en la Faculté de théologie en l'Université de Paris, demeurant au collège de Montaigu, à Guillaume Nicole, compagnon imprimeur, au Clos-Bruneau, d'un petit corps d'hôtel, rravec ung petit parquet de jardin joignant. . . , jusques à la première allée et haye qui est au travers du petit jardinn , le tout dépendant d'une maison, sise aux faubourgs Saint-Marcel , rue Neuve Sainte- Geneviève, à l'enseigne, 'contre le mur, de l'Image Sainte-Geneviève, moyennant 20 1. t. — Il (fol. 85 r).

lliàS. — Engagement par Jean de la Motlie, demeurant dans la cour du Palais, visà-vis de René de la Tour, demeurant rue de la Harpe, maison à l'enseigne du Cerceau, ffde luy faire expédier en court de Rome une bulle soubz plomb, sur une signature, portant provision de la cure Sainct Vincent de Curac, dyocese de Xaintes, au nom. . . de Berthrand de la Tour, nepveu dud m° René de la Tour, portant lad. provision dispence de l'aage de dix huict jusques au vingt cinquiesme an seullementi , à livrer à Paris , pour Pâques prochain, moyennant vingt-cinq écus d'or soleil. — 6 (fol. 86 v°).

1^49. — Reconnaissance par Gracienne du Doit , femme, séparée quant aux biens , de Toussaint Rannier, dit La Dangerie, veuve en premières noces de Pierre de Coban, écuyer, demeurant ordinairement à Saint-Arnoult-en- Yveline, actuellement logée place Maubert , maison à l'enseigne de l'Image Saint-Jean , au profit de Gilles Morin, écuyer, demeurant à La Lande d'Airou, au diocèse de Coutances, d'une créance de 354 L 10 s. t., — dont quarante-sept écus d'or soleil à 45 s. t. , prêtés à la débitrice poiu- subvenir à sa dépense , lorsque Toussaint Rannier la fit incarcérer au Châtelet; 99 1. t. prêtées pour payer le sei-

gueur de Manon d'nne ferme appelée Le Petit Mesnil, près Saint- Anioull- en -Yveline; et 162 I. t. prêtées ponr faire les voyages de Sainte-Rarbe-en-Auge, de Notre-Dame de Cléry et de Saint-Galien de Tours'"', — payable à Noël prochain ou dans la huitaine suivante ; Gracienne du Doit hypothèque, à cet effet, ses droits sur dix-huit setiers de blé de rente à prendre sur le moulin de Routareine, près Sonchamp et Saint-Arnoult. — 22 (fol. 90).

I^i50. — Vente par Jeanne Rordel, veuve de Jacques Dupré, serviteiu* du seigneur du Glain en Rretagne, actuellement garde -malades, demeurant rue Neuve Notre-Dame, maison à l'enseigne de la Nasse, à Raoulin Rordel, son frère, coutm-ier, grand rue Saint- Jacques, maison à l'enseigne de la Coupe d'or : 1° du quart par indivis d'un héritage, sis à ffNonvilliem, tenant d'un bout au chemin de (tNonvilliern à crRaugerinn , constituant la part de Jeanne Rordel dans la succession de Jean Rordel, laboureur, à rfNonvillieren fieauvoisisi, et de Jeanne Jolin, ses père et mère; 9° de 6 s. p. de rente, achetés par Jeanne Bordel à Pierre Nicquet, bonnetier, à Beauvais, qui possédait 8 s. p. de rente sur ledit héritage; prix : i4o s. t., dont lio s. t. à verser, à titre de rembom'sement, à Olivier John, laboureur, à Pai'isis-Fontaine , cousin des contractants. — 2 5 (fol. 91 v°).

I'i51. — Constitution d'arbitrage par Jacques Rrisart, conseiller en Parlement, seigneur des Perrines , héritier de son père , Antoine Rrisart, seigneur dudit lieu, et par Jean Ruguet , contrôleur de la dépense de la maison du cardinal de Lorraine , seigneur du fief de Vaubezart : en septembre 1534, Antoine Rrisart avait fait saisir le fief de Vaubezart, aà faulle de foy et hommaige, droictz et debvoirs non faictzn; puis, Françoise Garrel, dernière

dame de Vaubezart, avait été mise à mort, pour crime de fausse monnaie, et ses biens confisqués au profit du Roi; ffpar le moyen de laquelle exécution led. Rrisart disoit iuy estre deu ung rachapt, et encores ung aultre et second rachapt par l'acquisition faicte par led. Rugnet dud. fief. . . du Roy. . ., parce que par la coustume du pays et comté du Grant Perche est deu au seignem* dn fief, à chascune mort et mutation de propriétaire, l'achapt. . . ; et au contraire disoit led. Buguet que la saysye faicte . . . n'estoit faicte que à faulte d'homme, foy et hommaige, parce que lad. Garrel avoit payé le rachapt et aullres debvoirs deubz de son temps, et que (lepuys il avoit offert aud. deffunct m° Anihoine Rrisart faire les foy et homaige , consequemment que lad. première saisye ne debvoit tenir; davantaige disoit qu'il estoit d'accord que à chascune mort et mutation de vassal estoit et est deu au seigneur dominant par led. vassal rachapt; toutefioys disoit que par la mort de lad. damoyselle , qui avoit esté exécutée. . . , n'estoit deu aucun rachapt , parce (ju'il dict que ie Roy ne doibt aucun rachapt au seigneur féodal, combien que la coustume du Perche soit telle que dessus . . .n; les arbitres sont Noël Rrulart et François Roivin, avocats en Parlement; ils devront se prononcer dans les quarante-huit heures, avec faculté, s'il est nécessaire, d'appeler un tiers arbitre; la partie qui n'accepterait pas la sentence devrait cinquante écus dor soleil à l'autre. — 27 (fol. 92).

1452. — Vente par Michel Marchant, relieur de livres , bourgeois de Paris , rue Saint- Etienne-des-Grés, maison à l'enseigne du Miroir, à François Joly, sous-diacre, demeurant à Berteaucourt, près Domart enPonthieu, de la sixième partie par indivis, à lui advenue par ie décès de son père , Jean Marchant , la-

''' En additionnant ces trois sommes partielles, on obtient un total supérieur de la valeur d'un écu à celui indiqué; peut-être, par suite, ia première créance s'élevait-elle seulement à quarante-six écus, à moins que la dette totale s'élevât réellement à 356 1. i5 s. t.

boureur, audit lieu, cruue maison et dépendances, sises à Berteaucourt, rue des Cauvées, où demeure actuellement l'acquéreur, moyennant 1 3 1. 10 s. t. — 28 (fol. 9/1).

Septembre (^suite) et Octobre.

1453. — Reçu par les maîtres et gouverneurs de la chapelle Saint- Yves , grand rue Sainl- Jacques, dont Yves «Quelvere», libraire juré de l'Université, bourgeois de Paris, à André Ribofeaii, prêtre, notaii'e de la conservation des privilèges apostoliques de l'Université de Paris, prieur de Mortain, d'une somme de 569 1. t., dont 5oo 1. t. constituant le prix du rachat d'une rente de !ii l. i3 s. à d. t. assignée, le 1" septembre i535, au profit de ladite chapelle , par André Riboteau , feu Jean Riboteau, seigneur de roGondebault»), sou frère, et Thaurin Pasteau, prêtre, notaire de ladile conservation , sur la seigneurie de ffCondebaulti ; et 62 1. t. formant le montant des arrérages de la rente. — 28 septembre et 3 octobre (fol. gi v°).

Septembre (suite).

\tt5!i. — Reconnaissance par André Riboteau, prêtre, notaire de la conservation des privilèges apostoliques de l'Université, procureur en cour d'église , à Paris , prieur de Mortain, au profit de la chapelle Saint- Yves, des 62 i. t. d'arrérages mentionnées à l'article précédent. — 28 (fol. 96).

H55. — Engagement de Guillaume Joubert, praticien, à Paris, grand rue Saint- Jacques, maison à l'enseigne de l'Eléphant, envers le collège de Sorbonne, de tfsolliciter et faire bien, deueraent et fidellement. . . toute la sollicitation et poursuicte . . .n des procès du collège au Parlement, au Ghâtelet et devant toutes autres juridictions, pour l'année Saint-Remy i5/io-i54i, moyennant 20 1. t., plus 27 s. t. par procès gagné par le collège, trouquel y aura eu escripluresn, et 2 s. p. par procès gagné a sans escriptures » ,

RECUEIL D'A€TES NOTARIES.

les frais de de'placement du praticien , tf quant il conviendia aller aux champs, soict pour le faict d'enquestes ou exécutions el aullres affaires!), étant à la charge du collège. — 26 (fol. 101).

l/i56. — Engagement de Nicole Vassongne , prêtre, maître es arts en l'Université de Paris, curé de Bazomesnii et de Monlalet, au diocèse de Rouen, demem-ant en l'hôtel de Gluny, à Paris, envers le collège de Sorbonne, de faire la recette et la dépense du collège pour l'exercice Saint-Remy i5/io-i54i, moyennant 5o 1. t. de gages, le collège prenant à sa charge la nourriture des chevaux employés pour aller aux champs ; Guyot Triveau , mercier, bourgeois de Paris, rue Aubry-le-Boucher, maison de l'Image Saint-Sébaslien, et Pierre Vassongne, boulanger, bourgeois de Paris, greffier de la geôle du Ghâtelet, frère de Nicole Vassongne, l'ue Saint-Honoré, maison à l'enseigne du Petit Gerf , se portent garants et hypothèquent à cet effet : Guyot Triveau, une maison à l'enseigne de l'Image Saint-Sébastien, rue Aubry-le-Boucher; deux tiers par indivis d'une maison, rue du Temple, devant les boucheries , à l'enseigne du Franc Mouton; une maison, rue de la Grosse Tête, derrière les Filles -Dieu; et 22 1. t. de rente sur une maison, rue de la Place aux veaux; Pierre Vassongne, une maison, à Foutenay-sur-le-bois-de-Vincennes, près (le l'église, rue Saint-Germain, aboutissant au chemin de la Plâtrière; 20 1. t. de rente sur plusieurs héritages audit lieu; cinq quartiers de vignes en plusieurs pièces, même terroir, lieux-dits la Maladrerie, sur le chemin de Nogent à Fontenay et les Angles. — 3o (fol. 102).

Octobre (suite).

Ih^l. — Vente par Jacques Ganappe, laboureur, à Aigrefoin, paroisse de Saint-Remylez-Ghevreuse, au diocèse de Paris, à Jean rtKraybriantn , dit Huguelin, imprimeur,

bourgeois de Paris, d'un demi -arpent de vigne, sis à Gif, iieu-dit le Chantier delà Croix Hodierne, au-dessus de la Loge, moyennant 20 1. t. — 9 (fol. 1 lo).

1/|58. — Vente par Simon Larcher, scripteur de l'Université de Paris, fei'mier de l'abbaye de Jouy, à Claude Mauparlier, rue de la Mortellerie , maison à l'enseigne , contre le mur, de l'Image Saint -Jacques, et à son neveu, Robert Mauparlier, rue Sainl-Germainl'Auxerrois, au Patin, tous deux marchands, de lout le poisson de i'étang des Noues, propriété de l'abbnye, à pêcher par le vendeur et à ses frais, [lour la Saint-Martin d'hiver, et à livrer sur la chaussée de l'élang; prix : la carpe de douze pouces au moins, ttdepuis l'eul jusqups au fourchet de la queue, en la manière accoustumée«, i4 1. t. le cent; le brochet de carreau de vingt-quatre pouces, /lo s. t. la pièce; le brochet du grand échantillon, 6o 1. t. le cent; le brochet du petit échantillon, 3o 1. 1. le cent; le vendeur se réserve deux cents carpes, aprins ainsi qu'il les livra ausd. achapleursi, un demi -quarteron de brochets du grand échantillon, autant du petit échantillon , un quarteron de carpes de plus de quinze pouces , six carpes de plus de dix-huit pouces, et à défaut de ces dernières, six carpes de plus de quinze pouces. — 1 3 (fol. m).

1/Î59. — Reconnaissance par Jacques de Rohan, dit de la Rochette, écuyer, seigneur d'Ollainville et de Bruyères-le-Châtel en parlie, demeurant àOllainville, au profit de Mathieu Marcel, orfèvre et monnayeui* de la Monnaie de Paris, du serment de France, substitué au droit de Jacques; Brunel, libraire juré en l'Université, bourgeois de Paris, et de Catherine Marais , sa femme , héritière en partie de sa mère, Germaine Hubert, mariée à Thibault Marais, d'une rente de 8 1. 1., à prendre sur la terre d'Ollainville. — a 3

1460. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Antoine Renclois, prêtre, maître es arts, boursier du collège des Cholets, curé de l'église Notre-Dame de Laviéville , au diocèse d'Amiens, à son vicaire, Charles Ficquel, prêtre, moyennant 20 1. t. par an. — 26 (foL 120 v°).

l/iGl. — Titre-nouvel passé par Regnault Chaudière, libraire juré en l'Université, bourgeois de Paris, rue Saint- Jean-de-Beauvais, maison à l'enseigne du Soleil d'or, au profit de Honoré Chevalier, boulanger, bourgeois de Paris, pour une rente de 10 1. t., à prendre sur une maison, sise gr;md rue Saint- Jacques, entre la maison à l'enseigne de l'H om me sauvage, propriété de Regnault Chaudière, àiaquelle en outre elle aboutissait, et la maison du Renard qui ferre, propriété de Honoré Ghevaliei', ladite maison acquise par Regnault Chaudière de Nicole Amy , procureur en Parlement, contre les héritiers duquel Regnault Chaudière se réserve tout recours. — 98

(fol. 123).

1A62. — Reçu par Honoré Chevalier, boulanger, bourgeois de Paris, grand rue Saint- Jacques, maison à l'enseigne du Renard qui ferre, à Regnault Chaudière, libraire juré en l'Université, bourgeois de Paris, rue Saint- Jean-de-Beauvais, maison à l'enseigne du Soleil d'or, de 29 1. 10 s. t., dont 27 I. 10 s. t. pour arrérages de deux années et trois termes de la rente qui fait l'objet de l'article précédent, et 4o s. t. pour les dépens occasionnés par la poursuite du titre-nouvel qui précède. — 28 (fol. 123 v').

1463. — Bail, pour quatre ans et un terme, à commencer au 1" octobre précédent, par Olivier Maillart, libraire et imprimeur juré du Roi en l'Université de Paris, rue de la Juiverie, maison à l'enseigne du Pot cassé, à Jean Foucher, libraire juré de l'Université, d'un ouvroir, sallette joignant et cave au-

[i5/io.]

dessous des deux, de'pendant d'une maison, sise grand rue Saint-Jacques, à l'enseigne de l'Ange et du Pot cassé, moyennant 35 1. t. par an ; la sallette ne devant être libre qu'à Noël, la locataii'e qui l'occiq^e versera au preneur les lio s. t. qu'elle devra à cette date; à l'expiration du pre'sent bail, Jean Fouclier aura, à e'galité d'offre, un droit de préférence pour un renouvellement. — 29 (fol. i25).

IZiGû. — Reconnaissance par Pierre Desquaulx, mai'chand, à Sannois, près Argenteuil, au profit de Benoît Villain, fripier et priseur de biens juré, à Paris, à cause de sa femme, Jeanne Chevalier, mariée en premières noces à Jean de la Haye, même profession , et au profit des enfants mineurs de Jean de la Haye et de Jeanne Chevalier, représentés par leurs tuteurs, Benoît Villain et Poncet Le Preux , l'un des quatre grands libraires jurés en l'Université et bourgeois de Paris, d'une somme de Sol. t. , constituée par les arrérages d'une rente de 4o s. t. sur une maison, sise à Sannois, à l'enseigne de l'Écu de France , et par les frais de la poursuite intentée contre le débiteur; de cette somme, dont une moitié appartient à Benoît Villain et l'aulre moitié aux mineurs, un tiers sera payé à la Saint-Martin d'hiver et le reste à Noël prochain. — 99 (fol. 126 v°).

Novembre.

l/(65. — Donation par Damien «Hychmeufl, hbraire, demeurant rue Sainl-Jean-de- Beauvais, maison à l'enseigne du Soleil d'or, chez son beau-frère, Regnault Chaudière, libraire juré en l'Université, bourgeois de Paris, marié à Geneviève ffHychmen55, à ces derniers, de tous les droits à lui échus dans la succession de son père, Jean ffHychmenn, bourgeois de Paris, sur le domaine de Pisseloup, entre Citry et Pavant, paroisse de Drachy en Soissonnais, pris à bail emphythéotique par Jean rrHychmeni du chapitre de l'église de Soissons; ladite donation faite

pour récompenser les donataii-es ffdes bons, louables et agrables services et traictement qu'ilz iuy ont faictz et font encores de présent, de jour en jour, tant en sa malladye que aultrement. . .y>. — li (foL 1 28 v°).

1466. — Engagement par Jean de Fontenay, grefiier de la justice de Vanves, demeurant audit lieu, archer des toiles de la vénerie et fauconnerie du Roi, de remettre chaque année, aussi longtemps, du moins, qu'il sera archer, à Antoine Juge, élu de Coutances, 9 0 1. t. sur ses gages d'archer et un minot de sel, à prendre au grenier de Paris, ffen faveur de ce que led. Juge Iuy a baillé . . . lad. place. . . d'archer. . . et l'a faict coucher au rolle desd. toilles , et pour le recompenser des frayz et peynes qu'il a euz pour cause de ce ... ». — 11 (fol. 129 v°).

1467. — Bail, pour six ans, par Simon Vaucquier, prêtre, religieux de l'ordre de Saint-Benoît, licencié en décret, prieur de Notre-Dame-des-Champs et seigneur, à cause de ce prieuré, de Juvisy-sur-Orge, à Jean Leblanc, vigneron, à Juvisy, du four bannier de Juvisy, moyennant 26 1. t. par an, et à charge pour le preneur de cuire le pain du bailleur, celui-ci fournissant le bois de chaidfage, et de irbien et deuement seiw le peuple et subgectz aud. four, en prenant par Iuy son droict, ainsi comme par cy devant ont faict ses prédécesseurs, jusques à ce que aultrement led. s' vendeur en ayt advisén ; en outre, le preneur rrprent à labourer dud. s' badieur. . . troys arpens de vigne . . . , lesquelles vignes icellui preneur a promis . . . labourer bien et deuement. . . , de toutes façons, jusques à la grappe coupper, et comme vignes bourgeoyses, et y faire par chascun an, pour chascun arpent, deux cens de provins pour bouge, et s'il en faict oultre le bouge, il en sera payé au pry accoustumé; et aussi sera tenu . . . mener à ses despens . . . tout le fyens que led. s' bailleur y vouldra faire me-

ner ; et pour le laboiu' desquelles vignes icellui s' preneur sera tenu. . . desduire. . . aud. preneur par cliascun an. . . , sur le loyer dud. four. . ., neuf livres tournois pour chascundesd. troys arpens de vigne...''. — i3 (fol. 182 v°).

1468. — Procuration d'Augustin Gai, chevalier et rëférendaii'e de Côme, au duché de Milau, logé rue des Mathurins, maison à l'enseigne de la Cage , au nom de Jean-Raptiste de Poussebonnelle, écuyer, originaire de Milan, même demeure, à l'effet de recouvrer sur Abeiot de Provence , demeurant en l'hôtel du comte de Roussy, une créance de cpiaraute-trois écus d'or soleil. — i5 (fol. i35).

1469. — Engagement de Guillaume Dannez, marchand, bourgeois de Paris, demeurant au bout du pont Notre-Dame, de remettre à Paris, dûment expédiées, dans le délai de deux mois , à Robert Pavy , avocat en Parlement, seignem- de Fresneau, ou tout au moins d'avoir fait expédier en cour de Rome pour Noël prochain, rfles signatures qui s'ensuyvent : c'est assavoir une signature de reabilitation au nom dud. m' Robert Pavy ; l'aultre de provision et commande , au nom d'icelluy Pavy, du prieuré cure de Sainct Denis de Ursy, dyocese de Nevers, et de l'office simple de la sacrisye ou secretannerye en l'esglise de Nevers, aussi au prouffict dud. Pavy, et de la chappelle de la Grant Portion fondée en la chappelle de la maison espicoppalle Sainct Eslienne de Nevers , aussi au prouffict dud. Pavy; item, une aultre signature au prouffict de Jehan Dosme , filz de . . . Gilbert Dosme, aussi advocat en lad. Court, aagé de neuf ans ou environ, contenant dispense de date et provision des chanoyne et prébende de lad. esghse de Nevers au prouffict dud. Jehan Dosme, et de la chappelle Sainct Thomas prés la malladerye de Sainct Saulge, dyocese de Nevers, aussi au nom dud. Jehan Dosme; item, une aultre signature au prouf-

fict de Jehan Routin, aagé de treize ans ou environ , contenant dispense de etate et provision de la cure et esglise parrochial de Prie Pocher, dud. dyocese de Nevers , au prouffict dud. Jehan Routin; item, une aultre signature au nom de Francoys Malingre, clerc, [du] dyocese de Paris, aagé de vingt troys ans ou environ, contenant provision de lad. cure de Prie Prochier, par la résignation dud. Jehan Routin; item, et une aultre signature. . . au nom dud. Jehan Routin, de trente livres tournois de pension au prouffict dud. Routin , sur les fruictz de lad. cure de Prie Procher ... 7) ; piix : treize écus d'or soleil , ayant cours à quarante-cinq sous. — 1 6 (fol. 1 87 v°).

1470. — Procuration de Jacques Rridoix, prêtre, prieur du collège de Sorbonne, actuellement recteur de l'Université de Paris, au nom de Hilaire Courtois, avocat an Chàtelet de Paris, et de Jean Marie, principal du collège de Justice, à l'effet de rrcomparoir ce jourd'huy en l'assemblée qui se doibt faire en lad. Université, aux Mathurins, et illec obvier et empescher que m" Pierre Accart, soy difant aussi recteur de lad. Université, préside, mette in médium, face conclusion ne aultre acte apartenant à l'office de recteur, et declairer que led. constituant a esté bien et deuement esleu recteur, en la manière accoustumée , et que led. Accart n'a esté esleu que par un seul intranet et de nuyct; . . . et resmons- Irer à lad. Université que ce seroil au préjudice d'icelle, attendu que au plesyr d'un recteur anticque il feroit recteur qui bon luy senbleroit cy après , et par ce requerh' . . . l'adjunction de lad. Université avec luy ou procès qu'il a pendant en la court de Parlement pour raison de la présente rectorie; et aussi requerh' que pendant led. procès, les actes et office' de recteur, conclusion et aultres choses soient faictes par l'ancien doyen au lieu de recteur; et oii led. Accart se ingereroit de passer oultre, soy opposer au nom dud. constituant. . . ■». — 17 (fol. i38 v°).

[i5io-i5ii.]

1471. — Renonciation, moyennant 12 1. 1., par Guillaume de Poix, carrier, à Notre- Dame-des-Champs, à toute action contre Nicolas et Huguet Gervais, père et fils, vinaigriers, audit lieu, actuellement détenus au Châtelet de Paris, pour raison des excès par eux commis ; la somme de 1 2 1. t. est versée à Guillaume de Poix par Nicolas Samedi, gendre de Nicolas Gervais. — 1 8 (fol. i It 1 v°).

1472. — Bail, pour deux ans, par Nicolas Proyart, teinturier en cuirs, bourgeois de Paris , grand rue Saint-Jacques , près de l'e'glise Sainl-Séverin, à Jacques Rousseau, tapissier, aux Halles, rue de la Fromagerie, d'un ouvi'oir et une étable contiguë, sur rue, dépendant d'une maison, sise au coin de la place aux Chats, près de l'église des Innocents, où demeure Andri Proyart, frère du bailleur, moyennant 12 1. t. par an et à charge de laisser passer par l'ouvroir les locataires de la maison. — 9 (fol. i5o v°).

1/Î73. — Bail de sa chapelle, pour six ans , par Antoine des Fossés , secrétaire de l'évéque de Noyon , chapelain de la chapelle des Saints Gosme et Damien-en-l'Ue, en la paroisse Saint-Paul-aux-Bois , au diocèse de Soissons, actuellement logé à Paris, en l'hôtel de Maubuisson, à Quantin Martine, receveur de l'évêque de Noyon, demeurant en celte ville, actuellement logé à Paris , même hôtel , moyennant 2 5 1. t. par an. — 6 (fol. i5i v°).

147/1. — Bail, pour deux ans, par Thibault Musnier, prêtre, docteur en décret en l'Université de Paris, rehgieux de l'ordre delà Sainte Trinité et Rédemption des captifs, ministre du couvent de Saint-Mathurin à Paris, agissant en cette dernière quahté, à Pierre Chuppin, libraire et relieur de livres, rue du Foin, maison à l'enseigne de la Croix verte, de rrla moiclié de la cave du costé de la trappe, ainsi qu elle est divisée , l'ouvrouer et sallette

par bas joignant et au derrière led. ouvrouer, la court du lieu, et une chambre au premier estaige et garde robbe joignant sur lesd. ouvrouer et sallette», le tout dépendant de la maison de la Croix verte, moyennant 3o I. t. par an, ce bail annulant un bail antérieur concernant la lotalité de l'immeuble. — 9 (fol. i5/i).

1475. — Reçu par Jean Delaltre, clerc de Jean Hennequin, conseiller en la cour des généraux des aides, à Paris, agissant comme procureur de Titus du Mousset, son cousin, et des autres héritiers de Hubert Taufïïn, serviteur de Pierre de Hauvel , auditeur des Comptes et seigneur de Guibevilie , à Cancien Saulnier, laboureiu", et Jean de Veulle, son gendre, demeurant à Guibevilie, de 20 1. t. , somme restant due s^ur celle de 180 1. t. à laquelle avait été fixée, par transaction amiable, l'indemnité due pour l'homicide de Hubert Tauffin. — 18 (fol. i58).

1476. — Consentement, avec renonciation à tout droit de douaire, de Jeanne Bareau, femme de Girai'd de la Place, compagnon imprimeur, rue du Mûrier, près de la grand rue Saint-Victor, à la vente faite par son mari à son père, Nicolas de la Place, de tous ses droits dans la succession de sa mère. Mouette Valin. — 26 (fol. 161 v°).

1541. — Janvier.

1477. — Marché entre Jean Le Moine, tombier; grand rue Saint-Jacques, maison à l'enseigne de la Housse Gillet,et Antoinette de Bournet, veuve d'Adam Féret, seigneur d'Orgeval, avocat en Parlement, agissant comme tutrice de Nicolas Féret, fils mineur de feu Nicole Féret , seigneur d'Orgeval , avocat en Parlement, et de feue Madeleine Lesbay, pour la fourniture d'une tombe de liais, de huit pieJs sur quatre, à deux personnages, ffl'un de honmie eu habit d'advocat, et l'aultre de femme , en habit de damoyselle , dont les mains

et visaige desd. deux personnaiges de marbre blanc; la coquille et le collet de lad. femme, avec les piedz desd. homme et femme, ce qui s'en peult apparoir et moustrer, de marbre noir. . . ; et à l'entour, de chascun costé, les piliiers et tabernacle au dessus et dessoubz , tout à l'enticque, selon le pourtraict que led. Le Moyne. . . dict avoir montré à lad. vefve...; et es troys places du tabernacle de dessus , y engraver troys personnaiges de sainctz ou sainctes, lelz et ainsi qu'il luy sera devisé par lad. vefve; et oulli'e ce, fournyr et attacher dedans lad. tumbe, à l'embassement, une lame de cuyvre, de grandeur compectande..., en laquelle led. Le Moyne promect engraver telle lectres qui lui sera baillée . . .n; k poser pour la mi-caréme , en l'église d'Orgeval , près Poissy, sur la tombe des défunts; prix : vingt écus d'or soleil, à i5 s. t. pièce. — 7 et 8 (foi. 171).

1^78. — Bail, pour deux ans et demi, par Pierre Boucher, drapier et chausselier, bourgeois de Paris , demeurant rue des Noyers , en une maison vis-à-vis de la rue des Anglais, agissant pour Nicolas Flouent, chirurgien ordinaire en l'artillerie du Roi , à Jacques Lescuyer, couturier, d'une maison , sise près des Célestins, rue du Petit ff Musse», entre le chantier du sieur de la Guiche et la Cour de la Reine, moyennant /lo 1. t. pai' an. — ai (fol. 177 v°).

1479. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Jean Legay, prêtre, licencié en droits, chanoine de Chartres, curé de Notre-Dame de Deuil-sous-Monlmorency, à Denis Didjois, prêlre, demeurant à Deuil, moyennant 78 1. t. par an et sous condition , entre autres charges, de fffaire tenir les escolles en la manière accoustuméei et d'héberger, trois fois l'an, le bailleur, ses deux compagnons et leurs trois chevaux. — 2/1 (fol. 178).

1480. — Bail, pour deux ans, par Ber-

theline Alexandre, femme de Christophe Gautier, maréchal, au pont d'Antony, rrde présent absent du pays et soy disant de luy auctorisée en ceste partie. . . , pour le proulïict faire d'elle et des enffens myneurs d'ans d'elle et de feu Estienne Guyot, jadis son premier mary, et aussi parce qu'elle n'a aucuns biens meubles qui soient de valleur, dont elle se peust nourryr et sesd. enlTens ... « , à Robert Nicolas, maréchal, à Clamart, d'une maison à ouvroir et forge, sise au pont d'Antony, domicile de la bailleresse, qui s'y réserve son logis, moyennant 100 s. t. par an; vente, en outre, par Bertheline Alexandre à Robert Nicolas de tous les meubles garnissant la maison , savoir grande enclume à forger, bicorne , soufflets , marteaux et autres ustensiles de maréchal, trois lits, trois couches, un banc, deux tables, quatre coffres, un marchepied, deux grandes selles , deux ciels de lits à franges , garnis de leur coulte, une douzaine de draps, six nappes , un dressoir, une forme , et une chèvre de Irois ans environ , moyennant 3o 1. t. ; Bertheline Alexandre se réserve , pendant la durée du bail, la jouissance du grand lit, crpour y coucher par elle et sesd. enffens n. — 28 (fol. 181).

1481. — Robert Nicolas déclare que le prétendu bail et la prétendue vente qui précèdent, constituent seulement un expédient pour mettre les biens de Bertheline Alexandre à l'abri des poursuites des créanciers de son mari ; ils ont seulement fait la convention suivante : Robert Nicolas aura le logis gratuit dans la maison du pont d'Antony, il exploitera la maréchalerie de compte à-demi avec Bertheline Alexandre, chacun d'eux fournissant la moitié du fer et du charbon, acquittant la moitié des gages des serviteurs et la moitié de leurs frais de nourriture, s'attribua nt la moitié des bénéfices, mais se nourrissant ff séparément, à par soyn; dans le cas où Christophe Gautier reviendrait et ne voudrait pas continuer cet arrangement, il serait

[i5Ai.]

simplement proce'dé au partage par moi lie de -la marchandise. — 28 (fol. 181 y°).

Février.

1482. — Vcnle par Roiiert Arnoul, laboureur, à Notre-Dame-des-Champs, Grand rue, maison d'Olivier Bachelot , à Olivier Bance , carrier, audit lieu, de la moitié par indivis d'une place, contenant trois toises, en vigne, sur le grand chemin allant de la fausse porte Nolre- Dame-des-Champs au Bourg-la-Reine , tenant d'un côte à Bastien Bernard , tombier, et des trois autres au vendeur, moyennant l'acquittement par l'acquéreur du cens dû au piiem' de Notre- Dame-des-Champs , soit 6 d. p. par arpent, et le payement au vendeur d'une rente de 3o s. t., constituant la moitié de la rente due par le vendeur à Louis de la Salle; une allée d'accès , de trois pieds de large , sera pratiquée , par moitié, sur chaque lot; le vendeur aura, en outre, la faculté de prendre sur le lot de l'acquéreur, rfdu costé seullement de lad. allée de derrière, de la largeur seullement dud. lieun, le terrain nécessaire pour une étable à deux chevaux, à charge de rétrocéder à l'acquéreur autant de terrain pour le même usage. — 3 (fol. 188 V').

1483. — Bail de sa cure, pour neuf ans, par Claude de Bures, maître es arts en l'Université de Paris, curé de Notre-Dame du Boisrobert, au diocèse de Rouen, doyenné de Longueville, demeurant rue Sainte-Avoye, en l'hôtel de Nicole Rayer, procureur auGhàtelet, à Guillaume Mouchet, prêtre, demeurant au Boisrobert, représenté par son pôie, Jean Mouchet, marchand et laboureur, au Boisrobert, moyennant 190 1. t. par an, payables à Dieppe, en la maison du bailleur. — 5 (fol. 200).

làSli. — Bail de sa cure, pour un an, par Jean de Chezcltes, prêtre, curé de Saint-Jean- Baptiste de rfSeaulxn, audiocèsedeParis, à Jean Foucaidt, prêtre, demeurant rue Fromeuteau, ACTES NOTAnn:s. — i.

maison du Chef Saint-Denis, moyennant 100 1. t. — 19 (fol. 2o4).

1485. — Vente par Julian Gaudon, tonnelier, à Sainl-Marcel-lez-Paris, rue de Bourgogne, à Mathurin Séverin, cardeur en laines, même rue, d'une portion, mesurant quinze pieds de large sur six toises de long, du jardin sis derrière la maison du vendeur, et par lui acquis de Jean More , parcheminier, moyennant 43 s. t. de rente, ladite portion tenant d'un côté à Nicolas Regnault, d'autre à l'allée donnant accès de la rue de Bourgogne au jardin, aboutissant d'un bout à Catherine, veuve de Gobelin, et d'autre au vendeur; prix: 4 L 10 s. t., plus une rente de 1 5 s. t. , rachetable en une seule fois, au prix des ordonnances, celui-ci ne devant pas être inférieur au prix antérieurement fixé pour le rachat des 43 s. t.; l'ac- ([uéreur, qui a la jouissance de l'allée d'accès , devra bâtir dans le délai de deux ans. — 2 4

Mars.

1486. — Reçu par le collège de Sorbonne à François de Laage, conseiller en Parlement, de 1 1 4 1. 5 s. t. , pour les termes échus du loyer d'une maison, sise rue de Sorbonne, propriété du collège. — 7 (fol. 216).

1487. — Reçu par ie collège de Sorbonne à Jean Thibaidt, prêtre, curé de Beaubom-g et de ffFondettes Nagies5), d'une somme de 444 1. 2 s. 9 d. p., constituant le reliquat du compte de l'exercice Saint-Remy iSSgi54o, et des pièces comptables; rret oultre ce, au moyen de ce qn'ilz ont dict que led. Thibault avoit faict bons aucuns arreraiges de loyers escheuz de son temps, à cause du revenu dud. colleige, lesquelz il avoit prius sur soy et les avoit couchez en recepte en sond. compte, bien qu'd dist ne les avoir receuz et les avoit à recouvrer à son prouflîct, à ceste cause ilz luy ont faict . . . transport desd. arreraiges qui restent à recepvoir de sond. temps et par luy ainsi couchez eu recepte et faictz

IMl'niMEr.IE NATIONALE,

bons aud. colleige en sond. compte , pour en avoir par luy son recours. . . contre les debleurs. . . n. — 7 (fol. 216).

1^88. — Vente par- Jean Périgault, marchand de vins , bourgeois de Paris , demeurant hors la porte Saint-Jacques , maison à l'enseigne de l'Image Saint- Claude, à Philippe Séminet, tailleur de robes , bourgeois de Paris, grand rue Saint-Jacques, maison de l'Image Sainte-Marguerite, de 5o s. t. de rente sur la maison de l'Image Saint-Claude , sise sur les fossés , entre les portes Saint-Jacques et Saint- Marcel , et provenant d'une acquisition faite de l'Hôtel de ville de Paris, moyennant 3o 1. 1., somme antérieurement avancée par l'acquéreur au vendeur, pour lui permettre d'acquérir de la Ville de Paris un terrain, sis hors les murs , vers Saint-Germain-des-Prés ; cette ]enle sera rachetable pour 3o 1. t. , payables en une seule fois. — 16 (fol. 226).

Sans date.

1489. — Reçu par Jacques Sellier, messager ordinaire de Blois, actuellement logé rue de la Huchctte, à Andi-é Riboleau, prieur de Mortain, d'une reconnaissance, passée, le 28 octobre iSSg, par Jean Le Moine au nom de JeanMéron, lapidaire, à Paris, de dix écus d'or soleil, pour la venle d'un rubis et d'un diamant; Jacques Sellier s'engage à recouvrer la somme sur le débiteur ou à remettre la reconnaissance à André Riboteau, à Paris, dans quinze jours. — Sans date, entre un acte du 16 et un du 19 mars (fol. 226 v°).

Mars (suite).

1490. — Sous-location, pour un an, par Nicolas de Bruilly, menuisier, bourgeois de Paris, rue Saint-Jean-de-Beauvais, maison a l'enseigne de l'Image Saint-Michel, à Nicolas Duchemin, libiaire, grand rue Saint-Jacques, d'une sallette par bas et d'un ouvroir contigu, dépendant de la maison de l'Image Saint- Michel et donnant sur la rue Saint-Jean-de-

Beauvais, ffavec l'aysance dud. preneur et de ses gens es privez ... et aussi aysance en la court. . . pour battre sou papier et livres et faire les lavements de son mesnaige seullement. . . 51 ; prix : 20 1. t.; le présent bail poun-a être prolongé, aux mêmes conditions, aussi longtemps que Nicolas de Bruilly restera lui-même principal locataire. — 21 (fol. 228).

1491. — Marché entre Nicolas Dumoulin, carrier, à Arcueil, et la fabrique de l'église Saint-Eloi de Fresnes, pour la fourniture de ff toute et telle quantité de pierre , tant de carreau double que simjile, et aultres pierres nécessaires . . . pour servir au bastyment qu'on entend de présent faire faire en icelled. esglise et selon les eschantillons cy après declairez , et toute lad. pierre livrer. . . en la carrière où il besongne ordinairement à présent, en lieu chargeable, et ce toutes et quantes foys que bon semblera ausd. maiguillers en prandre. . . et ainsi qu'ilz verront que la puissance d'icelle oeuvre se pourra estandre seullement ... 1 ; piix : 8 1. 1 0 s. t. le cent de carreaux doubles, de un pied et demi en têle, deux pieds de long, un pied en queue et un pied d'épaisseur, à compter vingt-six carreaux au quarteron, soit cent quatre au cent; 4 1. 10 s. t. le cent de carreaux simples, d'un pied en tête, deux pieds de long , un demi-pied en queue et un pied d'épaisseur, à compter de la même façon; 10 d. I. par pied trd'aultres pierres au pied . . . , de telle espoisseur et longueur qu'il luy sera possible», à compter de même. — 26 (fol. 229).

Avril.

1492. — Testament de Nicole Boutet, maître es arts en l'Université de Paris, grand rue Saint-Jacques , maison à l'enseigne , sur la porte, de l'Image Notre-Dame. — 2 et 3

1493. — Abandon par Pierre Delaunay l'aîné, manouvrier et voiturier par terre, rue de la Petite Bi'etonnerie , près de la porte

[i5/io-i5^i.]

Saint- Jacques, à son frère, Pierre Deiaunay le jeune, faiseur et ouvrier d'ardoise, à ffLoué en Champaigne, ou pays du Maine i, de tous ses droits dans la succession mobilière de leur père, Briant Deiaunay, faiseur et ouvrier d'ardoise, demeurant à Loué, à charge par le donataire d'exécuter le testament, d'acquitter les frais funéraires et toutes les dettes de la 9 (fol. 234).

succession.

1494. — Quittance générale par Bastien Bruneau , serviteur domestique de Pierre Lizet, chevalier, conseiller du Roi et premier président du parlement de Paris, à son maître, de ses gages, 2 5 1. t. par an, et de ses avances, soit 92 1. 10 s. t.,peudanlles cinq années qu'il sera resté à son service , au 2 4 avril prochain ; Bastien Bruneau a successivement reçu : 10 1. t. pour gages, 9 1. t. pour remboursement d'avances , puis, le i3 avril, 28 1. 5 s. t. pour l'un et l'autre ; enfin , aujourd'hui même , 5i 1. i5s. t. une première fois et 48 1. 10 s. 1. une seconde fois. — là (fol. 20/1).

1495. — Marché entre Jean Reculé, maçon, rue de Montorgueil, maison à l'enseigne de la Corne de daim , et Pierre Huberson , hôtelier, archer de la ville, bourgeois de Paris, rue du Foin , maison à l'enseigne du Heaume , pour la construction d'un bâtiment, à Notre- Dame-des-Champs , de cinq toises moins un pied sur rue, de vingt-trois pieds de profondeur et d'une hauteur non encore fixée ; les travaux commenceront le lendemain de la

Quasimodo, exécutés par quatre hommes, dont Jean Reculé; celui-ci fournira seulement la main-d'œuvre et le matériel; la chaux et le sable sont déposés au cimetière Sauit-Jacquesdu-Haut-Pas, dans le voisinage du chantier; prix : 9 s. 6 d. t. la toise, les fondations ayant deux pieds d'épaisseur, celle-ci étant seulement de vingt pouces du rez-de-chaussée au premier étage et diminuant d'un pouce à chaque étage; pour les cloisons et planchers, on comptera trois toises pour deux ; le payement se fera chaque samedi. — 4 (fol. 235 v°).

15/40 (suite). — Juin (suite).

1496. — Testament de JeanHamelin, drapier et chaussetier, bourgeois de Paris; lieu (le sépulture, le cimetière Saint-Séverin , à l'endroit oii est inhumée sa première femme. -19 (fol 239)'".

Juillet (suite).

1497. - — Renonciation à toute action et agrément à l'octroi de lettres de rémission, consentis, moyennant vingt-deux écus d'or soleil, outre les dépens, fixés à 60 s. t. par arrêt du Parlement, par Gillette HouHebracque, veuve de Pierre Hai'au , laboureur, à La Musse, paroisse de Boutigny-la-Ville, près Houdan, agissant tant en son nom qu'au nom de ses enfants mineurs , à Pieri'e Frédy, représenté par son voisin et ami, Nicolas Chesneau, marchand et bourgeois, demeurant à Montfort-l'Amaury, à l'occasion du meurtre de Pierre Haran. — 96 (fol. 24i ).

''' Les feuiliets 236v°-2-'ii sont occupes par un reliquat d'acles cpii n'avaient pas été transcrits à leur rang chronologi(|ue.

[iSSy-iSio.

3o MARS l5/lO-27 DÉCEMBRE l5/l2. GaTHERIN FaRDEAU.

Registre, m' lvi feuillets et 2 pièces = i feuillets, papier; 1 pièce, parchemin.

On lit sur un feuillet préliminaire, d'une écriture un peu postérieure : «Toultes les minuttes contenues au présent registre ont esié faictes et dressées par m° François de la Sarrie, clerc dudict deffunct Fardeau. De la Sarrie.»

Deux pièces, sur parchemin, constituent la couverture de ce registre.

a. — Vente par Charles Eusiace, épicier, à SaiiitMarcol, à Hubert Joubcrt, marchand, à MachauU en Crie, du quart d'une maison et de biens-fonds sis à Machault, lieux-dils Champdeury, les Cioseaux, la Croix du Soulcy, Moulinas, Nespiier, le Poirier à la Guyenne, la Terre à Perrault, les Tuileries, moyennant 20 1. [t.] de rente par an. Un lundi de septembre, novembre ou décembre 1587. — Expédition, parchemin; muliié.

b. — Etat des biens-fonds appartenant à Garnot de Fresnos, prêtre, à Vitry-sur-Seine, et déclarés par son frère, Thibaut de Frcsnes, laboureur, audit lieu, agissant pour l'intéressé, que la maladie a empêché de se rendre à Paris. Avril i54o. — Expédition, parchemin.

15^0. — Mars.

l/t98. — Bail, pour deux ans, à compter de Noël iSSg, par Jean Bailly, bonnetier, grand rue Mouffetard , maison à l'enseigne de la Bouteille, à Roger Bataille, compagnon layetier, à Saint-Marcel, d'un jeu de paume et frdespeullen de'pendant de ladite maison, avec faculté ff d'aller quérir et cueillir les esteufz qui cheent et tumbenl en l'allée d'ung huys estant sur lad. grant rue, par led. huys,. . . et en aura led. preneur la clef. . . « ; le preneur devra seulement entretenir le pavé du jeu de paume; dans le cas où l'on ne pourrait plus jouer, soit par suite de la chute d'un mur, par exemple , soit eu raison d'une interdiction de l'autorité, le preneur gardera la jouissance gratuite du jeu pour la période du bail restant à courir; prix : 26 1. 1. pai' an. — 3i (fol. h).

1499. — Constitution par Louis Martine, conseiller et avocat du Roi à la maréchaussée et amirauté de France, au profit du prieuré de Notre-Dame de La Saussaie, près Villejuif, où sa fille, Marie Martine, doit faire profession le

dimanche suivant, d'une rente de 9 5 Lt,, à prendre, tant sur une maison, sise à Paris, rue Saint-Christophe, et aboutissant à la rue des Canettes, que sur la seigneurie de ffLa Gillequingnyere», tenue du Roi à cause de Mont- Ihéry, et sur celle du Ferreux, tenue du seigneur de Torcy et du Plessis-Pâté , rente à servir la vie durant de Marie Martine, et, le cas échéant, à l'établissement où celle-ci serait transférée par obédience ; Louis Martine avait déjà versé ioo 1. 1. pour les frais de la vêture de sa fille et verse aujourd'hui 100 1. 1. pour ceux de la profession; liste nominative des prieure, mère du cloître et des trente-quatre religieuses de La Saussaie. — 3i (fol. ni).

Avril.

1500. — Bertrand Loie et Andri du Pont, ff esteufviersn , à Saint-Marcel, le premier dans la Grand rue, le second rue Saint-René, se reconnaissent propriétaires d'un terrain, de six toises de largeur, rue Trepperel , au coin de la rue Saint-Médard , ffoù y a commencement de maison etedifficen, et conséquemment redevables envers Jean Trepperel , marchand grossier de soie , bourgeois de Paris , rue de la Vieille Dra-

[i5Ao.]

perie, de 76 s. t. de rente, outre les charges impose'es au premier acque'reur, Pierre Tarlaut. — i"(fol. vv°).

1501. — Vente par Jeau Marliu, laboureur de vignes, rue de l'Arbalète, à Thibault Grise, porteur de grain en Grève, grand rue Mouffetard, d'un terrain, de quatre toises de large sur rue , sis à Saint-Marcel, lieu-dit les Poteries, rue des Postes, contigu d'un côté à l'acquéreur; Jean Marlin avait lui-même acheté ce terrain à Jacques Locart, moyennant U 1. 1. de rente et, entre autres conditions, à charge de bâlir ; la présente vente est faite moyennant six écus d'or soleil; l'acquér6\ir, déjà propriétaire d'un terrain contigu, acheté aux mêmes conditions, aura droit au moellon, non encore mis en œuvre, qui se trouve sur le terrain , soit trente à trente-deux cbariots. — 2 (fol. vi).

1502. — Mise en apprentissage, pour trois ans , par Guillomette , veuve de Régnier Sohier, laboureur, à Saclay, domiciliée aux Poteries, près Notre-Dame-des-Champs, de Germain Sohier, son fils, chez Jean du Val, rf faiseur d'esteufzn, rue de Copeaux, qui lui devra la nourriture, etc. (sic). — 3 (fol. vu).

1503. — Mise en service, pour huit ans, pai" Etienne Boivin , laboureur, à Montévrain , de sa belle-fdle, Guillemette de la Rue, fille de feu Nicolas de la Rue et d'Eliennette Auberon, âgée de onze ans, chez Jean Berthe, bedeau de la nation de France en TUniversilé et bourgeois de Paris, qui lui fournira le gîte, le vêtement et le couvert et lui paiera 10 1. 1. — 3 (fol. VII v").

1504. — Mise en apprentissage, pour deux ans, par Jeanne Corne, veuve de Jean Arnoul, marchand, à Bourg-la-Reine , de son fils, Jean Arnoul, âgé de quinze ans, chez Guillaume Hémon , boucher, bourgeois de Paris, au Mont Sainte-Geneviève, qui lui fournira la nourri-

ture, etc. (sic), sa mère l'entretenant, et lui donnera 8 1. 1. — 5 (fol. vu v°).

1505. — Vente par Jean Le Breton, couvreur de maisons, rue Neuve Notre-Dame, à Baptiste Le Conte, plombier, rue Galande, d'un terrain, en partie clos de murs, de huit toises de long sur la rue Gracieuse et de trois toises et demie sur la rue de Copeaux , primitivement acheté de Charles Eustace, épicier, moyennant A 1. 7 s. 6 d. t. et sous diverses conditions, par Etienne Gilles, maçon, qui l'avait revendu à Jean Le Breton ; prix : 3o 1. t. , acquitté en une livraison de dix muida de vin. — 6 (fol. ix).

1506. — Contrat de mariage de Claude Guyton, fille de Noël Guyton, libraire, rue des Sept Voies, et de Fremine, avec Andri Cyoust, libraire, à Paris, fils de Jean Cyoust, compagnon teinturier, grand rue Saint-Marcel , et neveu de Jean Tassin , chaussetier, rue des EcoulTes , et de Jacques Menuisier, clerc de taverne, au faubourg, entre les portes Saint- [ Victor] et Saint-Marcel. — 7 (fol. ix v°).

1507. — Bail de sa cure , pour six ans , par Jean J. f. . tis, prêtre, curé de Fontaine-sous- Catheux, rue de Lourcines, à son vicaire, Michel Caron, moyeniaant 79 1. 1. par an. —

8 (fol. X v").

1508. — Mise en apprentissage, pour deux ans, par Claude Verdon l'ainé, compagnon cordonnier, au faubourg Saint-Germain-des- Prés, de Claude Verdon le jeune, son fils, âgé de seize ans, chez Thomas de Villiers, libraire, i rue Saint-Hilaire, qui lui fournira le gîte et le couvert. — 12 (fol. xu).

1509. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Guillaume Desprez, étudiant en l'Université de Paris, curé de Saint-Marlial de Paris, demeurant au collège de Navarre, à son vicaire, Jean Allard, prêtre, demeurant au près-

bytère de Saint-Martial, moyennant 70 1. 1. par an. — 12 (fol. XII v°).

1510. — Mise en apprentissage, pour cinq ans, par Nicolas Magny, tisserand en toile, rue des Me'nétriers, d'Olivier Wary, fils de feu Guillaume Wary, tisserand en toile , à Gallardon , âgé de quatorze ans , chez Marin Pinotcliard, tisserand en linge, rue Neuve, au faubourg Saint- Victor, qui lui fournira le couvert, etc. [sic), l'entretiendra de chausses et de souliers , et, à l'expiration de l'apprentissage, le rendra tfhonnestement habillée. — 12 (fol. xin).

ans, par Jean Deloue, beurrier, rue de la Vieille Monnaie, maison à l'enseigne du Faucon, de Vincent Deloue, son fils, âgé de dixneuf ans, chez Adam de Saulty, imprimeur de livres, h Paris, qui lui fournira le gîte et le couvert et lui donnera 45 s. t. — 12 (fol, xiii v°).

1512. • — ■ Engagement, pour deux ans, d'Adrien Le Roy, fjls de feu Thomas Le Roy, demeurant en son vivant à La Queue-en-Rric, âgé de vingt ans, comme apprenti chez Jean Hercual, tisserand en toile, au faubourg Saint- Victor, qui lui fournira le couvert, etc. (sic), et lui donnera h \A. — 12 (fol. xiii v°).

1513. — Marché entre Hardouin Corivault , maçon , rue de Jouy, et Pierre Veau , François Huette et Pierre Charpentier, demeurant à Saint-Marcel, ffqui, au plaisir de Dieu, ont entreprins de jouer et faire jouer le mistaire et vie de Sainct Christofle, ou logis et lieu appelle l'hostel d'Orléans, durant l'esté présents , pour la fourniture d'rrung eschafault, oud. lien d'Orléans, boys de charpenterie , ledict eschafault de long de dix toises sur quinze piedz de large, de haulleur compectant, à dossier de six piedz par derrière, au dessus dud. eschafault, garny et soustenu comme il aparliendra; avecques ce, garny d'ung paradis par l'ung

des boutz dud. eschafault; ledict paradis de douze piedz de hault au dessus dudict eschafault, ayant une toise dedans oeuvre et cloz d'aiz tout à Tentour, fors le dedans , et couvert d'aiz; et fera ledict Corivaidt ungne petite saillie pour mectre deux anges aux deux coings dudict paradis, regardans sur l'eschafault, et unghuys soubz le paradis , et montée en lymon pour monter aud. escharfault; item, fault faire ung autre escharfault de l'autre costé , vifz à vifz dudict escharfault cy dessus , qui sera de quatorze toises de long sur six piedz dedans oeuvre , cloz et couvert , reste devant , pour la veue dud, jeu, garny d'une montée en lymon comme dessus, ledict escharfault deuement soustenu et garny d'aiz , tellement qu'il n'en puisse venir faulle. . .y; le travail devra être livré dans quinze jours, tf avecques la barrière de boys pour servir au gardefol à l'entrée dud. jeu, et la maçonnerie de l'enfer, de piastre et peine seullement, et lesd. Veau et consors seront tenuz fournir de pierre et moislon, tant qu'il en fauldra; et si fournira ledict Corivault de deux pièces de boys d'ung demy pied en carrure et de troys toises de long, pour faire ung gibet garny d'une pièce à travers des deux liens ; et led. jeu fyny, reprandra ledict Corivault tout son boys et ayz . , .v, prix : 1 60 1. 1, , dont 3o 1. payées à l'instant, 65 1. payables dans un mois et 65 1. payables à la Saint-Remy, ff sauf que si plus tost ils avoient parachevé led, jeu , plus tost et incontinent icelluy jeu parachevé , ilz seront tenuz paier ladicte moitié dud. reste. , . n, — i3 (fol. xiiii).

1514. — Engagement par Nicolas de Louvières, rue Mouffetard, Jean La Voile, joueurs de tambourins de Suisses, et Etienne Boullard, joueur de fifre, vis-à-vis des dessus dits, "de jouer desd. instrumens de tabourins et filTre pour les dessusd. oud. jeu et mistaire Sainct Christofle, et aussi par chascun jour de feste et demenche qu'ilz jonront led. mistaire et vie parmy les rues et carrefours de Paris et le jour de la monstre desd, jeux , et

aussi de balre par i'ung d'eulx des sonnettes , si mestier est , et ce songneusement , bien et deuement, comme il appartiendra selon ie jeu, et tant à l'entrée que à l'issue dudict jeu et jusques à ce qu'il soit fyny, moiennant. . . dixsolz six deniers tournois pour cliascune journée d'eulx tous ensemble qu'ilz jourout. . . ; et pour ce faire seront tenus lesd. de Louvieres et ses autres cousors de eulx trouver à heure de dix heures du malin pour le plus tard ; aussi lesd. Veau et ses consors les seront tenuz nourrir lors et les paier. . . au soir de la journée qu'ilz auront joué. . . ; et seront tenuz eulx trouver à lad. monstre de samedi prochain en huict jours pour faire lad. monstre, et le dimenche ensuivant et les autres jours dud. jeu aussi eulx y trouver sans faulte. . . «. — i3 (fol. xiui v").

1515. — Bail, pour neuf ans, par Michel du Monceau, docteur régent en la Facilité de médecine en l'Université de Paris, à Lomer de Renusson, avocat ea Parlement, d'une maison , où réside le preneur, rue de la Licorne , entre une maison du bailleur et le presbytère de la Madeleine, moyennant 70 1. 1. par an; faculté pour le preneur, dans le cas où il quitterait réellement Paris, de résilier ce bail, en prévenant le bailleur six mois à l'avance. — i3(fol. xv).

1516. — Vente par Pierre Motet, marchand, à ffVillenosse la Grant^i, à Jean Blée, charpentier de la grande cognée, rue de Bièvre, d'frung milher boys poteletzn, de quatre pouces et demi en carrure, à compter vingtsix au quarteron , moitié de neuf pieds de long , moitié de huit, à livrer pour la Saint-Jean, au port de la Tournelle, après que l'acheteur se sera rendu sur place , au port de Garguellotte , pour juger de la marchandise, les frais de ce déplacement, pour un homme et son cheval, devant rester à la charge du vendeur, si le bois ne convenait pas à l'acheteur; prix : 16 1. t. le cent. — i4 (fol. xv v").

1517. — Sous-location, pour deux ans, par Cardin Thiboust, ff faiseur d'esteufzn , rue Geoffroy L'Asnier, à Guyon Blondeau, compagnon dans la même profession, au Clos du Chardonneret, d'une maison, jeu de paume et jardin, rue Gracieuse, devant la cour d'Ablon, à l'enseigne des ffMaretzi, moyennant, par semaine, dix douzaines d'ffcsteufz^i , neufs, blancs, façon de Paris, à livrer le samedi ; faculté pour le propriétaire , Jacques Desmarets, d'aliéner six toises en profondeur du jardin, sans diminution du loyer; résilialion de plein droit rfoù il seroit dict par juslice que led. jeu de paulme seroit abatuii. —

1/1 (fol. XVI v°).

1518. — Mise en pension par Denis du Mas, laboureur, à Villiers, paroisse de Machault, diocèse de Sens, de son fils, Christophe du Mas, chez Martin Mesnart, greffier de l'official de Paris, moyennant vingl-qualre écus d'or soleil par an. — 16 (fol. xvii).

1519. — Jean Doujet le rrmoyenn, laboureur, à Vitry-sur-Seine, commissaire collecteur de la taille du village avec Pierre Jeudon, même qualité, se décharge sur celui-ci du soin d'en recueillir le montant, fixé à /jo2 1. p., moyennant k 1. 1. et l'abandon de sa part des 22 1. p. d'indemnité accordées aux collecteurs.

Note marginale : tf Demouré à passer pour ce qu'ilz ne se peui'ent accoi'der du payement des lettres et s'en allèrent sans parler à mon compagnon n ; aussi l'acte n'est pas signé des notaires. — 28 (fol. xxn).

1520. — A la requête de Jean de Touzelles , clerc en cour laye, rue de la Morlellerie, au logis du commissaire Villemart , Jean Le Redde , bourrelier, h Montagny-Sainte-Félicité, Marguerite L'Obligerye, sa femme, et Simonne Levron, servante et chambrière de Marie Cellier, au(ht lieu , déclarent connaître , depuis environ huit mois , Catherine Pauvert , demeurant rue

Sacalie, ffpourlepresentfemmenoumariée, . . . parce qu'elle a baillé dés environ led. temps à nourir une fille qu'elle disoit luy appartenir, nomée Gervaise, laquelle fille iceulx mariez luy ont rendue ce jour d'iiuy, et à laquelle Katherine iceulx mariez dient. . . luy avoyr oy dire et maintenir par plusieurs et diverses foys de paravant luiy et encores ce jour d'huy, que led. enffant apartenoit à ung nommé mons"' du Pré Verd, chanoine de Chartres, et qu'il n'estoit et n'appartenoit à Jehan de Touzelles, clerc en court laye , demourant à Paris , combien qu'elle eust dict qu'il appartenoit aud. de Touzelles, et que ce qu'elle en disoit et avoit dict par cy devant , c'estoit au moien de l'instigalion et persuasion de quelque autre melveiUant dudict de Touzelles, et que led. de Touzelles estoit le plus meschant homme qui fut jamais et luy feroit coupper les jarrelz; aussi ont dict . . . que led. jour d'huy ilz ont oy dire et proférer telles parolles ... à ladicle Katherine que ladicte fille n'estoit audict de Touzelles et qu'elle estoit à ung autre qui la mariroit mieulx que luy . . .r,; dont acle. — 26 (fol. xxnn).

1521. ■ — Cession par Robert Guillaume, laboureur, rue des Postes, apource qu'il veoyt et congnoist n'estre son proulfict à tenir ledict heritaige ausd. charges et qu'elles luy sont trop onéreuses î> , à Guillaume Coulerault, même qualité, rue du Comte de Boulogne, d'une place de terre et vigne, de quatre toises sur la rue des Postes , conliguë d'un côté à Jacques Locart; ce dernier l'avait vendue à Robert Guillaume moyennant k 1. 1. de rente et sous diverses conditions de construire, clôturer, etc. — 26 (fol. xxiiii).

1522. — Reconnaissance par Guillaume Coulerault au profit de Robert Guillaume de 6 1. 1. sur les 1 3 1. constituant le prix moyennant lequel celui-ci a abandonné à celui-là sou dioit, pour la période restant à courir, sur un trou de carrière voisin du terrain ci-dessus,

appartenant à Thibaut Crise et Guillaume Planchot, comme sur le moellon et la pierre à en extraire et sur les outils servant à l'exploitation. — 26 (fol. XXIIIl v°).

1523. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Jeanne Le Roy, veuve de Pierre Houllet, maçon, au Mont Saint-Hilaire, de son fils, Girard Houllet, âgé de dix ans, chez Pierre Archambaut, hbraire, même lieu, qui lui fournira le gîte et le couvert, rret sera ledict aprentilz entretenu de ses habillemens et autres nécessitez , de la bource des paovres de ceste ville de Paris , ainsi qu'ilz dient leur avoir esté promis par le commis à ce depputé et ordonné en cested. ville de Paris. . .«. — 27

(fol. XXV ).

Avril (suite) et Mai.

1524. — Attestation par Laurent Jaulart, maître es arts, étudiant en l'Université de Paris, ancien serviteur de Dominique Le Cirier, prêtre, docteur en théologie, au collège de Reims , ledit Laurent Jaulart, âgé de vingt-cinq ans , et par Catherine Oquefre , garde-malades et lavandière, à Saint-Marcel, âgée de cinquante ans, du décès de Dominique Le Cirier, survenu, en leur présence, le 26 avril, entre une heure et deux heures du matin, audit collège; 'rde laquelle attestation. . . lesd. attestans ont requis lettres pour icelles bailler et porter au vicaire de l'église paroissial Sainct Estienne du Mont de Paris, dont ledict deffunct estoit paroissien, pour en faire registre, suyvant les ordonnances et edict du Roy nostre sire nagueres publiées à Paris. . . n. ■ — 29 avril et 3 mai (fol. xxvi v°).

Mai (suite).

1525. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Jean Joli le moyen, laboureur, à Ivry-sur-Seine , de son fils, Vincent, âgé de douze ans, chez Jean Blanchart, couturier, grand rue Moulfetard, qui lui fournira le gîte et le couvert, l'enverra à l'rfescolle d'escrip-

luren peudant deux mois, le plus tôt possible, et à qui le pèie de l' apprenti versera 7 1. 1. — 4 (fol. XXVIII v°).

1526. — Mise en apprentissage, pour quatre ans , par Jean Godefroy, praticien eu cour d'église en l'officialitë de Noyon , de son fils, Pierre Godefroy, âge' de douze ans, chez Richard Maubert, bonnetier, ruedeLourcines, qui lui fournira le gite et le couvert. — k

(fol. XXIX ).

1527. — Engagement, pour un an, de Jacques Mautouchet, compagnon chandelier de suif, demeurant chez Charles Garnier, chandelier de suif, grand rue Mouffetard , au service de celui-ci, moyennant le gîte et le couvert et 6 i. t. — 5 (fol. XXIX v°).

1528. — Renonciation par Jean du Jardin, charbonnier, l'ue Saint- Victor, maison à l'enseigne des Trois CorbiUons, et sa femme, Vincente Cocheteau, à toute action contre Robert Picquet , Nicolas de la Noue et Pierre du Temple, marchands de chevaux, pour les voies de fait dont ils ont été de leur part victimes lundi dernier, e'tant en leur compagnie, les coupables leur ayant fait remettre trois écus d'or soleil par Guillaume Trouve', compagnon de l'étrille, place Maubert, et s'engageant à payer les frais du barbier jusqu'à complète guérison. — 5 (fol. xxx).

1529. — Mise en apprentissage, pour quatre ans , par Robert Vallée , laboureur, à Saulx , près Longjumeau, de son fils, Marin Vallée, âgé de quatorze ans , chez Michel Le Tonnelier, bonnetier, rue Mouffetard, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra deux écus d'or soleil. — 8 (fol. XXXI v°).

1530. — Contrat de mariage de Marie de Fresnes, fille d'Antoine de Fresnes, tresteufvieri , bourgeois de Paris, au logis de la Chicheface , rue des Sept Voies , avec Louis Noël ,

libraire , grand rue Saint -Jacques. — 9

(fol. XXXII v°).

1531. — Placement, pour deux ans, par Jean Couderet, compagnon rfcsteufviem, au Clos Sainte - Geneviève , de sa fille, Jeanne, âgée de neuf ans , comme servante , chez Guyon Blondeau , même qualité , au Clos du Chardonneret , à charge par celui-ci de la loger, nourrir, habiller, entretenir tfde chaussure, tant de draps que de soulliers n , lui donner, à la fin de la deuxième année, un rr corps à corsseti, de 5o s. t., trois chemises, trois couvrechefs, six coiffes et six gorgias, le tout en toile de chanvre, lui apprendre à coudi'e rffonceaux d'esteufzn et rrla rendre ouvrière n. — 10 (fol. XXXIHI v°).

1532. — Mise en apprentissage , pour trois ans, par Mathurin du Clos, prêtre, au collège de Coqueret, de son neveu , Isaac du Clos , âgé de quatorze ans, fils de Jean du Clos, chez Michel Riffault, pâtissier, place Maubert, qui Im fournira le gîte , le couvert et la ff chausseure de solyersn. — 1^ (fol. xxxix).

1533. — Testament de Philippe de Noyen, écuyer, seigneur de Noyen-sur-Seine , âgé de trente-sept ans, grand rue Saint- Jacques , maison de la Salamandre, près de l'église Saint- Benoît : lieu de sépulture , l'église des Jacobins , ff devant l'ymaige et remembrance " de laVierge, où les religieux ont coutume de chanter le Salve regina, ou, s'il décède à Noyen-sur-Seine ou dans les environs, devant le maître-autel de l'église de ce lieu , près de ses père et mère , Mathieu de Noyen et Catherine de Saint-Phal; legs tf à l'oeuvre et repparation de la chappelle Sainct Blaize [de Noyen], en laquelle les predecessem's parens d'icelluy testateur sont inhumez n , de 5 7 s. 6 d. t. ; à l'église de Noyen , d'une chasuble de i o 1. 1. ou plus, aux armes du testateur; à la Conciergerie, au grand et au petit Châtelet, de i5 s. t. à chacune de ces prisons, pour les prisonniers ; fondation et dotation

d'une chapellenie en la chapelle Saint-Rlaise ; obligation pour les héritiers, dans le cas du de'cès à Noyen , de faire placer sur la fosse une tombe portant le jour de la mort du testateur; autre pour la fabrique de l'église de Noyen de ffmectre et affiger. . . contre la miu-aille de lad. egiise ou en lad. chappelle. . . ung tableau ou epitaphe, de cuyvre ou pierre,. . . ouquel. . . sera bien et au long specifTié et declairé la fondacion , messes , services et obiz cy dessus , et icellui renouveller de trente ans en trente ans . . . » , d'enregistrer tous les dix ans au martyrologe le présent testament et de publier chaque année les fondations du testateur, le plus proche dimanche possible du jour du décès; attribution ad hoc d'une rente de 60 s. t. sur la dotation de la chapellenie. — i4 (fol. xxxix v°).

1534. — Reconnaissance par Antoine Rouiller, chevalier, seigneur du Chariot, y demeurant, diocèse de Clermont-en-Au vergue, à Antoine Grégoire, potier d'étain, bourgeois de Paris , de 25 1. 3 s. i d. t. pour frais de séjour, avec ses serviteurs et ses chevaux, en l'hôtel des Trois Cornets, rue Galande, près de la place Maubert, et pour foiuniture de vin, d'avoine et de foin; faute de payement dans les deux mois , le créancier pourra vendre aux enchères , sans formalité , son gage , consistant en une robe de velours noir, les devants et le collet fourrés de panne de mai'tre , le reste de panne noire. — 19 (fol. xLvni v°).

1535. — Testament de Denis Ansoult, conseiller du Roi en la conservation des privilèges royaux de l'Université de Paris : lieu de sépulture, l'église Saint- Étienne-du-Mont ; legs de 1 00 s. t. (t pour la repparation de la fabricquen. — 19 (fol. XLVin v°).

1536. — Bail, pour trois ans, de sa cure et de l'hôpital y réuni, par Claude Berthot, prêtre , bachelier formé en théologie , boursier du collège de Navarre, y demeurant, curé de

l'éghse Saint-Pierre d'itAciaux^ , maître etrecteur de l'hôpital y réuni, au diocèse de Langres, à ViennotSire Arnoidt, prêtre, à ffFoutdchangesn , même paroisse, et Etienne Cossin. prêtre , de Damnîartin-en-Goële , co-vicaire d'ftAciauxn, à charge de résidence personnelle, ffquelqueinconvenientsoitil,pesteouautres. . . , de faire registre autenticque et féal des bastemes, mortuaires et mariaiges, suyvant l'ordonnance du Roy n , d'héberger, deux fois l'an , le bailleur, son homme et ses chevaux , pendant trois jours, délivrer, à Dijon ou à tfAciauxn, pour chaque séjour que n'aïu-a pu faire le bailleur, quatre chapons, bons et gras, ou deux bons cochons de lait, valant chacun 7 s.

6 d. t., etc.; prix : 120 1. 1. par an. — 90

(fol. XLIX V°).

1537. — Vente par Jean Barbe d'orge, libraire suivant la Cour, bourgeois de Paris, l'ue des Lavandières , près de la place Maubert, à Charles Langelier, libraire, bourgeois de Paris, rue de la Vieille Draperie, d'un terrain de trois toises quatre pieds sur la rue d'Ablon , faisant partie d'un terrain plus étendu , acquis par le vendeur de Charles Eustace, moyennant

7 1. 10 s. t. de rente rachetable, et sur lequel le vendeur a élevé des constructions ; prix : 361.t. — 21 (fol. L v°).

1538. — Mise en apprentissage , pour quatre ans, par Jean Gauchie, maître es arts, régent au collège de Calvi, de son frère, Nicaise Gauchie , âgé de dix-sept ans , chez Pierre Le Moine, apothicaire, épicier, bourgeois de Paris, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra vingt écus d'or soleil. — 22 (fol. lu).

1539. — Testament de Geoffroy des Aides, bourgeois de Paris, rue du Mûrier, paroisse Saint-Etienne-du-VIont : lieu de sépulture, l'église Saint-Etienne-du-Mont , devant le crucifix; legs de 100 s. t. à la fabrique pour la sonnerie du convoi et pour le droit de fosse. — 22 (fol. lu).

1540. — Cession pure ot simple par Guillaume La Gouche, porteur de sel à Brie- Comle-Robert, demeurant aux faubourgs de la porte Saint-Michel, paroisse Sainl-Côme, ffpour ce que led. La Gouche veoit. . . n'estre son proulïict à tenir led. héritage ausd. charges et qu'elles sont trop onnereusesi , à Guillaume du Fust, tavernier, nie du Bon Puits, d'un terrain de trois toises sur la rue Treppercl, faisant partie d'un lot de trois quartiers, acquis par lui, le 10 mai's i SSg , de Jean Trepperel, marchand de drap de soie, à Saint-Marcel, moyennant l\5 s. t. de rente rachetable, à charge de clôturer le terrain dans l'année , d'y élever des constructions dans les deux ans, sous peine de re'siliation du conirat, et de reconnaître au vendeur un droit de préemption , le cas échéant; faculté pour l'acquéreur de puiser au puits du vendeur, situé de l'autre côté de la rue et un peu plus haut, à charge de contribuer aux frais d'établissement d'un mur et d'une grille destinés à interdire l'accès du puits dans la propriété et la maison du vendeur, et aux frais de poulie et de corde. — •îà (fol. LVI v°).

1541.^ — Autre cession, moyennant a a 1. 1., somme dans laquelle est compris le prix d'un pourceau vivant, par Michel Manceau , manouvrier, au Clos du Chardonneret, à Raoulin Yon , même qualité , rue du Bon Puits , d'un terrain d'égale grandeur, de même provenance , acquis aux mêmes conditions, le 9 0 mars iSSg, et où s'élève déjà une construction de douze pieds de haut. — 94 (fol. lvii v°).

1542. — Renonciation par Jean d'Orange, mégissier, rue de Lourcines , à toute poursuite contre Jean Barreau , mêmes qualité et domicile, à l'occasion des voies de fait dont il a été de sa part victime le samedi précédent, et engagement d'fracquicter et garantir led. Barreau de tous frais et amendes de justice, si pour cause de ce led. Barreau en estoit aucunement tenu . . .n.

Note marginale : trNon passé et ne se peurent les parties accorder pour l'amende de justice mencionnée en l'escript cy dessus, qui a esté mis en ce présent registre par mon clerc, cuydant qu'il feust passé.» — 9 5 (fol. Lvni v°).

1543. — Quittance par Eustace Griraout, licencié en lois, avocat au bailliage de Mantes, seigneur de Châteaufort , demeurant à Mantes , agissant comme procureur de sa mère , Anne Fuzée, veuve de Denis Grimout, licencié en lois, procureur du Roi au bailliage de Manies, à Oronce Fine, lecteur ordinaire du Roi en l'Université de Paris : i° de 3oo 1. 1. pour le rachat d'une rente de la 1. lo s. t. grevant une maison , rue des Lavandières , près du couvent des Carmes , contiguë d'un côté à Robert de Valancourt , d'autre à la maison de la Cage , aboutissant à celle du Mouton, propriété du collège de La Marche, en face d'une autre appartenant à Robert Fuzée , frère d'Anne Fuzée, et qui elle-même appartint d'abord à Pierre Baclier, surnommé de la Matière ou des Matières, puis à Oronce Fine, cette rente constituée le 7 mai i5io et acquise par Anne Fuzée de Mathieu Fuzée, prêtre, curé de Villetle; 2° de 110 s. 6 d. t. constituant les arrérages de ladite rente dus jusqu'à ce jour. — 96 (fol. Lix).

1544. — Donation, à charge de services religieux , par Guillaume Jumel , alias Bruslé , docteur en théologie, rue Neuve Saint-Victor, à la fabrique de Saint-Nicolas-du-Chardonneret , de 4o s. t. de rente sur sa maison, tenant d'un côté aux fossés de la ville, le chemin entre deux ; cette maison était déjà grevée d'une rente de 4o s. t. au profit du collège des Cholets, par fondation du même. — 28 (foL lxi).

1545. — Vente par Claude L'Estache , marchand, à Châlons en Champagne, à Charles Eustace, épicier, à Saint-Marcel, de vingt milliers de chanvre, (ftille masle» , moitié de

Champagne, moilié de Peithois, à compter vingt-cinq livres au quarteron , à livrer dans les deux mois, trau port de Grève, à port deschargeable, sur la rivière de Seynen; prix : 97 1. 1. le millier. — 98 (fol. lxi).

15/16. — Bail de son prieuré, pour quatre ans, par Jean André de Ludesse, protonotaire du Saint-Siège, rue du Pavé, près de la place Maubert, prieur de la Sainte-Ti'inité de La Roche-Guyon, à Robert Marie, receveur de La Roche-Guyon et ancien fermier du prieuré sous Spifame , chancelier de Paris et conseiller en Parlement, moyennant 58o 1. 1. par an; ff . . . où il adviendroit pendant lesd. années aucunes décimes, led. bailleur sera tenu les paier. . . n; résiliation du contrat passé entre le bailleur et le frère du preneur, Jean Marie, prêtre, principal du collège de Justice, le 27 février précédent. — 98 (fol. lxii).

1547. — Cession pure et simple par Jean Bouqueton, chaipentier de la grande cognée, au Clos du Chardonneret, dit La Villeneuve Saint-René, à Pierre delà Chaume, manouvrier, à Saint-Marcel, delà moitié d'un terrain de six toises sur la rue Trepperel, faisant partie d'un lot de trois cpiartiers, acquis par lui, le 1 6 mars 1 689 , de Jean Trepperel , marchand de draps de soie, à Saint-Marcel, moyennant Al. 1 G s. t. de rente et aux mêmes charges et conditions que le terrain faisant l'objet de l'acte rapporté plus haut, n°1539. — 28(fol. Lxni).

1548. — Cession pure et simple par le même de l'autre moitié à Guillaume Yon, manouvrier, sur les fossés Saint- Victor, au coin de la rue du Puits de fer, dite des Morfondus. 28 (fol. LXIII v°).

15A9. — Engagement par François L'Estoré, banquier, l'ue des Noyers, vis-à-vis d'Etienne Langlois, procureur de Jean Cheval, abbé de L'Epau, de lui remettre dans sept semaines, dûment expédiées et scellées, les

[i5Ao.]

bulles de commende du prieuré de Vivoin, au pays du Maine, cédé audit abbé par François de Hangest, moyennant Ae coustz desd. bulles , selon le compte du coustz qui en viendra de Romme, avecques le port et change, le tout à l'arbilration des gens de bien à ce congnoissansi. — 3o (fol. lxv v°).

1550. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Tassin Fournot, laboureur, à Sarcus, de son fils, Adrien Fournot, âgé de treize ans, chez Jean Thouroude, bonnetier, à Saint-Marcel, qui lui fournira le gîte et ie couvert et recevra 60 s. t. dans les deux premières années. — 3i (fol. lxvi).

1551. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Eustace L'Hoste, prêtre, à Galluis, près Montfort-l'Amaury, de son neveu, Pierre Orant, âgé de quinze ans, chez Jean Bouflet, fripier et priseurde biens, rue Sainte- Geneviève , qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra dix écus d'or soleil. — 2 (foL LXIXV").

1552. — Acceptation par François Le Bègue, joueur de fifre, au service de Jean du Bois, bnrbier, chirurgien et bourgeois de Paris, place Maubert, du marché passé en son nom par Thomas Le Clerc , avec Charles . . . , clerc de Monsieur de Villeneuve, procureur en Parlement, rrpar lequel led. Le Clerc avoit promis de faire jouer led. Le Besgue et servir les jours des monstres et autres jours qu'il appartiendra, dud. fiffre, ainsi que les autres joueurs pour le corps de la Bazoche à Paris sont tenus de faire . . .-n. — 2 (fol. lxx v°).

1553. — Quittance par Jean Vallerault le jeune, savetier, rue de Bièvre, à Guillaume Langelé, compagnon savetier, qu'il a eu comme apprenti, trois ans auparavant, de la somme portée à son profit au contrat d'apprentissage, contrat que Jean Vallerault a

[i5/io.]

perdu, ayant dû jeler tout soa bien dans la rue lors d'un incendie qui e'clata, il y a environ un an, dans la maison voisine de la sienne. — 3 (fol. lxxi v°).

1554. — Quittance ge'nérale d'Etienne Ligier et de Pierre de Launay, voituriers par terre, rue de la Bretonnerie, près de la porte Saint-Jacques, à Louis de Mony ou Mouy, apothicaire, Gervais Douys, Jean Hastier, serrurier, Marin Macë, Jaspard Lorin, potiers d'ëtain , Antoine Hélie , couturier, Nicole Lambert et Michel Fontaine, (ous bourgeois de Paris, commis par justice au nettoiement du quartier de la grand rue Sainl-Jacques el de la place Maubert pour i'annéa iBSg, tant pour le prix de leur marché que pour les dommages et intérêts qu'ils prétendaient leur être dus en raison de la promulgation , au cours de celte même année , de l'ordonnance sur le fait des boues et immondices , et pour les frais résultant de l'inslance introduite; les deux voitimers reçoivent cinq écus d'or soleil. — 5 et 8 (fol. Lxxii v°).

1555. — Marché entre Noël Guyton, libraire et relieur de livres , rue des Sept Voies, et Jean Bénart , de Bordeaux , licencié en droit, y demeurant, logé, à Paris, au logis de la Bouteille , près de l'église Saint-Andrédes-Arcs, pour la vente par Noël Guyton de trois cent quatre vingt dix-huit exemplaires du Pynjchiatheron seii Stimulus ad Deum adversus Luteranos et quosvis hereticos, imprimés en papier, en l'impression de Toulouse , par Nicolas Viellart, le 4 des ides de janvier i5/io; chaque volume , comptant quarante-sept feuilles d'impression, sera vendu 3 s. t.; la commission est fixée à un sou pour livre; à Noël, Jean Bénart reprendra les exemplaires non vendus. — 5 (fol. lxxui v°).

1556. — Mise en apprentissage, pour deux ans, par Bernard de la Brosse, laboureur, rue d'Orléans , à Saint-Marcel , de son fils , Pierre

BEGUEIL D'ACTES NOTABIES.

de la Brosse, âgé de treize ans , chez Guillaume Planchot, même qualité, rue Mouffetard , qui lui fournira le gîte et le couvert et lui donnera, au fur et à mesure qu'il l'aura gagné, une chemise de chanvre, une paire de souliers de savetier et 6 1. t. — 6 (fol. LXXV v°).

1557. — Vente par Nicolas Eustace, libraire, rue des Mathurins, tant en son nom qu'en celui de son frère, Thomas Eustace, même quahté, rue Neuve Notre-Dame, à Andrie Berruyer, veuve de Jean Thiboust, fripier , rue Traversine , près de l'église Saint- Nicolas-du-Ghardonneret , de la moitié par indivis d'une propriété de quatre toises de largeur sur la rue Moireau, à La Villeneuve Saint-Bené, autrement dit le Clos du Chardonneret; cette propriété, sm* laquelle s'élève actuellement une maison, avait été acquise, le 2/1 juillet i538, par feu Pierre Eustace, frère des vendeurs, dont ceux-ci avaient hérité, chacun pour un quart; prix : 4 1. t. — 10

(fol. LXXVIl).

1558. — Attestation par Jean Dubois, barbier, chirurgien et bourgeois de Paris, devant la Croix Hémon , dite des Carmes , âgé de cinquante-cinq ans, et par Aubin de l'Aulge, tonnelier, rue Saint-Victor, près de la place Maubert, âgé de quarante-quatre ans, du refus opposé par le vicaire du cardinal du Bellay, évêque de Paris, son frère, ledit vicaire devenu depuis évêque du Mans, de recevoir à la prêtrise Jacques Marsot, aujourd'hui prêtre , qui lui présentait un acte portant don à son profit par sou oncle, François Marsot, prêtre, rue Saint- Victor, de 6 1. t. de rente sur les biens de Jean Berge et Jean Guérin et de 1 4 1. t. de rente sur sa propre maison, ff disant par led. vicaire que s'il faisoit preslre led. m" Jacques soubz led. tiltre, qu'il en tieudroit sa conscience chargée ", bien que la maison de François Marsot valût plus que cette rente de 20 1. — 7 (fol. lxxvu v°).

1559. — Engagement, pour trois ans, de Georges Gillet, fouiou de l)onnels, demeurant en l'un des deux moulins à fouler bonnets sis sur la rivière de Vaux, près Essonnes, appartenant à Jean Arment, bonnetier, grand i-ue Mouffetard, au service exclusif de celui-ci ,moyennant 3o 1. t. l'an; l'rf alloué»! paiera, à dire d'experts, sur ses gages, les bonnets mal foulés ou cassés, rompus ou décliirés; résiliation d'un contrat antérieur, du 27 mars précédent. 19 (fol. LXXIX).

1560. — Séverin Canaye ou Canée, teinturier, à Saint-Marcel , paroisse Saint-Hippolyte, déclare fausse une prétendue reconnaissance , dont le texte est transcrit dans l'acte , en date du 2^ octobre iSSg, par laquelle il s'engageait à payer, à Pâques i56o, à François Rénezic, marchand de Toulouse, 3o4 1. i5 s. t. , (fà cause de pastel à iiioy vendue ; dont acte , à la requête de Jean Buisson , serviteur et facteur de Pierre Castaigne, marcliand et bourgeois de Toulouse. — 12 (fol. nu").

1561. — Marché entre Jean Le Moult, dit Mollet, Laurens Lyoust et Raphaël Regnart, laboureurs et carriers, à Saint-Marcel, et François Grin, prêtre, chambrier, procureur et receveur général de l'abbaye de Saint-Victor, pour l'extraction (rr faire tirer, lever et mectre en forme v ) , d'une carrière appartenant à l'abbaye, entre le chemin des Ras- Bréaut et celui de Copeaux, à Ivry-sur-Seine, de la pierre de taille , libage , pavé , marches et moellon qui s'y trouveront, à charge d'entretenir le chemin d'accès des chariots dans la carrière, de laisser ou faire des piliers pour soutenir le ciel et éviter les fontis, d'aider au chargement, de ne rien vendre sans autorisation , et d'entretenir les outils fournis par l'abbaye, savoir deux mails, deux barres servant de pinces, deux pioches, une laie, un têtu, un pic et cinq coins, le tout en fer; celle des deux parties qui voudra résilier le marché.

[i5/io.]

devra prévenir l'autre huit jours à l'avance; prix : 8 1. t. les cent chariots de moellon, 5 s. 6 d. t. le chariot de carreau rr sangle ^i ou double, 5 d. t. le pied de pierre au pied, 4 d. t. le pied de libage, pavé ou marches. — ik (fol. nii" v").

1562. — A la requête de Jean Aubin, avocat au siège d'Angoulême, Jean Brinon, conseiller du Roi, maître ordinaire de ses Comptes, seigneur de Pontillaut, atteste que les recherches qu'il a faites et fait faire en vue de retrouver le compte, avec les pièces justificatives , de Jean Aubin , fermier du quart du sel vendu aux pays de Poitou, Saintonge, La Rochelle, ressorts et enclaves, de novembre i533 à février i534, sont restées infructueuses; Jacques Aubin avait remis ces pièces à Jean Brinon et à feu Jean Fraguier, conseiller du Roi, auditeur de ses Comptes à Paris, commis à leur examen par lettres patentes, datées de Paris, 4 août i534; l'avis des commissaires avait été transmis au Conseil privé le 9 décembre suivant. — i5 (fol. nu"i v°).

1563. — Vente par Emond de Beaulieu, barbier et chirurgien de Paris, contrôleur du grenier à sel de Saint-Saulge , y demeurant , à François Eslienne, libraire et bourgeois de Paris, me du Clos-Bruneau , de h 1. t. de rente, dont 60 s. t. à Villejuif et 20 s. t. à Fleury , paroisse de Clamart , moyennant 70 1. t.

Une note marginale mentionne qu'une grosse de cet acte, faite le i5 mars iSig, a été signée par Fardeau seul, crpour ce que à ce jour led. notaire Viau (le notaire en second) esloit deceddéi. — 18 (fol. ini"ii v°).

156/i. — Abandon par Laurens Lioust, carrier, rue de Lourcines , à Jean Trepperel , marchand grossiei' de soie , bourgeois de Paris , d'un terrain de trois toises sur la rue Trepperel , vendu par Jean Trepperel à Claude Hutin ,

sommelier, à Saiut-Marcel , moyennant 45 s. t. de rente, et que ce dernier, ne pouvant remplir les conditions de la vente, avait élé obligé de céder à Laurens Lioust. — 29 (fol. nu" V v°).

1565. — Revente par Jean Trepperel, rue de la Vieille Draperie, derrière IVglise Saint- Barthélémy, à Simon Chopin, grand rue Moufletard, du terrain précédent, moyennant la même rente, à charge de clôturer pour la Noël et de construire dans l'année; même faculté de préemption et même usage du puits que dans les actes analogues qui précèdent. Voir i)lus haut, n"' 1539, 15/jO et 1546. — 99 (fol. nii"vv°).

1566. — Vente par Denis Moireau, boulanger, grand rue MoufTetard, à Bernard Laumont, grand rue de Copeaux, de trois terrains, l'un au Clos du Chardonneret, rue Moireau, de huit toises sur neuf, aboutissant au suivant, acquis par le vendeur de Jeanne du Tillet , veuve d'un nommé de la Brelèche , puis , en secondes noces , d'Yvon Peu , et de son fils , Jean de la Bretèche; le second, de quatre toises et demie de long , acquis de feu Louis d'Albiac, moyennant 3o s. t. de rente, contigu d'un côté au troisième; le troisième, de quatre toises sur la rue Trepperel , sur six toises et demie, acquis par le vendeur de Jacques Momblet, qui lui-même l'avait acheté à Jean Trepperel, moyennant ko s. t. de rente, rachetables pour 20 1. t.; prix : 86 1. 1 5 s. t. — 2 4 (fol.Hii"xv°).

1567. — Cession pure et simple au vendeur par Pierre Teinturier , maçon , à Paris , d'un terrain de six toises sur la rue Trepperel , par lui acquis, le 17 mars iSSg, de Jean Trepperel, marchand de draps de soie, rue de la Vieille Draperie, moyennant 4 1. 10 s. t. de rente. — 2 4 (fol. nii"xi v°).

1 568. — Vente par Jean Trepperel du ter-

rain précédent à Guillaume du Fust, manouvrier, rue du Bon Puits, et à Michel Manceau , même qualité, au Clos du Chardonneret, qui en auront chacun une moitié; clôture dans l'année, construction dans les deux ans, droit de préemption pour le vendeur, usage du puits; prix : 4 1. 10 s. t. de rente. — 9 4 (fol. nn"xa).

1569. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Etienne Rouzet, maçon, hors la porte Saint-Marcel, sur les fossés, de son fils, Marceau Rouzet, âgé de quatorze ans, chez Denis Liéjart, peignier, à Saint-Marcel, sur les fossés ; celui-ci fournira à l'apprenti le gîte, le couvert et l'entretien; le père lui paiera 100 s. t. et donnera à son fils, pour la Saint-Martin, une jaquette, une paire de chausses , trois chemises , un pourpoint et une paire de souliers. — 97 (fol. nii"xni v°).

1570. — Désistement d'Hélène Marabout, servante et chambrière de Jacques Flament, (avernier et hôtelier, rue Saint-Denis, près du Ponceau , à la Croix blanche , de la poursuite par elle intentée devant l'ofiicial de Paris contre Guillaume Labbe , prêtre , à Bréval, au diocèse de Chartres, tant à cause des relations intimes qu'elle pi"étendait avoir eues avec celui-ci, que pour être payée de ses gages; rr . . . la vérité seroit et est telle qu'elle auroit et a faict ladicle poursuicte à l'instigation d'aucuns malveillans dud. Labbe, non voullans le bien de l'ung ne de l'autre; et au regard de ses salaires et services, qu'elle en auroit et a esté bien et deuement contentée. . .51. — 28 (fol. nH"xnn).

Juillet.

1571. — Déclaration de Barlhomieu Chavaint, de Beaujolais, paroisse de trCharrassimonn , étudiant à Paris, rue des Noyers, certifiant que la location , pour un an , de partie d'une maison, rue des Noyers, à la Croix d'or, moyennant 60 1. t., prise, le 9 3 juin précé-

dent, par François Bault, sieur de rrCharantaysii, receveur de Berry, de Claude Arnoul, notaire en la conservation des privilèges apostoliques de l'Université de Paris, l'a e'téen son lieu et place. — 2 (fol. ini"xvi).

1572. — Renonciation, moyennant 11 1.

5 s. t., à lui versés par Pierre Jumeau, laveur de livres, à Paris, par Pierre Tixier, relieur de livres, au Clos-Bruneau , au logis de la Rose, à toute poursuite contre Guillaume de Bouys, imprimeur de livres, au logis de la Cuiller, en face de l'église Saint-Hilaire-du- Mont, absent, en raison d'un coup de couteau qu'il .en aurait reçu huit jours auparavant. —

6 (fol. nn"xvin).

1573. — Mise en apprentissage, pour six mois, chez Jacques Leclerc, drapier drapant et faiseur de couvertures, rue du Comte de Boulogne , à Saint-Marcel , chez qui il demeure, de Claude Maçon, natif de Provins en Brie, âgé de vingt ans, ftsans parens ne amysn; Jaccpies Le Clerc paiera à l'apprenti lod. t. par pièce d'ouvrage de couverture entière, moyennant quoi Claude Maçon restera six mois de plus à son service, en touchant 18 d. t. par pièce, et, s'il y a lieu, 3 d. t. l'aune de drap. — 18 (fol. cvi v°).

1574. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Guillaume Le Mée, cardeur de laine, h Champion, près rrLe Mayne la JohaizT), au diocèse du Mans, de son fds, Jean Le Mée, âgé de onze ans, chez Jean Bruzelle, faiseur d'esfeufs, au Clos Sainte -Geneviève, qui lui fournira la chaussure, le gîte et le couvert. — 19 (fol. cvi v°).

1575. — Mise en apprentissage , pour quatre ans , par Jean Chef-de-bien , manouvrier, à Paris, de François de Musart, fils de feu Raoulin de Musart, boulanger, aux faubourgs Saint-Honoré, âgé de douze à treize ans, chez Jean Bailleur, dit des Noix , libraire et relieur

de hvres, qui lui fournira le gîte et le couvert. — 22 (fol. cvn v°).

1576. — Mise en apprentissage, pour sept ans, par Louis Brébion, manouvrier, rue des Gravilliers, de son fils, Pierre Brébion, âgé de quinze ans, chez Claude Beauvier, fripier, demeurant rue de la Plâtrière et tenant ouvroir aux halles de la friperie, qui lui fournira le gîte et le couvert. — 28 (fol. cxn v°).

1577. — Marché entre Guillaume Lebas, charpentier de la grande cognée, rue de la Vieille Tisseranderie , maison du Heaume, et Samson Soret, seigneur de Mons-Ivry, près Villejuif, demeurant h Chartres, pour réparations à deux pressoirs, l'un h arbre, l'autre à roue, à Mons-Ivry, ii faire dans la quinzaine, moyennant i5 I. 10 s. t. et le vieux bois, la vis et l'écrou étant fournis par le client. — 28 (fol. cxui).

1578. — Sous-localion, pour six ans, par Marc Moireau, étudiant en l'Université de Paris, rue des Carmes, à Guy de Mantes, trorlogeuni , d'une maison, rue Saint-Etiennedes-Grés, devant le collège de Montaigu, à l'exception d'une étable et de l'étude au-dessus, et sous condition d'avoir une clef du jardin; prix : 66 1. t. par an; le bailleur tenait lui-même celte maison , pour la même période , du propriétaire, Jean de Beschefer, chanoine de Cliâlons. — 29 (fol. cxiii v°).

1579. — Testament de Benoît Noël, teinturier, à Saint-Marcel : lieu de sépulture, l'église Saint-Hippol yte ; ff . . . s'il decede et rend l'esperit après disner ou au seoir, que son corps soit gardé jusques au lendemain pour le inhumer et enterrer. .. r:. — 3o (fol. cxuii v°).

Août.

1580. — Marché entre Pierre Mauparlier, Pierre Brisaufroy , Pierre Buelle , Jacques Guédier et Robert Mauparlier, poissonniers

[i5/io.]

dVaii douce, à l'aris, et (Claude de Speuze, seigneur du lieu, bachelier formé en théologie en l'Université de Paris, pour la l'ournituro par celui-ci aux premiers , pour la Toussaint, ou plus tôt, à charge aux acheteurs de prévenir huit jours auparavant, du poisson du grand étang de L'Aunoy-Hcgnault, de l'étang de La B;iudière et du grand étang de Replonges , à prendre tout péché, sur la chaussée des étangs; la carpe de douze pouces et audessus, les tffourcieres'i et alevins exceptés, 12 1. 1. le cent; le brochet de quatorze à dixhuit pouces, 2 2 1. 10 s. t. le cent ; celui de dix-huit à vingt-quatre pouces, ^5 I. t. le cent; le brochet dit carreau, de vingt-quatre pouces et au-dessus, ho s. t. pièce; Claude de Speuze donnera trois cents carpes pardessus le marché; d'autre part, les acheteurs devront transpoi'ter à Paris, à leurs Irais, cent carpes , vingt-cinq brochets de quatorze à dix-huit pouces et autant de dix-huit à vingt-quatre pouces, et les amectre en bouticle fermée en la rivière de Seynen, où ce poisson restera à l'entière discrétion de Claude de Speuze. — 2 et 2 5 (fol. cxv).

1581. — Marché entre Antoine Camus, verrier, à Florent, près Sainte-Menehould, et Louis Cannetier, marchand de verres , demeurant au boulevard de la porte Bordelle , pour la fourniture d'une charretée de verres de pierre, à livrer dans le mois, à Paris, moyennant 3o s. 6 d. t. le rffexi de verres. — 6 (fol. cxvii).

1582. — Mise en service (par suite d'une erreur de rédaction , la durée de l'engagement n'est pas indiquée) par Guillemette Cybot, veuve de Simon Alain, laboureur, à Villejuif, de sa fdle, Perrette, âgée de dix ans, chez Antoine Pégot, laboureur, à Villejuif, qui lui fournira le gîte et le couvert, l'entretiendra et lui donnera à l'expiration de l'engagement, 10 1. t. et une robe de drap noir de 100 s. t., ou sa valeur. — 10 (fol. cxviii).

1583. — Rail, pour six ans, par Jacqueline d'Escorcy, rue Galande, sœur et héritière de Pierre d'Escorcy, procureur au Châtclet de Paris, et veuve de Hugues Le Fonrbeur, avocat au Cliâtelet, à Geoffroy des Aides, rue du Mûrier, du jeu de paume de l'Huis de fer, rue Saint-Gerniain-l'Auxerrois , moyennant 160 1. t. par an; chacun des quatre termes annuels sera réduit de 1 0 1. t. , en vue d'assurer dans les six ans le remboursement de la créance de ako 1. t. contractée aujourd'hui par Jacqueline d'Escorcy vis-à-vis du preneur. — 1 2 ( fol. vi" ).

158A. — Mise en apprentissage, pour quatre ans , par Guillaume Gaidtier, tondeur de draps, à Saint-Marcel, de son fils, Jean Gaultier, âgé de quatorze à quinze ans, chez Pierre Boiteux, cordier, à Saint-Marcel, (pii lui fournira le gîte, le couvert et l'entretien. — 12 (fol. VI" i).

1585. — Marché entre Jean Vigant, verrier, rue de la Vieille Tisseranderie, près de la porte Baudoyer, et Thomas de l'Aistre, prêtre, curé de Conflans, habitué en l'église Saint-Étienne-du-Mont, pour la fourniture d'une ffvoirriere de voirre painct, ayant trois jours, en la cliappelle Nostre Dame, maçonnerie neufve de l'église Sainct Estienne du Mont de Paris, et en icelle voirriere faire l'ymagerie qui est contenu ou [)ortraict en pappier . . . , dont les painctures et couleurs seront vifves et portraictz au vif, bien et deuement faictz, sans contredict, lequel portraict d'ymagerie tant seullement est demouré en la possession dud. Vigant. . . n; à livrer pour la Toussaint; prix : 35 1. t. — iG

(fol. VI" II).

1586. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Nicolas de Rouvespierre , prêtre, prieur de Sainto-Geneviève-du-Mont, prieur-curé de Roissy-en-France, à Jean d'Oresmaiix, prêtre, à ffTilleu en France^, et Nicolas Olin,

mi'niiiEniE nationale.

laboureur, à Roissy, moyennant cent écus d'or soleii par an. — 17 (fol. vi"iii).

1587. — Bail , pour six ans, de la cure de Warty, près Clermont-en-Beauvaisis, par Louis Bêchefer, banquier, place Maubert, agissant pour Nicole HamboHet, prêtre, cure du lieu, à Adrien Gastel, prêtre, natif d'Angivillers, y demeurant, moyennant 5o 1. t. par an. — 18 (fol. vi"v).

1588. — Contrat de mariage de Jeanne Se'nêchal, fdle de Jean Séne'chal, marchand, bourgeois de Paris, rue Saint-Antoine, à l'hôtellerie de l'Ours, et de Geneviève de l'Aislre, nièce de Thomas de l'Aistre, prêtre, curé de Conflans, au diocèse de Sens, avec Toussaint Mégissier, épicier, bourgeois de Paris, porle de Paris, près la rue Saint-Denis, cousin de Jean Bonhomme, libraire, témoin au contrat. — 18 (fol. Vl" V v°).

1589. — Vente par Michel de Haches, sommelier et panetier du roi et de la reine de Navarre, rue de Bièvre, à Geoffroy du Cloux, menuisier, même rue, de meubles, ustensiles et linge se trouvant dans une maison , rue de Bièvre, des dépendances de l'hôtel de Vendôme , ladite maison appartenant à Geoffroy du Cloux, et oh demeure le vendeur; prix: 168 1. t., dont 108 1. 5 s. t. payés à l'instant, 8 1. 1. à valoir en remboursement de pareille somme restant due par le locataire au propriétaire et 5 1 1. 1 5 s. t. à payer par l'acheteur à Pierre Millan, crgraveur en planche du Royn , créancier du vendeur pour pareille somme. — 19 (fol. vi"vii).

1590. — Marché entre François Poireau, joueur de fifre, au boulevard de la porte Bordelle, d'une part, et Julien Chappelain, Jean Chappelain, pelletiers, Guillaume Le Bourg, papetier, Antoine Balaille , chaudronnier, Jean , dit Beausault , boucher, à Saint-Germain-des- Prés, d'autre, irqui, au plaisir de Dieu, ont

enlreprins de faire la feste de Sainct Supplice prochainement venant aud. lieu de Sainct Germain des Prés . . .v ; François Poireau s'engage à f fournir de unze personnes , c'est assavoir cinq tabourins de Suisse , quatre liffres et deux basteurs de sonnettes, le tout pour jouer par huict jours à lad. feste, c'est assavoir ce jour d'huy après disner, demain prochain après disner, mardi prochain aussi après disner, la vigille de lad. feste Sainct Supplice aussi après disner, le jour de lad. feste tout du long, le samedi prochain ensuivant après disner et le dimenche et lundi prochains après eusuivans tout du long du jour, et encorès bailler des aulbades aux varletz de lad. feste led. jour de demain malin, le jour do lad. fesle et led. jour de dimenche ensuivant. . . 1 ; prix : 20 1. 1., rf . . . et quant lesd. joueurs jourrout, seront tenuz lesd. varlelz [qui sont dessus nommez], de les nourrir à leurs despens. . . 1. — 91 (fol. vi"vni).

1591. — Engagement par Jean Florentin, secrétaire de l'évêque de Lavaur, représenté par Jacques Brunet, rue de Bièvre, d'une |)art, et par Simon de Beausoleil, chanoine et archidiacre de Lavaur, héritier de Simon de Beausoleil , évêque de Lavaur, représenté par Michel Panis, bachelier en chacun droit, au collège Sainte-Catherine , à Toulouse , d'autre [»art, de soumettre à l'arbitrage de l'évêque de Lavaur, actuellement en ambassade pour le Roi vers l'Empereur, leur différend rrpour raison du don faict aud. Florentyn par le Roy nostre sire de la somme de xnii° lx tant livres et tant solz tournois que led. maistre Jehan Florentyn prétend et maintient estre deue au Roy. . . par led. deffunct evesque. . .«. — 21 (fol. vi" VUI v°).

1592. — Reconnaissance par Yves Magnat, prêtre, maître principal du collège de Karembert, y demeurant, au profit de Pierre Aubert , tondeur de grandes forces , rue de Béthisy, de 16 I. i5 s. t., tant pour ce que

[i5/io.]

Yves Magnct devait encore à Pierre Aubert de la somme portée au contrat d'apprentissage de son neveu , Alain Magnet, qiie pour les dommages et intérêts re'clamés par le patron de l'apprenti , celui-ci l'ayant quitté prématurément. — 9 9 (fol. VI" ix).

1593. — Quittance par Charles Orget, sergent à verge du Roi au Châtelet de Paris, à Geoffroy du doux, menuisier, bourgeois de Paris, de vingt-trois écus d'or soleil dûs à Pierre Millan, rrgraveur de planches du Rop, par Michel de Haches , sommelier et panetier du roi et de la reine de Navarre , dont les biens, jusqu'à concurrence de 5 1 1. 1 5 s. t., avaient été saisis et conflés à la garde de Geoffroy du CIOUX. 99 (fol. vi"ix).

1594. — Engagement, pour trois ans et cinq mois, de Denis Cauville, âgé de vingtdeux ans, originaire de Rieux-en-Beauvaisis , demeurant à Chanipigny- sur -Marne, sans parents ni amis, au service de Claude Guérin, maçon, à Champigny-sur-Marne,quilui fournira le gîte et le couvert et lui paiera i o 1. 1. — 9 4 (fol. vi"x).

1595. — Engagement par Louis de Clermont, chevalier, baron de Prully, conseiller et maître d'hôtel ordinaire du Roi, près du port Saint-Bernard, à Jean Dangnechin, avocat en Parlement, des biens meubles portés en un inventaire, ci-inséré, du 28 août i54o, et laissés en la garde de Pierre Crampon , cuisinier, rrau logis de Mons', à Paris, en la maison de Saiva« , en raison d'un achat de vaisselle d'argent fait en réalité pour le seul Louis de Clermont, mais à l'occasion duquel Jean Dangnechin et d'autres avaient souscrit, avec Louis de Clermont, une obligation de 9, '400 1. t., payables en janvier prochain, à sire Danès, marchand, bourgeois de Paris. — 96 (fol. vi"xi). >

1596. — Don par Jean Bordier, niauou-

vrier, au port Saint-Bernard, devant la rue de Bièvre, et Perrette Chandon, sa femme, à Bonaventure Bordier, compagnon savetier, grand rue de Saint-Marcel , de tous les biens qu'ils posséderont à leur décès, à condition pour le donataire de prendre les donateurs à sa charge. — 99 (fol. vi" xii v°).

Septembre.

1597. — Bail, pour trois ans, par Cardin Thiboust, faiseur d'esteufs, rue Geoffroy L'Asnier, à Raoulin Berthault, même qualité, sur les fossés, entre les portes Saint-Jacques et Saint-Marcel, d'un jeu de paume , rue de Copeaux, lieu-dit le Clos du Chardonneret, autrement La Villeneuve Saint-René, moyennant dix douzaines d'esteufs neufs, blancs, du poids et de la façon de Paris , à livrer le vendredi de chaque semaine , ou leur valeur, soit 9 5 s. t., au choix du preneur. — 4

(fol. Vl^XV!).

1598. — Marché entre Pierre Guyon, maçon, rue du Bon Puits, lieu -dit le Clos Sainte-Geneviève, et Jean Baiily, bonnetier, grand rue Mouffetard, pour la construction, pour la Saint-Michel, d'un mur de neuf toises de long, frpour servir du cos té de la bricolle au jeu de paulme que led. Baiily a à luy apartenant,. . . où pend pour enseigne la Bouteille, laquelle muraille sera maçonnée de terre , et de six piedz en six piedz y aura chesnes de piastre de deux piedz de large. . ., et si enduira led. Guyon icellui mur tout de piastre du costé dud. jeu de paulme et vers lad. bricolle. . . « ; le maçon pourra utiliser les matériaux du vieux mur à démolir; prix: onze écus d'or soleil. — 7 (fol. \i" wii \°).

1599. — Testament de Jean Chomassier, fds de feu Jacques Chomassier, laboureur, à Lastellas, paroisse de Sainte-Sigolène , au diocèse du Puy-en-Velay, et de feue Louise Gerfagnonne , âgé de trente-six ans , ancien servi teur de Claude Bourdel, demeurant à Taille en

Flandre , actuellement malade et alité , à l'Image Saint-Nicolas, i-ue des Amandiers : lieu de sépulture , le cimetière de l'e'glise Saint-Étienne-du-Mont. — 8 (fol. vi" xviii).

1600. — Arrangement entre Guillaume Auberon le jeune, labom'eur, rue de Copeaux , tant en son nom qu'en celui de Perrelle Chalumeau, femme de Bernard Polet, et Regnault Angevin, cordonnier, grand rue de Saint-Marcel, agissant pour Jacques Morisaut, laboureur, son locataire, actuellement détenu au Châtelet de Paris, en raison dévoies de fait dont Guillaume Auberon et Perrette Chalumeau ont été victimes, le samedi précédent, de la part de plusieurs individus, parmi lesquels se trouvait .lacques Morisaut; moyennant 10 1. t. et les dépens, les intéressés consentent à l'élargissement de Jacques Morisaut. — 9 (fol. VI" xix).

1601. — Contrat de mariage de Madeleine Evyn, fille de Pierre Evyn, libraire, rue Saint-Jean-de-Beauvais , avec Claude L'Aisne, libraire, rue de la Parcheminerie. — g (fol. vn").

1602. — Mise en apprentissage, pour deux ans, par Pierre Piquelin, praticien en cour laye, rue des Jardins, de son beau-fils, Pierre Lamoureux , fils de feu Guillaume Lamoureux et de Catherine Boucliel, âgé de quatorze ans, chez Pierre Thérouanne, menuisier, hors la porte Saint-Victor, qui lui fournira le gîte et le couvert, recevra deux écus d'or soleil , remboursables en cas de prédécès de Pierre Thérouanne , et autorisera l'apprenti à ffpovoir aller aux jours de festes ou dimenches, en ung mois, une heure seullement, en l'hostel dud. Piquelin, pour prandre linge blanc et sjy nectoyer. . . n. — ii (fol. vu" v").

1603. — Vente par Guillaume Fouruier, charpentier de la grande cognée, bourgeois

de Paris, rue des Barrés, près des Célestins, à François Delamare, doreur de livres, rue de la Biicherie de Prtit-Pont, de ses droits sur une maison , sise dans cette dernière rue , tenant d'un côté et aboutissant à l'hùtel de l'Image Saint-Nicolas , moyennant /ta I. t. et une renie de à h t., rachetable pour à8 1. t., payables en une fois, et sous condition d'acquitter le vendeur envers Jean Delamare l'aîné , la veuve de Nicolas Delamare et tous les autres héritiers de ce dernier, ayeul du vendeur, fils de Jeanne Delamare et de Sébastien Fouruier. — I A (fol. vu" I v°).

160i. — Désistement réciproque de toute action par Catherine Abraham, âgée de trente ans, rue de Copeaux, pom- rftous les excès et batures que lad. Katherine maintenoit luy avoir esté faizi? par Barthélémy Régnier, prêtre , bénéficier en l'église de Paris , rue Saint- Victor, et par celui-ci pour rtoutes injures qu'elle pourroit avoir dictes et proférées publicquement à l'enconlre dud. Regnyer et de sa bonne renommée, lesquelles injures elle dict n'estre véritables et qu'elle les auroit et a proférées par courroux et en indignacion desd. excès par elle prétendu/ et maintenuz . . . b : Barthélémy Régnier verse 5o s. t. à Catherine Abraham. — i8 (fol. vn" ni).

1605. — Arrangement entre Fi'ançois Girault, compagnon imprimeur, rue du Clos- Bruneau, qui avait mis en apprentissage, pour ([uatre ans, deux ans et trois mois auparavant, son fils, Jean Girault, chez Denis Chartier, relieur et doreur de livi'es, au Mont Sainte-Geneviève, et ce dernier, qui avait égaré le brevet d'apprentissage; l'apprenti ayant abandonné prématui'ément son maître , celuici avait fait condamner le père devant l'auditeur Daniel; en conséquence, François Girault met son fils, pour vingt-et-un mois, période restant à courir du contrat primitif, comme apprenti chez Denis Chaitier, à charge par celui-ci (le le nourrir, etc. {sic), de le chausser

[i5/io.]

et de lui donner, à son départ, une paire de chausses et des souliers neufs. — 2îj (fol. vil" ni v").

1606. — Marché entre Jean Le Grant, maçon, grand rue Saint- Jacques, au Lion d'ar- {yeiit, et Charles des Groux, procureur en la Chambre des comptes, à Paris, pour travaux à faire en une maison formant l'un des coins de la rue Saint-Jean-de-Beauvais: prix: 38 s. l. la toise. — 97 (fol. vii"v).

Octobre.

1607. — Reconnaissance par Louis Houdray, compagnon tourneur de bois, et Nicolas de Saint-Martin, tourneur de bois, au boulevard de la porte Bordelle, au profit de Pierre Beaupère, maître dudit état, rue Beaubourg, que Louis Houdray avait quitté prématurément, de 4 1. 5 s. t. , payables à raison de 5 s. t. le samedi de chaque semaine. —

1" (fol. vu" VI v°).

Septembre (suite).

1608. — Sous-location, pour un an, par Geoffroy des Aides, bourgeois de Paris, locataire de Jacqueline d'Escorcy, veuve de Hugues Le Fourbeur, à Roger Hugues, bourgeois de Paris, rue Saint- Victor, du jeu de paume de l'Huis de fer, rue Saint-Germain-l'AuxeiTois, actuellement tenu par Noël Le Faucheur, moyennant 900 1. 1. , chaque terme étant payé trois mois à l'avance; promesse de sous-location , pour l'autre année, parle même , locataire de Marion Le Hongre, au même, du jeu de paume des Trois Rois , qu'il tient actuellement , aux charges de la location et moyennant 9.5 1. 1. de vin de marché. — 98 (fol. vu" vu).

Octobre {suite).

1609. — Bail, pour quatre ans, à commencer à Pâques 1 5 4 9 , par Perrette Périer, veuve de Jean Granjon, libraire, au Glos- Bruneau, à Nicolas de Guingamp, même qualité, d'une cave, d'un ouvroir et d'une chambre

au-dessus, actuellement occupés par le preneur, moyennant Sa 1. t. par an. — 7

(fol. vil" XII ).

1610. — Mise en apprentissage, pour six ans, par Raphaël Regnard, laboureur, rue de Copeaux, de son fils, Marquet Regnard, âgé de douze ans, chez Jean Gervais faîne, couvreur de maisons , rue du Mûrier, qui lui fournira le gîte et le couvert, l'entretiendra et lui donnera, à la fin de son apprentissage, l'outillage du métier. — 9

(fol. vil""' XIII v°).

1611. — Mise en service, pour un an, par Jean de Provins, compagnon savetier, grand rue Saint-Marcel, de son frère, Bcrthelot Picard, âgé de seize ans, chez Claude Belletante, savetier, grand rue Saint-Marcel , qui lui fournira le gîte et le couvert et lui payera 70 s. t.—

1 1 (fol. VII" XIII v°).

1612. — Mise en apprentissage, pour un an et demi, par Evrard TrézaI , prêtre, religieux des Jacobins de Lille en Flandre, actuellement étudiant aux Jacobins de Paris, et Charles de Galonné, étudiant en l'Université de Paris, rue Judas, de Charles Pannetier, originaire de Cysoing, âgé de dix-huit ans, chez Pierre Veau , bonnetier, rue de Lourcines , qui lui fournira le gîle et le couvert et recevra, en cas de dédit, dix écus d'or soleil. —

1 1 (fol. vu" XV v°).

1613 — Cession, moyennant 6 1. t., par Geoffroy Guise, pelletier, h Saint-Marcel, à Jean Aveline, bonnetier, aux faubourgs Saint- Victor, de rrla ferme des courbés montans et avallans, passans et rapassans par les portes Sainct Victor, Coippeaulx, Pont aux marchans et autres lieux, le long de la rivière de Seyne, du quartier dud. Pont aux marchans, Coippeaulx et Sainct Marcel ... « , à lui adjugée aux enchères par les gens des Comptes, le 4 septembre i5io, pour deux ans, à partir

du i" septembre i56o; f . . .led. droict de courbage. . . est d'ung denier parisis cbasciin cheval courbant, montant et avallant ésd. quartiers, pour lesd. deux années. . .1. —

12 (fol. VII" XVII ).

15^1 . — Janvier.

1614. — Cession du marché précédent, moyennant 100 s. t., par Jean Aveline à Raoulin Harvieux ou Hervieux , couturier, rue de Versailles, qui était entré en jouissance du droit dès le 19 octobre précédent. — 9/1

(fol. vu" XVII v°).

15â0 {suite). — Octobre (suite).

1615. — Reconnaissance par Philibert Lescaloppier, bourgeois de Paris , rue Galande , près de la place Maubert, au profit de François Boyer, dit Macart, et Mathurin Habart, officiers de ia bouche du Roi , de soixante-dix écus d'or soleil sur les quatre-vingts écus moyennant lesquels ceux-ci lui avaient vendu l'office de sergent à verge au Ghâlelet devenu vacant par la mort de Charles Le Rouge et qui leur avait été donné; les vendeurs s'engagent à remettre à l'acquéreur, au premier jour où le Chancelier de France fera sceller du grand sceau du Roi, le titre de son office. —

19 (fol. vu" XIX ),

1616. — Reçu des soixante-dix écus d'or soleil par François Boyer, agissant en son nom et au nom de Mathurin Habart, à Philibert Lescaloppier, dont la réception a eu lieu aujourd'hui. 1^4 (fol. VII" XIX ).

1617. — Mise en apprentissage , pour deux ans, par Jean Fouquereau, drapier drapant, à frChausson« , paroisse de ffLyurnesi, de son pupille, Simon Fouquereau, âgé de dix-sept ans , fils de Nicolas Fouquereau , laboureur, à rf Chausson n, chez Robert Ferrant, apothicaire et épicier, grand rue MoufTetard, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra 16 1. t. — i4 (fol. vu" IX v°).

RECUEIL D'ACTES NOTARIES. [i54o-i54i.]

1618. — Marché entre Jean Tallevalle , voi-

Im-ier par terre, grand rue Mouffetai-d, et Jacques Locart, charpentier de la grande cognée, rue Neuve Saint- Victor, et Richard Mares, tisserand en linge, au faubourg Saint- Victor, commissaires ad hoc pour l'exercice Saint-Remy i54o-i54i, pour le nettoiement, à faire une fois tous les quinze jours, ainsi que la veille des fêtes annuelles et solennelles et celle des processions, rrde la grantrue dud. faidxbourg, depuis le gril et esgout de lad. rue estant prés le serrurier et le chemyn des fossez de la ville de Paris, jusques à la maison où led. Locart est demourant, icelle maison comprinse, faisant l'un des coings de lad. rue Neufven, moyennant 10 1. t. — i4

(fol. vu" XIX v").

1619. — Mise en apprentissage, pour six ans, par Françoise Beaulieu, demeurant en Grève, veuve d'Alain Patu, laboureur, à Longjumeau, de son fils, Pierre Patu, âgé de treize ans, chez Jean Héloys, nattier, place Maubert, qui lui fournira le gîte, le couvert et l'entretien. — 18 (fol. viii" 11).

1620. — Engagement par Jean Josse le jeune, fils de Jean Josse l'aîné, tonnelier, à Saint-Jean-ies-Deux-Jumeaux , qui, le 98 septembre i538, s'était mis en apprentissage, pom* quatre ans, chez Alexandre Beaujouan, fondeur de lettres , à Paris , et qui avait quitté son maîlre, ayant encore trois ans à le servir, pom* apprendre le métier de compositeur en imprimerie, de rentrer pour trois ans au service de son maître, qui lui fournira le gîte et le couvert et lui donnera 9 1. t. — 20

(fol. VIIl" II v°).

1621. — Bail, pour trois ans, par Esme Magdelaine, bourgeois de Dijon, grand rue Saint-Philibert, ayant le droit de Remy Voisse, procureur général de l'hôpital du Saint-Esprit, près Dijon , à Gilbert Laurillier, demeurant au collège de l'Ave Maria, du produit des dons,

[i5/io.]

aumônes et bieufails provenant des cjnêtes et publications de pardons et confréries de l'hôpital, faites dans l'archevêché de Sens et dans les évéchés d'Orléms et de Chartres, rrà la charge. . . que led. preneur sera tenu de bien et deuement exercer ou faire exercer lesd. questes , selon la forme et teneur des placetz et mandemens desd. archevesque et evesques. . ., lesquelz led. preneur sera tenu impetrer et faire impetrer à ses propres coustz et despens par chascune d'icelles années, et en rendre de chascun desd. eveschez et archevesché ung mandement en la fin de chascune desd. années, ensemble coppie des pappiers viatz d'iceidx diocèses . . .r,; prix : vingt écus d'or soleil, payables, chaque année, le dimanche de Jubilate. — 21 (fol. vm" m).

1G22. — Mise en apprentissage, pour huit ans, par Annette, veuve de Jean Drouet, laboureur, à Savigny-sur-Orge, domiciliée à Paris, de son fils, Pierre Drouet, Agé de onze ans, chez Guillaume d'Assy, chandelier de suif, place Maubert, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra six écus d'or soleil. — 9 4 (fol. VIIl" V v°).

1623. — Contrat de mariage de Louise de Saint-Quentin , fille de Denis de Saint-Quentin , écuyer, homme d'armes de la compagnie du Connétable, à Commeny, avec Nicolas Gallet, rue Sainte-Marine, fils de Mathieu Gallet, écuyer, seigneur de Ti'iel, même rue. —

9 A (fol. VUl" VI ).

1624. — Engagement par Jérôme d'Auberat, dit de laSouchère, religieux de l'abbaye de Montpeyroux , au diocèse de Clermont en Auvergne, ordre de Citeaux, étudiant au collège Saint- Bernard , vis-à-vis de Pierre Finot, prêtre , curé de Coltainville , rtde l'acquicter . . . de tous despens. . . dont il pourroit eslre teim ... à cause de la poursuicte et procès intenté ou nom dud. Finot , pardevant mons' le prevost de Paris , . . . pour raison de la cure. . .

de Gei'myny, ou diocèse de Sens, pour laquelle poursuycte faire ledit Fynot a baillé procnracion en blanc aud, d'Auberat, et neanlmoins luy rendre et payer tout ce que payé en auroit et que contrainct en serait , incontinant le c I ; advenu , à la voiunté , première prière et lequeste dudict Fynot . . . n ; Nicolas Arribe , abbé de La Grâce-Dieu, ordre de Citeaux, diocèse de Saintes, se porte garant de Jérôme d'Auberat pour le tout, et Jean de Brouilly, libraire et bourgeois de Paris , au Clos-Bruneau , jusqu'à concurrence de vingt-cinq écus d'or soleil. • — 25 (fol. viii"xi v").

1 625. — Rectification au contrat intervenu, le 21 précédent, entre Esme Magdelaine et Gilbert Laurillier; celui-ci déclare qu'il ffu'entend . . . que led. Magdelaine soit tenu de lad. garantie synon en tant que touche la procuration et faict de l'esglise dud. Sainct Esperit , durant lesd. trois années, nonobstant le contenu oud. bail ... « ; Esme Magdelaine déclare , de son côté, qu'il entend fixer à ko s. t. la valeur de l'écu d'or soleil, soit à tio 1. 1. le montant du loyer annuel. — 26 (fol. vin"xniv°).

1626. — Reçu de 7 1. 10 s. t. par François Grin, prêtre, chambrier, procureur et receveur général de i'abbaye de Saint- Victor, à Pasquier Bailly, prêtre, chanoine de Notre- Dame d'Etampes, étudiant à Paris, maison de de la Croix verte , rue de la Harpe , pour le droit de l'abbaye à l'occasion de la résignation de sa prébende en l'église d'Etampes, consentie par Gilles Perrin au profit de Pasquier Bailly. — 99 (fol. viu"xnn v°).

1627. — Renonciation par Guillaume Cousin, libraire, rue Saint- Victor, maison de la Longue Allée, à toute action contre Pierre Maréchal, compagnon rôtisseur, actuellement détenu dans les prisons de l'ofiicialité de Paris, pour injures et voies de fait sur la personne de Jeanne Le Roy, femme de Guillaume Cousin , moyennant dix écus d'or soleil , payés par

le tuteur du coupable, Jean Bouclier, prêtre, notaire en la conservation des privilèges apostoliques en l'Université de Paris. — 99 (fol. vni"\v).

1628. — Marché entre Fiacre Talon, maçon, rue de Versailles, et Hardouin Corrivault, même qualité, bourgeois de Paris, rue de Jouy, pour travaux à exécuter par le premier dans la moitié d'un grand bâtiment récemment construit au collège du Cardinal Lemoine, près de la chapelle; prix: 8 s. t. la toise de Paris, les matériaux étant fournis par Hardouin Corrivault, ^excepté les entablemens, encbappemens et toutes autres sallies, qui ne seront aucunement lezées , combien que led. Talon soit tenu de les faire, dont il n'aura aucune chose. . .V. ■ — i5 (fol. vnfxvii v°).

ans, par Guillaume des Ceps l'aîné, laboureur, rue Mouffelard, de son fds, Guillaume des Ceps le jeune, âgé de vingt-trois ans, chez Pierre de la Touche, maçon, à Saint-Marcel, qui lui fournira la nourriture, etc. (sic), et l'entretien. — 3 (fol. vni"xix v°).

1630. — Engagement par Gilbert Laurillier, demeurant au collège de l'Ave Maria , envers Remy Voisse, prêtre, procureur et receveur général de l'hôpital du Saint-Esprit de Dijon , logé grand rue Saint-Jacques, hôtellerie de la Mule, rrde luy rendre bon compte et relicqua des dons et bienffaiz piovenans des pardons et confraries dud. Sainct Esperit en soixante parroisses du diocèse de Paris, hors la ville dud. Paris, du costé de la Brie et autre costé de Montlehery, selon le contenu du viat à luy baillé par led. procureur, signé de leurs seings manuelz, qu'ilz ont pardevers eulx, dont led. Voysse a baillé aud. Lauriliier pour ce faire img mandement de mous' le revercndissime cardinal du Bellay, evesque de Paris , avecques les placars et articles signez

[i5Ao.]

du secrétaire dud. révérend , pour affîger en chascune desd. parroisses , et ce pour les jours de dimenche prochain ])recedant la feste de la Conception de Nostre Dame prochainement venant, et led. jour et feste de Nostre Dame de Conception prochain, et pour ce faire, bailler et rappoiler les signatures et certifTicacions deuement signées au vray de lad. recepte, desd. curez et vicaires de cliascune desd. parroisses ou de l'ung d'eulx, et luy rendre led. compte avecques lesd. dons qui en proviendront,. . . sans y commettre abbus,. . . dedans le jour Sainct Thomas prochainement venant, sur iceulx preallablement desduyt. . . les peines, salières et vaccacions raisonables, selon la coustume dud. office... 55. — 5 (fol. IX" v°).

1631. — Engagement identique par Roch Parent, prêtre, rue Saint-Nicolas-du-Chardonneret, pour cinquante-neuf paroisses du diocèse de Paris, du côté de la Brie seulement.

— g (fol. ix" i).

1632. — Engagement identique par Henri Coulon, prêtre, rue Saint-Nicolas-du-Chardonneret , pour trente-trois paroisses du diocèse de Paris, du côté de la France; il lui est remis Irente-trois placards et articles, et quinze mains de confessionnaux. — 9 (fol. ix"i).

1633. — Engagement identique par Pierre Baudin, prêtre, rue du Puits d'Arras, pour quarante et une paroisses et deux rrsecoursn du diocèse de Paris, du côté du Port au Pec, rrdont luy a esté baillé placars, articles et armes pour chascune desdictes parroisses et secours, avecques la quantité de quinze mains de confessionnaulx. . . n. — 1/1 (fol. ix"i v").

163ii. — Engagement identique par Jean du Chamois, prêtre, à Besançon, logé, à Paris, chez Pierre Proug, rue Saint-Victor, près le Dragon, pour cinquante-cinq paroisses du diocèse de Paris, ffoultrain du Petit~ Gorbeih ;

[i5/io.]

remise de quinze mains de confessionnaux.

2 1 (fol. IX" I V°).

1635. — Testament de Jean Legrant , prêtre, procureur et receveur du collège Saint-Bernard , y demeurant: lieu de sépulture, l'abbaye de Maubuisson, ordre de Citeaux, à l'endroit qui sera désigné par l'abbesse et les exécuteurs; ff . . . s'il advient qu'il voist de vie à Irespas en ceste ville de Paris on en autre lieu , que sond. corps soit mené oud. monastaire de Maubuisson sur une charrette on autrement. . . n ; une inscription sur cuivre, placée dans l'église du monastère, en lieu apparent, rappellera le legs fait par le testateur, à fin de services religieux et rrpour la recreacion des religieuses «, au jour anniversaire de son décès, d'une rente de 66 1. i3 s. /i d. t. sur une maison, sise rue des Noyers, à l'Image Saint-Jacques; legs à l'église de Champcueil de Ixo 1. 1. pour achat d'ornements et de vêtements; legs à l'église de la Madeleine de Bagneux, lieu de naissance du testateur, de ao 1. 1. pour achat d'ornements; abandon à tous ceux qui doivent des rentes au testateur, du premier terme qui suivra son décès; pose sur la sépulture, avec l'autorisation du monastère, d'une tombe de telles valeur et façon qu'il plaira aux exécuteurs; s'il reste, tous legs exécutés, loo 1. t., cette somme sera distribuée à des veuves , des filles à marier et autres pauvres de la paroisse de Champcueil et des autres lieux où le testateur a eu des bénéfices, et consacrée à des services religieux à célébrer dans ces mêmes localités. — 6 (fol. ix"ii).

1636. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Clairambault Gouffre, laboureur, à Ozoir-la-Ferrière , de son neveu, Jean Gouffre, âgé de douze ans, chez Pierre Archambault, libraire, bourgeois de Paris, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra 8 1. 1. — 6 (fol. ix"iiii).

1637. — Adoption par Guillaume Per-

cberon , manouvrier, rue de Copeaux , au logis des Carmes, et sa femme, Jeanne Goret, de Baptiste Bénard, âgé de trois ans, fils de feu Simon Bénard, pauvre et manouvrier, et de feue Catherine Corbillon, originaires de Saint- Martin d'Etampes, demeurant rue de Copeaux, décédés à l'Hôtel -Dieu de Paris depuis la Saint-Jenn. — ii (fol. ix"vi).

1638. — Désistement, moyennant trois écus d'or soleil, par Claude Lecoq, poupelier, près le Pavé de la place Mauberl, de toute action contre Philippe du Val , maçon , rue de Bièvre, à raison des voies de fait dont le désistant avait été viclime, le jour de la fête de Notre-Dame de septembre, de la part d'individus parmi lesquels se trouvait Philippe du Val. ■ — 1 1 (fol. ix" VI v°).

1639. — Quittance par Jean Blée, charpentier juré de la grande cognée, bourgeois de Paris, rue de Bièvre, à Jean Rioud, marchand et bourgeois de Paris, de 2 63 1. lo s. t., pour les travaux de charpenterie exécutés depuis un an, en la maison de l'Image Saint-Antoine, grand rue Saint- Denis, propriété de Jean Rioud; les matériaux provenant de la démolition de l'immeuble antérieur avaient été abandonnés à Jean Blée. — i3 (fol. ix" vni).

1640. — Vente par Robert Moulin, lailleur de pierre , rue de Frépault , près du prieuré de Saint-Marlin-des-Champs , à Laurent de la Fosse , marchand , à Saint-Marcel , des meubles , vêtements, linge, vaisselleet ustensiles garnissant sa maison, moyennant loo 1. t. ; à citer, parmi les meubles, trois coffres, taillés à panneaux de draperie , un dressoir à la mode antique et un autre à la mode française. — lA (fol. ix" IX ).

1641. — Mise en service, pour trois ans, par Jean de la Croix, pionnier, à Luzarches, de sa fille , Simonne de la Croix , âgée de qua-

torze ans, issue de son mariage avec feue Marguerite du Bois, chez Etienne Tasset, libraire, rue Judas, oncle de Simonne de la Croix, qui lui payera un écu d'or soleil par an, lui fournira le gîte, le couvert et la chaussure, et lui donnera, à son départ, un corset de drap noir de 5o s. t. — i5

( fol. L\" XI ).

1642. — Mise en service, pour un an, de Nicolas Gilles, compagnon tisserand en linge, chez Jourdain Thiboust, maître dudit ëtat, rue des Ménétriers , chez qui demeure Nicolas Gilles; celui-ci sera nourri et logé et l'ecevra 6 1. t. — 2 1 (fol. IX" xvn).

1643. — Bail, pour six ans, par Guillaume des Haies, barbier et chirurgien, bourgeois de Paris, agissant, pour un tiers, comme procureur de Charles des Haies, argentier de la maison de Sedan, et par Nicolas de la Noue, marchand de chevaux, bourgeois de Paris, place Maubert, agissant, pour un autre tiers, comme tuteur des enfants de feu Martin des Courbes et de feue Mélot des Grez, les bailleurs héritiers, pour les deux tiers, de Pierre des Grez , capitaine des archers de la ville de Paris, à François du Gué, marchand et bourgeois de Paris, rue de la Huchette, des deux tiers de la maison à l'enseigne de l'Ecu de France, place Maubert, contiguë à la maison de l'Image Saint-Jean et à une autre appartenant à l'abbaye de Saint-Viclor, et aboutissant à la rue Perdue; loyer annuel pour la totalité: i3o i. t. — 2 3 (fol. ix"xix).

1644. — Engagement de Charles de Saint- Yon, seigneur de La Trousse, homme d'armes des ordonnances du Roi sous la charge de ffMons' Cieremont de Laudesven , marié à Françoise Ragueneau, sœur de feu Jacques Ragueneau, receveur de Poitou, de rembourser à son beau-frère, René Ragueneau, conseiller du lioi et maître des Requêtes ordinaire de l'Hôtel, sa part dans les frais faits et à

faire pour recouvrer la succession du défunt. — 26 (fol. n" v).

1645. — Location, pour une durée indéterminée, par Jean du Saidsay, mercier, nalif d'Iivreux , logé à Saint-Marcel, au logis des Quatre Termes (plus bas: Trois), à Robert d'Embrun, bonnetier, à Saint-Marcel, marié à Mathurine La Savetièi-e, mère du bailleur, d'un mobilier, la vaisselle d'élain marquée aux nom et marque du bailleur, moyennant 1 o s. t. , payables le 2 5 de chaque mois. — 28 (fol. n° v v").

1646. — A la requête de Martin Monlauban et Pierre Rarbier, grand rue Saint-Marcel , Charles Coulon, laboureur, rue de la Rarre, à Saint-Marcel, âgé de trente-six ans, et Claude Lemoine, même qualité et même rue, âgé de vingt-six ans, certifient connaître Robin Mon Ami , serviteur de sire Philibert Canaye et de ses frères, et ff qu'il est homme variable de son esperit et entendement, tellement qu'il n'est arresté en ses dictz et paroUes et qu'ilz ne vouldroient adjouster foy en son dire. . . «. • —

28 (fol. n" VI v°).

1647. — Vente par Jean Chappuis, maître es aris , écolier étudiant en la Faculté de décret, demeurant près du collège de Reims, à Girard Vercelaud, prêtre, maître es arls, étudiant en l'Université de Paris et ff conducteur de mess" les enffans de Vendosme et de Guysen, logé en l'hùtel de l'archevêché de Reims, à Paris , d'une maison , sise aux faubourgs Saint- Germain-des-Prés, rue du Four, au coin de la rue Jean Molet, moyennant 3oo 1. t. —

29 (foi. 11° vn).

1648. — Renonciation par Jeanne Mignier, veuve de Simon Guillemot, dit le More, marchand de chevaux, près de la jjlace Maubert, à toute action contre Pierre de Tardes, Grégoire Mallet, Gaumin, valet de cuisine de monsieur d'O, Louis de Boisjourdain et un

[i5Ao.]

page dudit sieur d'O, accuses du meurtre de Simon Guillemot, tué, un an auparavant, rue des Rats; le représentant des meurtriers supposés, Pierre de -rCyresmesn, écuyer, seigneur de Boinviile, logé rue des Rats, remet 26 1. 1. à la veuve; pareille somme lui sera payée aussitôt après l'entérinement des lettres de rémission, mais elle sera remboursable dans le cas où l'un des héritiers de la victime poursuivrait les accusés. — Procuration de la veuve pour l'entérinement des lettres de rémission et l'élargissement des prisonniers. — 3o (fol. Il' xi).

Décembre.

1649. — Bail, pour six ans, par Andri Mesnet, couvreur de maisons, rue des Anglais, à Martin Naudin, ff faiseur d'aiz de pappiem , rue d'Ablon, faubourg Saint-Marcel, d'une maison, sise au Clos du Chardonneret, faisant le coin de la rue Moireau , actuellement occupée par Guillaume Le Fèvre, moyennant 20 1. t. par an et à charge de payer la moitié des frais de curage du puits mitoyen. — 1" (fol. Il" xn).

1650. — Bail de sa cure, pour trois ans , par Jean de Froideval, docteur régent en la Faculté de médecine et principid du collège de Fortet, curé de Saint-Médard de Dampmart, près Lagny-sur-Marne, à son vicaire, Jean Gotin, prêtre, moyennant, par an, 160 1. t., un demi-muid d'avoine et un denii-muid de vin, du crû des vignes de la cure, mesure du lieu, à acquitter au collège de Fortet; en outre, le preneur hébergera, deux fois l'an, pendant deux jours, le bailleur, deux hommes et leurs trois chevaux. — 2 (fol. 11' xv).

1651. — Bail de sa cure, pour six ans, par Robert Barbeville, prélre, licencié en décret, curé de Beaumont-le-Bois, à Martin Corbet, prêtre, demeurant à Beaumont-le- Bois, et à Thomas Poussier, prêtre, demeurant à Boynes en Câlinais, moyennant 100 1. t. par an et à charge d'héberger, pendant douze

jours cliaque année, le bailleur, son compagnon et leurs deux chevaux ; les preneurs donneront au bailleur, aux prochaines vendanges, un poinçon de vin, du crû des vignes de la cure; en cas de décès de l'un des deux preneurs, le bailleur pourvoira à son remplacement, sans que les héritiers aient aucun droit à faire valoir. — 2 (fol. 11' xvi).

1652. — Reçu par Philibert Mochin, sergent au bailliage de Lignières, y demeurant, au geôher de la Conciergerie du Palais, à Paris , de la personne de Michel Veillât , détenu à la Conciergerie et rrappellant de la mortn, qu'il doit , à ses dépens , risques et périls , dans les plus brefs délais, conduire à Lignières et à Thennes, pour y être exécuté, conformément à un arrêt du parlement de Paris du 4 décembre précédent. — 6 (fol. ii°xix v°).

1653. — Mise en apprentissage , pour deux ans, par Jeanne Bérault, veuve de Mathurin L'Aisne, imprimeur, à Paris, ladite veuve y demeurant, rue Saint-Denis, de son fils, Bonaventure L'Aisne, âgé de dix-huit ans, chez Jean Le Taillandier, cloutier, à Saint-Marcel, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra 45 s. t. — Annulé le 23 février i54i, aux termes d'une note marginale. — 6 (fol. xi").

1654. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Jean Le Coinle , pai'cheminier, rue Saint-Antoine, de son frère, Guillaume Le Coiute, âgé de seize ans, chez Antoine Bonnemère, libraire et imprimeur, bourgeois de Paris, qui lui fournira le gîte et le couvert et lui donnera 1 0 1. t. ; si l'apprenti quitte son patron un mois durant, Jean Le Cointe payera dix écus d'or soleil à Antoine Bonnemère; si l'absence de l'apprenti ne dure pas un mois entier, celui-ci sera tenu, à la fin de son apprentissage, de fournir les journées pendant lesquelles il aura chômé. — 7 (fol.xi").

1655. — Mise en apprentissage, pour

deux ans, par Antoine du Pile, laljoureur, h Montreuii-sur-Tlie'rain , de son fils, Pierre du Pile , âgé de quatorze ans , chez Jean de la Rue , boulanger, à Sainl-Marcel-lez-Paris, qui lui fournira le gîte et le couvert. — 9 (fol. xi" v°).

1G56. — Ratification par Charles de la TrémoiUe, abbé commendataire de Saint- Lao;i de Thouars, demeurant et étudiant au collège de Navarre, d'un bail consenti, le 1 7 août précédent , par Anne de Laval , femme de François, seigneur de la Trémoille, chevalier de l'Ordre, comte de Guise, Benon et Taillebourg, vtcomte de Thouars, père et mère de Charles de la Trémoille, à Jean Gadard, religieux et infirmier de l'abbaye de Thouars.

Autre par le même d'un bail viager de dixhuit journaux de vigne, près les portes de Thouars. ■ — 9 (fol. xi"i).

1657. — Prise à leur charge, sa vie durant , par Jean Viollette , laboureur, à Louans, et Marion Coquignon, sa femme, de Madeleine Coqiiignon, fille de Mathieu Coquignon , laboureur, à Wissous, et de feue Guillemette Dudure, sa première femme, et belle-sœur de Jean A'iollette, âgée de vingt-six ans, ff innocente et debille de son entendement» ; le père de Madeleine Coquignon, ses frères, Èleuthère et Jean Coquignon, laboureurs, à Wissous, sa belle-sœur, Yvonne Davoye, mariée à Claude Moulineau, mêmes quahtë et domicile, abandonnent à Jean Viollette la part revenant à Madeleine Coquignon dans la succession de sa mère; Mathieu Coquignon lui fait, en outre, don, en s'en réservant toutefois l'usufruit, du huitième d'une maison et dépendances , sise à Wissous , lieu-dit Chaconis, entre le chemin des Treilles elle ru de Villemilan, et d'un demi-quartier de vigne, sis à Wissous, lieu-dit Montauval. — 11 (fol. xi"nii).

1658. — A la requête de Pierre Caille,

laboureur, à Saint-Marcel, agissant comme tuteur des enfants mineurs de Jean Laigneau et de feue Jeanne Barbier, et à celle de Liger Vaullier, mêmes qualité et domicile, preneur à bail, de Pierre Caille, de trois quartiers et demi de vigne en plusieurs pièces, au terroir de Saint-Marcel, Jean Anceau et Christophe Drouet, laboureurs, à Saint-Marcel, âgés respectivement de quarantehuit et de quarante ans, certifient «icelles vignes avoir veues et visitées en la présence desd. Caille et Vaultier, et avoir trouvé qu'elles sont en bon estât de labour pour la saison qui est de présent, eu esgard aux labours et façons qui y ont esté faictes par cy devant, et qu'elles sont provignées de prouvyns en telle quantité qu'il en apartient, si lesd. prouvins estoient bien enffoncez; pareillement, que en y raectant ung quarteron javelles eschallatz sur le tout, elles seront deuement fournyes d'eschallatz , comme vignes de bon laboureur, et qu'il n'y a aucunes autres malfaçons; et en les rendant par led. Vaultier en la fin du temps de son bail en aussi bon estât et valleur, elles seront deuement rendues comme vignes de bon laboureur, hors lesd. eschallatz et end'onceure de prouvins . . . îi ; dont acte. — 1 9 (fol. xi"v).

1659. — Procuration de Jean Tessonnière, surnommé Petit Jean, gascon , natif de Biron en Périgord, suivant la Cour et logé aux faubourgs Saint-Germain -des -Prés, Grand rue, au nom d'Etienne Ferrou, Jean Lauverjat, Michel Chauffau, Pierre et Jean Bernard, dits Le Bas, pour obtenir rr lettres de remission pour la mort advenue en la personne de feu Guillaume Maumys, serviteur de Pierre de Sully, écuyer, sieur de Luxon; . . . icelle remission présentée pardevant le bailly de Berry ou son lieutenant à Concressault. . . «. — 1 1 (fol. xi"vi).

1660. — Procuration de Pierre d'Aspans, dit d'Eslignoulx, licencié en lois, avocat au parlement de Bordeaux, logé place Maubert,

au Tranchoir d'argent, au nom de François Villiers, licencié en lois, et de Jean Scvé, respectivement avocat et procmeur au même parlement, pour prendre possession de son office de juge ordinaire de rr Rions et de Castelnau de Cernes i pour le roi de Navarre, et pour y commettre un lieutenant. — 1 1 (fol.xi"vi).

1661. — Vente par Josué Langlois, marchand, à Sens, Grand rue, près de l'abliaye de Sainte-Colombe, à Louis Garnier, marchand, bourgeois de Paris, de cinquante milliers, moitié fagots, liés à l'engin, moitié cotterets, hés au chapelet, à compter onze cents pour mille, à livrer, moitié à la Chandeleur, moitié à la nii-caréme, au port Saint-Denis, près Sens, sur l'Yonne, ou en aval, à port chargeable ; prix : 35o 1. 1. — 1 3 ( fol. xi"vii[ v").

1662. — Mise en service , pour quatre ans , par Pierre Jolis l'aîné, laboureur, à Villejuif, de sa fille, Germaine Jolis, âgée de douze ans, issue de son mariage avec feue Jeanne Maucouteaux, chez Pierre Lorée, beau-frère de la mineure ; celui-ci jouira des biens de Germaine Jolis, savoir un quartier de vigne, sis à Villejuif, lieu-dit la Rosière; trois quarterons de vigne, lieu-dit Sacquet; trois autres, lieu-dit la Croix du Mont ou les Bassins pris; il fournira à Germaine Jolis le gîte et le couvert, lui donnera , chaque année , une paire de souliers neufs, semelés, deux chemises neuves, drux couvrechefs, deux gorgias, toile de chanvre, lui remettra, à son départ, une paire de chausses blanches et une autre de noires, devra subvenir à ses frais de maladie, pendant huit joiu-s au plus, et enfin, payera 2 3 1. t., soit 1 15 s. t. par au, pour le loyer des biens et le salaire de la mineure. — t ^ (fol. xi" ix).

ans et demi, par Colin Roudeville, laboureur, à Mésanguy, de son fils, Clément Boudeville, âgé de quinze ans, chez Robert Bau. .uyne.

bonnetier, rue de Lourcines, qui lui fournii-a le gîte et le couvert et l'ecevra quatre écus d'or soleil. — i5 (fol. xi"x).

166/f. — Quittance [»ar Martine de ffSaint Renonw, veuve en premières noces de Nicole Crozon, avocat en Parlement, en secondes noces, de Nicole de crLandrebyn ou rfLandebryn, et actuellement femme de Nicole Guedon, seigneui" de Presles en Brie, avocat en Parlement , à Yves Bourgeois , notaire au Chàtelet de Paris, tuteur des enfants mineurs de Pierre Crozon, notaire au Châtelet, de 1 1 4 L 1 1 s. 5 d. t. , provenant de la succession de Jean Crozon, notaire au Châtelet, et de celle d'Antoinette Lesaige , aïeuls paternels des enfants de Pierre et Nicole Crozon. — 1 7 (fol. xi^xn).

1665. — Yves Bourgeois, notaire au Châtelet de Paris, reconnaît, tant en son nom, à cause de Catherine Hamelin, sa femme, veuve de Pierre Crozon, même qualité, que comme tuteur des enfants mineurs de ce dernier, avoir reçu, dès novembre 1 5 38, de Jean Brunot, examinateur au Châtelet, commis à faire la distribution des deniers provenant des héritages de Jean Rouveau , adjugés par décret à Mai'tine de tf Saint Renoim, alors veuve de Nicole de nLandebry, procureur en Parlement, et actuellement femme de Nicole Guedon, seigneur de Presles en Brie, avocat en Parlement, Sa 1. lo s. t. , dont i8 1. 1. pour le rachat d'une rente de a/i s. p. , i9 1. 1. pour le rachat d'une autre rente de 1 6 s. p. , toutes deux constituées par Jean Rouveau au profit de Pierre Crozon, le i/î octobre iSao et le 10 avril iS-ii, et -2 2 1. lo s. t. pour les arrérages de ces deux rentes. — 17 (fol. xi"xn).

1666. — Bail, pom- deux ans et neuf mois, par Claude Lecoq, poupetier, près de l'église Saint-Jacques-de-la-Boucherie , agissant pour lui et pour sou frère mineur, Jacques Lecoq , h Antoine Dollet, drapier et chaussetier, d'un

ouvroir dépendant de la maison du Coq hardi, près du Pavé de la place Maubert, moyennant 16 1. t. par an. — 19 (fol. xi"xv v°).

1667. — Procuration de Nicole Musset, prieur de Saint-Martin de Pontoise , Yves Cuisinier, religieux de Saint-Lucien de Reauvais, étudiant au collège du Piessis, et Aignan Rlanquet, prieur de l'abbaye de Ronneval, au diocèse de Giiartres, tous établissements de l'ordre de Saint-Benoît, au nom de Robeit Vadureau , Antoine de la Place et Jean Boutin , procureurs au Châtelet, pour consentir au maintien de Jean de Maubuisson, bachelier formé en théologie, étudiant en l'Université de Paris , comme prieur de Saint-Jacques de Relie-Eglise, dépendant du prieuré de Saint- Martin de Pontoise. — -io (fol. xi'^'xvn).

1668. — Testament d'Anne de Lassus, femme de Philippe Féret, drapier, bourgeois de Paris : lieu de sépulture, l'église Sainl- Etienne-du-Mont, devant le crucilix; legs de tous les biens meubles et conquéts immeubles restant après l'exécution du testament, confiée à son mari , à Robert Flandras , prêtre , chapelain de Saint-Nicolas-du-Chardonneret. — 21 (fol. xfxvni).

1669. — Location, pour un an, par Denis Goupil, praticien en cour laye, bourgeois de Paris, à Jacques Gallery, fripier, à la porte Saint-Michel, d'une chambre et deux bouges, au second étage , sur le derrière , de la maison de l'Image Saint-Jean, contiguë à l'église Saint-André-des-Arcs , moyennant 20 1. t., fret si entretiendra de menues reparacions, et ne pourra avoir veues du costé de la court dud. Sainct Jehan ne faire ouverture quelzconque des fenestres respondans sur lad. court , ne gecte)' aucunes eaues ne autres choses quelzconques par icelles , et si sera tenu led. preneur avoir ung bacquet pour mectre et recevoir les eaues qu'ilz pourroit mectre ésd. lieux, sans les laisser tumber sur les planchers; oultre

[i5/io-i5/ii.]

sera tenu led. preneur soy gouverner avecques son train honnestement . . . n. — 28 (fol. xu").

1670. — Testament de Gaspard Barjon, prêtre, chapelain de trmons"^ d'Orléans» et curé de Mauves , au diocèse et archevêché de Vienne , logé à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés : lieu de sépulture, l'église de l'abbaye; legs de 5 0 1. t. à Catherine Rarjon, fdle naturelle du testateur et de Catherine Crozon; demeurant en la maison de Rarjon en Auvergne; legs de 10 1. t. à Catherine Crozon. — 29 (fol. xn"v).

1671. — Quittance par Pierre Grigault, procureur en la conservation des privilèges apostoliques de l'Université de Paris, rue de la Vieille Tisseranderie, à Clément Maçonnet, bourgeois de Paris, place Maubert, de 108 1. 1 o s. t., restant dus sur la somme de ^yS 1. t. représentant le prix de vente de la moitié d'une maison, jeu de paume et jardin, sis rue de la Porte Rordelle, à l'enseigne du Rois de Vincennes. — 2g (foL xii"v v°).

1672. — Rail, pour neuf ans, par Pierre Lebesgue , tonnelier, rue Comtesse d'Artois , à Guillaume d'Assy, chandelier de suif, bourgeois de Paris, du dixième étal, en aHant de la Lingerie à la grand rue Saint-Denis, adossé au mur du cimetière des Innocents, rue au Feurre, moyennant 1 4 1. 10 s. t. par an, les réparations de l'auvent étant à la charge du prenem". — 3i (fol. xn"vni v°).

1541 {suite).

Janvier [suite) - Décembre,

1673. — Marché entre Pierre Moisi, voiturier par terre , près du port de la Tournelle , et Charles Fremin, apothicaire et épicier, Nicolas de la Porte, potier d'étain, et Jean Hanoi, rôtisseur, tous bourgeois de Paris, commissaires ad hoc, pour le nettoiement des rues et ruisseaux du quartier de la place Maubert, depuis la porte Rordelle jusqu'à la maison de

N" 16 75 - () Jain^icz 1541

Marché entre Jean Cousin, maître peintre, bourgeois de Paris, et la confrérie de Sainte-Geneviève-du-Mont, pour la fourniture de trois j^atrons de tapisserie représentant six épisodes de la vie de Sainte-Geneviève.

A la suite, la premier c partie du testament de Mat ion Campelle lu" /O'jO)

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la Bergerie, rue Saint- Julien-Ie-Pauvre , près du carrefour Saint-Séveriu , y compris le reste du carrefour jusqu'à la rue Saint-Jacques, à Texceplion des maisons formant les deux coins du carrefour vers les Chapelets , compris aussi dans le quartier le Pavé, jusqu'au logis du Fer de cheval inclus, la rue des Prêtres, le cloître ancien de Sainte-Geneviève et ses dëpendances, du côté du quartier de la place Maubert, les rues des Amandiers, Judas, Traversine, des Noyers, Saint-Victor, de Bièvre, Perdue, d'Amboise, de la Bûclierie de Petit- Pont, des Trois Portes, des Rats, au Feurre, et la ruelle Saint-Biaise, et pour l'enlèvement des boues et immondices en provenant et des ordures ménagères, pendant l'année i54i; prix : 2/10 1. t., payables par douzièmes, le dernier jour de chaque mois; on déduira à chaque payement le douzième d'une somme de 20 1. t. déjà versée à l'entrepreneur; celui-ci aura , en outre, droit à la moitié du prix de location de la perception du droit imposé aux marchands de pain, herbes, poisson et autres marchandises, établis rue et place Alaubert, ladite moitié payable en quatre termes ; Pierre Moisi donne reçu de deux tombereaux, déjà mis antérieurement à sa disposition par les précédents commissaires. — Suivent les onze quittances mensuelles d'une somme de 1 8 1. 6 s. 8 d. t. , plus 1 00 s. t. ^pour demyeannéedelafermedelaplacen ,endatedes 9 février, 10 mars, 12 avril, 12 mai, t^ juin, 7 juillet, 8 août, 7 sc|)tembre, 12 octobre, 1 1 novembre et 2 décembre. — 2 (fol. xu"ix).

Janvier [suite).

1674. — Engagement par Phihppe Pajot, femme de Pierre Gabiez , laboureur de vignes , rue Traversine, envers Christophe Chandon , bourgeois de Paris , tuteur de Robert Villain , fils de feu Etienne Villain et de Claude Frété, aujourd'hui femme de Christophe Chandon, de soigner et guérir Robert Villain , dans un délai de six semaines, en le logeant et enli-etenant jusqu'à complète guérison, frde certain

accident de mal qui luy est advenu en l'une de ses jambes , lequel mal lad. Pajot dict avoir veu et estre industrée à la guarison d'icelluin ; prix : 9 1. t. — 6 (fol. xn"xii).

1675. — Marché entre Jean Cousin , maître peintre, bourgeois de Paris, Vieille rue du Temple, et Jean Boucher, notaire en la conservation des privilèges apostoliques de l'Université de Paris, Jacques de Clermont, tanneur, Nicolas Goulon et Séverin Petit , maîtres et gouverneurs de la confrérie de Sainte-Geneviève-du-Mont, pour rr faire troys pati'ons de tappisserie, painctz en toille, de la grandeur, largeur et liaulteur que ung autre patron, ja par led. Cousin faict pour lad. confrarie, oii feu révérend père en Dieu frère Guillaume Le Duc , abbé dud. Saincte Geneviefve , est portraict et priant, et paindre lesd. troys patrons de painclures et personnages au vif, selon les histoires de la vie de Saincte Geneviefve qui luy seront baillez, à chascun desquelz patrons y aura deux histoires de Saincte Geneviefve, aussi bien ou mieulx que led. patron que led. Cousin a ja faict. . . n ; prix : 120 1. t., dont /io 1. 1. versées de suite et le reste au fur et à mesm-e de la livraison , qui devra être achevée dans les six mois ; Jean Cousin devra reprendre chaque patron pour i5 1. t.; cette somme pourra rester à valoir sur le prix de quatre autres patrons, de mêmes dimensions, également consacrés à des scènes de la vie de Sainte Geneviève, que la confrérie se propose de lui commander; ces derniers patrons devront être également repris pour i5 1. t. — 6 (fol. xu"xn v°),

1676. — Testament de Marion Campelle, veuve de Bernard de la Tour, couvreur de tuile, à Paris, femme de François du Val, grand rue Moufietard : lieu de sépulture, l'église Saint-Médard , devant la chapelle Saint- Michel, sa place habituelle; légataire universel, Jacques Fouruier, prêtre, rue de la Mégisserie; exécuteur, le mari. — 6(foi.Mi'"xni).

1677. — A la re([iiêle du Jeau Reiilioii, clerc du contrôleur du Trésor, agissaut pour François de Saint-Aulaire , chevalior, seigneur du lieu , Marsault Bessart et Péi'ot Delhomnie , serviteurs de ce dernier, respectivement âgés de vingt-sept et vingt-cinq ans, actuellement logés en l'hôtellerie du Ti'anchoir d'étain, place Maubert, certifient que Jean de Saint- Aidaire, chevalier, seigneur du lieu, maître d'hôtel ordinaire du Roi, est mort le 6 novembre 1 5 4o , en son château de Saint-Aulaire. — 7 (fol. xn"xvnv°).

1678. — Marché entre Robert Roussel, maître verrier, place Maubert, et Thomas de l'Aistre, prêtre, chapelain habitué en l'église Saint-Étienne-du-Mont, pour la façon et la pose, le fer étant fourni au verrier, d'aune forme de voirriere complecte , à troys jours , dedans la chappelle neufve de Nostre Dame , au chevet et derrière du cueur de lad. esglise Sainct Estienne, avecques les reraplaiges de Jad. forme, et y paindre et portraire en voirre, aux troys jours, l'ystoire de la Nativité Nostre Seigneur, et aux reniplaiges l'Aununciacion des pastoureaulx , lad. paincture et portraictz faictz et lirez au vif, de bonnes painclures et couleurs vifves, loyalles et marchandes, deuement cuyltes ... « ; à livrer pour le premier dimanche du carême; prix : seize écus d'or soleil. — 1 1 (fol. u'lxi).

1679. — Arrangement entre Jean de Pontoux, prêtre, banquier, rue des Noyers, et Etienne Champrand, prêtre, curé de Montpont, au diocèse de Lyon, représenté par MarcMoireau, prêtre , curé de Bourgongn. . . , demeurant à Paris, aux termes duquel la somme de trente-quatre écus d'or soleil réclamée par Etienne Champrand à Jean de Pontoux, est réduite à douze écus d'or soleil, dont quatre écus payés présentement, les huit autres devant l'être le premier jour des huit mois suivants , à raison d'un ccu par mois. —

1 2 (fol. Il" LXU v°).

1680. — Reçu par Jean de Pontoux, banquier, rue des Noyers, à Antoine Labault, par les mains de François Goudier, messager de Bourges, y demeurant, de vingt-deux écus d'or soleil, dont quatorze écus représentant la somme pour laquelle Jean de Pontoux s'est engagé à i-épondre pour Antoine Labault, à l'occasion d'un cheval loué par ce dernier à Thibaut Hémon, et huit écus dus par Antoine Labault à Jean de Pontoux pour dépenses de bouche et autres. — • la (fol.ii'Lxu v°).

1681. — Engagement par Jean Crespin, marchand, bourgeois de Paris, rue Montmartre, près de l'église Saint-Eustache , à, remettre, pour Quasimodo, à David Pellier, marchand, bourgeois de Paris, cent douze livres d'émail, violet, noir et vert, à ao s. t. Il livre, représentant , d'une part, une créance de 64 1. 1., en deux cédules, cédée par David Pellier à sou beau-frère, François Semelle, écolier, qui en avait poursuivi le recouvrement en cour d'église, aux Mathurins, sur Jean Crespin, et représentant, d'autre part, une quantité de quarante-huit livres d'émail livrée à ce dernier par David Pellier. — i8

(fol. if LXX V°).

1682. — Marché entre Andri Hache, carrier, rue des Lavandières, près de la place Maubert, et Jean Alorge, chandelier de suif et carrier, à Saint-Marcel, pour la fourniture par le premier, rrsur le frischen de sa carrière de Vaugirard, dite le Fom^neau, de la pierre et de la pierre au pied , tant cliquart que haut liais, nécessaires à Claude Billart et François Touret, qui ont passé marché avec Jean Alorge pour la construction d'un bâtiment au collège de Lisieux ; l'enlèvement se fera , aux frais du preneur, au fur et à mesure de l'extraction; prix : 1 2 s. t. le chariot de carreaux doubles on rr sangles 1 ; i /i d. t. le pied de pierre au pied , tant cliquart que haut liais , sans acception d'appareil; le paiement aura lieu à la Gu de chaque semaine. — i g (fol. ii' i.xxii).

1683. — Marché cutie Claude Billart et François Touret, maçons, rue des Carmes, et Hardouin Corrivault, même qualité, rue de Jouy, pour k construction par les premiers d'un bâtiment au collège de Lisieux: rr ... les jambes et encongneures duquel corps d'hostei seront de pierre de taille , et quatre assises, aussi pierre de taille, en esqnerre, depuis le rez de chaussée, dont la qualreiesme assise portera retraicte; lesd. assises, du costé des classes, garnyes d'appuyés de lyaiz ou bas ciicquart, lesd. chesnes et jambes parpaignes portans dosseret avecques lesd. encongneures. .. n ; prix : 38 s. t. la toise de Paris. — 19 (fol. ii'lxxii).

168/i. — Marché entre François Nauldet, serrurier, et Hardouin Corrivault, pour la fourniture du gros fer, la ferrure des portes , fenêtres, croisées et demi-croisées, la fourniture des serrures communes , garnies chacune de deux verrous, celle des pentures, cries croisées et demyes croisées communes à fische , ou en piastre ou sur châssis dormar.SJî, et pour la ferrure des guichets et volants des croisées: le travail devra être exécuté au fur et à mesure de l'avancement de la menuiserie; prix : 12 d. t. la livre de gros fer, bandes, ancres , plates-bandes et treillis non rond ; la ferrure et serrure de chaque porte, 25 s. t.; la ferrure de chaque croisée, 55 s. t.; la ferrure des demi-croisées et autres fenêtres, à proportion. — 19 (fol. n" Lxxui).

1685. — Marché entre Jean Alorge, chandelier de suif et carrier, à Saint-Marcel, et Claude Billart et François Touret, pour la fourniture par le premier de la pierre de taille , à provenir des carrières de Vaugirard , du moellon et de la pierre au pied nécessaires à la construction du bâtiment du collège de Lisieux; les matériaux seront hvrés au collège, à la demande des acheteurs , qui préviendront le carrier un jour à l'avance; celui-ci payera un écu d'or par journée chômée de sa faute;

prix : 7 s. t. le chariot de moellon; 20 d. t. le pied de pierre au pied, de toutes grandeurs et largeurs; 20 s. t. le chariot de carreaux, doubles ou rfsanglesi. — 19 (fol. u'lxxuiv").

1686. — Engagement par Jacques de Clermont , tanneur, à Saint-Marcel , de loger, nourrir, chauffer et éclairer Macé de Clermont, son fils, même qualité, actuellement déjà logé chez son père, sa femme, son ou ses deux serviteurs et le charretier, avec ses bêtes et chevaux, quand celui-ci charriera du tan à Saint-Marcel pour Jacques de Clermont; Macé de Clermont payera, en conséquence, à son père 90 1. t., veillera à ses intérêts et le suppléera quand il y aura lieu. — -21

(fol.Il'LXXVI V°).

1687. — Vente par Jean Barbe d'Orge, libraire, rue des Lavandières, à Arnoul Langelier, même qualité, bourgeois de Paris, d'une maison, rue d'Ablon, à Saint-Marcel, moyennant 335 1. 1. , outre les charges, et sous l'obUgation de contribuer à l'entretien du puits de la cour d'Ablon; le terrain sur lequel s'élevaient cette maison et la maison voisine , propriété de Charles Langelier, d'une largeur totale de neuf toises et demie sur rue, avait été acquis par le vendeur de Charles Eustace , épicier, à Saint-Marcel, le 28 avril i538, moyennant 7 1. 10 s. t. de rente. —

2/1 (foL U^LXXVIl).

1688. — Marché entre Hardouin Corrivault, maçon, rue de Jouy, et Denis Pinson, marchand , bourgeois de Paris , au Mont Sainte- Geneviève, pour les travaux suivants, à exécuter en la maison de ce dernier : rr . . . faire. . . deux caves, l'une sur l'autre, de la longueur et largeur que contient le corps d'hostel de devant, de dix huict piedz de parfondeur, les deux ensemblement , depuis le rez de chaussée du seul de l'huys de devant, en chascune desquelles caves led. Corryvault érigera cinq arcs de pierre de taille, espacez comme il apartien-

Af.TKS NOTARIES.

VA

ISICnniEItlE NATIOXALE

dra , et à la basse cave y aura deux assises de pierre de taille , aux boutz et costez , de pied droict; sera, oultre ce, ied. Corryvault tenu de faire une vifz potayere pour descendre ësd. deux caves, dont les marches portans noyau de pierre de taille jus(jues au rez de chaussée, et le reste sera maçonné de piastre et moislon ; item, faire une autre montée de pierre de taille, de pierre droict, pour avalier le vin dcsd. deux caves , de quatre piedz de long , par les marches de lad. montée droicte seullemeiit; itom, abatera et desmolira les cloisons d'eu hault, tant de la salle comme de Testai et allée dud. lieu et tour de vifz, avecques le mur de derrière vers la court, jusques au premier plancher, en quoy faisant il soustiendra le pardessus ... ; et si sera tenu faire une croisée et une huisserie oud. nmr estant vers lad. court, le tout de pierre de taille, jusques soubz le portail , avecques quatre marches soubz oeuvre de lad. vifz, à monter aux chambres dud. lieu, où il y a ung noyau de boys; et oultre sera tenu de faire cloisons , chemynées , planchers, ayres, contrecueursetjambettes de chemynées, le tout du premier estaige de lad. maison , depuis le rez de chaussée jusques au premier plancher. . . 11 ; prix : 82 s. 6 d. t. la toise de maçonnerie, coutume de Paris; plus ;5 1. t. pour l'enlèvement des gravois et le rétablissement de la vieille charpente, huisseries, meneaux et marches de bois jusqu'au premier étage. — -ili (fol. ii°lxxviiv°).

1689. — Marché entre Bastien Soissoii , maçon, rue de Versailles, et Hardouin Coriivault, pour l'exécution du marché précédent, sauf en ce qui concerne les cloisons; prix : 32 s. 6 d. t. la toise, plus 60 1. 1. pour Ttulèvement des gravois et le rétablissement des lieux; Hardouin Corrivault fixera le nombre des ouvriers à mettre sur le chantier, à partir de Carême-prenant. — .3o (fol. 11° lxxvhi v").

1690. — Renonciation, moyennant quatre écus d'or soleil, par Nicole Gdlequin, étu-

RECUEIL D'ACTES NOTARIÉS. [i54i.]

diant en l'Université de Paris, maison de la

^ Queue de renard, grand rue Saint-Jacques, près de l'église Saint-Benoit, à toute action contre Jean Sabart, fripier, rue Judas, qui s'était rendu coupable d'excès et d'injures à son égard six mois environ auparavant. — 29 (fol. ii'iui" in v°)T

1691. — Mise en apprentissage, pour six ans, par Guillaume CoifTier, couturier, à Saint-Marcel, tuteur des enfants de feu Pierre Coillier et de Jacqueline Brahé, de Perretle Coillier, âgée de huit à neuf ans, chez la sœur de cette dernièi-e, Marion Coiflier, bonnetière, mariée à Antoine Bellanger, teinturier, à Saint-Mai'cel; la sœur de l'apprentie logera celle-ci, l'hébergera, l'entretiendra et lui donnera un corset à son départ. — .3o (fol. u'ini^iuiv").

1692. — Mise en apprentissage, pour six ans, par Jean Content, bonnetier, rue de Lourcines, de son fils, Roch Content, âgé de de !ze ans, chez Guiberl Voisin, même qualité, grand rue Mouffetard, qui lui fournira le gîte, le couvert et l'entretien. • — 3i (fol. u" un" v°).

Février (suite).

1693. t — Contrat de mariage (annulé le 2 3 mars suivant) de Denis Couvent, bonnetier, grand rue Mouffetard , avec Anne de Citou , veuve de Nicolas Fouqueroy, serrurier, au boulevard de la porte Bordelle; témoins, le père du futur, Jean Couvent, bonnetier, à Saint-Marcel , consentant, et Nicolas de la Tour, tireur de fil de fer, rue du Chevalier du guet, oncle de la future, jjar sa femme; attribution au profit du futur, de 100 i. t. sur la succession de la future; constitution de douaire coulumier; les futurs prendront à leur charge les enfants issus du premier mariage de la future, 4 jusqu'à ce qu'ils aient atteint l'âge de douze ans; ils jouiront, pendant ce temps, de l'usufruit du bien de ces enfants, et n'am'ont pas à

supporter les frais de leur mise en apprenlis — i" (fol. II°IIIl"VIl).

1694. — Mise en service, pour six ans, par Guillaume Maucousteaux , frère utérin de Jeanne Raveau , fille mineure de feu Jean Raveau , laboureur, à Villejuif , et de feue Jeanne Maucousteaux, par Guillaume Raveau, son frère, Louis et Jean Raveau et Cardin Gretté, ses oncles paternels, celui-ci par sa femme, Jeanne Raveau, tous laboureurs , à Villejuif, de la mineure, âgée de douze ans, chez Jean Poislon, mêmes qualité et domicile, qui lui fournira le gîte et le couvert , l'entretiendra , ff selon les autres enffans des bonnes maisons dud. Villejuyfven, aura la jouissance de ses biens, à l'exception de sa part dans la maison du Château, et lui donnera, à la fin de son temps , une demi-douzaine de chemises, couvrechefs, gorgias et coiffes, le tout de chanvre, et 36 1. t., moins toutefois ce que Jean Poislon aura déboursé pour sa pai-t dans les frais de réparation de la maison des pai-ents de la mineure, sise dans la rue qui va du petit cimetière à l'église de Villejuif. — i" (fol. ifun^vni).

1695. — Mise en service, pour un an, à commencer du jour de l'expiration du bail d'appi'eutissage de trois ans rappelé plus bas , par Jean Jaquin , manouvrier, rue Aumaire , de Bernard Grandcerf, fils mineur de feu Adrien Grandcerf et de Mauricette Marchande, depuis remariée à Jean Jaquin, chez Pierre Faucheur, esteufier, aux faubourgs Saint- Marcel, près de la porte Bordelle, qui lui foui-nira le gîte et le couvert et qui, en outre, prend à sa charge, dès aujourd'hui, l'entretien de l'apprenli, qui, sans parents ni biens, était rrdu tout desnuén, son maître n'étant pas tenu, aux termes du contrat d'apprentissage, de pourvoir à son entretien. — -2 (fol. n' nu" vin v").

1696. --Mise en apprentissage, pour trois

ans, par Michel Burgevin, praticien, à Longpérier, près Montlhéry, de son fils, Pierre Burgevin, âgé de treize ans, chez Jean Pellier, bonnetier, rue de Lourcines, qui lui fournira le gîte et le couvert, l'entretiendra de bonnets et recevra 9 1. t. — 3 (fol. 11° nii"ix).

1697. — Mise en apprentissage, pour deux ans, par Nicolas Le Pescheur, laboureiu- et tonnelier, à Saint-Marcel, de son neveu, Thibaut Le Pescheur, âgé de seize ans, chez Fremin Dupas, cardeur et peigneur de laine, audit lieu, qui lui fournira le gîte et le couvert, l'entretiendra de souliers et lui donnera, à son départ, une paire de cardes. — 3 (fol. Il" nu" IX v°).

1698. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, de Jean Corblel, natif de Bonneuil en Picardie, au diocèse de Beauvais, orphelin, demeurant à Paris, chez Nicolas Buffet, libraire et imprimeur, rue du Mont Saint-Hilaire , qui lui fournira le gîte , le couvert et l'entretien. — 4 (fol. 11" un'"' x).

1699. — Procuration de Nicolas Cavcllier, compagnon imprimeur de livres , rue Perdue , devant la Roue de fortune , au nom de Michel Faisandât, imprimeiu-, à Paris, à l'effet de gérer la succession de sa femme, Claire Faisandât. — 8 (fol. Il" un" xiiii v°).

1700. — Marché entre Emmanuel Fernandez, rrdu pays d'Espaignei, logé au Chapon d'or, au cimetière Saint-Jean-en-Grève , et Jean Blondeau, dit de Rouvre, voiturier par terre, à Dijon, logé au Grand Cerf, grand rue Saint-Denis, pour le transport de Paris à Saint-Jean-de-Losne , en deux chariots, rtgarniz et acoustrez de chevaulx et harnoys honnestes et convenables à conduire gens de honneste estatn , attelés chacun de six chevaux et conduits par deux hommes, dont Jean Blondeau, d'Emmanuel Fernandez, de sa mère, Anne d'trOluverésn , de son oncle, Georges

ai .

Pinle, (le leurs gens, soit eu toul vingi-deux ou vingtlrois personnes r et 2}our le transport de leurs bagages , moyennant cinquante-six ëcus d'or soleil, la nourriture des conducteurs et des chevaux restant à la charge du voiturier, sauf dans le cas où quelque voyageur indisposé obligerait les voitiu-es à séjourner quelque part; aucune personne étrangère ne pourra monter dans les voitures, sinon du consentement des voyageurs. — lo (fol. Il" nu"xvi).

1701. — Quittance générale par Nicolas Cavellier, imprimeur de livres, rue Perdue, et par sou gendre, Henri de la Fontaine, compagnon de l'étrille, même rue, marié à Marion Cavellier, à Jean de Rray, marchand, bourgeois de Paris, et à Guillaume Dumoulin, barbier, à Saint-Marcel, ci-devant rue Saint- Victor, en leur qualité d'exécuteurs testamentaires de Claire Faisandât, femme de Nicolas et mère de Marion Cavellier; Michel Faisandât, imprimeur de livres, rue du Mont Saint-Hilaii-e, se porte garant vis-à-vis des exécuteurs.

— 18 (fol. n'=mi"xix).

1702. — Renonciation par Catherine de la Vallée, servante et chambrière, naguères demeurant chez Jean Duchesne, serrurier, rue Saint-Jacques , en la présence et du consentement de son père, Pierre de la Vallée, tisserand en toiles, hors la porte Saint-Marcel, à toute action contre Jaspard Foucquerel , serrurier, à Pai'is, rrtant de la copulacion charnelle que led. Foucquerel a eu avecques lad. Catherine Vallée et du faict duquel elle est de présent grosse . . . , que pour la gesine , droict de douaire qu'elle pourroit prétendre à cause et en matière de defiloracion . . .r>, à charge par Jaspard Foucquerel de prendre l'enfant à sa charge et de payer à la mère 26 1. t., dont 5o s. t. ce jour, 5o s. t. le jour de l'accouchement, 10 1. t. à la Saint-Remy et 10 1. t. à Pâques i549 ; Jean Duchesne se porte garant.

— 17 (fol. m'y v°).

[i5/ii.]

1703. — Rail, pour trois ans, par l'abbaye de Sainte-Geneviève-du-Mont, à Pierre Lagneaii, marchand et détailleur de poisson de mer, près du Pelit-Ponl, de deux places contiguës , contenant chacune quatre pieds de large sur six à sept pieds de long, rtestans sur la voirie et poincte desd. s", qu'ilz ont en la place Maulbert, à Paris, devant et à l'opposilte des maisons et louages de m" Clément Maconnet, barbier, et du chandellier joignant, en tirant vers la rue Gallande, tenant d'une part à la place de Guy Rriochet, dud. estât, d'autre part au résidu de la voirie . . . n ; prix : à I. t. par an. — 17 (fol. ni°i v°).

1704. — Renonciation, moyennant 4 1. 1., par François Naudet, serrurier, rue Saint- Victor, à toute action contre Nicolas Trois OEufs, naguères son serviteur, à raison des injures et voies de fait dont il s'était rendu coupable sur la personne de Gillette de la Dehors, femme de François Naudet; sm* celte somme, Nicolas Reaupigné, boursier du collège du Cardinal Lemoine, verse, de ses deniers, un écu d'or soleil; le reste représente ce que François Naudet devait à son servilem* au jom* de son départ ; remise à ce dernier de tous ses effets, restés chez son maître. — 18 (fol. m' n).

1705. — Mise en service, pour un an, par Andri Javard, laboureur, à Notre-Dame-des- Champs, de son fds, Andri Javard, âgé de dix-sept ans , chez Denis Laurens , carrier, rue Saint-Victor, qui lui fournira le gîte et le couvert, lui payera 60 s. t. et lui donnera, à son départ, une paire de souliers. - — 20 (fol. ui'ii v°).

1706. — Ratification pai" Renée Meneau, veuve de Jean Lefèvre, libraire, bourgeois de Paris , de la vente de trois quartes et demie de vignes, en deux pièces, sises à Égly, lieu-dit les Rlaireaux, consentie par son fondé de pouvoirs, Jean Rerquin l'aîné, laboureur, à Saint-

Vrain rfd'Escorcy«, à Jacques Harsant, laboureur, à La Norville, moyennant 19 ].' 5 p. t. — 28 (fol. m' m).

ans, par Jean Fouet, laboureur, à Vaudancourt, (le son fils, Jean Fouet, âgé de treize ans, chez Guillaume d'Acy, chandelier de suif, boiu'geois de Paris, qui lui fournira le gîle et le couvert et recevra chaque anne'e, le dimanche gras, deux chapons gras. — 27 (fol. ni" ui v°).

1708. — Engagement par François Delamare, doreur de livres, rue de la Bûcherie de Petit-Font, de communiquer à Guillaume Fournier, charpentier de la grande cogne'e, à Paris, toutes les fois que celui-ci en aura besoin, deux actes, l'un du i5 décembre iSSy, l'autre du 20 mars iSSg, dont François Delamai'e est devenu détenteur lors de l'acquisition par lui des droits de Guillaume Fournier sur une maison de la rue de la Bûcherie , contiguë à celles de la Corne de cerf et de Saint-Nicolas, le 1 A septembre 1 54o , à l'exclusion des droits du vendeur, mentionnés dans les deux actes ci-dessus, sur un arpent de terre, jadis en vignes, sis au terroir de Montrouge, lieu-dit les Grouettes. — 98 (fol, 111° un).

1709. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Jean de Froideval, docteur régent en la Faculté de médecine en l'Université do Paris, curé de Gif, principal du collège de Fortet, à Thomas Granbault, prêtre, à Maurepas, moyennant i5o 1. t. par an et à charge de nourrir et loger, trois fois par an , à raison de deuxjom's et deux nuits chaque fois, les trois chevaux du bailleur, venu à Gif. — 28

(fol. III' v).

Mars (suite).

1710. — Renonciation par Damien Pasqnier, compagnon couturier, au Mont Saint- Hilaire, à toute action, en raison d'injures et voies de fait, contre Thomas, compagnon

chaussetier, chez Etienne Regnault, drapier, rue des Sept Voies, moyennant pareille renonciation de Thomas et le versement par celui-ci de 1 5 s. t. — 1" (fol. 111° VI v°).

1711. — Jacques Spifame, conseiller en Parlement, chancelier de l'Université en l'église de Paris, et Claude Roger, docteur et doyen de la Faculté de médecine en l'Université de Paris , rr accordent que les licences deiTenieres qui ont esté différées au moyen des différends et procès d'entre lesd. parties, soient faictes et le degré baillé aux licentiandes, selon le premier roolle qui en a esté faict par lad. Faculté de médecine, et ce sans aucunement prejudicier ne desroger à l'effect de l'arrest donné sur led. différend par la court de Parlement ne aux droiz par lesd. parties pretenduz ... « ; nomination de procureurs ad hoc : Louis Burgensis et Guillaume Millet, conseillers et médecins ordinaires du Roi, docteurs régents en la Faculté , pour le chancelier ; pour le doyen , les mêmes et Jérôme de Varade, mêmes quahtés. — 3 (fol. m' x v°).

1712. — Titre -nouvel par Arnoul et Charles Langelier, frères, marchands, bourgeois de Paris, co-propriétaires d'un terrain, de neuf toises et demie de largeur sur la rue d'Ablon, dépendant de l'hôlel d'Ablon, sur partie duquel se trouvent une maison et un petit jarchn, vers la rue Mouffetard, appartenant à Arnoul Langelier, l'autre portion, consistant en un jardin, vers la rue Gracieuse, appartenant à Charles Langelier; la totalité est redevable de 7 1. 10 s. t. de rente et, en outre, de 2 s. p. de rente par toise de profondeur, envers sire Charles Eustace, marchand, bourgeois de Paris, comme ayant recueilli les droits de Marie de Milly, dame du Bâcle. - — l\ (fol. 111° XI v°),

1713. — Mise en apprentissage, pour trois ans et demi, par Gilles Denise, tisserand en toiles, à Cléry, près Magny, de son fils, Ro-

bert Denise, âgé de seize ans, chez Roch Boui-geois, bonnetier, à Saint-Marcel, qui lui fournira le couvert, etc. {sic), et recevra 6 1. 1. — 5 (fol. m° XII v").

1714. — Quittance par Claude de Beauvais , marchand , bourgeois de Paris , à Catherine de la Ruelle, veuve de Jean de Compains, bourgeois de Paris, de a3 1. 6 s. t., à lui versés par Nicolas de Compains, fds de Catherine de la Ruelle, et représentant les dépens taxés par l'examinateur Nicole de la Viéville, au profit de Claude de Beauvais, qui, ayant acquis de Guillaume de la Ruelle, maître général des œuvres de maçonnerie du Roi, un arpent et demi de vigne et un demi-quartier de saussaie, au terroir de Saint-Marcel, avait dû les abandonner, par retrait lignager, à Catherine de la Ruelle. — 5 (fol. m'' xiui).

1715. — Consentement par Nicole Flameng, chanoine de (rRenayn, au diocèse de Cambrai, actuellement rue Saint- Victor, maison de l'Image Saint-Nicolas, acomme ainsi feust que par la coustume du pays et conté de Flandres , pour bien et deuement faire vente , cession et transport ou aliénation d'aucuns liefz y scituez et gisans ou pour iceulx vallablement charger, convient et est neccessairement requis avoir le gré et consentement de l'hoir plus prochain apparent, s'il n'est es cas reservez et exceptez par lad. coustume . . . n , a la vente, par son père, Jean Le Fiameng, bourgeois et manant de Tournay, du fief de Bauterot, paroisse de .•rGraoïmez'i , cette vente devant être avantageuse pour ses sœurs, Agnès et Jeanne Le Fiameng. — 7 (fol. m' xvi).

1716. — Contrat de mariage de Marguerite Berthault, fille de Raoulin Berthauit, esteufier, au Clos Sainte-Geneviève, sur les fossés, à l'enseigne des Aventuriers, et de feue Françoise Gousseaume, avec Laurens Priniault, faiseur d'esteufs, aux faubourgs Saint-Marcel ; entre autres clauses , engagement

par les parents de la future, Raouhn Berthault et sa seconde femme. Reine Auger, de loger les mariés dans l'une des chambres du jeu de paume tenu par eux en location de Cardin Tbiboust, rue de Copeaux, devant le couvent et le jardin des Carmes, et de leur abandonner la moitié du revenu de ce jeu de paume, le tout pendant un an; rr . . . lesquelz mariez auront neantmoins les clefz par devers eulx du jardin et blouzes, et toutefïoys que lesd. Berthaidt et sa femme y vouldront aller et cueillir lesd. esteufz qui y pourront tumber, ilz seront tenuz y appeller lesd. futurs mariez ou i'ung d'eulx , pour en avoir leur moictié... ». 7 (fol. 1X1° xvii v°).

1717. — Vente par Jean Trepperel, bourgeois de Paris, rue de la Vieille Draperie, à Bernard Laumont, rue de Copeaux, d'un terrain de douze toises quatre pieds de largeur sur la rue Trepperel, moyennant 8 1. 10 s. t. de rente et à charge de construire . dans l'année; le vendeur aura, le cas échéant, droit de préemption; l'acquéreur pourra jouir du puits du vendeur. — 8 (fol. 111° xix).

1718. — Renonciation réciproque à toute action de l'un contre l'autre, à raison de la succession mobilière de Perrette Le Besgue, belle-mère de Maitin Le Loutre, reheur de livres, au Clos-Bruneau, par ce dernier, marié à Barbe Boutillier, et par Marion Musnier, veuve de Pierre Le Besgue, bonnetier, à Saint- Marcel. — 9 (fol. ni°xxi).

1719. — Engagement par Marion Noël, couturière, veuve de Jean Poiret, marchand de vins, bourgeois de Paris, de prendre, pour un an, comme apprentie, Jacqueline Le Roy, orpheline de père et de mère, à Paris, à qui elle fournira le gite et le couvert, moyennant 26 1. 1. — 9 (fol. m" xxi).

1720. — Marché entre Etienne Villeneuve, manouvrier, rue du Plâtre, el. Jean Le Juge

l'aîné, boucher, bourgeois de Paris, au Mont Sainte-Geneviève, pour ffenfonceri le puits de la maison de l'Image Notre-Dame, grand rue Mouffetard, tret prandre par dessoubz oeuvre, faire troys assises de pierre de taille, baignans dedans l'oaue de troys piedz en parfondeur d'eaue vifve, et au dessus desd. assises maçonner et remplir de moislon , jusques à la bonne maçonnerie qui y est de présent. . . n; prix : 8 1. t. — lo (foi. m" xxi v").

1721. — Location, pour un an, par Alexandre Beaujouen , fondeur de lettres et imprimeur, rue Saint- Victor, h Antoine Ivyère(?) , imprimeur, même rue, d'rfunes presses à imprimer livres, garnyes de deux châssis, troys frisquettes, ung petit tympant, deux pierres, l'une à ancre et l'autre à rozettes, garnyes, pallectes et deux brayons, et deux ayz à tramper pappier. . ., que led. preneur a en sa possession. . . «, moyennant 6 1. lo s. t. et à charge d'entretien. — 1 1 (fol. iii° xxii).

1722. — Engagement par Pierre Petit, maître es arts , étudiant en l'Université de Paris, logé au Palais, chez Francon, chanoine de la Sainte-Chapelle, à Claude Becquet, étudiant en l'Université, à qui il doit encore i4 1. t., sur une créance de 28 1. 5 s. t., d'un anneau d'or où est enchâssée une table de diamant. — 1 9 (fol. 111° xxii).

1723. — Vente par Pierre et Gaspard Harinnet, frères, écoliers étudiant en l'Université de Paris, au collège de Reims, originaires de Sinard, près Grenoble, à Jean Marchand et Georges Vigoust, écoliers étudiant à Paris, du mobilier qui garnit la chambre qu'ils occupent dans la maison de l'Ecu de France , au carrefour Sainte-Geneviève , moyennant 1 4 1. 7 s. 6 d. t. — i/i (fol. in° xxni).

1724. — Cession par Guillaume d'irAssy, chandelier de suif, bourgeois de Paris, place Maubert, à Jean Blondeau, mercier, bourgeois

de Paris, rue au Feurre, près des Innocents, du bail à lui consenti par les Trésoriers de France, le 19 juin i5/io, pour neuf ans, à partir de la Saint-Jean i54o, moyennant 1 3 1. p. |)ar an, du quinzième étal, en venant de la rue Saint-Denis, rue au Feurre, adossé aux murs du cimetière, déjà occupé par Jean Blondeau depuis la Saint-Remy; Guillaume d'rfAssyn estimait ce bail désavantageux pour lui; en outre, les parties se désistent réciproquement du procès en cours. — i/i (fol. in° xxni v°).

1725. — Bail, pour six ans, par Guillaume Bucquet, franc-sergent du chapitre de Saint- Marcel, grand rue Saint-Marcel, à Jean de l'Arche, tailleur de robes et priseur de la terre et juridiction temporelle dudit chapitre, d'une maison, même rue, à l'enseigne de la Porte d'or, contiguë d'un côté à la grande porte du cloître Saint-Marcel, auquel elle aboutit; prix : 90 1. t. par an. — i5 (fol. m° xxv v°).

1726. — Reconnaissance par Nectaire de Saint-Nectaire, chevalier, seigneur du lieu, bailli des Montagnes d'Auvergne, écuyer de l'écurie du Dauphin, logé au Chapeau rouge, place Maubert, de 436 1. t., au profit de sire François Minard, marchand de Lyon, qui lui a vendu de la marchandise de draps de soie, par l'intermédiaire de son facteur et serviteur, Berlin Bec; la créance sera recouvrable par tiers; le premier versement sera effectué dans trois mois; pareil espace de temps séparera les deux versements ultérieurs. — i5 (fol. m" xxvi).

1727. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Remy Brisset, libraire, bourgeois de Paris, rue Saint-Jacques, de Marie Aubier, fille de feu Robert Aubier, marchand , bourgeois de Paris, et de Ragonde Bouquart, chez Denise de Saint-Menoux, couturière, à Paris, qui lui fournira le gîte et le couvert. —

16 (fol. 111° XXVI \°).

1728, — Arrangement, moyennant huit mille livres tournois, dont la moitié payable à la Sainl-Remy prochaine et l'autre moitié à Pâques, entre l'abbaye de Saint-Victor, donataire de feu Philibert du Châtelet, par acte du 8 novembre i53/i, et le fds de celui-ci, Jean du Châtelet, chevalier, seigneur de Saint- Amand : l'abbaye renonce à tous les droits qu'aurait pu lui conférer la donation sur les terres et seigneuries de Changy, Merlaut, Outrepont, Haussignémont, Ponthion, tenues du Roi à cause de la châtellenie de Vitryen-Pertlîois, et sur celle de Saint- Eulien, tenue de Madeleine de fSaint Pré«.

(fol. ni'.xxx).

Septembre.

1729. — Quittance par l'abbaye de Saint- Victor à Jean du Châtelet, de 9,100 1. t. restant encore dues sur les 8,000 1. portées au contrat précédent. — 27 (fol. ni'xxxii).

1567. — Mai.

Oidonnance du prévôt de Paris

enjoignant au notaire Catherin Fardeau de délivrer une seconde grosse des deux actes précédents à Philbert du Châtelet, chevalier, baron de ffCireixn , seigneur de Saint-Amand, fils de Jean du Châtelet et petit-fils du donateur. — 28 (expédition, parchemin).

15âl (suite). — Mars (suite).

1731. — Marché enire Jean Géhery, charpentier de la grande cognée, rue du Ron Puits, près de la rue Saint- Victor, et Hardouin Corrivault , maçon bourgeois de Paris , rue de Jouy, pour faire , en la maison de Denis Pinson, boucher, au Mont Sainte-Geneviève, ffune vifz, hors oeuvre, à courbes rempans, porlans moullure , ... au dedans des espoisses du boys à demy moucliettes et membre rond, arondis par dessus, lad. vifz garnye de trnys maisfres posteaulx, qui seront de fons en comble de neuf à dix poulces, dont lesd. posteaulx porteront moullure comme dessus,

et dont les appuyés de la vifz , qui est à jour, garny de poteaulx autant plain quevvyde..., à laquelle vifz, tant hault que bas, y aura garniture de deux plaltes formes ... ; et si sera garnye par dedans d'ung noyau tout d'une pièce, de grosseur comme il apartient, . . . dont led. noyau sera garny de deux cordes remplies de moullures basses et soubzbassement et chappileau ; sera encores icelle vifz garnye au dessus de la plalte forme du comble en appentilz ou autrement. . . pour le myeulx, et aussi lad. vifz garnye des marches, bonnes, portans chascune troys poulces de large sur deux poulces et demy de hault...; sera tenu restablir les enchevestrures de la vielle vifz qui est de présent, de boys neuf et pareille grosseur et boys que celuy qui y est de présent. . . « ; prix : 60 1. 1. — 9 1 (fol. m" xxxni v°).

1732. — Quittance par Jean Le filanc, maçon et tailleur de pierre , rue Saint-Victor, à Hardouin Corrivault, même qualité, de 28 1. 1 0 s. t. à valoir sur la somme de 55 1. 1. moyennant laquelle Jean Le Rlanc doit fournir la main-d'œuvre pour «-faire, tant de taille que de maçonnerie, deux perrons de pierre de taille servans à l'endroict des huisseries du grant corps d'hoslel neuf faict faire puis nagueres ou collège du Cardinal Le Moyne, pour monter et entrer oudict corps d'hostel estant joingnant la chappelle . . . i' . — 26

(fol. IIl^XXXVl).

1733. — Vente par Jean Le Fèvre, compagnon manouvrier, rue Neuve Saint-Médard, à Rarthélemy Vateron, même qualité, rue de Versailles , de la moitié du terrain , de quatre toises sur la rue Trepperel, par lui acquis de Pierre Teinturier, maçon, à charge, entre autres, de 60 s. t. de rente au profit de Jean Trepperel, marchand grossier de soie, bourgeois de Paris , sous condition de bâtir dans les deux ans et avec usage du puits ; la présente vente est faite à charge d'acquitter la moitié

des droits dont est gre\é le terrain , sur lequel s'élève une construction altoignant actuellement neuf pieds de haut, et moyennant lo 1. 10 s. t. — 27 (fol. m" XXXVI v°).

1734. — Acquisition par Pierre Taverny, procureur en Parlement, de l'abbaye de Saint- Victor, d'un jardin de vingt-deux toises de profondeur sur seize toises quatre pieds de largeur, y compris le ru de Bièvre, à compter six pieds pour toise , situé derrière la maison de l'acquéreur, sise grand rue des faubourgs Saint-Victor, contiguë d'un côté à la ruelle d'Aletz, à laquelle le jardin aboutit d'un bout, et séparée de ce jardin par le ru de Bièvre, moyennant 66 s. p. de rente, dont ko s. p. rachetables pour do 1. p., avec droit de préemption, le cas échéant, pour les religieux vendeurs, à charge de clôturer, dans les deux ans, le jardin, du côté opposé au ru, celle muraille, comme les murs existant déjà sur les deux autres côtés, devantrester mitoyenne; à charge aussi de n'avoir ni entrée ni vue sur la ruelle d'Aletz, et ff quant au ru de Bièvre, passant par dedans led. jardin, s'en pourront iceulx preneurs. . . ayder et en joyr, sans aulcunement empescher le fd et cours de l'eaue, et aussi à la charge d'icelluy ru de Bièvre, en leur esgard, entretenir à tousjours de neuf piedz de largeur et le curer et nectoyer touteffbis et quantes que mestier et besoing en sera , affin que le molin d'AUetz et les autres jardins, lieux et places ayans l'aisance et comodité dud. ru ne soient intéressez, à cause des inundacions ou autrement, par faulle et négligence desd. preneurs. . . n. — 98 (fol. ni" xl).

1735. — Mise en apprentissage, pour deux ans, par Jean Thomas, jardinier, rue de Porte Bordelle, de son fds, Bernard Thomas, âgé de quinze ans, chez Raoulin Allard, tailleur de robes, bourgeois de Paris, qui lui fournira le couvert, etc. (sic), et recevra 65 s. t. —

3o (fol. Uf XLUI v°),

Avril (suite).

1736. — Quittance générale par Jean Clouet, tapissier, bourgeois de Paris, marié à Jeanne Cornette, fille de feu Guillaume Cornette et de feue Laurence Bailly, à Jacques Maufaiz, mercier, et Vincent Rougeolle, bourrelier, tous deux bourgeois de Paris , tuteurs , subrogés au lieu de Jean Le Jeune et de feue Laurence Bailly, sa femme, de Jeanne Cornette, pour leur gestion de tutelle, sous réserve de tous droits en ce qui touche la gestion de Jean Le Jeune; remise parles tuteurs des papiers de la succession. — 1" (fol. iii°xliiii).

1737. — Contrat de mariage de Jean Trouvé, corroyeur, fils de Hugues Trouvé, même qualité , sur les fossés , entre les portes Bordelle et Saint- Victor, avec Catherine Viollet , fille de feu Guillaume Viollet, boucher, et de Simonne Canappe, Jacques Cotier et Pierre Parmentier, fripier juré, rue des Sept Voies, tous deux bourgeois de Paris, stipulant pour la fiancée: don de 5o L t. à la fiancée par son maître et rf cousin parrain à cause de sa femme 1, Jean Picquet, bourgeois de Paris (reçu en date du 6 mai); engagement par le père du fiancé de loger les mariés deux ans durant, à charge par le fils de travailler, pendant ce temps, pour ie compte de son père, à raison de 20 d. t. par jour ouvrable ; constitution de douaire coutumier. — 3

(fol. 111° XLVI v°).

1738. — Engagement par Jean Barbier, laboureur et carrier, à Saint-Marcel, de livrer à Simon Chopin, même lieu, en ses propriétés de la porte de l'Arbalète et du Clos d'Albiac, près Paris, quatre chariots et un rrboricquetn de moellon pour samedi , et huit autres chariots pour Pâques, le tout constituant ce qui restait encore à livrer sur les seize chariots et le Tboricquet'i vendus par Jean Barbier à Simon Chopin, pour deux écus d'or soleil. — 3 (fol. m" XL vu).

1739. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Michelie Bault, veuve de Claude Pain, (issutier en soie, à Saint-Marcel , de son fils, François Pain, âgé de quinze ans, chez Guiberl Voisin, bonnetier, même lieu, qui lui fournira le gite et le couvert et l'entretiendra de chausses et de souliers. — 9

(fol. Ul° XLIX).

1740. — Bail, pour deux ans, par Raoulin Fricquet, esteufier, au Clos Sainte-Geneviève , près Paris , à Pierre Roux , compagnon esteufier, même lieu, d'un jeu de paume, actuellement en construction, grand rue du Clos Sainte-Geneviève, moyennant 60 1. 1. par an. — 9 (fol. ni" xr.ix v").

1741. — Désistement re'ciproque par Jean de Fresnes, esteufier, rue de Porte Bordelle, qui reçoit à cet effet 1 3 1. t. , et par Raoulin Berthault, même qualité, aux faubourgs Saint-Marcel, dont le fils, Louis Berthault, avait rompu l'engagement stipulé dans son brevet d'apprentissage, en date du 3o mai i534. — 9 (fol. m" l).

1 742. — Marché entre Jac{|ues Dangereux , doreur, à Rouen, rue des Marquets, et Philippe d'Auvergne, verrier, rue Saint- Victor, pour la fourniture de deux douzaines de salières, deux douzaines d'assiettes et une douzaine d'aiguières rrmontéesjî, une douzaine d'aiguières tf façon de pied de cabane n , deux douzaine de ffdrageulxi , rfle tout de voirre, coulleur d'azur, . . . deuement faiz , dorez et isloriez et ainsy qu'il a à cousturae de livrer de pareille marchandise aud. d'Auvergne, achecteur par cy devant, et à personnaiges , ainsy qu'il a coustume pour le moins ... -o ; à livrer à Paris, au plus tard le premier juillet prochain, moyennant 5o s. t. la douzaine de salières, 60 s. t. la douzaine d'assiettes , 9 s. t. l'aiguière ffmontéei ou r? pied de cabane 1. — 12 (fol. m" u v°).

Février [suite).

1743. — Abandon par Simon Regnault , maçon , rue d'Ablon , à Saint-Marcel , au profit de Charles Eustace , épicier, audit lieu , d'un terrain, de trois toises sur la rue Gracieuse, par lui acquis de ce dernier, moyennant 78 s. t. de rente. — fr Bonne la dacte nonobstant qu'elle ne soit en son ordre, w — 6 (fol. m" lu).

1744. — Vente de ce terrain par Charles Eustace à Hilaire Gaillard, maître es arts, étudiant en l'Université de Paris, au collège du Plessis, moyennant 76 s. t. de rente, à charge de construùe dans les deux ans et de payer sa part dans les frais de clôtures mitoyennes. — 6 (fol, ni" LU v").

Janvier (suite).

1745. — Désistement, moyennant quatre écus d'or soleil, par Nicole Gillequin, étudiant en l'Université de Paris, grand rue Saint- Jacques, maison à l'enseigne de la Queue de renard, près de l'église Saint-Benoît, de toute action contre Jean Sabart, fripier, rue Judas, à raison des rf exceps « et injures dont ce dernier s'était rendu coupable à son égard. — 29 (fol. m" Lv).

Février [suite).

1746. — Testament de Geneviève Fourier, femme de Mathurin Vian , notaire du Roi, etc. (sic) : lieu de sépultm-e, la chapelle Notre- Dame en l'église Notre-Dame du Mont-Carmel ; legs de ici. t. pour la réparation de l'église Saint-Etienne , sa paroisse ; commande de deux services complets en l'église Saint-Christophe, en la Cité, pour le repos de son âme et de celle de ses père et mère; legs de 10 1. 1., de sa bonne robe de deuil, de sa cotte noire et de son chaperon des dimanches à Gabrielle Viau, pour aider à son mariage; de 3o 1. t. à Catherine Viau, nièce de son mari; de 1 0 1. 1. à Mathurin Viau, neveu de son mari; ces sommes resteront entre les mains des exécu-

teiirs jusqu'au mariage des ayants-droit; legs de vingt écus d'or soleil , d'une robe et d'un chaperon de deuil à Christophe Fourier, son neveu ; de sa bonne robe noire , fourrée de panne noire, et d'un bon chaperon écarlate h Jeanne Viau, femme de Michel Gaultier; d'un e'cu soleil à la boîte des pauvres ; d'une renie viagère de 6 1. t. à sa sœur, Louise Fourier, religieuse à Maubuisson , réversible sur sa

nièce, Claude Fourier; legs de sa rente sur l'Hôlel-de- Ville à son neveu , Aubin Georgin ; de 10 1. t. à sa belle-sœur, Perrelle Viau; Claude Fourier, sa nièce, est légataire univei-selle, sans préjudice toutefois du don mutuel fait entre elle et son mari; vœu que la tutelle de Christophe et Claude Fourier soit confiée à son mari. — i" (minute, deux feuillets, papier).

cf Registre des contraictz receuz par feu m^ Yves Bourgeois, luy vivant notaire ou Ghastelet de Paris , es années mil cinq cens quarente ung et

quarante deux. n

Registre, 878 et 608 feuillets, papier; reliure parchemin, à revers; au dos, deux étiquettes, primitivement superposées, l'étiquette inforieure portant le n" 17, l'autre portant ie n" 98.

17 AVRIL 1 5/11-16 JUIN i5/i5.

LVRIL.

1747. — Renonciation par Jacques de la Haie , couturier, hors la porte Saint-Jacques , devant la maison à l'enseigne de l'Ours, à toute action contre Bastien Clément, rresteufviem, audit lieu, à l'enseigne du Petit Cerf, que Jacques de la Haie accusait de s'être livré sur lui à des voies de fait , le vendredi-saint , entre une heure et deux heures de relevée, en face de la maison du Petit Cerf, et de l'avoir frappé à la main gauche; Bastien Clément payera les soins donnés et à donner jusqu'à complète guérison par Henri Frenel, barbier, et versera à Jacques de la Haie 5o s. t. avant la fin du mois de mai. — 18 (fol. 1 v°).

17^8. — Entrée de Guillaume Loyer, joueur d'instruments , demeurant, rue de la Juiverie, en une maison sise en face de l'église de la Madeleine, pour la période de quatre

années qui en reste à courir, à compter du jour de Caréme-prenant i5^i, dans l'association formée, le 25 mai i538, pour une durée de six ans, à commencer au jour de Carême -prenant iSSg, entre Nicolas ffQuivoyc", rue des Ménétriers, Simon Leclerc, rue Neuve Saint-Merry, près de l'église Sainte- Croix, maison ayant pour enseigne, au coin, l'Image Notre-Dame, Nicolas de (fFieurence«, rue Quincampoix, maison à l'enseigne de l'Image Saint-Martin , Jean Langlois , rue Montmartre , maison près de celle à l'enseigne de l'Échiquier, Nicolas Barbier, rue de la Parcheminerie, maison à l'enseigne de la Pomme de pin , Jacques Fredel le jeune , rue du Temple, près de l'Echelle, et Nicolas Mutet, rue des tf Prouvelles y>, maison à l'enseigne, sur la porte, de l'Image Notre-Dame, tous joueurs d'instruments, rr pour jouer de leurs instruments et musicque ... en la manière qui s'ensuyt , savoir est qu'ilz estoient associez

à commun gain et prouQict de tout ce qii'ilz gaigneroient à jouer de leursd. instruments et musicc[ue , led. temps durant , en toutes nopces, festes, bancquetz et honnestes assemblées, et que pour ce faire chascun d'eulx de sa part seroit tenu et avoit promis faire le prouffit de la compaignve , rapporter tout ce qu'il gaigneroit et en tenir bon, vray, juste et loyal compte l'un d'euk à l'autre, à la descharge de leur conscience, sans aucune chose en receler, à peyne de perdre par celluy d'eulx qui aucune chose en recelieroit, la part et portion qu'd auroit en ce qui seroit par luy recelé , et d'eslre lors chassé et privé de lad. compaignye, si bon leur sembloit, sans y avoir ne prandre dés lors en avant, oud. cas, pour le temps qui eust peu rester à escheoir et parfaire de lad. association, aucun gaing ne prouflîct ; et que, en ce faisant , il fust accordé par exprés que nul d'entre eulx ne pourroit jouer de inslrumenls avec aultres non estans de leur compaignye, ne d'icelle eulx desassocier sans l'exprès consentement de toute icelle compaignye; touteffois, là oii l'un d'eulx seul, deux, troys ou quatre d'entre eulx vouldroient jouer sans aulbaddes , faire le pourroient et en prandre le gaing à leur prouflict, sans ce qu'iiz en fussent tenuz faire aucun ra[)port à lad. compaignye ne que les aultres y eussent part ne portion; et là où il y auroit aulbade, ilz et chascun d'eulx estoient tenuz faire rapport dud. gaing, pour icelluy estre party en commun; et aussi là où les quatre ou cinq joueroient en festes nuptialles, sans aulbades, ilz seroient tenuz faire rapport du gaing qui seroit par eulx gaigné et receu , pour icelluy estre party entre eulx en commun, comme dict est; et fut le tout faict à peyne de quarante escuz d'or soleil , à payer par celluy d'eulx qui contreviendroit à ce que dict est, qui seroient aplicqupz aux aultres observans lad. association, et ce incontinant le contredict et deffault advenu, ... le tout sans aucune sommation , figure de procès ne aultre sollempnité de justice y garder ne tenir; et encores avec

ce promisrent l'un d'eulx à l'autre eulx habiller de livrée, les ungs comme les aultres, honnestement, et ce incontinant et si tost qu'il seroit convenu et accordé par la plus grant partie d'entre eulx. . . ». — ao (fol. 3 v°).

1749. — Arrangement entre Gilles Le Mellais, faiseur d'ais de papier, demem-ant grand rue Saint-Jacques , en une maison contiguë au couvent des Mathnrins, et ses fds, Guillaume Le Mellais, mêmes profession et domicile, et Pierre Le Mellais, même profession, demeurant aux Reculettes, entre Paris et Gentilly ; Pierre Le Mellais s'engage à travailler de son état, sa vie durant, exclusivement pour le compte de son frère, qui lui fournira la matière première, rr autant qu'il en pourra employer n, et lui payera les cent livres d'ais i8 s. 6 d. t. , bien que la façon en vaille 2 1 s. t.; Guillaume Le Mellais, tren considération de ce que led. Gilles Le Mellays, leur père, est vielz et ancien et qu'il ne pourroit par cy après gaigner sa vie oud. estât n , s'engage à verser à ses père et mère, Gilles Le Mellais et Guillemette François, leur vie durant, et au survivant des deux, 5 s. t. jtar cent livres d'ais livrées pnr Pierre Le Mellais; Gilles Le Mellais s'engage, par suite, à ne plus travailler de son état pour personne. En cas de décès de Pierre Le Mellais, sa veuve aura la faculté de continuer l'entreprise aux mêmes conditions; si elle refusait, Guillaume Le Mellais n'en serait pas moins tenu déverser à ses parents 5 s. t. pai- cent livres à lui livrées; en cas de décès de Guillaume Le Mellais, sa veuve, ses enfants ou ses héritiers lui seront substitués. — ao (fol. 5).

1750. — Cession par Gilles Le Mellais à son fils, Guillaume Le Mellais, pour la période de cinq années, à compter de Pâques i54i , qui en reste à courir, du bail à lui consenti par les Mathurins, moyennant 8o 1. t. par an , de la maison où demeurent Guillaume Le Mellais et ses parents , sise grand rue Saint-

Jacques, joignant l'hôpital Saint-Matliurin ; Guillaume Le Mellais s'engage à servir à ses parents une rente viagère de i a 1. 1. , réversible sur la télé du survivant , tr et ce pour les ayder à avoir logys n. — 20 (fol. 6).

1751 . — • Mise en apprentissage, pour trois ans, par Jean Prévost, prêtre, chapelain du commandeur de l'église Saint-Jacques-du-Haut- Pas , près Paris , de son frère , Louis Prévost , âgé de dix-sept ans, chez Jean Amazeur, imprimeur de livres, rue Glopin, maison à l'enseigne de la Lanterne, qui lui fournira le gîte et le couvert et lui versera 9 1. t. à la fin de son apprentissage. — 20 (fol. 7).

1752. — Richard Gellin , naguères apprenti chez feu Gilles Baret, charpentier, à Saint- Marcel , près la porte Bordelle , s'engage comme apprenti, pour trois ans, chez Germain Musnier, charpentier de la grande cognée, à Notre-Dame-des-Ghamps, Grand rue, maison à l'enseigne de Saint-Roch , qui le nourrira , l'entretiendra et lui remettra, à son départ, une cognée d'un écu soleil, ou la valeur. —

1753. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Pierre Bouchard, boursier du collège du Cardinal Lemoine, y demeurant, de son neveu , Jean Flaguier, âgé de seize ans, chez Guillaume Auffroy, parcheminier, à Paris, qui s'engage à fflui quérir son vivrez , et qui recevra six écus d'or soleil, dont la moitié dans un mois et l'autre moitié un an plus lard, Pierre Bouchard prenant à sa charge l'habillement de l'apprenti. — 28 (fol. 9).

Mai.

1754. — Abandon par Michel [Le] Texier, fils de feu Nicolas Le Texier et de feue Robine La Seuvignée, boucher et laboureur, à Cibois, paroisse de wNeyern, diocèse du Mans, actuellement logé près la porte Saint- Jacques, maison à l'enseigne du Paon, à sou

fils, Jean Le Texier, prêtre, demeurant à Arcueil, d'une maison et ses dépendances, et d'un pié , contenant deux journées de faucheur, sis à ffCyboysi, moyennant l'abandon parle fils d'une dette de cent trente livres tournois , conlractée par le père comme il suit : 25 I. t. déboursées par Jean Le Texier, en i53o, pour avoir mis son frère, Julian Le Texier, apprenti libraire à Paris et l'avoir entretenu d'habillements pendant son apprentissage; i5 I. t. tpour avoir nourry led. Jullian en cesled. ville de Paris, luy estant estudiant, par l'espace de neuf moysi -,101. t. pour avoir ramené son père, à cheval, de Laon, où celui-ci était allé en voyage à Nolre-Dame-de-Liesse , à ff La Gaulterye, paroisse de Chanteigier,oud. pays du Mayne» , avoir vacqué à ses affaires, à Paris, quatre ou cinq jours durant, et lui avoir prêté de l'argent à cet effet; i5 1. t. avancées par le fils au père, en i536, ffpour s'acquicter d'aucunes debtes et pour nourryr son mesnaige, pour ce que led. vendeur avoit lors receu la ferme de son revenu de Cyboys pour quatre ans, par avancement, pour faire ung reiruict aud. lieu de La Gaulterye n ; 1 o 1. t. pour avoir amené Michel [Le] Texier, en i54o et i5/»i , de son pays du Maine à Paris et l'avoir nourri environ cinq semaines, celle-ci comprise; i5 1. 1. avancées au père, à Paris, en iS^i 1 , pour obtenir un signijicavil de la cour de Rome et pour s'en retourner en son pays ; les ^10 1. l. restant représentent la part de Jean Le Texier dans la succession de sa mère, Michelle Le Roy. — 3 (fol. i5).

1755. — Bail, pour neuf ans, par Jean Le Texier à son père, des biens ci-dessus mentionnés , moyennant 7 1. 1 o s. t. par an , avec faculté de réméré pendant la durée du bail. — 3 (fol. 17).

1756. — Bail de son prieuré, pour trois ans , par Antoine du Hautbois, prêtre , seigneur de Rennemoidin , prieur de Saint-Martin-de- Vertot, près Chàtillon-sur-Indre , demeurant

ordinairement à Rennemonlin , au Val-de-Gally , et actuellement logé rue du Foin, maison du Heaume, à Bault Boutet, prêtre, demeurant à Saint-Marlin-de-Vertot , représenté par Nicolas Jeustrier, dit de Beauce , messager ordinaire de Châtillon-sur-Indre, logé grand rue Saint- Jacques, maison du Grand Cerf, moyennant 120 1. 1. par an. — 6 (fol. i8 v").

1757. — Pierre Gravois, drapier, bourgeois de Paris, grand rue Saint-Denis, près le Ponceau , maison à l'enseigne de Saint-Etienne , et Jacques Garuel, marchand devins, bourgeois de Paris, rue Saint-Denis, maison des Trois Faucilles , se portent caution pour Nicolas EulTrye, petit bedeau de la nation de Normandie en l'Université de Paris, vis-à-vis de ladite nation, qui a confié à Nicolas EufTrye, pour exercer son office, la petite masse de la nation, estimée loo 1. p. environ. — lo

(fol. 98 V).

1758. — Mise en apprentissage-, pour trois ans, par Nicolas Prndhomme,poulailler,àNoisyen-ffCruyen, de son fils, Jean Prudhomme, âgé de dix-huit ans , chez Jean Henri, serrurier, à Nolre-Dame-des-Champs, près l'hôtel de Bourbon , qui lui fournira le gîte et la nourriture et recevra, à la Sainl-Martin d'hiver prochaine, un écu d'or soleil, valant /i5 s. t. — 10 (fol. 29).

1759. — Vente par Jean DoUet, fourbisseur et garnisseur d'épées , bourgeois de Paris, rue de la Vieille tf Bloucqueryen, maison à l'enseigne de la Belle Image, à Brice Pinson, mêmes qualités, sur le pont Saint-Michel, maison à l'enseigne du Pot d'étain, de la dix-huitième partie par indivis d'une maison , appelée Gaillon, rroù est pour enseigne sur le portai l'ymaige Saincte Suzanne 1, sise aux faubourgs de Paris , hors la porte Saint-Honoré , tenant d'un côté à la ruelle Michel Regnault, et aboutissant d'un bout sur la ruelle desdits faubourgs, moyennant 60 1. 1. — 1 1 (fol. 2 9v°).

1760. — Renonciation par Jean Huet, marchand, bourgeois de La Rochelle, à toute poursuite contre Benoit Philippe, compagnon libraii-e , rue Saint- Victor , maison à l'enseigne de l'Epée de bois, frpour raison de certains cxcez que ied. créancier maintenoit luy avoir esté faitz par Ied. debteur, ce jour d'huy a troys sepmaines r, , moyennant 1 1 0 s. t. , dont un écu d'or soleil à payer le 28 mai prochain, et le reste à la fête de la Madeleine. — 23 (fol. 35).

1761. — Titre-nouvel passé par Georges Goupil, marchand, bourgeois de Paris, Germaine Goupil, sa sœur, veuve d'Aubert de Paris, mêmes qualités, demeurant rue de la Huchette , maison à l'enseigne des Trois Chandeliers, et pai" Antoine Le Maire , premier huissier de la Chambre des comptes, pour une maison, sise grand rue Saint-Jacques, à l'enseigne de l'Ecuet Image Saint-Georges, tenant d'un côté à la maison à l'enseigne jadis du Coq et de la Pie et actuellement du Soleil d'or, d'un autre côté à la maison à l'enseigne de l'Image Sainte-Barbe , aboutissant à la librairie du collège de Sorbonne , ladite maison appartenant pour un tiers à Georges Goupil, pour un autre tiers à Germaine Goupil et à Antoine Le Maire, et pom* le derniers tiers au collège de Sorbonne, et grevée d'une rente de 100 s. t., soit 66 s. 8 d. t. pour les deux premiers tiers , au profit du collège de Sorbonne. — aà (foL 35 r).

1762. — Bail de sa vicairie, pour quatre ans, par Philippe Noël, prêtre, chorier de l'église cathédrale de Saint-Flour, vicaire de l'une des vicairies de feu Pierre Valet, fondées en ladite église, à Jacques Rodich, prêtre, à Saint-Flour, moyennant 3o s. t. par an. — 2 5 (fol 37 v").

1763. — Procuration passée par le collège de Sorbonne au nom d'Antoine de tr Olabe 1 , demeurant en Espagne , à l'effet : 1° de re-

cevoir le legs de 5oo 1. t. fait par Jérôme Saliuas, docteur régent en la Faculté de théologie en l'Université de Paris, demeurant au collège de Sor-bonne, audit collège, à charge de célébrer un obit en la chapelle du collège , le jour de la fête de Saint Jérôme, tfet aussi pour avoir des chappes pour icelle chappelle r^ ; 2° de recevoù", d'autre part, les loo 1. t. léguées pour la fondation d'une messe hebdomadaire en la chapelle de Sorbonne, ainsi que la somme supplémentaire nécessaire, frpour ce que lad. somme de loo 1. t. n'est sulTisante pour lad. fondation". — 28 (fol. /ii v°).

176â. — Procuration passée au nom du même par Jean Alleaume, prêtre, docteur régent eu la Faculté de théologie en l'Université de Paiis, bénéficiaire d'un legs de cinquante ducats d'or. — 28 (fol. ha).

1765. — Procuration passée au nom du même pai- les religieuses de Sainte-Claire, dites les Cordelières, fondées à Saint-Marcellez-Paris, rue de Lourcines, bénéficiaires d'un legs de deux cents ducats d'or, à charge de célébrer un obit à la Saint-Jérôme, et rrpom' paver certain lieu du cloistre dud. couventn. — 2g (fol. /l2 v°).

Juin.

1766. — Nicole Simon, sçoiastique en l'église de Coutances, s'engage vis-à-vis d'Aymery du Châteiguier, chanoine deMontauban, demeurant à Paris, hôtel Saint-Jean-de-Latran, à rtluy faire expedyer en court de Rome, bien et deuement . . . , toutes et chascunes les choses qu ilz dient estre à plain contenues et declairées en ung memoyre en papier de ce fait et baillé par led. du Chasteignyer aud. Symon, lequel a esté signé des seings manuelz des notaires soubzscriptz , et pour ce faire, envoyer courryer exprés et les faire expedyer et dacler à Rome, du dixiesme jour de ce présent moys de juing . . . , sans fortune et pourveu qu'il n'y ait empeschement légitime,

et le tout rendre en ceste ville de Paris dedans deux moys aussi prouchainement venans ... »,

moyennant cent quinze écus d'or soleil, dont quittance. — 3 (fol. 43 v°).

1767. — Don par Marie du Barle, âgée de vingt-sept ans et demi, fille de feu Guillaume du Barle, laboureur, à Fresnoy-le-Luat, bailliage de Valois, demeurant chez son beaufrère, Robert Lescuyer, libraire, boiu-geois de Paris, grand rue Saint-Jacques, maison à l'enseigne du Saumon , à son neveu, Jean Lescuyer, écolier étudiant en l'Université de Paris, fils de Robert Lescuyer et de Jacqueline du Barle, de tout ce qui pourra lui revenir de la succession de son père par la clôture du compte que doivent lui i*endre ses oncles et tuteurs, Pierre du Barle et Martin Cointerel. — 6 (fol. l^^).

1768. — Mise en apprentissage, pour six ans, par Jean Le Vieil, maître es arts en l'Université de Paris, boursier du collège des Cholets, de Louis Pavie, fils de feu Simon Pavie , laboureur, à Caply, diocèse de Beauvais , âgé de quatorze à quinze ans, chez Pierre d'Omont, potier d'étain, bourgeois de Paris, rue de la Petite Truanderie, maison à l'enseigne du Petit Jésus, qui lui fournira le gîte et la nourriture. — à (fol. 45).

1769. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Guillaume de la Seille, menuisier, à Gouzangrez, châtellenie de Pontoise, de son fils, Guillaume de la Seille, âgé de quatorze ans, chez Jean Rousseau , cordonnier, bourgeois de Paris , grand rue Saint-Jacques , maison à l'enseigne du Chef Saint-Denis, qui lui fournira le vivre et la chaussure et recevra, à la Noël prochaine , lol. 10 s. t. — 10 (fol. 46 v°).

1770. — Grégoire Caillier, fils de feu Thomas Caillier, originaii'c de Saiut-Malhurin de Larchant, demeurant au collège de Narbonne , âgé de vingt ans , se met en appren-

tissage, pour deux ans, chez Yvoa Careuneau, couturier et tailleur de robes, bourgeois de Paris, rue de la Harpe, maison à l'enseigne de la Croix de fer, qui lui fournira le vivre et recevra 8 1. 1. — lo (fol. /17).

1771. — Mise eu apprentissage, pour trois ans, par Jean Nicolas, mesureur de sel, rue de la Vieille rf Bloucquerye n , de son fils, Jean Nicolas, âgé de quatorze à quinze ans, chez Guillaume de la Grange , sellier et lorniier, grand rue Saint-Jacques, maison à l'enseigne de la Tête noire, qui lui fournira le vivre et recevra dix écus d'or soleil. — 10 (fol. 47 v°).

1772. — Mise en apprentissage, pour cinq ans, par Raoulet Pannier, pécheiu- à engins, rue de la Bûcherie, maison à l'enseigne de l'Image Saint-Pierre, de son cousin, Nicolas Pannier, fils de feu Guillot Pannier, vigneron , à Saint-Leu-d'Esserent, âgé de quinze à seize ans, chez Jean Mercier, pécheur à engins, même rue , en face de la maison à l'enseigne du Mouton blanc, qui lui fournira le vivre et l'entretien et le fera passer maître à ses frais. — 12 (fol. ig).

1773. — Signification par les religieuses de Sainle-Claire, dites les Cordelières, fondées à Saint-Marcel-lez-Paris, grand rue de Lourcines, réunies à la grille du parloir, entre neuf et dix heures du matin , à Biaise Regnault, fille de Guillaume Regnault, fripier, bourgeois de Paris, et de Perrette Gourlin, demeurant rue Coquillière, près l'hôtel de Flandre , ladite Biaise Regnault novice, non professe, audit couvent, de leur refus de la recevoir à la probation et profession, (rpour certaines et justes causes et raisons qu'elles ont dict avoir ced. jour d'huy declaii'é en leurd. chapitre à lad. Biaise Regnault, et encores qu'elles espèrent. . . declairer, avec aultres causes, en temps et lieu . . . n ; invitation à la novice de faire appeler ses parents , poui- la venir cher-

[i5/ii.]

cher, faule de quoi le couvent s'acquittera de ce soin; signification de la décision aux pa-

17 (fol. 5i v°).

renls de Biaise Regnault

\llh. — Mise en apprentissage , pour trois ans, par Jacques Fournier, cordonnier, aux faubourgs Saint -Denis, de son fils, Gilles Fournier, compagnon libraire et relieur de livres, chez Robert Lescuyer, libraire, relieur de livres et mercier, grand rue Saint-Jacques, maison à l'enseigne du Grand Saumon, qui lui apprendra rfsond. estât et mestier de mercier, et aussi, en ce faisant, sond. estât de libraire", lui fournira le gite et le couvert, le fera passer, à ses frais, maître mercier à Paris et lui payera 100 s. t. par an. — 18 (fol. 53 v").

Juillet.

1775. — ff Nicolas de la Ruelle , practicien en court laye, demourant à Cormeilles en Parisy, confesse avoir . . . mys en service et apprantilz Guillaume de la Ruelle, son filz, [aagé de cinq ans et demy], du jour et feste de Pasques dernier passé jusques à douze ans . . . , avechonnorable homme Jehan Legay , enlumineur et bourgeois de Paris, . . . retenant led. Guillaume de la Ruelle à son service. . . , lequel il a promis... enseigner en bonnes murs, l'envoyer à l'escoUe et luy faire apprendre les sept pseaulmes, heures et aultre service, et ce faict, l'entretenir quelque temps au colleige pour apprandre la science, et aussi luy monstrer. . . , au myeulx qu'il pourra, led. mestier et estât d'enlumineur. . . , le traicter doulcement . . . , luy quérir et livrer son vivre de boyre, menger, feu, lict, hostel et lumière, avec sa chaussure des souliers, chausses, robbes et aultres habillemens. . . , fors et excepté de chemyses, dont. . . son père sera tenu de l'entretenir. . . , et en la fin dud. temps de douze ans le rendre par led. Legay honnestement habillé. . .n. — 19 (fol. 89).

Août.

1776. — Mise en service, jwur trois ans.

i/ll.

par Pierre de la Fosse, tisserand en di-aps, à Pontoise, de son (ils, Guillaume delà Fosse, âgé de douze ans, chez Guillaume Morlaye, marchand , bourgeois de Paris , rue de Bièvre, frà la charge que led. Morlaye sera tenu monstrer, apprandre et enseigner, au myeuJx qu'il pourra, aud. Guillaume delà Fosse à jouer de l'instrument de vyolle et de lut, et luy quérir. . . son vivre. . . et l'entretenir de tous habillemens. . . , fors touteffoys que led. bailleur a promis. . . bailler aud. Guillaume de la Fosse, sond. filz, dedans le jour Sainct Remy prouchainement venant , une payre de chaulses à fondz, ung porpoinct, ung bonnet et des souUiers, le tout neuf. . . «. — 6 (fol. 107).

1777. — Renonciation par Cosme Billaul, barbier et valet de chambre de Pierre Lizet, chevalier, conseiller du Roi el premier pre'sident au Parlement, à toute poursuite contre Alexandre Guignart, compagnon drapier et chaussetier, à Paris , en la maison de Jacques Chefdeville, dudit e'tat, bourgeois de Paris, cf pour raison des battures et excez que icelluy Billaut disoit. . . luy avoir esté faictz et commis en sa personne par led. Guygnart, le jour de jeudi dernier passé, estans en la grant rue Sainct Jacques ...•", moyennant 4 1. 10 s. t. — 10 (fol. 108).

1778. — Mise en apprentissage, pour quatre ans , par Jeanne Marin , veuve de Jean Jacquiu, vigneron, à Frépillon, près Bessancourt , de son fils , Pierre Jacquin , âgé de quinze ans, chez Pierre Thiart, libraire, relieur de livres, rue des Noyers, près le jardin de la chapelleSaint-Yves,quilui fournira le vivre et recevra 10 I. t. — 1 4 (fol. 1 10).

1779. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Etienne Santeny, procureur et praticien, à Châtres-sous-Montlhéry, de son fils, Guillaume Santeny, chez Nicolas Palori, épicier, bourgeois de Paris, qui lui fournira

ACTRS NOTAniiîs. I.

le gîte et le couvert et recevra douze écus d'or soleil. — 17 (fol. 1 1 1 v°).

1780. — Marché entre Jean Brumereau, prêtre , à Bièvres-le-Chàtel , et Bobert Landois , laboureur, à Sceaux, d'une part, el Christophe Loyson, peintre, aux faubourgs Saint-Marcel, près Paris, rue d'Ablon, d'autre part : rr . . . led. Loyson. . . promect servir et fournyr aux dessusd. Brumereau et Landoys, maistres et qui ont entreprins le jeu de la Vengeance et destruction de Jherusalem, qui se doibt de brief jouer au lieu et villaige du Plessys Picquet, prés Paris, les choses qui eusuyvent, savoir est l'habit de ce qu'il convient pour les personnaiges qui joueront Dieu le Père et troy s anges, les dyadesmes pour Dieu le Père, le Filz et Sainct Esperit, Nostre Dame et anges et tout ce qu'il convient au paradis dud. jeu, et ce en ce qui concerne Testât dud. Loyson, comme painclures, coulleurs, perrucques, cheveubc, barbes, nuées et aultres matières de sond. estât etindustrye de painctre seuUement, et ce bien et deuement, ainsi qu'il apartient; item, payndre cinq babitz de dyables, faire paradis et enlTer et les paindre de coulleurs nécessaires ; item , faire toutes et chascunes les painclures des faiuctes qu'ilz dient estre contenues au livre de lad. Vengeance , lesquelles led. Loyson dict bien scavoir et entendre; ilem, fournyr de basions royaulx , couronnez , tant d'empereurs que roys, evesques, ydolles, fainctes, decolations, martires et de toutes fainctes contenues oud. jeu, et tout ce qu'il apartient a ung painctre pour lesd. fainctes, en sond. estât seullement; et le tout faire et fournyr aux jours, sur les lieux et ainsi que les joueurs et personnaiges en auront affaire pour le mystère et jeu dessusd. , en luy baillant le répertoire ou memoyre pour ce faire, et pourveu que ce soit faict et parachevé de jouer dedans la Toussainctz prouchainement venant; ensemble fournyr de linge qu'il conviendra pour les décollations seullement. Ce marché faict moyennant

nifltlUCnlE NATIONALE.

et parmy le prys et somme de vingt cinq livres tournoys pour lesd. painctures et faincles dessusd., et vingt solz tournoys pour ied. linge desd. décollations, que pour ce lesd. Brumereau et Landoys en ont promis . . . payer aud. Loyson. . . , c'est assavoir quarante solz tournoys dedans dymanche prouchainement venant, et par chascun dymanche après ensuivant pareille somme de quarante solz tournoys, jusques à fin de payement...; et neantmoins est réservé ausd. Brumereau et Lnndoys de povoir par eulx fournyr de linge peur lesd. décollations, à leurs despens, au lien desd. vingt solz tournoys, et sans aucune diminution faire aud. Loyson desd. quarante solz tournoys par chascun dymanche, ainsi que dessus, pour Ied. payement desd. xwl. t. , pour lesd. ouvraiges. Ensemble. . . promect icelluy Loyson fournyr aux dessusd. tout ce qui est nécessaire, de sond. estât, pour faire la monstre qui se doibt faire dud. jeu le jour (le mercredi prouchainement venant, en les prenant et rendant par lesd. Brumereau et Landoys au iogys et maison dud. Loyson, aud. lieu de Sainct Marcel; et oultre ce, assister et comparoir, aux jours dud. jeu, pour la conduycte et livraison de ce qu'il conviendra, tant au paradis que h l'enfer et fainctes, le tout ainsi qu'il est et sera nécessaire il sond. mestier de paincfre et faiuctiei"; et le tout faire bien et deuemenl, ainsi qu'il apartient, selon le contenu oud. livre, le tout que Ied. Loyson dict bien scavoir et entendre. En quoy faisant et onitre Ied. sallaire, seront tenuz. . . iceulx Brumereau etLandoysnourryr lod. Loyson, luy deuxiesme, ou aultie plus grant quantité' d'ouvriers nécessaires, seullement tous les joiu-s qu'il vacquera aud. jeu et à faire lesd. paradis et enfler, et à faire lad. livraison sur Ied. lieu avec eulx. . . ». — 92 (fol. 112 v°).

1781. — Mise en service, pour dix ans, par Philippe de la Verdure, tenant les petites écoles à Notre-Dame-des-Champs, y demeu-

rant , près la fausse porte , de sa fille , Guillemette de ia Verdure, âgée de huit ans, chez Nicolas des Avenelles, épicier, aux faubourgs Saint-Jacques, qui lui fournira le gîte et le couvert, l'entretiendra et lui donnera 10 1. t. à l'expiration des dix années. — 22 (fol. iili).

Septembre.

1782. — Mise en apprentissage, pour trois ans et demi, par Rogier Belenfant, laboureur, à Goubron, et par Jean Joubert, même qualité, à Clichy-à-l'Aunay, tuteurs d'Antoine et Pierre Belenfant, fils de feu Mathurin Belenfant, laboureur, audit Clichy, et de feue Perrette Petit, respectivement âgés de dix-huit ans et de quinze à seize ans, chez Pierre Le Mellais , faiseur d'ais de papier, aux Reculetles , près Gentilly, qui leur fournira le vivre et qui, pendant les trente premiers mois , les entretiendra, s'engageant à leur payer, pour leur dernière année, 7 1. t. à l'aîné et 100 s. t. au cadet. — 3 (fol. 120 v°).

1783. — Bail, pour six ans, à compter de Noël prochain , par Macé des Bois , libraire , bourgeois de Paris, grand rue Saint-Jacques, hôtel de La Couture, à Guillaume Ducroc, boulanger, à Notre-Dame-des-Champs, maison à l'enseigne des Quatre Fils Aymon , d'une maison, sise à Notre-Dame-des-Champs, en la Grand rue, moyennant 3o 1. t. par an, le bailleur se réservant la faculté de pouvoir aller dans le jardin, fluy, ses gens et cenlx de sa compaignye, pour s'en y recréer, toutes ot quantes foys que bon luy semblera 1, et s'imposant l'obligation de abailler aud. preneur, dés la Sainct Remy prouchainement venant, les clefz de la première porte de devant et celle de la salle, pour y faire mettre du piastre et matières, affin de povoir par icellui preneur faire faire et droisser son four et choses nécessaires. . . pour sond. estât de boullangier seullement et sans ce que Ied. preneur y puisse mettre loger locatifz ne empescher aultrement lesd. lieux,

[i5/li.]

sinon aprt^s led. jour de Nouel . . . r.. — i /i

(fol. 125 v").

178'i. — Reçu par l'abbaye de Saint-Germaia-des-Prës, représentée par Placide légier, prêtre, prieur claustral, et Nicole Leclerc, prêtre, ct'lerier, procureur et receveur de l'abbaye, à Jean Pigeon, bôtelier, bourgeois de Paris, rue de la Harpe, maison à l'enseigne de la Rose rouge, de 3o i. t. trpour ung quartier, qui escherra le vingtiesme jour de ce présent moys de septembre, à cause de la pension de fiere Olivier Tanneguy, aussi leligieux dud. ordre, qui puis nagueres avoit esté translaté en lad. abbaye et y mis en pension . . . , de laquelle pension led. Pigeon s'estoit obligé. ..;... led. Tanneguy ne prandra plus par cy après sa pension en lad. abbaye. . ., parce que led. Pigeon ne veult plus estre . . . caution de lad. pension ... ; ... accordent iceulx Legier et Leclerc, oud. nom, que led. Tanneguy puisse fqire enmener le cheval à luy apartenant, qu'il a de présent, estant en lad. abbaye, en compensant la nourriture d'icelluy au service qu'il peult avoir fait à lad. abbaye. . . ». — 16 (fol. 127).

1785. — ff . . . Madelaine Corbin, vefve de feu Nicolas Flycby, en son vivant laboureur, deniourant en la parroisse de Fromeville, ou vicariat de Ponthoyse, et elle nagueres demeurant en la maison de mons' l'ofUcial de l'arcbedyacre de Josas, en la rue du Gloud Brunel , dicte Sainct Jeban de Beauvays, à Paris, et à présent demeurant rue du Bon Puys , prés la lue Sainct Victor, à l'enseigne du Cheval blanc, ... a declairé qu'elle ne donna jamais charge à quelque procureur ne personne que ce soit pom' faire poursuycte en son nom, pardevant aucun juge, ecclcsiasticque ne aultre que ce soit, à l'encontre de maistre Guillaume Biandin ne contre Jeban Blondel, à présent demourans ei) la maison dud. officiai de Jozas ; mais bien donna charge faire poursuycte seullemenl à l'encontre de

ung nommé Ysaac Chantereau, serviteui' domesticque dud. officiai, et ce pour raison de la copulation et compaignye charnelle, provision et caplion de part, dont elle est à présent grosse et enceynte, parce que. . . elle n'est aucunement grosse, enceynte ne empeschée du faict desd. Biandin et Blondel ne de l'un d'eulx, mais seuUement du faict dud. Ysaac Chantereau, qui est le premier dont elle eut copulation et compaignye charnelle, qui fiit dés peu auparavant, comme de quinze jours ou environ au[)aravant la feste de Nouel dernier passé; et 'aussi dict que lors qu'il luy fut parlé de faire porn-suycte affîn d'avoir reparalion de ce que dict est, elle entendoit que ce fust pour en faire poursuycte ... à l'encontre dud. Ysaac Chantereau seullement et non à l'encontre desd. Biandin et Blondel ; et aussi que. . . lors qu'elle commanca à avoir la compaignye d'iceulx Biandin et Blondel , qui fut quinze jours ou environ paravant la feste de Chandeleur aussi dernier passé, elle se sentoit dés lors et auparavant grosse et enceynte, et dict que c'estoit et est du faict dud, Chantereau et non d'aultre. . . «. Suit une procuration passée par la déclarante au nom de Nicole Varioti, procureur en cour d'église, à Paris.— 18 (fol. i39).

1786. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Pasquette Tollin, veuve de Gabriel Mœsy, cordonnier, à Saint-Marcel-lez-Paris, demeurant à Saint-Marcel , rue du Puits de fer, dite les Morfondus, de Thomas Mœsy, son fds, âgé de treize ans, chez Martin Papin, menuisier, à Saint-Marcel, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra trois écus d'or soleil. — 19 (fol. i33).

1 787. — Bail de sa cure, pour quatre ans, par Jean Maillart , prêtre , curé de Saint-Jean de Sceaux, diocèse de Paris, demeurant à Blois, en l'abbaye de Bourgmoyen, à Jean Picot, prêtre, vicaii'e de ladite cure, moyennant 120 1. t. par an et à charge par le pre-

3/tO

neur d'héberger, six jotu'S l'an, le bailleur, son compagnon et leurs deux chevaux. —

91 (fol. i33 v°).

1788. — Vente par Thomas SoUerel, tisserand en draps, aux faubourgs de Paris, hors la porte Sainl-Denis, lieu-dit la Couture des Filles-Dieu, et par- Perrette Morillon, veuve de François Dernier, marchand et manouvrier, rue de Huleu, maison du jeu de paume de Lyon sur le Rhône , à Jean Buillet le jeune, savetier, demeurant au bout du pont Notre-Dame, dans les louages du prieuré de Saint-Denis-de-la-Ghâtre, d'une pièce de terre ou marais , de vingt et une toises de long sur cinq toises et quatre pieds de large, faisant partie d'une pièce, contenant un quartier et demi, sise aux Coutures, aux faubourgs de Paris, hors la porte Sainl-Denis, enti*e celleci et la porte Montmartre , sur le chemin du Val Larronneux, moyennant une rente de 8 1. 18 s. 6 d. t., rachetable (rà une seulle foys et à ung seul payement , rachapt au prys de seize livres tournois pour chascun franco , et à charge de bâtir dans les deux ans. — 26 (fol. 187).

1789. — Engagement par Lucas Roujeon et André Lepère, avocats en Parlement, agissant tant en leur nom qu'au nom de Jacques Lepère , receveur pour le Roi à Compiègne , et d'Yves Brinon, avocat en Parlement, de payer au collège de Cluny, représenté par Raoul de Mézières, religieux , procureur et receveur du collège, vingt écus d'or soleil «•pour raison de la pension et logys qui sera prins oud. collège par frère Guillaume Lepère, lem- frère, religieux de l'ordre de Cluny, à présent escoUier estudiant oud. collège, . . .et ce pari'. . .espace d'un an seidlement, .. .laquelle pension lesd. du collège luy seront tenuz fournyr avec les aultres religieux boursiers dud. collège et comme ausd. boursiers, et pour son logys luy bailler une chambre vuyde, et led. frère Guillaume Lepère se

querra ses ustancilles , à luy nécessaires , à ses despens. . .v. — 37 (fol. 189).

1790. — Constitution par Lucas Roujeon, avocat en Parlement, au profit de Guillaume Lepère, rehgieux de l'ordre de Cluny, demeui-ant au collège de Cluny, d'une rente viagère de 6 1. 1 0 s. t. , à charge par ce dernier de célébrer chaque dimanche une messe basse à l'intention de Lucas Roujeon. — 2 7 (fol. 1 89 v").

Octobre.

1791. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Jean de Roussy, curé de Saint-Martind'Ordon, au diocèse de Sens, actuellement écolier étudiant en l'Université de Paris, demeurant au collège "des Dormans^i , dit de Beauvais, à Guillaume Morice, prêtre, demeurant à Saint-xMartin-d'Ordon, moyennant 1 85 1. t. par an. — 12 (fol. 1 5o v").

1792. — Mise en service, pour huit ans, par Thomas ffd'OreminsTi , fourbisseur et garnisseur d'épées, aux faubourgs Saint-Jacques, maison à l'enseigne du Cerf, de sa fdie , Catherine, âgée de dix ans, chez Nicolas du Gué, apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, grand rue Saint- Jacques, maison à l'enseigne du Chapeau rouge, qui lui fournira le gîte et le couvert, l'entretiendra et lui remellra 19 1. t. à l'expiration de la dernière année. — 18 (fol. i58).

Sa\s date.

1793. — Marché entre Jean Gentil, orfèvre, bourgeois de Paris, rue de la Tannerie, devant la maison à l'enseigne du Chariot d'or, et Jacques Brisart, seigneur des rrPerrignes»), conseiller en Parlement , pour la façon seulement de six tasses, façon de coupes, en argent, moyennant quatorze écus d'or soleil. — Sans date; cancellé (fol. i5^ v").

Octobre (suite).

1794. — Vente par François Choinet, li-

braire, boui-geois de Paris, rue du Plâtre, maison à l'enseigne de l'Ange , à Jean Tixier, vigneron, à Saint -Remy-iez-Ghevreuse, du quart par indivis de la moitié par indivis d'une maison, sise à Saint-Remy, sur le grand chemin de Chevreuse à Paris, et du tiers par indivis de la moitié par indivis tant de ladite maison que d'un jardin y attenant, sous diverses conditions et moyennant k I. t. — i/i (fol. ir.5).

1795. — Mise en apprentissage, pour cinq ans, par Guillaume Ferrant, laboureur, à Ermenonville en France , et Gervais Bredillon , bonnetier, aux faubourgs Sain t- Jacques , de Claude Bredillon, âgé de treize ans, fds de feu Biaise Bredillon et de Marguerite Ferrant , petit-fils de Guillaume Ferrant et neveu de Gervais Bredillon , chez Antoine du Bois , bonnetier, aux faubourgs Saint-Jacques. — 32 (fol. i63).

1796. — Mise «en nourriture et servicen , pour dix ans, par Marguerite Fournier, veuve de Claude Petit, cordonnier, chambrière chez Raoul Chamereux, procureur en Parlement, de sa fille, Clémence Petit, âgée de trois ans, chez Collette Lormier, veuve de Jean Feuchier, maître maçon, demeurant rue des Bernardins, ffet vendant ordinairement chandelle de cii'e à l'endroit de la porte du couvent des Carmes, du costé vers la croix n, qui s'engage à lui foiu"nir le gîte et le couvert, à ff l'envoyer à l'escolle pour luy faire aprandre son service et l'endoctriner et enseigner en bonnes meurs et luy aprandre sa créance», et rf après les premiers cinq ans passez, lad. preneresse l'entretiendra de chausseure, de chaulses et soulliers seuHement, jusques à la fin dud. temps de dix ans ... 51 , la mère se réservant la faculté de retirer l'enfant quand bon lui semblera, à charge par elle de payer à Collette Lormier une indemnité , calculée à raison de 7 1. 1. pour chaque année passée par l'enfant chez cette dernière. — 97 (fol. 171).

RECUEIL D'ACTES NOTARIES. 3/d

1797. — Marché entre Martin Godard, carrier, à Notre-Dame-des-Champs , maison à l'enseigne de la Licorne , et Nicolas des Avenelles, épicier, aux faubourgs Saint-Jacques, pour la fourniture, pour la mi-mars prochaine, de rr trente toyses de pavé, de bon lyayz, dont vingt toyses de deux piedz de large pour la moyndre largeui", et de troys piedz de long pour la moyndre longueur, et les dix aultres toyses de deux sur deux piedz de la moyndre largeiu- et de deux piedz et demy sur deux piedz et demy de longueur sur toutes aultres longueurs, et de pied et demy de large sur troys piedz de long pour la moyndre longueurs , à livrer ffsur le frysche de la Carrière vieille, assise sur le pavé du grant chemin tendant de Paris au Bourg la Royne»; prix : hh s. t. la toise, rfl'une portant l'aultre». — 3i (fol. 178).

1798. — Vente par Regnault Aubert, épicier, bourgeois de Paris , rue des Lombards , maison à l'enseigne de l'Ecouvette , à Poncet Le Preux, l'un des quatre grands libraires jurés de l'Université, bourgeois de Paris, grand rue Saint-Jacques, maison à l'enseigne du Loup, de 1 1 1. 5 s. t. de rente, constituant la portion restant à racheter d'une rente de 1 A 1. t. , assise sur vingt-trois arpents de terre, sis à Festigny, en trois pièces , l'une près la Grange Jacquier, tenant d'un bout au chemin d'igny, et les deux autres au lieu-dit le Pré le Moine; vente, en outre, de huit années d'arrérages de ladite rente de 1 1 1. 5 s. t.; le tout moyennant 28^ I. t., dont qo 1. t. pour les arrérages , somrje à valoir sur ce que doit le vendeur à l'acquéreur. — 3i (fol. 178 v°).

1 799. — Titre-nouvel passé par Antoine Pille, laboureur, à Issy, pour un demi-arpent déterre, sis à Vaugirard, lieu-dit les Plantes basses, tenant par en bas au grand chemin de Vaugirard à la justice de Vanves , chargé envers la cure de Vaugirard, représentée par

Louis Lasserre, prêtre, proviseur du collège de Champagne, dit de NavaiTe, curé de Saint- Renoît à Paris et de Vaugirard , d'une rente de 6 s. p. — 11 (fol. 182 v°).

1800. — Procuration passée par Jeanne Galopin au nom de son mari , Etienne Olivier, manouvrier, à Saint-Marcel-lez-Paris, paroisse Saint-Médard , grande rue de Saint-Marcel, maison à l'enseigne de La Mère qui est grosse, près la maison delà Gibecière, pour vendre une maison, sise au lieu-dit la Bretonnière, trois quarts de vigne en deux pièces, sis à la Garenne, et la moitié de cinq quarts de vigne, sis au lieu-dit la Barre, le tout près Gallai-don. — 11 (fol. i83).

1801. — Marché entre François Gauchier, carrier, à Notre-Dame-des-Champs, maison à l'enseigne du Cheval blanc, et Nicolas des Avenelles, épicier, aux faubourgs de Paris, hors la porte Saint-Jacques, pour la fourniinre de tf seize pièces de tumbes, de pierre de lyays, dont deux pièces chascune de dix pied/ de long sur cinq piedz de large et six poulces d'espoisseur, et ce au prys de neuf livres touinois pour chascune ... ; deux aultrcs pièces , chascune de neuf piedz de long sur quatre et demy de large, aussi de six poulces d'espoisseur ou environ , au prys de sept livres tournois chascune pièce: quatre aultres pièces, chascune de hiiict piedz de long sur quatre piedz de large , de mesme espoisseur, au prys de quatre livres dix solz tournois chascune. . . ; quatre aultres pièces, chascune de sept piedz de long sur troys piedz et demy de large, de pareille espoisseur que dessus, au prys de cinquante solz tournois chascune pièce; et les quatre aultres pièces, chascune de six piedz de long sur troys piedz de large et de semblable espoisseur que dessus, au prys de vingt cinq solz tournois pour chascune pièce; item, vingt toyses de pavé , aussi de lyays , dont quatorze toyses , chascune pièce de deux piedz de large , pour la moyndre longueur et largeur au des-

[i5/ii.]

sus de toutes aultres longueurs et largeurs, et les aultres six toyses, chascune pièce de deux piedz et demy de toutes largeurs, de deux piedz sur deux piedz, et pour la moyndre pièce troys piedz de long sur ung pied et demy de large, le tout desd. pièces de pavé de quatre à cinq poulces d'espoisseur chascune pièce dud. pavé, au prys chascune toyse. . . de quarante cinq solz tournois; ... et promect led. Gaulcher rendre et livrer sur le frysche de la carrière appellée la Carrière neufve, sur le pavé du grant chemyn du Bourg la Royne, dedans la my quaresme prouchainement venant ... 51 ; François Gauchier sera payé au fur et à mesure de l'avancement du travail, sans pouvoir entreprendre une autre besogne avant l'achèvement du présent marché. 19 (fol. 187).

1802. — Cession par Guillaume Pony, parcheniinier, à Lamballe en Bretagne, à Jean Huot, drapier et chaussetier, bourgeois de Paris, grand rue Saint-Jacques, d'une dette de 17 1. 18 s. g d. t., fsur ce desduict une peau de veliu", coniraclée, le 28 juin 1537, par Jeanne de la Verdure, veuve de Nicolas Lemaire, parcheminier juré de l'Univei'sité de Pai-is, et par son fils, Nicolas Lemaire, ladite cession consentie moyennant la valeur de la créance. — 21 (fol. 9o4).

1803. — Étiennette Lefèvre, fîlle de feu Phelippot Lefèvre, pêcheur, à Saint-Jean de Nemours, et de Noëlle Bouchenette, demeurant rue des Rats , en la maison et au service de Gharton, procureur en Parlement, rr descharge. . . Jehan Souyn, practicien, demourant à présent en la ville de Reyras, . . . tant de toutes et chascunes les promesses. . . de mariaige que de tous et chascuns les interestz. . . dont elle. . . pourroit faire action. . . tant au moyen de la copulation et compaignye charnelle qu'elle dict avoir eue de tout le temps passé jusques à huy de la personne dud. Souyn, du faict duquel elle dict avoir eu

iiiig filz, nommé Zacarye . . . ; ensemble de la nourriture et alyments qu'elle peult avoir quiz . . . aud. Zacarye . . . « , à charge par Jean Souin de prendre l'enfant à sa charge et de verser à Étiennetle Lefèvre 3o 1. t.; dont quittance. — 28 (fol. 207).

1 804. — Jaqueline Pinet, veuve de Nicolas Dupuy, laboureur, à Villejuif, aïeule de Nicolas et Annette Lorée, enfants mineurs de feu Jacques Lorée et d'Isabeau Cabnrin, remariée à Jean Montyon , laboureur, à Villejuif, et Pierre Lorée, laboureur, à Villejuif, oncle paternel des mineurs , exécuteur testamentaire de Jacques Lorée, avec ladite Jaqueline, mettent ^en nourriture» chez Jean Montyon , respectivement jusqu'à l'accomplissement de leur vingtième et dix-huitième année, Nicolas Lorée, âgé de sept ans, et Annette Lorée, âgée de Irois ans; Jean Montyon reçoit, à cet effet, en toute propriété, les biens mobiliers échus aux deux mineurs dans la succession de leur père; il jouira, en outre, des biens immobiliers des mineurs, acquittera les dettes de la succession, les frais de funérailles et les legs; il devra, d'autre part, ff envoyer led. Nicolas à l'escolle aud. lieu de Villejuyfve, ou ailleurs, aux petites escolles, et ce par le temps et espace de quatre ans, pourluy faire apprandre son service, l'endoctriner en bonnes meurs et hiy faire apprandre à lyre et à escripre; et en la fin de sond. aage de vingt ans luy bailler, oullre les habillements ordinaires, une robbe, ung saye, une paires de chaulses et ung porpoint avec ung bonnet, le tout de coulleur et à l'usaige dud. Nicolas Lorée, et du prys chascune aulne de quarante cinq solz tournois pour le moyns , et fournyr de deubleures nécessaires, et le bonnet de vingt cinq solz tournois; et quant à lad. Annette ilz la mariront, si bon luy semble, en la fin desd. dix huit ans de sond. aage, et luy bailleront en la fin d'icpllui temps, oultre aussi ses habillements ordinaires , une robbe , ung corset , ung

chapperon, une payre de chaulses, le tout de drap noir, et ung aultre corset de drap rouge, de pareil prys de quarante cinq solz tournois l'aulne, avec la doubleuie y nécessaire, ung lict et traversin de plume, demye douzaine de d '. ps, une couverture commune, deux nappes, demye douzaine de cueuvrechiefz , led. linge de toille de chanvre. . .-n. — 3o (fol. 208 v°).

Décembre.

1805. — Marché entre Martin Godard, carrier, à Notre-Dame-des-Champs, à l'enseigne de la Licorne , et Nicolas des Avenelles , épicier, aux faubourgs Saint-Jacques, pour la fourniture de dix tombes de liais, dont six de huit pieds sur quatre , à raison de /i 1. 1 0 s. t. pièce; une de sept pieds sur trois pieds et demi, vendue 60 s. t.; et trois de six pieds sur trois, vendues 2 5 s. t. pièce; rrde bonne pierre, escarryes en la manière qu'on a acoustumé de faire en carrière'^ ; à livrer, ^sur le fryschei de la Carrière vieille, près le moulin à vent , joignant le pavé de Paris à Bourg-la- Reine, à toute réquisition, faite toutefois huit jours avant la date de la livraison. — 1 1 (fol. 21 4).

1806. — Vente par Jean Ferré, orfèvre, bourgeois de Paris, demeurant en la Vallée de misère, au bout du Pont au change, à l'enseigne du Bœuf couronné, à Antoine Dyeudé, docteur en droits, avocat en Parlement, des trois cinquièmes de trois quartiers de vigne, sis à Vanves, heu-dit le Noyer fourchu ou l'Epinelte, moyennant 3o 1. t. — 1/1 et 1 5 (fol. 917 v°).

1807. — Bail, pour quatre ans, par le même, agissant comme tuteur de Jacques Hallevault, fils mineur de feu Claude Hallevault et de feue Marion Potier, au même, de l'un des deux autres cinquièmes desdits trois quartiers , moyennant 1 5 s. t. par an. — 1 A (fol. 918).

ri54i.

1808. — Renoncialioii par Thomas Mariette, compagnon teinturier en draps, à Saint-Marcel, devant l'église Saint-Hippolyte , moyennant une indemnité de 9 i. t. , au profit de Nicolas Le Cointe, boursier, bourgeois de Paris , grand rue Saint-Jacques , maison à l'enseigne du Petit Écu, au bail, à lui consenti par Nicolas Proyart, teinturier en cuirs, bourgeois de Paris, grand rue Saint-Jacques, [maison à l'en'^eigne de l'Écu d'Alençon], d'une maison et jardin, sur le grand chemin de Villejuif, hors la fausse porte Saint-Marcel, actuellement loués à divers, savoir : deux chambres basses à 70 s. t. chacune, deux chambres hautes au même prix, une troisième à 45 s. t., ffet le reste au prys de lx\ s. t. pour la plus chère chambre , et xlv s. t. pour le moynsi ; l'entrée en jouissance de Nicolas Le Cointe est fixée à Noël prochain, sous condition toutefois de maintenir les locations en l'état jusqu'à Pâques i549. — 19 (fol. 227 v°).

1 809. — Engagement par ledit Nicolas Le Cointe, au profit de Nicolas Proyart, d'évacuer à Pâques prochain la maison du Petit lîlcu , moyennant la remise du dernier terme , soit 1 3 1. 1 5 s. t. , et un acompte de 41.5 s. t. sur la somme de 71 1. t. due à Nicolas Le Cointe par Nicolas Proyart. — 19 (fol. 228).

1810. — Marin Bade, fils de Jean Bade, laboureur, à Provins, âgé de quinze à seize ans, se met en service et apprentissage, pour trois ans, chez Michel Bachelier, cordier, aux faubourgs Saint-Jacques , maison à l'enseigne des Balances, qui lui fournira le gîte et le couvert et qui devra, s'il fait des avances à l'apprenti pour lui permettre de subvenir à ses besoins, être remboursé en argent ou en services. — 21 (fol. 280 ).

1811. — Vente à réméré par Fremin Jousse, laboureur, à Fontenay-près-Bagueux , à Hélyot Duchesne, même qualité, à «-Seaulx le Grant » , d'une pièce de terre , en lavandiers

et rosiers, contenant un quartier, sise au Plessis-Piquet , lieu-dit la Bochelte, moyennant 4 1. t. — 24 (fol. 286 v°).

1812. — Arrangement entre Guillaume du Bonis, imprimeur, rue Saint-Hilaire , au Mont de Paris , maison à l'enseigne de la Cuiller, et Ambroise Josse, prêtre, maître es arts, bachelier en décret, principal du collège de Séez, pour le payement des frais relatifs au procès entre Guillaume du Bonis et son gendre , Nicolas de Bruilly, marié à Geneviève du Bonis, touchant divers immeubles, sis au terroir de Saint-Denis en France, sur lesquels Guillaume du Bonis avait cédé ses droits à Ambroise Josse. — s 6 (fol. 287 v°).

1813. — Marché entre Noël Carbon, carrier, à Nofre-Dame-des-Champs , ff es louages n de la maison à Penseigne de la Licorne, et Nicolas des A venelles , épicier, aux faubourgs Saint-Jacques , pour la fourniture de : deux pierres de liais, de dix pieds de long, cinq pieds de large et six pouces d'épaisseur, à raison de 8 1. t. pièce; une pierre de liais, de sept pieds de long sur trois pieds et demi de large, même épaisseur, 6 1. t.; douze toises de pavé, de liais, rfdes plus gi-andes largeurs et longueurs que faire se pourra, dont neantmoins elles seront chascune pièce, pour la moyndre pièce, de deux piedz sur deux , dont en y aura troys toyses . . . , sans ce que led. des Advenelles soit tenu en prandre qui ne soient de deux piedz sur deux piedz de large pour lesd. troys toyses , et si plus grandes il les baille , elles seront receues ; et quant aux aidtres neuf toyses, s'en ensnyvront au plus grant appareil, en augmentant de grandeur; et le tout de quatre poulces d'espoisseur pour le moings. . . « , à raison de 4o s. t. la toise; à livrer le tout, pour la mi-carême, sur rrle frysche» de la Carrière neuve ou celui de la Carrière vieille, §ur le grand chemin de Bourgla-Reine; Noël Carbon s'interdit, jusqu'à la mi-carême, de travailler pour un autre que

Mb

Nicolas des Avenelles, celui-ci jouissant, en oulre, jusqu'à la même e'poque, d'un droit de préférence, à égalité d'ofires, pour l'acquisition de ce que le carrier pourrait mettre en vcnle en sus des matériaux à livrer à Nicolas des Avenelles. — 27 (fol. 9/11 v°).

181 4. — Bail, pour neuf ans, du collège de Goquerel par Robert du Gast, docteur régent en la Faculté de décret en l'Université de Paris, curé de Saint-Hilaire, au Mont de Paris, maître et principal du collège, à Zacharie du Gast, docteur en ladite Faculté, moyennant 200 1. t. par an et aux conditions suivantes : rr . . . led. principal bailleur a retenu ... à luy tous et chascuns les droictz de prehemynance et émoluments de signer par luy aux determinances , maistrises et aultres actes coustumiers concernans les regens actuellement oud. collège et escoUiers, comme de coustume est à tous aultres colleiges de Paris; et de aller par luy, en salle, boyre et manger tant à part soy que avec les regens..., et estre parlicippant es bancquetz ... ; ensemble ses chambres haultes et basses, et son buscher de dessoubz, ainsi que de présent servent aud. bailleur; sa cave joignant et prés la chambre d^ portier . . . , et place au grenier d'en hault, pour mettre ses fustailles et tonneaulx vuydes; sa petite court et estables; le grenier de dessus de celluy qui est joignant sur les privez , où il faict mettre son l'oing pour sa mulle et chevaulx; et lequel bailleur aura en ses chambres ses gens, parens et serviteurs , exempts de payer aucune chose...; neantmoins consent icellui principal bailleur que si icellui bailleur a. . . en ses chambres aucuns portionnistes , comme il a de présent, en leur administrant portion par led. preneur, icellui preneur.. . sera payé de sad. portion et n'aura led. principal ipe des droictz de chambre, de fourniture de boys et chandelle. . .; item, sera tenu. . . led. preneur faire cuyre. . . , aux despens dud. pi-eneur, toutes les provisions dud, bailleur, lesquelles

luy seront baillées par icelluy bailleur, et autant que led. bailleur en vouldra faire cuyre, tant pour luy que pour ses gens et survenans, en tel nombre que bon luy semblera, en luy baillant par icelluy bailleur lesd. vyandes , lesquelles led. preneur fera assaisonner comme il apartient , prestes à mettre sur table; item, a réservé. . . led. principal ses louaiges estans au bas dud. collège, ainsi que de présent sont applicquez et comme en usent les locatifz mesnagiers y demourans, sur lesquelz icelluy preneur n'aura que veoir, et n'y pourra faire aucun empeschement ; en recommandant touteffoys par led. bailleur aud. preneur le président dud. collège, qui luy pourra estre bien utille et propice. . .; et seront les clefz de la porte d'icelluy colleige apportées et rendues par chascunjour, comme de coustume, audit principal bailleur, sauf touteffoys aud. preneur d'en avoir et faire faire une clef, si bon luy semble , sans ce que touteffoys il en puisse bailler à aultres, aussi sans le consentement dud. principal; et quant aux regens qui seront et pourront estre aud. colleige pour l'excercice d'icelluy, led. preneur' n'en pourra mettre ne en depposer premièrement qu'il n'en ait adverty led. principal bailleur ou qu'ilz n'en aient accordé ensemble auparavant que de les mettre, instituer ou depposer; et si d'avanture il se trouvoit aucuns regens scandalleux oud. colleige, ilz seront depposez par l'accord desd. bailleur et preneur; neantmoins si led. preneur en trouvoit d'aucuns qui luy fussent pernicieux ou aud. colleige, icellui preneur les pourra mettre hors et les priver et débouter de leurs régences, en advertissant touteffoys par led. preneur led. bailleur auparavant que de les expulser; et regardera et tendera icellui preneur, à tout son povoir, à mettre regons oud. colleige qui soient honnestes, de bonne renommée, vye et conversation, aymans paix, fuyans et evitans toutes discentions, discordz, tumultes et scandalles. . . 5), — 3o (fol. 248).

15â2. — Janvier.

1815. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Jean Le Vieil, maître es arts, boursier du collège des Cholets, d'Enguerrand Pavie, âgé de quatorze ans, fils de feu Simon Pavie, laboureur, à Caply, près Breteuil, au diocèse de Beauvais, chez Michel Chouquet, bonnetier, à Saint-Marcel, rue de Lourcines, maison joignant l'Hôtel jaune, qui lui fournira le gîte et le couvert et reçoit 1 1 o s. t. — 3(foL 252).

1816. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Michel Lebeau, chanoine prébende en l'église Saint- Pierre d'Angers, curé de l'église Saint-Antoine de Grigny, au diocèse de Paris , représenté par Mathurin Lebeau, procureur en Parlement, son frère, à Etienne Jouanne, prêtre, à Grigny, moyennant 5o 1. t. par an. — 11 (foL 258).

1817. — Association entre Jean Gentil l'aîné, demeurant rue de la Vieille Draperie, maison h l'enseigne du Tambourin d'argent, Jean Langlois, rue Montmartre, à l'enseigne de l'Echiquier, Simon Leclerc, au coin de la Barre du Bec, maison de l'Image Notre-Dame, Jacques Fredet l'aîné, demeurant au Petit- Pont, près l'Hôtel-Dieu, et Jacques Fredet le jeune, rue du Temple, maison à l'enseigne de la Cage, tous musiciens et joueurs d'instruments, à Paris, ff pour jouer de leurs instruments et musicque durant et pour le temps de troys ans , qui commanceront du jour de Quaresme prenant prouchainement venant en troys ans après ensuyvans, que l'on dira et comptera mil cinq cens quarante quatre, jusques à troys aultres ans prouchains après ensuyvans finiz et acomplyz, qui fineront aud. jour de Quaresme prenant que l'on dira et comptera mil cinq cens quarante sept ... ; ... ilz se sont associez ... à commun gain et proufiict de tout ce qu'ilz gaigneront à jouer de leurs instruments et musicque ... en toutes

nopces , festes , bancquetz et honnestes assemblées, et... pour ce faire, chascun d'euk de sa part a promis. . . faire le prouflîct de la compaignye , rapporter tout ce qu'ilz gaigneront et en tenir bon . . . compte. . . , sans aucune chose en receler, à peyne de perdre par celluy d'eulx qui aucune chose en recèlera, la part et portion qu'il auroit en ce qui sera par luy recelé, et d'estre lors chassé et privé de lad. compaignye, si bon leur semble, sans y avoir ne prandre dés lors en avant, oud. cas, pour le temps qui en restera. ... à escheoir..., aucun gaing ne prouffict; nul d'entre eubc ne pourra jouer de instruments avec aultres non estans de leur compaignye, ne d'iceile eulx desassocier, sans l'exprès consentement de toute icelle compaignye; touteffoys là où les quatre joueront ensenblement, soit à bancquetz ou assembléeshonnorables, le gain se partira moictié au prouffict de ceulx qui auront joué , et l'autre moitié au prouffict commun; mais s'il n'y en a que ung, deux ou troys, ilz ne seront tenuz en rapporter aucune chose ; et là où les quatre joueront ensemblement en festes nuptialles, sans anlbades , le gaing qui en viendra , sera party en commun; et aussi là oîi y aura aulbades, ilz et chascun d'eulx seront tenuz et promectent faire rapport dud. gaing, aussi pour icelluy estre party en commun; et ce le tout faict à peyne de quarante escuz d'or soleil , à payer par celluy d'eulx qui contreviendra à ce que dict est, qui seront applicquez aux aultres observans lad. association , et ce incoiitinant le contredict et deffault advenu ... ; et encores seront tenuz et promectent eulx habiller de livrée les ungs comme les aultres , honnestement, et ce inconlinant et si tost qu'il sera convenu et accordé par la plus grande partie d'entre eulx . . . n. — 1 3 (fol. 263 v°).

15Zl5. FÉVRIEn.

1818. — Dissolution de l'association précédente. 11 (fol. 205).

15/i2 [suite). — Janvier (suite).

1819. — Bail, pour six ans, par Poncet Le Preux , l'un des quatre grands libraires jurés de l'Université, bourgeois de Paris , grand rue Saint- Jacques, maison h l'enseigne du Loup, agissant comme tuteur de Marguerite Vincent, fdle de feu Baudonnet Vincent, cordonnier, bourgeois de Paris, et de Collette Dupuis, remariée à Poncet Le Preux; par Nicolas Dupuy, fripier, bourgeois de Paris, agissant comme tuteur des enfants issus de son mariage avec feue Jacquette Vincent; et par le même Nicolas Dupuy et Girard Fremyn , épicier, bourgeois de Paris, agissant comme tuteurs de Jacques et Benoît Vincent, fds de feu Baudonnet Vincent et de sa seconde femme, Martine Pattier;à Adrien Collinet, cordonnier, bourgeois de Paris, des parts revenant auxdits mineurs d'une maison, sise devant le marché aux poirées, faisant le coin de l'une des portes de la Friperie, et actuellement habitée par le preneur; prix : 90 I. t. par an, dont 10 1. i5 s. t. pour Marguerite Vincent, 9 5 1. 8 s. t. pour les enfants de Nicolas Dupuy, et 52 I. t. pour les deux autres mineurs. — 16 (fol. 269 v°).

1 820. — Marché entre Noël Carbon , carrier, à Notre-Dame-des-Champs , et Nicolas des Avenelles, épicier, aux faubourgs Sainl- Jacques, pour la fourniture d'une amardellc'', de haut liais, de cinq pieds en carré, et d'une tombe, de bon liais, de sept pieds sur quaire et huit pouces d'épaisseur, à provenir de la Carrière neuve et à livrer, à la demande du preneur, sur rrle fryschei de ladite carrière, sur le pavé du grand chemin de Paris à Bourg-la-Reine; prix : 110 s. t. — 17 (fol. 270 v°).

1821. — Constitution par Michel Lemaignan, avocat en Parlement, au profit de François Crozon, notaire au Châtelet, d'une rente de 3i 1. t., moyennant 872 1. t., somme

sur laquelle 3q4 1. 10 s. t. sont destinés à ffayder à fournyr les deniers qu'il. . . confient. . . payer à cause du mariaige de Gertrude Lemaignan, . . . fyancée avec maistre Jehan Laisné, advocatoud.Chastelet. . . «, ladite rente rachetable moyennant le remboursement du capital en un seul versement. — 1 7

1822. — Bonne Cottereau, veuve de Guillaume de Beaune, chevalier, conseiller du Roi, général de ses finances, se porte caution pour Jean Guyot, receveur pour le Roi des aides et équivalents en l'élection de Blois , à raison de ses fonctions, jusqu'à concurrence de i,oool.t. — Basse-cour du château du Louvre, 18 (fol. 275).

1823. — Jean Guyot, receveur pour le Roi des aides et équivalents en l'élection de Blois, demeurant à Blois, s'engage à désintéresser Bonne Cottereau , absente, à l'occasion de la caution précédente, aparcequelad. dame ne l'a pleigé et cautionné de ce que dict est sinon que à la grant prière et requeste dud. Guyot et pour luy faire plaisir. . . «. — 19 (fol. 275 v°).

1824. — Reconnaissance par Mathurin Lebeau, procureur en Parlement, au profit de Pierre Talon , notaire et secrétaire du Roi , receveur de la Chambre des comptes, d'un prêt de deux cents écus d'or soleil, remboursable le lundi de Quasimodo. — 23 (fol. 280).

1825. — Reconnaissance par Martin Lebeau, clerc, demeurant en l'hôtel de Pierre Rémon , conseiller et avocat du Roi en Parlement, au profit de son frère, Mathurin Lebeau, procureur en Parlement, d'un prêt de deux cents écus d'or soleil , à lui consenti pour l'aider à acquérir l'ofîice de sergent à cheval du Roi au Châtelet, auquel Martin Lebeau pense être prochainement reçu, ledit prêt remboursable à Pâques. — 28 (fol. 280 v°).

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1826. — Marche entre Martin Godart, carrier, à Notre-Dame-des-Champs , maison à l'enseigne de la Licorne, et Nicolas des A venelles, épicier, aux faubourgs Saint-Jacques, pour la vente de : i" rrune pièce rousse de pierre de bon iyays « , de sept pieds sur trois pieds et demi; 2° une pièce de cœur de pierre, de huit pieds sur quatre, écornée d'un bout; 3° un cœur de pierre, de sept pieds sur trois et demy ; ces trois articles pour 6 1. 1. ; 4° trois pierres de liais, de six pieds sur trois, pour 75 s. t.; 5° quatre pierres de bon liais, dont deux blanches, de six pieds sur trois et cinq pouces d'épaisseur au moins, une rousse et la quatrième de cœur de pierre, ces deux dernières mesurant six pieds sur trois et demi et quatre pouces d'épaisseur, pour 4 1. 15 s. t.; à livrer, à la demande du client, sur ffle fryschei de la Carrière vieille , sur le chemin de Paris à Bourg-Ia-Reine. — 94 (fol. 281 v°).

1827. — Guillaume du Bouis, imprimeur, bourgeois de Paris, rue Saint-Hilaire, au Mont de Paris, maison à l'enseigne de la Cuiller, déclare qu'en vertu de la cession par lui consentie, le 26 février i539, à Ambroise Josse , maître et principal du collège de Séez , de tons ses droits sur divers immeubles , sis au terroir de Saint- Denis en France, Ambroise Josse, qui d'ailleurs a déboursé tous les frais du procès engagé par Guillaume du Bouis contre Nicolas de Bruilly, doit recueillir tout le bénéfice de l'arrêt du Parlement, du 28 décembre i54i, intervenu dans l'appel, interjeté par Guillaume du Bouis, de la sentence rendue par le prévôt de Paris au profit de Nicolas de Bruilly. — 99 (fol. 287).

1828. — Déclaration d' Ambroise Josse, rectificative de la précédente et portant attribution à Guillaume du Bouis de fftous et chascuns les frayz et mises qui seront tauxez. . . pour raison de ceulx failz en lad. cause d'ap- , pei, jusques aud. arrest exclud seullement, parce que led. du Bouys n'a payé aucunement

les espices dud. procès, ains que led. Josse les a payées. . .n. — 29 (fol. 288).

Février.

1829. — Prolongation de bail, pour deux ans , par René Moreau , couturier, demeurant à la porte Saint-Germain-des-Prés, rrqui est l'une des portes de la ville de Paris») , à Guillaume Dolle, compagnon maréchal, rue de la Harpe, maison à l'enseigne de l'Ecu de Bourbon, d'une chambre , en forme d'étude, sans cheminée, au deuxième étage de ladite tour, ayant vue sur la ville, moyennant 60 s. t. par an. — 5 (fol. 3o/i v°).

1830. — Marché entre Fiacre de la Vigne, maître des basses-œuvres, rue du Bon Puits, près la rue Saint-Victor, et le collège de Justice , pour vider la grande fosse commune à privés du collège et mener la vidange aux champs, aux endroits oïdinaires et autorisés; le travail devra commencer le lundi, i3 février, et être poursuivi, sans interruption, à l'exclusion de toute autre entreprise, avec le plus grand nombre d'aides et la plus grande diligence possibles ; prix : 100 s. t. la toise, toisée aux us et coutumes de Paris; Louis Bailleul, couvreur de maisons, rue de Bièvre, se porte garant de l'exécution du marché, solidairement avec Fiacre de la Vigne. — 8 (fol. 309).

1831. — Vente par Laurens Boisset, boulanger, à Notre-Dame-des-Champs , maison à l'enseigne du Mouton blanc, à Thomas Gosset, maçon, audit lieu, maison à l'enseigne de la Licorne, d'un terrain de deux toises un pied et demi sur quinze toises en profondeur, sis à Notre-Dame-des-Champs, sur la grande rue de Paris à Bourg-la-Beine , contigu des deux côtés à des propriétés antérieurement vendues par Laurens Boisset, et aboutissant au vendeur; prix : 70 s. t. de rente, rachetables pour 42 I. t., payables en une seule fois; obligation de construire dans le délai

d'uu au ; droit de préférence pour le vendeur dans le cas d'une aliénation de la propriété. — 10 (fol. 3i3 v°).

1832. — Marché entre Alain Voisin, menuisier, grand rue Saint-Jacques, derrière le presbytère de l'église Saint-Benoît-le-Bien- Tourné, et Antoine Roy et Jean Royer, marchands, bourgeois de Paris, marguilliers de l'église Saint-Benoît-le-Bien- Tourné, pour faire rrtroys grans bancs à hault dossier, faictz en esquierre et entretenans l'un à l'autre, et tenus ensemble, de la longueur telle et ainsi qu'ilz dient avoir esté devisé entre eulx , sur la haulteur de six piedz de dossier, et y fah-e des bancs à coffre, aussi ainsi qu'ilz dient l'avoir devisé, lesd. bancs de hauteur es sièges competeinent ; dont lesd. bancs seront faictz enchassiiiez à panneaulx à bosse, et y aura une petite fryse courant au partour desd. bancs; et seront lesd. bancs revestuz par dedans les pilliers sans siège , et le tout aussi de mesme haulteur de six piedz de dossier ausd. pilliers; les deux costez d'entre les quatre pilliers seront à deux parements , aussi à coffres , par dedans oeuvre , tout à l'entour ; item , faire à l'un desd. bancs ung entredeux en forme d'un banc à asseoir, avec deux ayz , l'un de chascun costé dud. banc, lesquelz ayz se lèveront et abateront quant bon semblera ; et pour ce faire, fournyr. . . tout le boys à ce nécessaire, qui sera de boys de chesne, bon boys de fente , vif et sec , fors que les longues membrures seront de boys de Montargys. ..•/>•, à livrer et poser pour Pâques; prix : 67 1. 10 s. t.— 18 (fol. 820).

1833. — Guillaume Courtour, boulanger des Cordelières de Saint-Marcel, demeiu-ant audit lieu, reconnaît avoir reçu de Louis ffd'Estainn, procureur et receveur desdiles rehgieuses : 1° vingt-deux muids quatre setiers blé froment et six muids quatre setiers mine quatre boisseaux seigle, pour faire le pain du couvent, du 3o juillet i.54o à Noël

i5/ii; 2° 61 I. 10 s. t. pour mouture de grain; Guillaume Courtour s'engage, en outre, à rf faire mouldre tout le grain desd. religieuses tant et si longuement qu'il sera demourant et bouUangier d'icelles religieuses, et ce au prys de troys solz tournois pour septicr, tant en y ver que en esté. . .y, — 20 (fol. 325 y").

1834. — Reconnaissance par Guillaume Courtour, au profit du couvent, d'une somme (le 18 I. t. pour reliquat de son. — 20 (fol. 326).

1835. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Gilles Le Mellays, marchand, à Paris, ffjoignanl le couvent des Mathurinsu, de son fils, Gilles Le Mellays le jeune, âgé de quinze ans, chez Jean Guyot, libraire, rue Saint-Elienne-des-Grez , maison à l'enseigne du Petit Saint-Michel , qui lui fournira ason vivre, etc.«, lui remettra, à la Saint-Remy prochaine, un écu d'or soleil pour son entretien, et lui payera, pour ses services, un écu d'or soleil à la fin de chacune des trois années.

Mars.

183ii. — Procuration passée par les religieuses de Sainte-Claire, dites les Cordelières Saint-Marcel, au nom de Bernardin Mota ou de Mota , alias de Salinas , maître es arts , régent et demeurant au collège du Mans, à l'effet de recevoir des mains de Martin de Salinas et Alvaro Pardot, [demeurant à rrBurgues en Espaigncî], exécuteurs testamentaires de Jérôme de Salinas , docteur régent en la Faculté de théologie, demeurant au collège de Sorbonne, un legs de deux cents ducats d'or fait à l'abbaye, à charge d'un obit, à célébrer le jour de Sainl-Jérôme , et frpour paver certain lieu du cloistre dud. couvent... «. — 3 (fol. 33 1 v°).

1837. — Procuration analogue passée par

Guillaume de l'Aulnay, prêtre, principal du collège du Mans , [)our toucher les cent e'cus d'or soleil, valant 226 1. t., à lui dûs par le de'funt, rrpour le reste des pensions prinses aud. colleige du Mans par led. maistre Bernardin de Mota, alias de Salinas, Jehan de Chumenetz et Jehan Alphonce , dict de Salinas, pour tous lesquelz icellui deffunct maistre Jherosme de Salinas avoit promis payer lesd. pensions. . . ". — h (fol. 333).

1838. — Procuration analogue passée par le collège de Sorbonne pour recevoir le legs de 5oo 1. 1. fait au collège, à charge de ce'le'brer un obit le jour de Saint-Jérôme , en la chapelle du collège , et d'acheter trois chapes ; et un second legs de 100 1. t., à charge d'une messe hebdomadaire, le vendredi. — k

1839. — Claude Guyot, épicier, bourgeois de Paris , demeurant au carrefour Saint-Séveriii, devant les Chapelets, se porte garant envers le collège de Sorbonne , jusqu'à concurrence de 600 1. p. environ, de la gestion de Durand Jéruset, maître es arts, actuellement dépensier du collège. — h (fol. 335 v").

1840. — Bail Huberson-Lesueur. Voir plus bas, n°i863. — 3i (fol. 3/n).

1841. — Mention de la réception du prévôt de Paris, Antoine Duprat, chevalier, baron de Thiers et de Vitteaux, seigneur de Nautouillet et de Précy, conseiller du Roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, conservateur des privilèges royaux de l'Université de Paris, garde de la prévôté de Paris, fils de feu le cardinal Duprat , chancelier de France. — i3(fol. 343 v°).

1842. — Rembie Geury, fils de feu Mathurin Geury, marchand, à Bannay, près Sancerre en Berry, se met en apprentissage, pour deux ans, chez Nicolas Willart, drapier

et chaussetier, bom'geois de Paris , grand rue Saint-Jacques , au coin de la rue de la Parcheminerie, qui lui fournira le gite et le couvert et auquel Rembie Geury a remis 26 1. t. et remettra pareille somme à la fin de la deuxième année, Pierre Raiïelin, procureur en cour d'église, rue des Noyers, se portant garant du payement. — i4 (fol. 35o).

1843. — Bail, pour neuf ans, de sa chapelle, de huit arpents de pré, sis en la prairie de tf CourtaUonn , dits le Pré de Nichart, et de toutes autres dépendances de ladite chapelle , par André Sarrazin, prêtre, chapelain de la chapelle de la Conception en l'église Saint- Antoine de Traînel, demeurant à Noiseau-sur- Amboile, au diocèse de Paris, à Aimé Maret, marchand, à Trainel, moyennant 12 1. t. par an. — 20 (fol. 856).

1844. — Reconnaissance passée par Claude Michel , chambrière chez Jacques Chefdeville , drapier et chaussetier, grand rue Saint-Jacques, et par son frère utérin, Antoine Barbare, compagnon maréchal chez Claude Bailly, rue Saint-Martin , au profit de Jacques Chefdeville, d'une somme de 8 1. 12 s. t., représentant, avec les 4 1. t. dues pour neuf mois de service de Claude Michel, la valeur ffdes meubles. . . que lad. Claude a confessé avoir mal prins. . . 1, savoir: six serviettes, ouvrage de Venise , à 1 0 s. t. la pièce ; douze livres de fil de chanvre, à 3 s. t. la livre; une robe de drap , usage de prêtre , de 6 1. 1 5 s. t. ; huit serviettes , à 2 s. t. la pièce ; plus , 5 s. t. payés aux sergents qui ont conduit Claude Michel en prison. — [22] (fol. 358).

Avril.

1845. — Reçu par Alain Voisin, menuisier, rue Saint-Jean-de-Latran , maison à l'enseigne de l'Image Saint-Christophe, à Jean Royer, agissant pour la fabrique de l'église Saint-Renoît-le-Rien-Tourné, de 12 1. 10 s. t. restant dus sur les 67 1. 10 s. t. constituant

le prix des fflroys grandz bancs à hault dossier et à coffres, entretenans« , commandes le 18 février dernier; et de 4 1. 10 s. t. pour avoir fait la couverture des nouveaux fonls. — 8 (fol. 365).

1846. — Reçu par Raoul Sandras, apothi-

REGUEIL D'ACTES NOTARIES.

Caire et épicier, bourgeois de Paris, rue Saiut- Honoré, maison à l'enseigne de l'Image Saint- Jacques, à Pierre Lizet, chevalier, conseiller du Roi, premier président du Parlement, de quatre-vingts écus d'or soleil pour fourniture de marchandises. — 8 (fol. 365 v*").

1542 (suite). — Avril (suite).

1847. — Rail, pour six ans, par Madeleine Le Roy, veuve de Jacques Le Comte, praticien en cour laye, gnind rue Saint- Jacques, maison à l'enseigne du Rerceau, agissant tant en son nom que comme tutrice , avec Pierre Huberson, marchand, archer de la Ville, bourgeois de Paris, rue du Foin, maison à l'enseigne du Heaume, de ses enfants mineurs, à Jean Rouille, potier d'étain, aux faubourgs Saint- Jacques , maison à l'enseigne du Rouet, près l'église Saint-Jacques-du-Haut- Pas, d'un ouvroir sur rue, deux salLttes contiguës, aurez-de-chaussée, deux caves, deux rrsecondes" chambres, l'une sur rue, l'autre sur cour, et deux greniers au-dessus , le tout actuellement occupé par Jean Porion, verrier, et dépendant de ladite maison du Rerceau, avec la jouissance de l'allée pour gagner les chambres , les bailleurs se réservant la jouissance de la trappe ménagée dans l'ouvroir, et , en ouli'e , la faculté de résilier le présent bail , en prévenant le preneur un an à l'avance, dans le cas où l'une des fdles de Madeleine Le Roy se mariant, son mari voudrait occuper les lieux présentement baillés. — 1 1 (fol. 1).

1848. — G uido Sergent , imprimeur, place Maubert, devant les Carmes, interjette appel ffde la forclusion de faire son enqueste, donnée par nions"' le prevost de Paris ... le mercredi quatre janvier derrenier passé, au prouffit de

11 AVRIL 1542-9/1 MARS l543.

Jean Peroult. .

(fol. 9).

n ; dont acte.

1849. — Rail, pour un an, par Jean d'Ivry, docteur régent en la Faculté de médecine en l'Université de Paris , au cloître Saint- Renoît, maison à l'enseigne du Miroir, à François frde Astondilloii , bachelier formé en la Faculté de théologie , d'une chambre avec bouge, au second étage de la maison du Miroir, ayant vue sur la rue, moyennant 2 5 1. t. ; ff . . . et oïdtre ce . . . promect led. bailleur, si bon semble aud. prenem-, durant led. temps et non autrement , faire cuyre toute la vyande dud. preneur, telle que bon luy semblera , au feu ordinaire dud. bailleur. . . , au prys de dix livres tournois pour lad. année, et au prorata du temps qu'il fera ainsi cuyre lad. vyande. .. i ; le prosent bail est résiliable à la volonté du preneur, à charge de prévenir le bailleur un mois auparavant. — i4 (fol. 6).

1850. — Claude Durand, laboureur, à Vitry-sur-Seine, se porte garant de Jean Simon, prêtre, vicaire de Vitry, qui avait pris à bail, pour trois ans, la cure de Vitry de Louis Régnier, prêtre, curé dudit lieu, moyennant 60 1. t. par an. — i5 (fol. 7).

1851. — Abandon, moyennant 26 1. 1., par Isabelle Leclerc, veuve de Mathieu Macheco , demem'ant à Paris , tant en son nom qu'au nom de ses enfants mineurs , à son fils , Pierre Macheco, avocat en Parlement, de :

1° 1 5 1. 12 s. 6. d. t., somme à elle due, en vertu d'une sentence du lieutenant civil de la prévôté de Paris, du 2 A décembre i54i, et pour les causes y énoncées, par Jean Foucarde , Pierre d' Auxerre et Nicolas de Lucques , maîtres joueurs d'instruments et violons du Roi; 2° 10 1. 1. à elle dues, en vertu d'une sentence dudit lieutenant civil, du 7 septembre io38, et pour les causes y énoncées, par Louis Raoulin, seigneur du Tiliet; 3° des dépens. — 21 (fol. i4 v°).

1852. — Marché entre Guillaume Petit et Girard Chappeau, maçons et tailleurs de pierre , le premier rue des Rosiers , maison à l'enseigne des Grosses Patenôtres, le second rue du Petit-Pont, maison à l'enseigne de la Fleur de lys, d'une part, et le collège de Cornouailles, d'autre part, pour crdesmolyr le pan de gros mur estant au corps d'hoste! où est la grant salle dud. collège, respondant sur la court, à commancer depuis la jambe de pierre de taille qui est prés la croysée de lad. grant salle jusques à l'encongncure des edegrez dud. corps d'hostel, et faire lad. desmolition depuis le feste jusques au rez de chaulsée et tout ce qui sera nécessaire de desmolyr es fondements dud. pan de mur, selon lad. eslandue , et en ce faisant mettre les démolitions à salveté; et si besoing est faire vuyder la matière fescalle des privez, lesd. du collège la feront vuyder à leurs despens; et ce faict, refl'aire de neuf led. pan de mur selon lad. estandue et jusques à pareille haulteur qu'il est de présent; et en le faisant, y faire deux assises de pierre de taille par bas, et aussi remonter le tuyau desd. privez , aussi de pierre de taille , led. tuyau ayant deux sièges , et de largem" compétente, entre deux murs et jusques à pareille haulteur qu'ilz sont de présent; et faire une cloyson entre les deux sièges par liault et fournyr d'un ays à ce nécessaire; aussi en érigeant led. mur, y ériger une feneslre de grandeur compétente, à l'endroit où y en a de présent une ; et aussi faire

des petites fenestres pour donner ayr ésd. privez ; lequel gros pan de mur sera de telle espoisseur qu'il est de présent; ... et oultre ce, faire entailler en une pierre de taille oud. mur les armes dud. collège ...■»; les vieux matériaux qui pourront servir à nouveau, seront employés; le travail devra être terminé dans la quinzaine après la Pentecôte; prix : 90 1. t. — 93 (fol. 16).

1853. — Reconnaissance passée par Anne Durand, fdle de feu Raouhn Durand, cuisinier, el de Catherine Rougeaull, demeurant actuellement avec sa mère, rue des Quatre Fils, près la vieille rue du Temple, au profit d'Antoine Dieudé, docteur en droits, avocat en Parlement, lieutenant de Pont-Audemer, d'une somme de quinze écus d'or soleil, payable en trois versements annuels, représentant, après déduction des gages dus à Anne Durand pour quatre ans de service comme chambrière, à raison de 10 I. t. par an, le tr reste des deniers que lad. Anne Durand avoit mal prins. . . oud. hostel dud. Dyeude. . . et qu'elle dict avoir amployez pour elle et sad. mère. . . «. — 25 (fol. 17).

ans , par Paul Fauldoys et Paul Doulcin , bouchers tenant étaux à la boucherie de l'Apport de Paris, de Marin Doulcin, âgé de douze ans, frère de Paul Doulcin, chez Guillaume Boullier, chandelier, rue Saint- Jacques , qui recevra deux écus d'or soleil au cours des deux premières années. — 9 5 (fol. 19).

1855. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Louis Housseau, prêtre, curé de l'église Saint-Pierre du château de Montihéry, demeurant rue de la Harpe, à Pierre Le Mor, prêtre, demeurant à Longpont, moyennant 3o I. t. par an et à charge d'héberger le bailleur, avec son cheval, une fois par an, trois jours durant au plus; Robert des Cloz, laboureur de vignes, à Longpont, oncle du

preneur, se porte garant pour lui. — 28 (fol. 25 v°).

1856. — Bail, pour trois ans, avec facult(^ pour chaque partie de le résilier, en avertissant trois mois à l'avance , par le collège de Cornoiiailles à Joseph Le Maigne, prêtre, demeurant audit collège, d'une chambre sur la rue du Plâtre et d'une étude contiguë, sur cour, joignant la cloche du collège , au dernier étage du grand corps d'hôtel répondant sur la rue du Plâtre , ladite chambre précédemment occupée par Etienne du Tartre, moyennant /» I. 10 s. t. par an. — 29 (fol. 28).

Mai.

1857. — Vente h réméré par Pierre Boussicault, écolier étudiant en l'Université de Paris, rue des Cordelières, maison à l'enseigne de l'Image Saint -Louis, à Robert Mulles, prêtre, à Paris, d'un petit champ, dit le Cloux long, contenant environ un journal, sis en la paroisse de Chevaigné , au diocèse du Mans, terroir et seigneurie des Chapelles, moyennant 7 1. t. , le vendeur ayant la faculté de racheter ledit champ dans les deux ans, en remboursant l'acquérem- en un seul payement. — 5 (foL /.o).

1858. — Bail de son prieuré, pour neuf ans, par Michel Boucher, prêtre, prieur de Saint- Nicolas de Merle, près Rouvroy, au diocèse de Beau vais, membre dépendant de l'abbaye de Notre-Dame de Breteuil, représenté par Louis de tfMeszevillainw, rue de la Parcheminerie, à Raoulin Maréchal, laboureur, à Paillard en Picardie, au diocèse d'Amiens, moyennant, par an, 100 1. t. et un pourceau gras, valant au moins h 1. t., sous diverses conditions, notamment celle de résider au prieuré, et à charge d'héberger le bailleur, son compagnon et leurs deux chevaux une fois l'an, huit jours durant au pbis. — 5 (fol. /lo v°).

1859. — Bail, pour trois ans, par Ger-

niaine Seveslre, veuve d'Antoine Parceval, procureur au Châtelet, à Robert Lescuyer, libraire, grand rue Saint-Jacques, d'une cave sous le logis du preneur, actuellement occupée par Jean d'Essoys, seigneur de Rebelles, conseiller au bailliage de Paris, moyennant 8 l.t. par an , à charge de laisser Jean d'Essoys se servir de la trappe placée dans l'ouvroir du preneur, et ffà condition expresse que led. preneur ne pourra faire taverne en lad. cave (juant on fera taverne en l'hostel dud. d'Essoys ou de lad. bailleresse. . .r,. — 6 (fol. ^3 v°).

1860. — Bail, pour six ans, par les Chartreux à Denis Charpentier, marchand et laboureur, à Villeneuve-le-Roi , en la ferme des bailleurs, de rrtous et chascuns les droictz des exploictz, delFaulx et amendes seullementn de la justice de Villeiieuve-le-Roi, à l'exception des aubaines, confiscations, droits de relief ou autres, moyennant 6 1. t. par an, le preneur devant assurer l'exercice de la justice, faire tenir une audience chaque lundi, payer le maire de la justice, l'institution et la deslilution des officiers restant exclusivement attribuées aux bailleurs. — i3 (fol. /i6 v°).

1861. — Procuration passée par Pierre Lizet, chevalier, conseiller du Roi, premier président au parlement de Paris, au nom d'Etienne Lallier, officiai de l'évêquc de Clermont, substitué à Jean Chauvet, lieutenant particulier au siège de Montferrand , à qui l'absence du lieutenant général ne permettait pas de s'absenter et de se rendre à Salers, dans la Haute-Auvergne, pays d'origine de Pierre Lizet, à l'effet d'y assurer l'exécution des fondations faites par le constituant et son frère, Pierre Lizet, chanoine de Paris; la présente procui'ation sortira son effet si Jean Chauvet ne peut partir dans les vingt-quatre heures qui en suivront la présentation; il devra remettre au nouveau procureur l'instrument public desdites fondations ainsi que les lettres missives adressées par le constituant

iMi'r.nir.AiF.

tant à la ville de Salers qu'à certains habitants en particulier. — 16 (fol. Sa v").

18G2. — Association de Jean d'Inerville, marchand et laboureur, k Bouvillers, près Breteuil, logé à Paris, rue de la Calandre, maison à l'enseigne des Balances, au bail rapporté plus haut, n° i858. — 3o (fol. 62 v°).

1863. — Bail, pour six ans, p§ir Pierre Huberson, marchand, archer de la Ville, bourgeois de Paris , rue du Foin , maison à l'enseigne du Heaume, à Charles Lesueur, boulanger, aux faubourgs Saint-Jacques, d'une maison neuve, sise auxdits faubourgs, devant l'église Saint- Jacques-du-Haut-Pas, en laquelle demeure le preneur, h l'exception d'une chambre au-dessus de la ffvizn et du jardin derrière la mai.son, avec la jouissance de l'accès, et "à la chai'ge que led. preneur sera tenu bailler aud. bailleur une chambre sur le devant, telle que bon semblera à icelui bailleur, pour y estre, pai* luy, ses gens et ceulx de sa compaignye, quant on fera quelques entrées ou enterrements de seigneurs, pi'inces ou pi'incesses, et ce les joars des entrées ou mortuaires et enterrements seullementn, le preneur devant, en retour, jouir de trois toises dudit jardin, à prendre sur le derrière; prix : 60 1. t. par an; le loyer sera réduit de 6 1. t. aussi longtemps que le plancher des deux chambres les plus voisines du grenier n'aura pas été posé. — 3 1 (fol. 34 1 de la première partie du présent registre, ce bail ayant été tout d'abord préparé pour le 9 mars i542; et fol. G8 v" de la seconde partie).

Juin.

1864. — Acceptation, portant reçu, par le collège de Cornouailles, de François Le Vieux-Châtel, trésorier et chanoine en l'église de Cornouailles en Bretagne, Laurent Touppin, Pierre Nevez et Yves Caron, pn'^tre, exécuteurs testamentaii'es de François Le \igoureux, chanoine de Cornouailles, repré-

sentes par Philippe Tuau , maître et procureur des Quinze-Vingts, de la fondation d'un obit, à célébrer le 20 août, assurée par un legs de douze écus d'or soleil. — 10 (fol. 89 v°).

1865. — Vente à réméré par Hendry Tallet, laboureur, à Cbaronne, au collège de Cornouailles, de io s. t. de rente, à prendre sur divers immeubles, sis à Charonne, savoir une maison rue au Maire, un terceau de terre, pré et saussaie, lieu-dit la Gâtine, un demi-arpent de vigne eu deux pièces entretenant, lieu-dit Bonnemine, et un demi-quartier de vigne, lieu -dit le Bas Montibeuf, moyennant 24 1. t., provenant du legs de François Le Vigoureux. — 19 (fol. 90 v°).

1866. — Claude Lemay, tailleur de la Monnaie, bourgeois de Paris, demeurant à ladite Monnaie, s'engage à payer, au lieu et place des religieuses de l'abbaye de Malnoue, au diocèse de Paris , aux religieuses de l'abbaye de Saint-Georges de Rennes en Bretagne, les sommes suivantes: 1° i4o 1. t. restant dues sur 9 00 1. t., à cause de la pension viagère, fixée à 25 1. t., de Marie Émery, rebgieuse professe de Malnoue, transférée à Rennes; 2° 61 1. 7 s. 1 d. t., monnaie du Roi, somme portée en une monilion de l'officialité de Lyon, en date du 18 janvier dernier; 3° 76 1. 1 5 s. 3 d. p. , à cause de certains dépens taxés en la coiu- de l'oflicial de Sens , juge métropolitain, le 96 mai dernier; 4° 54 I. 1 4 s. 8 d. p. pour dépens taxés par l'oflicial de Paris; soit au total 364 1. 9 s. 6 d. t., à payer à raison de 60 1. t. par an, (fsans innovation du contract et des sentences obtenues par lesd. dames de Reunes ésd. cours ecclesiasticques , lesquelles. . , demeureront en leur force et puissance, quant ausd. de Mallenoue seullement, jusques à fin de payement de lad. totalle somme; et en faisant lequel premier payement et non aultrement seront renduz aud. Lemay les taxes desd. despens, en baillant par luy descharge d'icelles, et à ceste con-

dition s'est Ifd. Lemay obligé aud. payement, et non aultrement . . .n. — 19 (fol. 99).

1867. — Vente par Catherine Ozanne, agissant en son nom et au nom de son mari , Giiillaume Paperotle, libraire, rue Saint- Victor, maison à l'enseigne du Dragon, en vertu d'une procuration passée, le i5 août 1537, devant Guillaume Pie, clerc, tabellion juré en la prévôté d'Antony et Verrières, ledit Guillaume Paperotte actuellement absent de Paris, à son frère, Jean Ozanne, vigneron. aiL\ faubourgs Saint-Jacques, maison à l'enseigne de l'Image Sainte-Barbe, du cinquième par indivis des immeubles, sis à Amponville, dépendant de la succession de ses père et mère, Guillaume Ozanne l'aîné et Marion Testa, et de celle de son frère, GuiUaume Ozanne le jeune , savoir : une maison et dépendances, dite la Maison du Clos, trois ([uartiers de terre , lieu-dit Sur le chemin de Tousson, et un demi-arpent et demi-quartier de vigne; prix : 10 1. t. — ai (fol. 96 v°).

UILLET.

1868. — Marché entre Jean Rogeray, menuisier, rue fdu Bout de Brye", maison à l'enseigne de la Corne de cerf, et Madeleine Le Roy, veuve de Jacquet Le Comte , praticien , bourgeois de Paris, grand rue Saint-Jacques, maison à l'enseigne du Berceau , pour foire ffune grant porte, garnye d'un guychet, coulombée, faicte de membrures, dont les quatre principalles pièces de Iroys poulces d'espoysseur et de largeur de cinq poulces, les aullres menbrures communes , et les ayz de deux pelis doys d'espoisseur, à panneaulx plains, et barré par derrière, comme est celluy de la maison où est à présent demourant m' Jehan de PYsle , et ce de bon boys , vif, sec , loyal et marchant. . . , de la grandeur, largeur et haulleur de la grant porte dud. hostel du Berceau respondant en la rue du Poing. . . -n; A livrer dans trois semaines; prix : 110 s. t. — 5 (fol 101).

1869. — Titre-nouvel passé par Jean de Gastincs, orfèvre, bourgeois de Paris, demeurant sur le pont Notre-Dame, maison à l'enseigne des Perroquets, pour une maison et ses dépendances, sises à Courcelles, lieu-dit Misery, paroisse de Saint-Remy, près Chevreuse, aboutissant d'un bout au chemin de Courcelles à Malmousse , et d'autre bout à la morte rivière d'ïvette, chargée de 45 s. t. et quatre poules de cens et rente , au profit de Pierre Rémon , seigneur de Courcelles et de Jaumeron, conseiller et avocat en Parlement, à cause des droits acquis par ledit Pierre Rémon de Guillaume de Clermont, oncle et co-héritier de la femme de Jean de Gastines en la seigneurie de Courcelles. — 8 (fol. 107).

187(1. — Titre-nouvel passé par Pierre Rémon, seigneur de Courcelles et de Saumeron, conseiller et avocat du Roi, pour la seigneurie de Saumeron, plus deux moulins, l'un à blé, l'autre à tan, avec logis pour le meunier et grange pour les écorces, un autre logis pour le fermier, avec dépendances , une grande maison à Courcelles, cent quarante arpents de bois, pré, terre, aunaie et pâtis, 6 1. /( s. p., douze poules et un chapon de censives, le tout chargé, au profit de Jean de Gastines , orfèvre , bourgeois de Paris , et d'Agnès de Bon, sa femme, de 33 s. k d. t. de rente non rachetable et de 100 s. t. de rente rachetable. — 8 (fol. 108).

1871. — Reçu par Jean de Gastines à Pierre Rémon de 46 1. i3 s. 4 d. t. pour sept années d'arrérages des deux rentes rapportées à l'article précédent. — 8 (fol. 108 v°).

1872. — Reçu par Pierre Rémon à Jean de Gastines des sommes suivantes : 1° 7 1. 10 s. t. pour les droits de iods et ventes et ensaisinement de la maison de Misery (voir plus haut, n° 1869); 9°9ol. 5 s. t. pour neuf années d'arrérages des 45 s. t. de cens et rente sus-mentionnés ; 3° 72 s. t. représentant la

valeur des trenle-six poules de même uature. — 8 (fol. 109).

1873. — Vente par Robert Arnoul, laboureur de vignes, à Notre-Dame-des-Cliamps , hors la fausse porte Saint-Jacques , à Antoine Colin, mêmes profession et domicile, de la moitié d'une place, plantée en vigne, sise à Notre-Dame-des-Champs , moyennant /lo s. t. de rente, rachetables pour ai 1. t. , et à charge par l'acquéreur de construire pour la Saint-Jean; le vendeur devra, de son côté, ménager, sur la moitié lui restant , une allée de trois pieds de largeur, pour faire communiquer la totalité de la place avec le grand pavé et chemin de Bourg-la-Reine. — 1 1 (fol. 110 v°).

187/». — Renouvellement de bail, pour quatre ans et trois mois, par Jean Adam, fondeur de lettres d'imprimerie , bourgeois de Paris, grand rue Saint-Jacques, maison à l'enseigne du Heaume, à Nicolas Palory, é|)icier, bourgeois de Paris, d'un ouvroir avec sallette derrière, célier partie sous l'ouvroir, partie sous la sallette, chambre au premier, sur la cour, avec la jouissance des rr privez n et de la galerie d'accès, le tout dépendant de ladite maison du Heaume, moyennant .5o 1. t. par an; le preneur fjoyra d'un porche et nattes estans en lad. chambre par hault, ensemble des nattes et voirrieres servans de cloyson entre lad. sallette et led. ouvrouer. . .- ; il aura la faculté de faire taverne trois mois l'an et ne pourra jeter d'immondices par les fenêtres de la chambre. — i/i (fol. 117).

1875. — Reçu par Philippe Poireau, peintre, bourgeois de Paris, rue Quincampoix, en face de la maison à l'enseigne des Quatre Fils Aymon, h Jean Bobart, dit de Poissy, chirurgien, valet de chambre ordinaire du Roi, de laS 1. t., dont 1 20 1. 1. pour le rachat de deux rentes, de 100 s. t. chacune, constituées, la première, le 3i janvier

iSaô, par Jean Bobart et feue Claude Rougeault, sa femme, au profit de Pierre Syonnière, barbier, puis transportée successivement à Claude Billault, pâtissier, à Paris, à Robert Desprez. puis à Philippe Poireau, marié à Marion Desprez; la seconde constituée, le 5 mars i53o, par Jean Bobart au profit de Robert Desprez, qui la transporta à Philippe Poireau; et 5 1. t. pour arrérages. — 17 (fol. 190).

1876. — Rail, pour neuf ans, par Jean Bobart, chirurgien juré, valet de chambre ordinaire du Roi, bourgeois de Paris, agissant comme tuteur des enfants mineurs issus de son mariage avec feue Claude Rougeault, sa première femme, à Adrien Rougeault, chirurgien juré, valet de chambre ordinaire du Roi, bourgeois de Paris, oncle des mineurs, du quart par indivis d'une maison , sise rue de la Verrerie , en laquelle le preneur demeure actuellement, et du quart par indivis d'une petite maison, sise rue Jean Gentien, (f appropriée à estables et en partie de laquelle est à présent demourant la vefve feu Constantin", moyennant, par an, 12 1. 10 s. t. et les charges , pour la maison de la rue de la Verrerie, et pour l'autre, 100 s. t., somme de laquelle on déduira le quart des rentes grevant l'immeuble; «• . . .si auparavant led. temps de neuf ans finiz, aucun ou aucuns desd. myneurs, garsons ou filles, est ou soient promeuz en mariaige ou aultrement, en ce cas cesd. présent bail et prinse seront . . . nulz pour le temps qui en restera lors à escheoir, et ce pour In part ou parts et portions seullement de celluy ou ceulx desd. myneurs qui ainsi seront promeuz paravant led. temps. . . n. — 18 (fol. 122 v"),

1877. — Bail, pour un an, par Jean d'Agincourt, marchand, bourgeois de Paris, rue des Amandiers, maison à l'enseigne des Chats en cage, à Georges Morgue, rôtisseur, demeurant près l'église Saint-Jean-en-Grève,

d'un ouvroir sur la rue des Amandiers, dépendant de ladite maison et actuellement occupé par Jean Autruy, rôtisseur, moyennant 90 1. t. et huit livres de plume blanche, et sons condition de ^ne tenir serviteurs et gens oud. ouvrouer faisans bruyt et scandalle. . . ". — 21 (fol. 1 -ih v°).

1878. — Vente par Yves Cosic, maître es arts en l'Université de Paris, demeurant au collège du Piessis, à René Pastoureau, hôtelier, bourgeois de Paris, grand rue Saint- Jacques , maison à l'enseigne de l'Annonciation Notre-Dame, devant la rue des Poirées, d'une place mesurant quinze toises en longueur sur six toises en largeur sur la rue des Postes et cinq toises à l'autre extrémité, ladite place faisant partie d'un demi-arpent de vigne . et friche, sis à Notre-Dame-des-Champs , lieu-dit les Poteries, contiguë d'un côté au chemin conduisant à la porte des Cordelières Saint- Marcel, moyennant une rente de 17 1. t., rachelable , au denier douze , en dix versements au plus, dont aucun ne pourra être inférieur au dixième du prix total, et à charge de construire dans les deux ans. — 29 (fol. 1 96 v°).

1879. — Jean Delaunay, carrier, à Saint- Marcel, rue de Lourcines , s'associe, du 7 août à la Fête-Dieu, Guillaume Papier, carrier, à Saint-Marcel, rue des Postes, dans la jouissance du bail, à lui consenti par Autrequin Sanlais, bonnetier, à Saint-Marcel, d'une carrière, sise au terroir de Saint-Jean-de-Latran , lieu-dit Chassegay, avec faculté de déposer la pierre extraite sur trie frysche^» de la carrière, «•sans empescher la bouche d'icellen; Guillaume Papier participera au loyer sur le pied de 1 2 1. 1. par an ;«•... là où l'un d'euk ne pourront besongner, il pourra mettre ung aullre homme en son lieu; et à faulte de y mettre ung homme , celiuy qui sera deflaillant, tiendra compte à l'autre de quatre solz tournois pour chascune journée de defl'ault, lesquelz deniers de deffault , s'il y en advient , et aussi toutes

les pierres qu'ilz pourront tyrer de lad. carrière durant led. temps, seront partyz entre eulx deux par moictié, toutes et quanles foys que bon leur semblera ...;... et accorde led. Papier que led. Delaulnay puisse prandre tout le pavé et carreaulx qu'ilz pourront tyrer durant led. temps de lad. carrière, et ce pour le prys d'un aultre sans fraulde. . . -n. — 3o (fol. 198).

1880. — Rail, pour un an, par le collège du Mans, représenté par Guillaume Rertherel, prêtre , sou procureur, à Jean Gorderie , prêtre , demeurant au collège du Piessis, d'une cliambre au collège du Mans, moyennant tio 1. t., fr...sur lesquelz loyers led. bailleur . . . sera tenu desdhuyre pour lad. année, au prys de quatre livres tournois par an, pour chascun escoUier portionnisle ou cameriste que led. preneur pourra avoir en lad. chambre et dont led. preneur se constitue respondant. . . au pi'orata du temps que lesd. escolliers y seront demourans. . . v. — 3i (fol. 128 v°).

Août.

1881. — Vente par René Pastoureau, hôtelier, grand rue Saint- Jacques, maison à l'enseigne de l'Annonciation Notre-Dame, devant la rue des Poirées , à Germain Ponteron , menuisier, grand rue Saint-Jacques, maison à l'enseigne des Martinets, d'une pièce de vigne et friche, de quinze toises de longueur sur trois toises de largeiu- sur la rue des Postes et cinq toises à l'autre extrémité, le vendeur se réservant le surplus de ladite pièce, mesurant trois toises sur la rue des Postes, deux toises et demie à l'autre extrémité et neuf toises et demie de profondeur, le long du chemin conduisant aux Cordelières Saint-Marcel, ladite pièce sise à Notre-Damedes-Champs, lieu-dit les Poteries, moyennant une rente de 12 1. 10 s. t., rachetable au denier douze, en dix versements au plus, dont aucun ne pourra être inférieur au dixième du remboursement total; obligalion

358 RECUEIL D'ACTES NOTARIliS

de construire dans les deux ans. — i"' (fol. i3o v°).

Une note marginale indique que , le 1 9 décembre 1 5 4 2 , Germain Ponteron a transporte' ses droits à Nicolas Gue'aut, qui y a renoncé, ieagmars i543, au profitde René Pastoureau.

1882. — Testament d'Yves Rriaon, avocat en Parlement : lieu de sépulture, la chapelle de l'église Saint-Séverin où sont inhumés ses père et mère; rf...item, veult et ordonne icellui testateur estre distribué en lyardz aux pauvres particuiliers la somme de vingt solz tournois ... ; item , veult et ordonne led. testateur estre baillé aux héritiers feu m'' Laurens Thibault six escuz d'or soleil, dont lod. deffuuct avoit respondu pour luy, pour reste de plus grant somme, au jeu de la paulme...i. — 8 (fol. i33).

1883. — Florent Glandas, maître es arts en l'Université de Paris, demeurant aux faubourgs de Paris, originaire de ffCarmenon, prés Vindosme y> , s'engage , vis-à-vis de René Belot, maître es arts, bachelier en déci-et, principal du collège de l'église métropolitaine Saint-Gatien de Tours, demeurant eu cette dernière ville, à frregenter pour led. Belot, oud. colleige de Tours, par le temps et espace d'un an entier, à commancer à la Sainct Remy prouchainement venant, et continuer par chascun jour, durant led. temps, aux heures accoustumées et ainsi qu'on a accousturaé de faire oud. colleige; et en ce faisant, faire par led. Glandas les leçons et tous aullres actes convenables, aud. colleige, pour l'instruction des enffens d'icelluy. . ., ainsi qu'il apartient à ung bon régent de faire; et à ceste fin soy transporter par led. Glandas, dés le jour de demain, si bon semble aud. Belot, avec icellui Belot, pour aller aud. Tours, et soy trouver aud. Tours led. jom- Sainct Remy. . . pour le plus tard ; ceste promesse faicte moyennant. . . que led. Belot a promis... deffrayer lel. Glandas de tous ses despens qu'il pourra faiie

pour aller aud. Tours, et oultre luy sera tenu. . . payer. . . vingt livres tournois pour ses gaiges de toute lad. année , et ce de troys moys en troys moys ... ; avec ce le loger par led. Belot avec luy en sa chambre ou en aullre chambre de son logys oud. collège , convenablement. . . , et luy fournyr. . . son vivre de boyre, manger, feu, logys, comme dict est, et lumière , bien et honnestement , ainsi que à son estât apartient; et oultre ce luy fournyr de livres nécessaires pour faire lesd. lectures, lesquelz livres neantmoins, en la fin d'icelle année, led. Glandas sera tenu rendre aud. Belot sains et entiers, hors usure raisonnable ... ; led. Glandas . . . prandra à son proullict, durant lad. année, tous les prouQitz sur les enffens de ses classes , telz et ainsi que ung régent a accoustumé de prandre oud. colleige , «en lad. ville de Tom-s ; , . . si led. Glandas trouvoit auparavant lad. année finye, quelzques enflens à mener en ceste ville de Paris ou en aultre université hors lad. ville de Tours, ou que il peust trouver quelque aultre bonne fortune, il se pourra désister de ced. présent accord, en le faisant touteffois assavoir aud. Belot deux moys auparavant, pourveu touteffoys. . . que led. Glandas ne pourra régenter ne tenir enffens soubz luy, pour les instruyre, efh lad. ville de Tours ne à dix beues à l'entour, durant icelle année. . .•». — 17 (fol. i38).

188A. — Déclaration par Jean Macyot, trésorier et receveur des salpêtres en la charge et généralité d'Outre-Seine et Yonne, bourgeois de Paris, de la vente, à lui consentie, \c ik août 154 2, par labbaye de Saint- Victor, par acte passé sous les sceaux de ladite abbaye, d'une pièce de terre, sise aux faubourgs Saint-Viclor, mesurant dix-huit toises en façade sur la Grand rue, autant è l'autre extrémité, et vingt-deux toises de profondeur "• par son poinct meilleui, plus vingt toises en carré rrpour une eucoingneure faisant le bout d'une rue sans bout par haulN , sépara-

live des seigneuries île SaiiU-Victor et de Sainte-Geneviève, soit en tout qu.itre centseize toises; prix : 4o 1. t. de rente, dont 3o 1. 1. seront toujours rachetables, au denier douze, en deux ou trois versements ëgaux; obligation de construire dans les trois ans, faute de quoi la vente serait annulée, ainsi que dans le cas où la rente ne serait pas payée pendant huit termes consécutifs; droit de préemption dans les trois mois d'une aliénation par l'acquéreur; dans le cas d'une aliénation par Jean Macyot, le nouvel acquéreur payera , la première année seulement , outre la rente, 6 1. i5 s. t. pour la bienvenue; ff...led. preneur. . . proniect faire paver lad. Grant rue, si pavée n'est, et aussi lad. rue sans bout, et icelles entretenir en droit soy, et tenir lad. Grant rue nette, tant de son costé que du costé de lad. abbaye; et faire faire aud. lieu des privez et aysements; et si ne pourra . . . faire aud. lieu . . . aucun jeu de paulme; et aussi ne pourra . . . avoir aucunes veues au dedans de lad. abbaye ... ; et s'il se trouvoit aud. lieu . . .aucunes caves, bées ou troux soubz oeuvre, lesd. religieux ne seront tenuz les garantyr. . .n; homologation de la vente par les supérieurs de l'abbaye, aux frais de l'acquéreur. — i8 (fol. 189).

1885. — Bail de sa chapelle, pour trois ans, par Nicole Potliier, licencié en droits, chanoine en l'église collégiale et séculière de Saint-Vincent du Mas d'Agenais, au diocèse de Condomois , chapelain de la chapelle Saint- Nicolas-de-S&iles , au château de Dreux, représenté par Jean Mongie, écolier étudiant en l'Université de Paris, demeurant en l'hôtel d'Albret, près l'église Saint-Hilaire, au Mont de Paris, à Perrine Desportes, veuve de Léonard Jouvelin, meunier, au moulin de Louvet, près Dreux, représentée par son beaufrère, Gervais Jouvelin, prêtre, à Dreux; prix : 5o 1. t. par an; annulation du bail en cas de permutation, résignation ou décès du bailleur. — 19 (fol. iA3 v°).

1886. — Procuration passée par le collège de Champagne , dit de Navarre , au nom de Louis Lasserre, proviseur du collège, à l'etTct d'emprunter une somme de 600 1. t., représentant la part du collège dans l'emprunt à lever sur la ville de Paris, au nom du Roi, par les cardinaux de Bourbon et de Meudon. — 28 (fol. i5o v°).

1887. — Don par Jean Martin, secrétaire du cardinal de Lenoncourt, évéque et comte de Châlons, pair de France, à Philippe Perrichon, marchand, bourgeois de Paris, sous l'horloge du Palais, d'rrung petit logys, consistant en ung estai ou place à faire ouvrouer, une petite monstre ou loge derrière led. ouvrouer, une vyz, une cuysine et une estude au dessus lad. monstre, avec une petite chambre et grenier estans au dessus de deux aultres loges contiguës, tirant devers le Pallays, le tout assis joignant led. oiologe dud. Pallays, ayant yssue sur le pavé devant led. orologe, et lesquelz lieux présentement donnez sont à présent tenuz par led. Perrichon . . . , tenant d'une part tout led. lieu présentement donné ausd. deux aultres loges , que tient à présent led. donataire et appartenans à mess" de la Saincte Chappelle , . . . d'aultre part aux héritiers feu Jehan Paulmart , aboutissant d'un bout par derrière sui- la rivière de Seyne et au mur dud. orologe du Pallays, et par devant aud. pavé et grant chemyn du Pont au Change ou au Pont aux Musniers, en la censive du Roy nostre sire, et neantmoius n'est chargé d'aucune censive. . . «. — ai (fol. iSy).

1888. — Germain Pérelle, maçon, rue Saint-Honoié, maison à leiiseigne du Pied de biche, s'a^ocie, à part égaie, Remy du Val, même profession, rue de Rièvre, rrés deux marchez que led. Parelle dict avoir ^irins à faire, l'im soubz Claude Billart, aussi maistre d'icellui estât, touchant la maconnerye et ouvraiges de leur estât qu'il a entreprins faire en ung lieu assis à Paris, rue Sainct Jehan de

Beauvais, qui est i'hostei où se tient maistre Robert Vydet , advocat ou Chastelet, apartenant à maistre Charles Estienne, docteur en médecine ; et l'autre marché . . . pour le commissaire Surreau , et ce en une maison ... rue des Bourdonnoys , oii pend pour enseigne l'Ymaige Sainct Jehan , lesquelz deux marchez il dict avoir prins. . . au prys de la toyse, scavoir est cellui dud. Surreau selon la prysée qui sera faicte de la loyse , prisée par gens en ce congnoissans , et celluy dud. Billart au prys qu'il a marchandé avec luy, lequel prys led. Remy dict bien scavoir. . . ; en l'un desquelz lieux. . . led. Perelle fera son debvoir et led. du Val en l'antre, ou euix deulx ensemblement. . . «. — 3o (fol. 161 v°).

Septembre.

1889. — Mise en service, pom- dix ans, par Antoine Régnier, compagnon cordonnier, rue Saint-Antoine , en l'hôtel neuf devant les Tournelles, de Claude Chesneau, âgée de Irois à quatre ans, fille de feu Guillaume Chesneau , foulon de bonnets et fossoyeur de l'éghse Saint-Médard , et de feue Catherine Boisnard, chez Robert Musnier, huiher et chandelier de suif, près la porte de l'Arbalète, à Saint-Marcel, qui devra l'rfendoctryner en bonne meurs, luy faire aprandre sa créance» , lui fournir le gîte, le couvert et l'entretien et lui payer 6 1. 1. à son départ. — 3 (fol. 169 v'').

1890. — Bail, pour six ans, par Etienne Légier, marchand , bourgeois de Paris , rue de la Bretonnerie , à Simon Larcher, scripteur de l'Université, bourgeois de Paris, proviseur du collège de Torcy, dit de Lisieux, agissant en son nom personnel , d'une maison , rue de la Bretonnerie, à l'enseigne du Moulinet, actuellement occupée par le bailleur, rrà la réservation de tout le bas, parterre et caves», moyennant 60 1. t. par an, rtlaquelle maison. . . icellui preneur pourra, si bon luy semble , applicquer. . . au colleige de Torcy. . . , et pour ce faire y faire telles ouvertures que

bon luy semblera, en restablyssant en la fin dud. temps ce qu'il aura desmoly pour ce faire; et s'il veoit que ce ne soit pas son prouffict de l'apphcquer aud. colleige, il la pourra appliquer h aultres louaiges et locatifz ; ouquel cas qu'il y ait aultres locatifz, led. bailleur. . . promect faire faire des privez et aysements toutes et quantes foys que mestier.. . en sera...». — 5 (fol. i63).

1891. — Bail, pour quatre ans, par Marie Drouart, veuve de Julian Durand, marchand, bourgeois de Paris , grand rue Saint-Jacques , maison à l'enseigne de l'Aigle , à Jacques Silvius, docteur en médecine, d'une maison, grand rue Saint-Jacques, à l'enseigne de la Croix blanche, domicile actuel du preneur, moyennant 80 1. t. par an et à charge de ne omettre demourer. . . en lad. maison aucuns imprimeurs ne gens usans de marteau et forge . . .». — 6 (fol. i64).

1892. — Dénonciation par Marthe de Selve , veuve de François Rogiei", seigneur de Lion-en-Beauce, conseiller et procureur général du Roi , et par Suzanne Rogier, sa fille , représentées par MathurinLe Beau, procureur en Parlement, à Roch Chaperon, avocat en Parlement, rue de la Harpe, du contrat de mariage passé, le 22 mai dernier, entre Suzanne Rogier et Roch Chaperon. Mathurin Le Beau dépose sur une table, en invitant Roch Chaperon à les reprendre, tous les joyaux offerts à la fiancée : rr . . . à quoy par led. Chapperon a esté respondu qu'il acceptoit lestl. bagues et joyauk, purement et simplement, ainsi qu'elles luy estoient offertes, sans condition...; et ou mesmes instant est illec comparu Philbert Cottet , sergent à verge du Roy nostre sire ou Chastelet de Paris, qui, à la requeste de... Pierre Remon, seigneur de Courcelles et de Jaumeron, conseilher et advocat du Roy, . . .a arresté lesd. bagues et joyaidx. . . » ; dont acte aux parties. — 1 5 (foL 189 v°).

Une expédition de cet acte constituant l'une des couvertures de l'article VII, une analyse en a été déjà insérée à la page 63, avec la liste des bagues et joyaux.

1893. — Echange entre Nicolas Boucher, libraire, grand rue Saint-Jacques, maison à l'enseigne du Loup , fils de feu Nicolas Boucher et de feue Catherine de Saint-Martin, et neveu de Poncet Le Preux , l'un des quatre grands libraires jurés de l'Université, bourgeois de Paris, et Louis Boucher, praticien en cour laye, à Saint-Denis en France, son frère : Nicolas Boucher abandonne à son frère le tiei's à lui appartenant, d'une rente de 26 1. t., à prendi'e sur une maison, sise hors la ville de Saint-Denis , du côté d'Epinay-sur-Seine , dite le Petit Moulin Jumeau, où jadis il y avait un moulin, rrqui fut. . . à feu Jehan de Ray, escuyer, et depuis en ont joy certains commissaires , et depuis en a joy feu Jehan Boucher, ayeul desd. Nicolas et maistre Loys Boucher, depuis Nicolas Boucher, leur père , et à présent iceulx Nicolas et maistre Loys Boucher, frères, par faulte de détenteur. ..« ; Louis Boucher abandonne les 60 1. t. que son frère lui devait encore sur les 118 1. t. constituant la soulte des partages de la succession de leur père et mère. — 19 (fol. 189 v°).

189^1. — Association, pour quatre ans, à commencer au jour de Carême-prenant prochain, entre Michel Conillon, Claude Conillon , maitrcs joueurs d'instruments, demeurant, avec leur frère, Nicolas Conillon, rue Galande, maison à l'enseigne de la Couronne d'or, d'une part, ledit Nicolas Conillon, Julian Le Maistre , rue des Ménétriers , et Claude de la Canessière, rue Saint-Martin, |irès l'église Saint-Julien, fils de Philippe de la Canessière, faiseur d'instruments, ces trois derniers compagnons dudit état, d'autre part , tr pour jouer de leursd. instruments, tant en festes uuplialles, bancquetz, aulbades que aulties honnesles asemblées , sans ce qu'ilz puissent ne

aucuns d'eulx jouer, durant led. temps, de leursd. instruments avec auitres non estans de ceste présente association et compaignye , sans le consentement de tous ceulx de lad. compaignye; et tout le gaing qu'ilz poiu-ront gaigner quant ilz jourront enseniblement ou séparément, sera party entre eulx egallement. . . , fors touteffoys que quant un , deux ou troys d'entre eulx jourront séparément à festes ou bancquetz ésquelz n'y aura aucune aubaldes , le gain que en viendra ne sera subgect au commun , mais demeura seuUement au prouffict de ceulx qui auront ainsi joué sans aulbades; mais s'il y a aulbades, sera party en commun. . . ; touteffoys là où il se trouveroit que les quatre ensenblement ou séparément jourroient à festes nuptialies , tout ce qu'ilz gaigueront icellid jour, avec aulbaldes et sans auljjades, ensenblement ou séparément, sera party entre eulx en commun , egallement ; mais s'il jouent séparément, sans festes nuptialies ne aulbades , le gain qui en vendra ne sera aucunement subgect à raporter à la comunaulté; et oultre seront tenuz. . . eulx abiller honnestement, selon leui* estât, et ce dedans le jour. . . de Pasques prouchainement venant; et si pourront associer avec eulx à ceste présente association telles auitres personnes d'icellui estât, pour parachever leur compaignye, aux conditions susd. . . , sans ce qu'ilz se puissent désister de ceste présente association sans le consentement de eulx tous ensenblement, sur peyne de trente escuz d'or soleil, à payer par chascun des contredisans et deffaillans. . . ; et si après l'un d'entre eulx ainsi avoir payé l'amende, telle que dict est, ung aultre second ou tiers ou aultre se voulloit aussi désister de ceste assosiacion, il payera aussi pareille admende, et oultre rendra ce qu'il pourroit avoir receu des amendes des premiers deffaillans. . .T. — 95 (fol. 191).

1895. — Nicolas Boucher, libraire, grand rue Saint-Jacques, maison à l'enseigne du Loup, déclare, au profit de Poncet Le Preux,

l'un des quatre grands libraires jurés de l'Université, bourgeois de Paris, son oncle et jadis son tuteur, que sa mère, feue Catherine de Saint-Martin, s'est seule occupée de l'administration de ses biens. — 19 (fol. 192 v°).

1896. — Arrangement intervenu entre Michel du Monceau , docteur régent en la Faculté de médecine en l'Université de Paris, et Léon Boulland, procureur en Parlement, rrpour raison de sept ou huict veues, bés ou fenestres estans en certain mur moictoyen des maisons à eulx apparlenans, desquelles l'une, qui appartient aud. du Monceau, est située en la rue de la Licorne, et l'autre, qui apar tient aud. Boulland, est assiseenia rue des Canettes, toutes lesd. deux maisons situées en la Cité de Paris, où disoit. . . led. Boulland. . . que tant luyque ses prédécesseurs . . . avoient joy desd. veues par temps immémorial et que lesd. veues . . . avoient esté faictes . . . par. . . destination de père de famille, qui vault tillre, car lesd. deux maisons avoient competé . . . jadis à feu noble homme m' Nicole Poai-t , . . . conseillier du Roy nostre sire ou Chastelet de Paris, et depuis seroient venues. . . aux enffens dud. Poarteteuffens de ses enffens, c'est assavoir la maison dud. Boulland à damoiselle Katherine Poart, fille dud.. . . Nicole Poarl, et la maison dud. du Monceau à m° Charles Guedon, prevost de Ponthoyse, fdz de damoiselle Jehanne Poart , aussi fille dud. deffunct Poart, par parlaige faict par icelliiy deffunct dés son vivant avec lesd. enffens, en faisant lequel partaige, n'avoit poinct esté dict que lesd. bées seroient ostées et estouppées, poui-tant elles y debvoieut demeurer comme disposition ou destination de père de famille; et au contraire disoit led. du Monceau que lad. joys- .sance immemorialle, posé qu'elle fust véritable, ne lui debvoit et ne povoit nuyre ne prejudicier, parce que par les usaige et coustume de Paris, joinct le stille de maconnerye et esgoutz, j-edigé par escript et approuvé par justice , droict de servitute ne se acquiert poinct

par prescription ou longue joyssance, quelle que elle soit, sans filtre exprés; or il n'y avoit filtre exprés ou destination de père de famille par escript que lesd. bées. . . deussent demeurer ... : . . . led. s' du Monceau a permis . . . aud. Boulland . . . d'avoir. . . deux fenestres ou bées en sa salle, où est led. mur moicloyen, lesquelles seront faictes au dessus du fiUet dud. mur, à fer compétent et voirre dormant, de deux piedz et demy de haulteur, pied et demy et deux poulces de largeur, pour avoir plus grande clarté en sad. salle ; et en la première chambre estant sur icelle salle aura. . . une feuestre, aussi de pareille longueur et largeur. . . , à la haulteur de neuf piedz , pareillement à fer compétent et voirre dormant, pourveu toutesvoyes. . .que là où led. du Monceau. . . voiddroict cy après ediflier. . . édifice manable et actuel, de bonne foy et sans fraulde, contre led. mur moictoyen, faire le pourront. . . , et ne le pourra empescher led. Boulland ... ne en ce cas y prétendre aucun droict de veue ou servitute...; et au regard desd. aultres fenestres. . . , elles seront closes. . . Ti. — 19 (fol. igi).

1897. — Renonciation par Pasquette Le Doyen , demeiu-anf rue du Mûrier, en la maison de Macé Alexandre , tisserand en toiles , à toute action contre Jean Berthin , prêtre , habitué en l'église Saint-Séverin , représenté par Nicolas Ragounaut, sergent à verge au Châtelet, à l'occasion de ff toute la copulation et conipaignye charnelle qu'elle dict avoir eu de la personne dud. Berthin») , moyennant Tabandon par Jean Berthin de sa poursuite en restitution de biens meubles et le versement d'un écu d'or soleil. — 26 (fol. 9o3).

1 898. — Mise en apprentissage, pour deux ans, [)ar Jean de Las, prêlre, maître es arts en l'Université de Paris, boursier du collège d'Autun, y demeurant, de Pierre Berne, écolier au collège Saint-Martin, dit du Plessis, âgé de dix-huit ans, chez Pierre Chion, li-

braire et relieur de livres , bourgeois de Paris, au Clos-Bruneau, devant le collège de Coquerel, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra 9 1. 10 s. t. — 97 (fol. 9o5).

1899. — Vente par Pierre Marcel, marchand , bourgeois de Paris, rue des Lombards, à Pierre Thoinet, mégissier, à Saint-Germaindes-Prés , d'une petite place , close de murs , mesurant cent cinq toises, y compris trois pieds hors la clôture, du côté de la terre de l'Hôtel-Dieu de Paris, sise à Saint-Germaindes-Prés, entre le Grand Pré aux clercs el la rivière, tenant d'un côté et aboutissant au vendeur, d'un autre côté à l'Hôtel-Dieu de Pai'is, fung sentier ou chemyn entre deux, du costé du chemyn Sainct Perei, moyennant i3 1. 2 s. 6 d. t. de rente, dont les sept huitièmes seulement rachetables au denier seize, en un ou deux versements égaux, à charge de construire dans l'année, d'abandonner le terrain nécessaire pour l'établissement d'un chemin, si bon semble au vendeui% et sous réserve, le cas échéant, pour le vendeur d'un droit de préemption. — 3o (fol. 907).

1900. — Vente par Jacques de la Barde, docteur en droits , seigneur de la Grande maison de Passy, autrement dit le fief Saint-Paul, demeurant rue des Maçons , près la Sorbonue , à Philippe Musnier, prêtre, curé de Saint- Germain-d'Arcé , au diocèse d'Angers , demeurant rue de Sorbonne, d'un petit jardin, mesurant demi quartier de terre , sis sur le chemin de Chaillot à Auteuil, moyennant un denier parisis de cens et une rente de 20 s. t., rachetable pour 20 1. 1., en un seul versement. — 98(fol. 209).

Octobre.

1901. — Bail de sa cure, pour cinq ans, par Louis Housseau , prêtre , curé de l'église Saint-Pierre du château de Monlllu'ry, demeurant rue de la Harpe, à Guillaume Antoine, prêtre, à Montlhéry, moyennant 3o 1. t. par

an , et à charge d'héberger le bailleur et son cheval, une fois l'an, trois jours durant. — li (fol. 21 5 v°).

1902. — Testament d'Antoinette de Bournel , veuve d'Adam Féret , avocat en Parlement , seigneur d'Orgeval, demeurant rue des Mathurins : lieu de sépulture, le cimetière de l'église Saint-Ltienne-du-Mont, rrsoubz la tumbe où est enterré le corps dud. deffunct m' Adam Feret. . .«. — A (fol. 217 v°).

1903. — Vente par Pierre Thoinet, mégissier, à Saiut-Germain-des-Prés, rue de Seine, à Nicaise de Blé ou Le Bled, charpentier de bateaux, aux faubourgs Saint-Germain-des- Prés , sur la rivière de Seine , de la moitié du teri-ain mentionné plus haut, n° 1899, moyennant 27 1. 1. une fois payées et une rente de 6 1. 11 s. 3 d. t., et, en outre, aux charges et conditions stipulées dans la vente de Pierre Marcel à Pierre Thoinet. — 7 (fol. 232).

190/i. — Venle par ledit Pierre Thoinet à Bernard Guillot, voiturier par eau, à l'Ecole Saint-Germain-i'Auxerrois, rue de l'Arbre sec, de l'autre moitié dudit terrain, moyennant quinze écus d'or soleil, valant li5 s. t. pièce, une rente de 6 1. 1 1 s. 3 d. t. et aux mêmes charges et conditions que l'autre moitié. — i3(fol. 938).

1905. — Mise tren servante et allouée^, pour quatre ans, par Guillaume Mabray, manouvrier, à Bouffémont, de sa fille, Jeanne Mabray, chez GuUlaume de laGranche, sellier et k)rmier, à Paris , qui lui fournira le gîte et le couvert et lui donnera 9 1. t., un tablier, de rrfrizen et une chemise de toile de chanvre. — 19 (fol. 289 v°).

1906. — Mise en apprentissage, pour deux ans, par Aymon Collet, messager ordinaire de Lavai, y demeurant, de Pierre Leclerc, âgé de dix-sept ans, fiis de Guiîaume

Leclerc , marchand , à Lavai , chez Ayraon Le Roy, di'apier et chaussetier, bourgeois de Paris, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra vingt e'cus d'or soleil. — i4 (fol.

Sans date.

1907. — Quittance par Jean Regnault, teinturier en cuirs, bourgeois de Paris, rue de la Juiverie, maison à l'enseigne du Dauphin, à sa mère, Madeleine Bourselte , veuve de François Regnault, libraire, bourgeois de Paris, de sa part dans les meubles, ustensiles, marchandise de librairie et imprimerie, dettes, cédules, créances et deniers comptants , provenant de la communauté de ses parents; quittance par Madeleine Boursette à Jean Regnault du septième, à lui incombant, de l'excédant des dépenses sur les recettes du compte d'administration, rr sans préjudice touteffoys aud. Jehan Regnault de telle part et portion qui luy peult apartenyr es Cows de loix, de la fonte de la petite lettre bourgeoyse, des ma- Irices de la petite fonte bourgeoyse, du Cronica mundi, Graduelz et Bréviaires d'Yorc, que lad. vefve est tenue rendre en natures. — Inachevé, sans date; entre un acte du 18 et un autre du 9.0 octobre (fol. 249 v").

Octobre [suite).

1908. — Mise en apprentissage, pour six ans, par Jean Le Dry, . . . sier, rue Alexandre Langlois, à la Croix blanche, de son frère, Guyon, âgé de dix ans, chez Henri Lavelle, bonnetier, rue de la Harpe, maison à l'enseigne de Sainte- Barbe, qui etc. (sic) et l'entretiendra d'habillements , linge, chausses et souliers. — 20 (fol. 25o).

1909. — Mise en apprentissage, pour un an , de François Halle , âgé de vingt ans , fds de Jean Halle, maréchal, à Tassé, au pays du Maine, chez Pierre Pichart, bonnetier, aux faubourgs Saint-Jacques, qui lui fournira le vivre, etc. , et recevra deux écus d'or soleil. — 22 (fol. 281 ).

1910. — Marché entre Malhurin Lebeau, carrier, àSaint-Germain-des-Prés,rue du Four, près la maison à l'enseigne de la Queue de loup, et Cardin Hangard, carrier, à Saint- Marcel, rue des Morfondus, d'une part, et Arnault Paterne, prociueur en Parlement, d'autre part, pour frpercerbieneldeuemeut. .. le ciel et tous iet bancs. . . en une carrière ja descouvertte , . . . assise prés et au derrière du coing des Chartreux lez Paris, sur le Chemyn herbu, ... et icelle percer jusques au fondz de la pierre, et tant que il se y trouveia pierre en fondz, et en ce faisant, tirer toute et telle quantité de pierre, tant moellon, carreaux, doubles et sangles , pierres au pied que aultres qui se y trouveront ; et en icelle perçant , faire et laisser des pilliers par voyes, es lieux nécessaires , . . . pour soubstenir le ciel , en sorte qaû n'y advienne aucun fontilz ne inconvénient; et commancer à y besongner, eulx deux ensemblement le moings, par gens suflisans, dedans mercredi prouchainement venant, et continuer à y besongner, sans discontinuer, jusques au jour. . . de Pasques prouchainement venant, sans ce qu'ilz puissent besongner, pendant led. temps, pour aultre que pour led. Paterne, et aussi à la charge que led. Paterne sera tenu les entretenir à faire lesd. ouvrages, eulx quatriesmes, à quatre personnes seullement, durant led. temps, et sans ce que led. Paterne y puisse faire besongner aultres que lesd. Lebeau et Hangard et deux aultres avec eulx. . ., sans le consentement desd. Lebeau et Hongard. . .»; pour la percée de la carrière, 100 s. t.; 2 s. t. par tombereau de moellon, livré sur la friche et bouche de la carrière; 6 d. p. par carreau, double ou sangle; 6 d. t. par pied de pierre au pied ; les carriers se procureront les outils ; Arnault Paterne fournira les engin, diable, brouettes et baquets nécessaires. — 22 (fol. 269 v°).

1911. — Vente par Pierre Marcel, marchand, bourgeois de Paris, rue des Lombards, à Pierre Heddes, fripier et rentrayeur de bon-

[i5/l9.] RECUEIL D'AG

nets, rue Galaiide, au coin de la rue des Rats, d'un terrain , pis aux faubourgs Saint-Germaindes-Prés, près la Seine, de cinq toises et demie de large, compris trois pieds hors clôture, sur la rue Saint-Père, et de huit toises de long sur la rue Pierre Marcel, y compris les murs de clôture, à achever aux frais du vendeur, moyennant 8 1. 1 6 s. t. de rente, soit h s. t. la toise, ladite rente rachelable, jusqu'à concurrence des sept huitièmes seulement, au denier seize, le prix exigible en deux versements égaux ; autres charges : obligation de construire dans Tannée; faculté d'aliéner seulement après l'achèvement de la construction , et en tous cas , avec l'assentiment du vendeur, qui se réserve un droit de préemption; abandon gratuit, le cas échéant, du terrain nécessaire à l'établissement d'un chemin. — 23 (fol. 953 v°).

1912. — Vente par ledit Pierre Marcel à Guillaume Rourguignon, maçon, à Notre- Dame-des-Ghamps , près la Belle Image, d'un terrain , contigu au précédent, de cinq toises et demie de large sur six toises de long, moyennant 6 1. 12 s. t. etaux mêmes conditions que la vente précédente. — 93 (fol. 255 v" ).

1913. — Bail, pour quatre ans, par Nicolas Roucher, compagnon libraire , demeurant grand rue Saint-Jacques, chez Poucet Le Preux , l'un des quatre grands libraires jurés de l'Université, bourgeois de Paris, son oucle et curateur, à Nicolas Poulie, laboureur et tonnelier, à Saint-Denis, d'une maison, sise à Saint- Denis, rue Compoise, naguères occupée par Louis Roucher, procureur et praticien audit lieu , frère du bailleur, moyennant 1 4 1. 1. par an. — 26 (fol. 960).

191 /t. — Rail, pour trois ans, par le collège de Cornouailles , à Jean du Mesnay, licencié en lois, étudiant en l'Université de Paris, de deux chambres contiguës, au second étage du bâtiment voisin de la maison de la Pie,

TES NOTARIES.

ayant vue sur la cour du collège, l'une des chambres naguères occupée par JeanRigollet, l'autre par Rertrand Thymann; prix: 7 1. t.

par an. — 27 (fol. 961 v°).

1915. —Vente par Vincent Le Maire, libraire, hors la porte Saint-Michel, aux faubourgs de Paris, à Antoine Déodé, docteur en droits, avocat en Parlement, lieutenant général du vicomte de Pont-Audemer, d'une rente de /lo s. t. sur la maison neuve qu'habite le vendeur, sise sur le chemin des fossés, entre les portes Saint-Michel et Saint-Germaindes-Prés , contiguë d'un côté à une maison de l'acquéreur; prix : 9 4 1. t., somme que le vendeur doit employer à achever la couverture et les réparations de sa maison et par le remboursement de laquelle il pourra i-aclieter ladite rente. — 3i (fol. 27/1).

En marge, mention du rachat, effectué le 3 décembre i549.

1916. — Mise en apprentissage, pour cinq ans, par Louis Nicolaï, dit Rodon, relieur de livres, à Saint-Marcel, de son fds, Pierre Nicolaï , dit Rodon , âgé de treize ans , chez Jean Le Mire, compagnon savetier, à Paris, qui lui foiu-nira le vivre, etc., et l'entretiendra de souliers. — h (fol. 281).

1917. — Quittance par Jean Adam, dit de Troyes, pâtissier et oublier, bourgeois de Paris, rue de la Harpe, à Yvon Rordier, marchand et laboureur, aux faubourgs de Paris, sur les fossés , entre les portes Saint-Marcel et Saint- Victor, de i25 I. t., dont 120 1. t. pour le rachat d'une rente de 10 1. \. assise sur une maison, rue Saint- Victor, à l'enseigne, contre le mur, de la Corne de cerf, ladite maison baillée, le 19 novembre i53o, par Gudlaume Cosette, dit de ffRoucquacourtn, écuyer, seigneur de ffMayneville" , à Jean Lefèvre, libraire, bourgeois de Paris, moyennant une rente de 90 1. 1., dont la moitié avait été con-

vertie, le i"'' juillet i536, en une aulre rente de 10 1. t., payable par Jean Lefèvre, au lieu et place de Guillaume Cosette, (ren troys parties» et à diverses personnes; ladite maison avait été acquise ultérieurement par Yvon Rordier; Guillaume Cosette avait cédé la rente restant de lo 1. t. à Jean Adam, le i3 juillet i536; les 5 1. t. en surplus des 120 1. 1., représentent six mois d'arrérages de ladite rente de 10 1. 1. — 18 (fol. 288).

1918. — Vente pai- Guillemette de Gardette , femme séparée de biens d'Etienne Trnclion, laboureur, à Nangis, ladite Guillemette de Gardette domiciliée à Ghampeaux en firie, à Guérin de la Couslaudière , écuyer, capitaine pour le cardinal de Tournon, abbé de Saint- Germain-des-Prés , en la terre et seigneurie de Cachan , de six muids de blé froment , mesure de Melua, à 12 d. p. le setier, moyennant 120 1. t., somme à déduire des 280 1. t. dues par Guillemette de Gardette à l'acquéreur, par brevet en date du 8 juillet i542. — 22 (fol. 297 v°).

1919. ■ — Procuration générale passée par Guillemette de Gardette au nom de Guérin de la Coustaudière pour conclure une transaction au sujet des voies de fait, ayant entraîné la mort , dont avait été victime un individu non dénommé, de la paii d'une compagnie dont faisait soi-disant partie le fils, non plus dénommé, de Guillemette de Gardette. — 22 (fol. 298).

1920. — Quittance par Nicole Faguet, avocat en Parlement, prévôt de Châteaufort, agissant comme procureur d'Etienne de Poucher, évéque de Rayonne, conseiller au Grand Conseil, à Claude de Tudert, seigneur de La Rournalière, conseiller en Parlement, de 1 33 1. 6 s. 8 d. t. pour tous loyers échus d'une maison sise à Paris, trprés Rracquen, dite la Traverse Cadier, — 28 (foL3i3).

1921. — Rail, pour six ans, par le collège de Cornouailles, à Clément Theroude, écolier étudiant en l'Université de Paris, d'une chambre, dite la Seconde salle, au-dessus de la grande salle du collège, ayant vue sur la rue du Plâtre et sur la cour, crlaquelle chambre led. preneur pourra applicquer à son usaige et y faire des estudes, à la charge touteffoys que, si bon semble ausd. bailleurs, en la fin dud. temps, retenyr lesd. estudes, faire le pourront, en payant prys raisonnable. . . ; et ne pourra mectre demeurer gens mariez en lad. chambre; ensemble aux charges des statutz d'icellui collège. . . , mesmes de payer. . . pour chascune personne qu'il mectra nouvellement dcmourer en lad. chambre avec luy, vingt solz parisis pour une foys payer pour le droict d'entrée et bienvenue ...» ; prix : 1 2 1. t. par an. — 26 (fol. 3i3 v").

1922. — Mise en apprentissage, poiuquatre ans, par Thomas de la Porte, compagnon apothicaire et épicier, grand rue Saint- Denis , à la Croix blanche , de son neveu , Vincent Watelle, âgé de treize ans, chez Guillaume Legay, iormieret éperonnier, grand rue Saint- Jacques, maison à l'enseigne de Sainte-Catlierine, qui etc. [sic) et lecevra deux écus d'or soleil. — 27 (fol. 3iA v°).

1923. — Rail, pour neuf ans, par Poncet Le Preux, l'un des quatre grands libraires jurés de l' Université , bourgeois de Paris , grand rue Saint-Jacques, maison à l'enseigne du Loup, à Jean Hénault, tailleur de robes, bourgeois de Paris , d'une maison , occupée par le preneur, grand rue Saint-Jacques, à l'enseigne de la Corne de cerf, moyennant 100 î. t. par an , avec droit de préférence pour le preneur, à l'expiration du bail, pour une location nouvelle. — 99 (fol. 819 v").

Décembre.

1924. — Résiliation par Maxime Fils de Femme, écolier étudiant en l'Université de

'iSia.l

Paris, agissant pour son frère, François Fils de Femme, chanoine de Chartres, curé et prieur de l'ëglise des Saints-Innocents de Triel, au diocèse de Rouen, en ce qui concerne seulement Lambert Bernard, prêtre, vicaire de ladite cure, pour inexe'cution de ses engagements, du bail de ladite cure consenti, pour neuf ans, le 2.3 mai i536, par François Fils de Femme à Lambert Bernard et à Araould Ratière, marchand, à Triel, moyennant 290 1. t. pour chacune des trois premières années et 280 1. t. pour les six autres années ; et substitution à Lambert Bernard de Rarthélemy Aurou, marchand, à Chantelonp, pour la période restant à courir, à compter du jour de l'éviction de Lambert Rernard. — 7 (fol 349).

1925. — Bail par Jean Plateau, maréchal, rue des Postes, aux faubourgs de Paris, hors la porte Saint-Jacque^s, à Georges du Valmorin, écuyer, seigneur de Cliazay, près Chartres , pour une durée égale à celle du bail d'une maison, rue des Postes, consenti pour neuf ans, dont une année est déjà écoulée, par Lucien . . . , cordonnier, demeurant « joignante la porte Saint-Germain-des-Prés, à Jean Plateau, d'une chambre en ladite maison, moyennant 9 1. t. par an. — 10 (fol. SAg).

1926. — Vente par Pierre de la Lande, mégissier, à Poissy, à Nicolas Proyart, teinturier en cuirs, bourgeois de Paris, de toutes les peaux de moutons qui lui seront livrées par les bouchers, de ce jour au jour de Carême-prenant, lesdites peaux dûment travaillées, à la manière de Poissy, et rendues à Paris; prix : 10 1. t. le cent. — 19 (fol. 857).

1927. — Mise en service, pour un an, de Guillaume Lesperon , compagnon maçon , demeurant à Notre-Dame-des-Champs, en la maison d'Olivier Bizet, maçon, chez ce dernier, qui lui fournira le gîte et le couvert, lui donnera un pourpoint de futaine noire, dou-

blé de toile, une paire de chausses de blanchet, doublée et dûment acoutrée, un bonnet noir, quatre chemises de chanvre, l'entreliendra de souliers et le fera passer maître à ses frais. — 27 (fol. 365).

1928. — Testament de Marie d'Auvergne, bourgeoise de Paris, femme séparée de Louis de rrRuffén, bourgeois de Paris, demeurant grand rue Saint- Antoine, paroisse Saint-Paul : lieu de sépulture, l'église du monastère Sainte- Glaire de l'Ave -Maria, adevant le crucifix, entre les deux clostures, devant le grant autel, du costé dextre de la croix n ; legs à l'église Saint-Paul de cinq écus d'or soleil, pour dorer le ciboire; legs aux religieuses de l'Ave-Maria de pareille somme à pareille fin ; ff ... le jour de son service qui sera faict aud. Sainct Pol, demy muy do blé soit faict mouldre et cuyt et mis en pain de troys deniers tournois pièce, qui sera donné et distribué, ou cymetiere dud. Sainct Pol , aux pauvres de la parroisse dud. Sainct Pol et aultres, et s'il y a de reste, aux pauvres de l'HosIel Dieu de Paris ; . . , soit donné led. jour deux muydz de vin, l'un aux Cordeliers de Paris et l'aultre à débiter à chascun des pauvres dud. Hostel Dieu choppine, et le reste, si reste y a, aux aultres pauvres , tant qu'il se pourra estandre ; . . . led. jom-. . . soit oud. cymetiere distribué aux pauvres la somme de quatre livres tournois en lyardz, et autant au bout de i'an ; . . . soit employé la somme de cinquante livi'es tournois en drap, sur quoy sera premièrement prius ung habit complect d'un cordellier et baillé à ung cordellier, tel qu'il sera advisé par sesd. exécuteurs, et le reste sera donné et distribué aux pauvi'es ; ... aud. bout de l'an soit donné pareille quantité de demy muy de blé et deux muydz de vin et quatre livres tournois en lyardz, qui le (ont sera distribué ainsi et à qui, en la forme et manière que ceulx du premier jour. . . ; ... que sesd. exécuteurs employent la somme de vingt livres tom'nois en toilles pour faire des chcmyses aux

pauvres diid. Hostel Dieu de Paris , lesquelles cliemyses seront distribuées par sesd. exécuteurs ausd. pauvres , à la discrétion desd. exécuteurs. . .r,. 3o (fol. 871 V°).

1543. — Janvier.

1929. — Reconnaissance par le couvent des Jacobins, repre'senté par Henri Gervais, prêtre, docteur rég-ent en la Facultë de the'ologie en l'Université' de Paris, prieur du couvent, et par Claude Oudin, procureur et receveur, au profit de Michel Sosson , marchand, bourgeois de Paris, de cent ëcus d'or soleil, valant 2 95 1. t., somme payable huit jours après la Quasimodo prochaine et restant à verser sur la somme de 345 1. t. constituant le prix de trente muids de vin, aujourd'hui vendus au couvent par Michel Sosson et livrables le jour même. — 12 (fol. /iio v°).

1930. — Quittance par Nicolas Proyart, teinturier en cuirs, bourgeois de Paris, grand rue Saint-Jacques, à Jean Mettret, demeurant à Nonancourt, à trois lieues de Dreux, au diocèse d'Evreux, de 3o 1. t., somme à déduire des 87 1. 10 s. t. constituant le prix d'un millier de cuirets vendus à Jean Mettret ; pour le reliquat, Jean Mettret s'engage à tanner, pour le compte de Nicolas Proyart , les cuirets qu'il lui fournira , à prendre , aux frais du débiteur, à Paris ou à Saint-Marcel et à rapport;er à Paris, dans les six semaines de la livraison , dûment tanne's et secs, ce travail estimé sur la base de 42 1. 10 s. t. le millier; Nicolas Proyart devra remettre huit cents cuirets avant la mi-carême et le reste au premier jour. — 2 5 (fol. i32 v°).

Février.

1931 . — Mise en apprentissage, pom- trois ans, de Dominique Poyssault. âgé de dix-neuf ans, fils de feu Dominique Poy.ssault, laboureur, à Saint-Barlhélemy, paroisse de Garrey, au diocèse de Lescar en Gascogne, chez Jacques Bom'ré, cordonnier, bourgeois de Paris, grand rue Saint-Jacques, maison à l'en-

seigne de Sainte-Catherine, qui lui fournira le gite et le couvert et recevra ici. t., somme dont Pierre Garsault, prêtre, maître es arts en l'Université de Paris, commensal et tenant chambi'e au collège de Lisieux, verse la moitié, l'autre moitié devant être par lui acquittée dans les dix-huit mois. — 8 (fol. lihi).

1932. — Procuration passée par Claude Le Roy, salpêtrier, à Saint-Denis en France, au nom d'Etienne Courtin , à l'effet de déclarer que la plainte déposée par Claude Le Roy contre Mathieu Balon , sergent à cheval du Roi au Chàtelet de Paris, gouverneur de Saint- Denis, Nicolas Jolys et Gaultier Baudin, demeurant à Saint-Denis, rrpour raison de ce que lesd. Balon, Jolys et Baudin ont esté en son hostel et logys depuis ung mois enca, ... a esté à la suscitation de Pierre Allespée , procureur fiscal dud. Sainct Denis, et de m" Robert Andrieu, lieutenant particulher dud. Sainct Denis, qui l'ont induyt à ce faire, et sans ce que lesd. Balon, Jolys et Baudin luy eussent mesfaict ne mesdict he faict aucuns excez ou voyes de faict ; et aussi declaire qu'ilz n'ont prins ne emporté aucune chose hors de sond. hostel, mais seullement furent en icellui hostel pour faire un commandement de badler copie d'une commissiçn à Jehanne Morel, femme de Jherosme Poulier, par Nicolas Pouppeteau, maistre salpestrier, qui avoit adjourné lad. Morel ; et que à l'heure que led. Balon entra en son hostel, led. Poupeteau estoit en icellui sond. hostel et se cacha et ne voullut parler aud. Balon ; et ne feist led. Balon aullre chose sinon de faire commandement aud. Poupeteau , en parlant à sa femme , de bailler coppie de lad. commission ; et que tout ce qui est dans lad. complaincte dud. Le Roy a esté supposé et mis en avant par lesd. Allespée et Andrieu, procureur et lieutenant, lesquelz. . . ont indu ict led. Le Roy à ce faire, luy promectant qu'il ne luy en cousteroit aucune chose et qu'ilz feroient tous les frayz et luy bailleroient argent; . . . pour. . . accorder aud. Balon, qui

l'a faicl intimer en la Court sur l'appellation par luy interjectée de l'oclroy d'une commission de prinse de corps contre luy décernée par led. Andrieu, qu'il soit dict qu'il a esté mai décrété. . . et consentyr que ied. Le Roy soit condempné es despens de la cause d'appel, dommaiges et interestz. . . n. — lo (fol. 443 v°).

1933. — Procuration passée par René de l'Aubier, protonotaire du Saint-Siège, abbé de Saint- Jean-au-Mont , près Thérouanne, au nom de Jean Racquier, écuyer, seigneur de Riane , au pays chartrain, à l'eflet de vendre ou administrer rrles boys et censé de Beaulieu en Beyne, aud. sieur constituant apartenans à cause de sad. abbaye, par don en forme de represaille à luy faict par le Roy nostre sire pour et en recompense d'aultres terres deppendans de sad. abbaye, assises es pays de Flandres et Artoys, de présent détenues et occuppées pai' l'Empereur ou ses officiers. . . ». — 11 (fol. kh-j).

1934. — Vente par Etienne Bouteroue, procureur au Châtelet de Paris, à François Crozon, notaire audit Châtelet de Paris, d'une rente de loo s. t. , rachetable pour le prix de la vente, soit 6o 1. t., à verser en une seule fois, ladite rente assise : i° sur le dixième par indivis du cinquième par indivis d'une maison rue de la Harpe ; 9° sur le dixième par indivis du quart par indivis d'une maison vieille rue du Temple ; 3° sur la moitié par indivis d'une maison, à l'enseigne, contre le mur, de la Tête noire, rue Pierre Sarrazin; h" sur le quart par indivis de la maison qu'habite Etienne Bouteroue, rue de la Pai'cheminerie. — ik (fol. 448 v").

1935. — Engagement par Jean Chasserat, écuyei", seigneur d'AUemant et du Bréau , près Melun, demeurant en ce dernier heu, de payer, moitié à Pâques, moitié à la Saint- Jean, au collège de Montaigu, la somme de

ACTES ÎSOTARIKS. I.

3oo 1. t., rrde compte faict. . . pour la reste de la pention, escollaige, droict de chambre et aultres mises et fraiz faictz par led. collège par cy devant poiu" Anihoine et Jehan Chasserat, enfïens dud. escuyer, durant et pendant le temps qu'ilz ont esté escoHiers et portionnistes dud. collège de Montaigu, que pour tous les despens faictz par iceulx du colleige affin d'avoir payement. . . n. — i6 (fol. 459).

1936. — Procuration passée par ledit Jean Chasserat au nom de Nicole Crespin, avocat en Parlement, trpour. . . affermer. . . qu'il est venu exprés , de cheval , luy deuxiesme et deux chevaulx, dud. lieu du Breau en ceste ville de Paris, distant l'un de l'autre de dix lieues ou environ, partie pour venir à l'assignation à luy baillée, à la requesle de Remy du Val , sur l'opposition par led. constituant formée à l'exécution sur luy faicle, à la requeste d'icelluy du Val , et pour foire consultation de la matière , et partie pour faire tauxer les despens ésquelz led. du Val a esté condempné envers luy par mons' le prevost de Paris . . . , et que en tout ce il a vacqué ou vacquera, tant à venir, séjourner que retourner, par huict jours entiers...?'. — i6 (foL 452 v°).

1937. — Don, à litre d'avancement d'hoirie, par ledit Jean Chasserat à son lils, Antoine Chasserat, écuyer, de trois pièces de vigne, contenant chacune trois quartiers , sises au terroir d'AUemant, lieux-dits Dessous le Four, les Fillettes et CrouUebois, et d'une pièce de bois, actuellement en terre labourable, lieu-dit Champcrochet. — 1 6 (fol. 453)

1938. — Abandon par Baudouin de ffHerouysn, écuyer, seigneur en partie de Sannois, près Saint-Denis en France, marié à Jeanne du Cardonnet, au profit de son beaufrère, Evi'ard de Couches, écuyer, seigneur du Mont, demeurant à Coizard, au diocèse de Chàlons en Champagne, marié à Margueiite

iiirr.ir itationai-f.

(lu Cardonnet, de tous ses droits sur la somme de 1,760 1. 1., restant de celle de 9,000 1. t., défalcation faite de aSo I. t. employe'csen services religieux, laquelle somme de 2,000 1. t. avait été adjugée aux deux beaux -frères, pour intérêts civils, sans préjudice des dépens, par sentence du bailliage de Mclun, confirmée, sm- appel, par arrêt du Parlement en date du 8 août i542, rendue contre feu Antoine de Crescberel , dit de la Sauvagière , à raison de l'assassinat de Philippe du Cardonnet, frère desdiles femmes; ledit abandon consenti parce qu'Evrard de Couches, sa femme, ses gens et serviteurs s'étaient employés, dix-huit mois durant, à poursuivre le procès , à l'exclusion presque absolue de Baudouin de frHerouysjî, rret aussi parce que . . . ilz n'ont espérance de recepvoir de long temps lesd. interestz et despens, parce qu'ilz seroient difïîcilles à recouvrer sans grande poursuycte et diligence et sans faire gros frayz , au moyen de ce qu'il y a plusieurs héritiers par confiscation dud. deffunct Anthoine deCrescherel... ^ ; Evrard de Conches prend à sa charge la totalité des frais, compris ceux de son beau-frère. — 19 (fol. 6.58).

1939. — Don par ledit Baudouin de ffHerouysn , marié h Marguerite du Cardonnet ( l'acte précédent lui donnait pour femme Jeanne du Cardonnet), à son neveu, PieiTe de ffHerouys« , écolier étudiant en l'Université de Paris, boursier du collège de Bayeux, de sa part dans la succession de son beau-frère, Philippe du Cardonnet, dans les seigneuries des ff Portes lez Cbaourses, Carency et Veretz le Boysn, au bailliage de Troyes. — ig (fol. 459 v").

i960. — Mise en apprentissage, pour deux ans, de Guillaume Rivollon, demeurant grand rue Saint-Jacques, devant les Mathurins , chez Jean Rosset , cordonnier, bourgeois de Paris, même rue, qui lui fournira le gite et le couvert et recevra de Michel Rivol-

lon, prêtre, frère de l'apprenti, 3o 1. 1. — 21 (fol. 660 v°).

1941. — Pierre Chaulvet, marchand de draps de soie, à Salers en Auvergne, logé rue de la Harpe , maison à l'enseigne de l'Image Saint-Eustache, près l'église Saint-Séverin , reconnaît avoir reçu de Pierre Lizet, chevalier, conseiller et premier président du Parlement, 3oo 1. t., à l'effet de les distribuer, comme suit , à divers monastères , à charge de services religieux à l'intention du donateur : 100 1. t. aux Cordeliers de La Celiette en Limousin; 100 1. 1. aux Cordeliers de Saint-Projet en Limousin, près la Dordogne; 100 1. t. aux Cordeliers de Saint-Gai, près Murât; Pierre Chaulvet devra, dans les deux mois, remettre à Pierre Lizet les reçus, avec attestation de la célébration des services. — 26 (fol. iyS).

1962. — Louis Boucher, procureur en cour laye, à Saint-Denis en France, et Nicolas Boucher, compagnon hbraire, grand rue Saint-Jacques, son frère, reconnaissent cpje Poucet Le Preux , l'un des quatre grands libraires jurés de l'Université, bourgeois de Paris, leur oncle et tuteur, avec leur mère, feue Catherine de Saint-Martin, ne s'est jamais mêlé de ladminislration de leurs biens, pendant leur minorité, et ils lui donnent toute décharge à cet égard. — 28 (fol. 678).

Mars.

ffLe xni" dud. mars fut receu pre-

vost de Paris Anthoine Duprat, chevalier, s

— i3 (fol. 5o2).

1966. — Procuration passée par Claude Bussonneau, écuyer, seigneur de La Gauvrière en Anjou, paroisse de Saint-Germain, logé rue de la Harpe, au Cheval vert, au nom de Jean Plpart, procureur au Grand Conseil, pour déclarer devant ledit Grand Conseil que Claude Bussonneau a envoyé un exprès, à cheval, de Paris à Dijon, où siégeait alors le Grand Con-

seil, pour répondre à l'assignatioa lancée à la requête de Mathiirin fie Soucelles, écuyer, seigneur de La Musse, appelant de certain appoinlement et décret de prise de corps contre lui décerné par le sénéchal d'Anjou; qu'il a, en outre, envoyé un exprès, à pied, de Paris à Dijon, où siégeait le Grand Conseil, pour porter les charges et informations délivrées par le greffier de la Cour : qu'il a envoyé un exprès , à cheval , de La Gauvrière à Rlois , distant de cinquante et une lieues, pour lever l'arrêt du Grand Conseil rendu contre Mathurin de Soucelles ; qu'enfin il amena un exprès de La Gauvrière à Paris et l'y laissa pour suivre le pi'ocès; le procureur fera taxer les dépens et lever l'exécutoire. — 1 7 (fol.5o9).

1945. — Séverin Petit, houcher, à la boucherie Sainte-Geneviève, s'engage à livrer à Jean Picquet , marchand , bourgeois de Paris , «toutes et chascunes les trippes, tant de beufz que de moutons, que led. vendeur pourra avoir de tout l'abbatis qu'il pourra faire, pour ung estai seullementn , de Pâques prochain an jour de Carême-prenant ibàh; prix : 7 s. 6 d. t. par bœuf et 6 d. p. par mouton , payable de mois en mois ; Jean Picquet avance dès ce jour 90 1. t.; en outre, il donne, comme denier à Dieu, à Séverin Petit, 60 1. t.; la famille de ce dernier, en cas de décès du boucher avant l'expiration du marché, devrait continuer les livraisons ou rembourser du denier à Dieu une somme au prorata du temps restant à courir. — i5 (fol. 5o9 v").

19/16. — Procuration passée par Louis Rouher, procureur eu Parlement, au nom de Guy Jaillart et Pierre Denis, procureurs en Parlement, à l'effet de résigner, entre les mains du bailli du Palais, au profit de son

fils, Jean Rouher le jeune, et après le décès de celui-ci, au profit de son neveu, Louis Rouher, la moitié de banc appartenant audit constituant, ledit banc sis en la Grand Salle du Palais, contre le pilier de Saint-Louis, et dont l'autre moitié appartient à Pierre Denis. — i8 (foL5o/i V").

1947. — Autre procuration du même, excluant Louis Rouher. — 18 (fol. 5o4 v°).

1948. — Bail, pour trois ans, par le collège de Cornouailles à Jean Rogier, curé de Notre-Dame de rrLangny Genissonn, au diocèse de Maillezais en Poitou, d'une chambre, sur la cuisine du collège, ayant vue sur la cour et le jardin, moyennant 6 1. i5 s. t. par an et à charge de payer 36 s. t., pour droit de bienvenue, pour chaque personne que le preneur installera avec lui dans ladite chambre. — 22 (fol. 5o5 v°).

1949. — Vente par Jean de Bruilly, libraire , bourgeois de Paris , rue Saint-Jean-tle- Reauvais, maison à l'enseigne de Sainte- Geneviève, à Ambroise Josse, prêtre, maître es arts , bachelier en décret en l'Université de Paris , du huitième de trois arpents de vigne , en trois pièces , la première sise à Saint-Denis en France, près la porte Saint-Remy, aboutissant d'uu bout à la rue ou pavé conduisant à l'église Saint-Remy, et d'autre bout à la muradle de l'abbaye; la seconde, même terroir, lieu-dit Follyvoy, tenant d'un coté au chemin de Saint-Prix; la troisième, sise à Pierrefitte, lieu-dit Richebourg; prix : 4o 1. t.; faculté de réméré poiu" le vendeur, pendant deux ans, moyennant le remboursement du prix de vente; Jean de Bruilly avait acheté ce bien de son frère, Nicolas de Rruilly, marié à Geneviève du Bois. — 22 (fol. 5 06).

2 0 AVRIL 1 5 A 1-8 AVRIL iB^Q. ff REGISTRES DE LA PRATICQUE DE DEFFUNCT

m'^ Gathrain Fardeau, viva-nï jsotaire au Ghastellet de Paris, de L'A^^ÉE mil

CINQ CENS QUARENTE UNG. D OrLEANS, CLERC DUDICT DEFFUNCT. ToUTTES LES

MINUTTES ESCUIPTES AU PRESENT REGISTRE ONT ESTE FAICTES ET DRESSEES PAR

jf Baltazard d'Orléans, clerc dudict deffunct Fardeau. D'Orléans, -n

Registre, m' iiir'xviii feuillels et 9 feuillets liminaires. 3 et 6 , papier; sur ia couverture pareheiiiin , délabrée, la cote i43.

1541. — AvniL.

1950. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Claude CoHeau, maçon, rue Saint-Victor, maison à l'enseigne du Pressoir, de son fils , Jean Colleau , âge de douze ans , chez Nicolas Barbou, imprimeur de livres, même domicile, qui rrpromect de monstrer et enseigner sond. estât d'imprimeur, en tant que touche l'art et industrie de composition et tout ce dont il se mesle et entremect à cause de sond. estât... n; Nicolas Barbou fournira à l'apprenti le gîte et le couvert et rentretiendra de souliers. — 20 (fol. i).

1951. — Vente à réméré par Nicolas Eustace, libraire, rue des Mathurius, à Antoine du Chalmel , prieur et seigneur de Saint- Eloi, au pays du Perche, demeurant à Paris, hôtel de Marly, devant le collège de Montaigu , d'ffune place de terre, assise aux faulxbourgs Sainct Marcel lez Paris, rue Treppere], aud. vendeur apartenant de son propre, par le decez et trespas de feu Pierre Euslace, jadis son frère . . . , laquelle place est closo do muraille de tous costez, contenant sur lad. rue quatre toises de large, sur la parfondcur du lieu , comme les autres places joignans , baillées par Jelian Tropperel; et depuis lad. parfondeur, de la largeur d'une toise et demye ou environ, sur la parfondeur d'un autre heu

estant au bout, qui fut aud. deffunct Pierre Eustace; et laquelle retraicte faict hache et se continue desd. quatre toises et places de Trepperel , en entrant par lad. rue Tr-epperel , du costé de la main senestre. . . n ; conditions de la vente : versement de 1 4 1. 5 s. t. au vendeur; désintéressement de Hardouin Corrivault, maçon, qui avait fait les travaux de clôture de la propriété et était de ce chef resté créancier du vendeur pour 4 2 1. 1.; obligation de construire dans les conditions imposées par Jean Trepperel ; faculté de rachat pour le vendeur, pendant un an , à charge de rembourser ta l'acquéreur la totalité de ses déboursés. — 90 (fol. I v°).

1952. — Bail, de Pâques i5/ii au jour de Carême-prenant iS'ia, par Jean Viguier, boucher, à Saint-Marcel , grand rue Mouffetard, à Jean d'Osny et Etienne Rousseau, bouchers, audit lieu, de a deux estaulx. . . de boucher, qui sont les deux premiers de la boucherie dud. Sainct Marcel . . . , estans devant et à l'oppositte l'ung de l'autre, et desfpielz deux estaulx led. d'Osny tiendra . . . celuy du costé de Jehan de Bulles, megissier, et led. ['Rousseau . . . ] tiendra l'autre , du costé . . . feu Jehan Chevreuze. . . «; prix : 8 s. 6 d. t. par semaine pour l'étal de Jean d'Osny, et 7 s. 6 d. t. par semaine pour celui d'Etienne Rousseau; Jean Viguier devra, en outre, leur

fournir un échaudoir commun, à ia jouissance ilnquol le bailleur pourra faire participer un troisième boucher. — ai (foi. n v").

1953. — Renouvellement de bail, pour six années , à comjiter de la Saint-Remy prochaine , par Agnès Hervy, veuve de Guillaume Rouclier, bourgeois de Paris, rue Sainte-Geneviève, à Toussaint d'Ailly, libraire, rue Judas, d'une maison, rue .Judas, aboutissant à celle du Soufflet, moyennant Sa 1. t. par an. — 21 (fol. un).

1954. — ff Pierre Guyon, maçon, demourant aux faulxbourgs Sainct Marcel lez Paris, rue du Ron Puys , à la maison où est pour enseigne ITmaige Saincte Rarbe, confesse debvoir. . . à maistre Renë Guillon, professeur des lettres grecques, demourant aud. lieu,. . . soixante livres tournois, à quoy iesd. parties ont ce jour d'huy transigé ... de tous et chascuns les différends et procès qu'ilz ont euz et pevent avoir l'un à l'enconlre de l'autre, tant ou Ghasteilet de Paris que , par appel , en la court de Parlement, et tant pour raison de certain taict à pourceaulx cpie led. Guyon avoit faict contre le mur moictoyen d'entre les lieux et maisons desd. parties, que des excez, injures, bastures et voyes de faict qui depuis se sont ensuyvies entre Iesd. parties , leurs femmes et enfiïuis. . ., et des despens , dommaiges, in- ' tereslz et autres choses generallement quelzconques dont ilz pourroient faire demande l'ung à rencontre de l'autre ... ; et payera chascun de son costë son conseil et procureur. . . ; à payer lad. somme de l\ 1. t. à la Magdelaine prochainement venant; et est assavoir que les sentences et exploiz obtenuz par led. Guillon et sa femme ésd. procès, ne sont demoui'ez entre leurs mains synon pour seuretté et ypothecque de lad. somme . . . , en payant laquelle somme led. Guillon les promect rendre aud. Guyon comme chose non advenue; et lequel (îuillou demeure quicte envei-s led. Guyon, sa femme et son fdz, des

deniers qu'il pourroit par cy devant avoir receuz d'eulx à la poursuicle desd. procès. . . v, — 22 (fol. v).

1955. — Testament de Grégoire Le Fèvre, tailleur de robes, rue des Rernardins : lieu de sépulture, le cimetière de l'église Saint-Nicolas-du-Chardonneret , sa paroisse; légataire universel, Jean de Neuville, maître verrier, à Paris. — 28 (fol. vi).

Sans date.

1956. — Mise en apprentissage, pour huit ans , par Noëlle Macy, veuve de Richard Noël , en son vivant voiturier par terre, à Viry-sur- Orge, actuellement domiciliée à Saint-Marcel, rue de Lourcines , et par Jean Gaulcher, cai-rier et laboureur, à Saint-Marcel , rue Crouleitarbe, de leur fils et neveu, Raoulet Noël, chez Guillaume Legendre, menuisier, au Port Saint-Landry, qui lui fournira le gîte et le couvert. — ffCe bail d'apprentissaige n'a peu estre accordé entre les parties, et par ce demouré imparfaict, et s'eu sont allez les parties, par quoy l'ay cy rayé.n Inachevé et cancellé. — Fol. IX.

Avril (suite).

1957. — Guiilemette Roullon, âgée de vingt-trois ans, originaire de Mantes-sur- Seine, demeurant rue du Cimetière Saint- Nicolas-des-Champs, maison à l'enseigne du Pressoir, subroge, moyennant deux écus d'or soleil, Jean Charréron , habitant de Confolens, au duché d'Angoumois, actuellement logé à Paris, hôtel de Rar, rue des Rernardins, dans tous ses droits et prétentions contre Rernard du Cloz, avocat en Parlement, même hôtel de lîar, autrement dit l'hôtel du Pin, trpour raison de la coppullation charnelle que lad. Guiilemette Roullon dict et maintient avoir eue avec led. du Cloz, dont il seroit yssu enffant masie, qui est deceddé. . . " ; Guiilemette Roullon avait fait citer Rernard du Cloz en cour d'f'glise à Paris et celui-ci avait interjeté

appel au Parlement, où l'affaire était alors peudante, — 96 (fol. xi).

1958. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Claude Royer, compagnon teinturier, à Saint-Marcel, de son neveu, Etienne Royer, âgé de quinze ans, chez Jean Gode, menuisier, à Saint-Marcel, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra 9 1. l.

— 27 (fol. XI v°).

1959. — Mise en apprentissage, pour six ans, par Jean Maçon, compagnon tonnelier, à Paris, de Philippe Assere', âge' de dix-huit ans, fds de feu Nicolas Asseré, eu son vivant couvreur, à RoUot, près Montdidier, chez Antoine Potier, tonnelier, bourgeois de Paris, qui ffsera tenu de quérir et livrer son vivre, boire, menger, etc.,. . . ses vestures, linge, cliausses , solliers et autres ses neccessitez . . . « .

— 97 (fol. xn).

1960. — Bail, pour vingt ans, par le monastère des Mathurins de Paris , représenté par Thibault Musnier, docteur en décret, ministre du monastère, aux recteur, doyens, docteurs et maîtres de l'Université de Paris, représentés par. . . Thynet, receveur de l'Université, d'ffune chambre des appartenances dudict monastaire et couvent, estant sur la porte du costé dud. monastaire, en laquelle l'on a acoustumé de mectre le parchemyn qui vient en ceste ville de Paris, pour estre rectorré et visité par les jurez parchemynyers de ladicLe Université, pour en prandre et recevoir par led. recteur le droict acoustumé ... « ; prix : i5 1. t. l'an. — 97 (fol. xn v").

ans, par Agnet Chahut, conseiller en Parlement, de Pierre Chabut, âgé de vingt ans, chez Mathurin Mauchin, cordonnier, grand rue Saint-Martin , qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra cinq écus d'or soleil, fffaisans reste et perpaye de dix escuz d'or soleil

que led, s' conseillier luy avoit promis. . . a.

— 99 (fol. w).

Mai.

1962. — Bail de sa cure, pour deux ans, par Phiibert Tartin, clerc, demeurant à l'abl)aye d'Yerres , curé de l'église Saint-Marcel de Viliabé, au diocèse de Paris, à Michel Soulche, prêtre, à Viliabé, moyennant 55 1. t. par an et à charge par le preneur d'iiéberger le bailleur, sou compagnon et leurs deux chevaux deux fois l'an , à raison de deux jours chaque fois. — h (fol. XXII ).

1963. — Robert Musnier, compagnon liuiliei-, chandelier et cretonnicr, rue Guérin Boisseau, âgé de vingt-six ans, se met ffen serviteur et allouéîi , pour un an, chez Charles Garnier, marchand chandelier de suif et maître dudit état, demeurant à Saint-Marcel, qui devra lui fournir rfses vivres de boire et ineuger, feu, lict, logis et lumière, fors et excepté aux jours et festes de dimenche, ésquelz jours led. Musnier ne sera aussi tenu servir, si bon no luy sembler), et qui lui payera aS 1. 1. , (fan feur et ainsi qu'il l'aura gaigné et desservyi.

— 9 (fol. xxviii).

1964. — Vente par Jacques de Clermont, tanneur, à Saint-Marcel, à Richard Valois, couvreur de maisons, rued'Ablon, d'un jar- (Hn, clos de murs, mesurant onze toises sur la rue des Poteries , dix toises de profondeur, et aboutissant au jardin de la maison à l'enseigne de la Cage, rue Mouffetard, propriété du vendeur, ffvers lequel grant jardin y a ungfontis (le carrière. . . que ledict bailleur avoit faict clorre en esquierre, lequel mur et esquierre ledict preneur pourra faire abbatre , si bon luy semble, en le restablissant, à ses despens, à rallignement de l'ancien mui- dudict jardin bailléfl ; l'acquéreur devra laisser, à l'extrémité conliguë à la propriété de Jean de Moiitrcuil , une allée, d'une toise de largeur, y compris l'épaisseur du mur de clôture à établir par l'acquéreur et à ses frais, déclinée à desservir

la maison de la Gage sur la rue des Polerios, ffsur laquelle allée, au dessus de neuf piedz, led. preneur pourra bastir et ediffier jusques à quatre toises de parfondeur depuis lad. rue des Poteries . . . n ; l'acquéreur, en outre, doit avoir construit pour la Saint-Remy i549; prix : 10 1. t. de rente, rachetables pour 120 I. t., en un seul payement. — 10 (fol. xxvni \°).

1965. — Vente par Jean Bailly, bonnetier, à Saint-Marcel, grand rue Mouffetard, à Claude Lucas , même profession , rue de Lourcines , d'un jardin , clos de murs , enclavé , rue de Lourcines, d'un côté entre la maison de Jean Biliée et celle de Garsault, faiseur de gibecières, et, d'autre côté, entre un corps d'hôtel avec jardin, appartenant au vendeur et séparé du jardin présentement vendu par une allée qui restera commune, comme le puits qui s'y trouve, entre le vendeur et l'acquéreur, et la maison de Simon de Golines; l'acquéreur, devra construire avant la Saint- Remy i549; prix : 1 5 1. t. de rente, radietables pour 180 1. t., payables en un, deux, trois ou quatre versements. — 10 (fol. xx\).

1966. — Vente par Jacques de Glermont, tanneui", à Saint-Marcel, paroisse Saint-Médard, à Etienne Mesnard, boulanger, mêmes lieu et paroisse, d'une maison, sise à Saint- Marcel , grand rue Mouffetard , à l'enseigne de la Gage, avec l'allée de servitude conduisant à la rue des Poteries, et de la rente de 10 1. I. due par Richard Valois au vendeur, en vertu du contrat de vente analysé plus haut, sous le numéro 1966; prix : 709 1. t. — 10

(fol. XXXI v°).

1967. — Mise en apprentissage, pour trois ans et demi, par Jean Viguier, boucher, à Saint-Marcel, de Robert de Reutilly, âgé de quatorze ans, fils mineur de feu Nicolas de Rentilly, bonnetier, à Saint -Marcel, et de Jeanne Neveu, remariée à Jean Viguier, chez Jean Voisin le jeune , bonnetier, à Saint-Marcel ,

grand rue Mouffetard , qui lui fournira le gîte et le couvert. — i3 (fol. xxxv).

1968. — Contrat de mariage entre Olivier Bourré , serviteur du concierge du Louvre , y demeui-ant, et Etiennette Noretz, fille de Jean Noretz , menuisier, demeurant à la basse-cour du château du Louvre, veuve de Jean de Gournay, boulanger, domiciliée rue des Rats, en service chez Pierre Hochet , avocat en Parlement. — i5 (fol. xxxvni v°).

1969. — Marché entre Jean Maunourry et Jacques Paigneux, rr faiseurs d'aiz de pappiem, demeurant eu la maison de la veuve de François Gobelin , entre Gentilly et les faubourgs Saint-Marcel, d'une part, et Martin Naudin, papetier, à Saint-Marcel , d'autre part : ce dernier s'engage à «bailler à besongner et fournir d'estophes de rongneures de pappier pour lesd. Maunourry, Paigneux et ung autre leur serviteur, du jour Sainct Jehan Baptiste prouchainement venant jusques à dix ans . . . , et ce oud. estât de faiseur d'aiz de pappier, ouquel lesd. Maunourry et Paigneux seront tenuz pareillement faire ouvrages d'aiz, de leurd. estât, bien et deuement, pendant led. temps, pour led, Naudyn, tant qu'ilz en pourront faire, et y besongner songneusement , sans en povoir vendre ne bailler à personnes quelzcouques que audict Naudyn , synon en faulte de payement, pendant led. temps, . . .au pris de vingt soiz tournois pour chascun cent livres pesant desd. aiz , faiz et livrez , bien et deuement,. . . en l'hostel dud. Naudyn,. . . lad. marchandise. . . collée à troys et à deux fevdles; et où déchet y auroit sur chascun millier desd. rongneures livrées par led. Naudyn . . . , iceulx Maunourry et Paigneux seront tenuz . . . payer led. déchet au pris de vingt quatre solz tournois pour chascun cent desd. rongneures; et où pendant led. temps lesd. Maunourry et Paigneux choumeroyent dé besongne par faulte de leur en livrer. . . desd. rongneures, en ce cas icelluy Nauldyn sera

[i5/ii.]

tenu leur en fournir et acheter au pris de trente solz tournois chascun cent desd. rongneures. . . w. — i5 (fol. xx\i\).

1970. — Testament de Claude Lailemant, chandelier de suif, rue Saint-Antoine, maison à l'enseigne de la Croix de fer : lieu de sépulture, le cimetière Saint-Paul; legs à la communauté des pauvres qui sont à l'aumône de la paroisse Saint-Paul, à raison d'un double pour chaque pauvre, tant le jour du service que celui du bout de l'an. — 18 (fol. xi.i).

1971. — Jean Guinard, tavernier et boucher, à Gaye en Champagne, met fren servante et chamberiereT) , pour dix ans, sa fille aînée, Etiennette Guinard, âgée de dix ans, chez Jean Grenat le jeune, imprimeur de livres, bourgeois de Paris, qui lui fournira le gîte et le couvert, l'entretiendra de linge et d'habillements et lui remettra, à son départ, ^o 1. t.; le cas échéant, les frais de médecin et de médicaments resteront à la charge du père. —

18 (fol. XLIl).

1972. — Cession par GeoiTroy des Aides, bourgeois de Paris, rue du Mûrier, à Roger Hagues, demeurant au jeu de paume ci-dessous mentionné, du bail, pour six ans, à compter de la Saint-Remy i54o, du jeu de paume dit de l'Huis de fer, rue Saint-Germain-l'Auxerrois, et de la maison en dépendant, consenti par Jacqueline d'rrEscorcy», bourgeoise de Paris, à Geoffroy des Aides, moyennant 160 1. t. par an, loyer réduit à 120 1. t. en raison d'une avance de 2^0 1. t. faite par Geoffroy des Aides à Jacqueline dVEscorcyji; ladite cession consentie moyennant une somme de 60 1. t. une fois payée et un loyer annuel de 190 1. t.; la propriétaire se réserve l'usage de la trappe du jeu de paume, pour descendre son vin dans la cave de sa maison, trprés lesd. lieux baillez^. — 18

(fol. \LHl).

1973. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Louis Le Noir, procureur au Cliàtelet , de son pupille , Claude Julian , iÀgé de treize ans , fils de feu Sébastien Julian , procureur au Cliàtelet, et de Marie Malingre, remariée à Louis Le Noir, chez Charles Eustace, épicier, à Saint-Marcel, grand rue Mouffetard , qui lui fournira le gite et le couvert et recevra huit écus d'or soleil. — 20 (fol. xlv v°).

1974. — Vente pai" Jean Pineau, marchand, à Montiguy-Lencoup , près Montereau-fault- Yonne, a Louis Garnier, marchand de bois, bourgeois de Paris, de ffcent milliers de cocteretz et fagotz . . . , autant de l'ung comme de l'autre, à compter unze cens pour le millier de costerectz, et desd. fagotz vingt six pour le quarteron et dix cens pour le millier, liez à l'angyn , le tout de boys vif, hors tremble et marsault, quant aux costerectz, et quant aux fagotz, boys meslé, prins es boys dud. Montigny ... B ; à livrer, à la Saint-Remy, sur la Seine, au port de Courbeton ou autre port chargeable en aval; prix : 826 1. 1, , le vendeur donnant un miUier et demi povu- le vin du marché. — 21 (fol. XLvn v°).

1975. — Marché entre Noël Régnier, Pierre Notinet et François Rreton , maîtres des basses-œuvres de la ville de Paris , d'une part, cl Jean Cormery, sergent à verge du Roi, d'autre part, pour la vidange delà rrfossede retraictzTi dépendant de l'hôtel de l'Image Saint-Michel, place Maubert, au coin de la rue Perdue; le travail, commencé demain, devra être terminé dans la huitaine, les vidanges menées aux champs; prix ; 6 1. t. la toise, toisée aux us et coutumes de Paris. — 22 (fol. xLvm v°).

1976. — Renonciation à toute action par Jean Le Rrun, verrier, rue Saint-Victor, fils de Madeleine La Tronque, mariée à Phihppe d'Auvergne, verrier, rue Saint- Victor, contre Jean Villemin, serviteur de Vast Le Prévost,

[i5lii.]

procureur gënt'ral des eauxelforêls du royaume de France, et contre Colas Brosset, frpour raison d'ung coup de boullet de terre que led. Le Brun dict avoir esté tiré avec une sarbacanne par ied. Jehan Vilierayn et par Colas Brosset sur ied. Le Brun, ensemble pour tous dommaiges , interestz et medicamens . . . i . — 28 (fol. u).

1977. — Mise eu apprentissage, pour quatre ans, par Jean de Maupas l'aîné, maréchal, à Saint- Eugène, au diocèse de Soissons, et Gilles de Maupas, son fils, maréchal, aux faubourgs de Paris, hors la porte Saint-Denis, de leur fiis et frère , Jean de Maupas le moyen , âgé de quatorze ans, chez Philippe d'Auvergne, verrier, rue Saint- Victor, qui lui fournira le gîte et le couvert et l'entretiendra. — 28 (fol. Ll).

1978. — Jean Bordier, salpétrier ordinaire du Boi , rue des Gravilliers , marié à Denise Le Bèthe, héritière pour un tiers de ses palents, Jean Le Bèthe, couturier, au boulevard de la porte Bordelle, et Geneviève de rrMorsye 5), autorise Guillaume Le Bèthe, homme de chambre du président du Grand Conseil , suivant la Cour, et Gléophas Frizon, brodeur, audit boulevard, marié à Jeanne Le Bèthe, héritiers pour les deux autres tiers , à prélever sur la succession , préalablement au partage , le premier 60 1. 1. , le second /io 1. 1 7 s. 4 d. t. , ffle tout pour les esgaller à pareille et semblable somme que lesd. Bordier et sad. femme ont eu et receu tant en faveur de leur mariage que depuis, des biens et successions desd. deffunctz. . . «. — 28 (fol. u v").

1979. — Benouvellement de bail, pour trois ans , par Guillaume Le Bèthe, homme de chambre du premier président du Grand Conseil, suivant la Cour, Jean Bordier, salpétrier ordinaire du Boi, rue des Gravilliers, et Cléophas Frizon , brodeur, au boulevard de la porte Bordelle, à Louis Houdray, tourneui' de bois.

BECUEIL D'ACTES NOTABIES.

d'un ouvroir et deux chambres au-dessus, dépendant d'une maison, sise audit boulevard et appartenant à chacun des bailleurs pour un tiers, comme héritiers, personnellement ou par leurs femmes, de Jean Le Bèthe et de Geneviève de ffMorsyen, moyennant 17 1. t. par an. — 25 (fol. Lv).

1980. — Bail, pour cinq ans et demi, par Martin Naudin, papetier, à Saint-Marcel, au Clos du Chardonneret, rue Saint-Médard , à Jean Maunourry et Jacques Paigneux, papetiers, audit Saint-Marcel, de deux chambres basses au rez-de-chaussée et du grenier d'une maison, sise rue Saint-Médard, au coin de la rue Merdeau, avec jouissance des cour, jardin, puits et tet à pourceaux, ainsi que d'un petit appentis, près du puits, en cours de construction, dont le bois et la couverture seront abandonnés aux preneurs; prix : 10 1. 10 s. t. par an. — 99 (fol. Lvn).

1981. — Vente parle bailleur aux preneurs de ffdeux presses, garnyes de cuvyers , mosles et autres extencilles servans aud. mestier de pappetier, telz qu'ilz sont...», moyennant 3o 1. 1. , payables en sept versements mensuels de 20 s. t., suivis de versements mensuels de 3o s. t. — 29 (foi. Lvn v°).

Juin.

1982. — Donation par Jean Boullart, meunier, à Montlignon, à son fils, Vincent Boullart, écolier étudiant en l'Université de Paris, au collège de Narbonne, d'un moulin à vent, rrtout de boys, sur pyvotn , dit le Moulin neuf, près la justice de Montlignon , de la moitié de neuf arpents de terre contigus au moulin et d'une autre pièce de terre, sise audit lieu. —

1" (fol. Lix).

1983. — Donation, sous réserve d'usufruit, et ffen considération de leur ancien aage et pour vouUoir rémunérer et recompenser « leurs enfants , par Pierre de l'Eperon , libraire

i5ii.]

et officier du chapitre de Paris, et Marie Poulain, sa femme, demeurant rue Traversaine : 1° à leur fils, Jacques de fEperon, presseur de draps, rue Saint-Christophe, d'une maison, avec ia moitié de jardin deirière, sise rue du Ron Puits, au coin de la rue Traversaine, Jacques de l'Eperon ayant la faculté de construire, à son profit, dans la cour, du côlé de la rue du Ron Puits; 2° à leur fille, Madeleine de l'Eperon, veuve de François Certain , presseur de draps, à Paris, de la maison contiguë à la précédente, rue Traversaine, avec la moitié de jardin au droit de l'immeuble. — 3 (fol. LIX v°).

1984. — Rail viager consenti par les donateurs h Jacques de l'Éperon, de l'immeuble à lui donné, moyennant 28 1. t. par an. — 3

(fol. L\ V°).

1985. — Mise en apprentissage, pour deux ans, par Jean Raudichon, savetier, place aux Chats, de son frère, Eustace Raudichon, âgé de dix-sept ans, chez François Rocherel, corroyeur de cuirs, à Saint-Marcel, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra 1 o 1. 1. —

7 (fol. LXl).

1986. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Jacques Touchon, écoher, étudiant et demeurant au collège de Montaigu, de son cousin germain, Jean Girault, âgé de treize ans, originaire de Saint-Remy-l'Honoré, fils de Michel Girault, maçon, audit lieu, chez Antoine Thomas , compagnon couturier, revendeur et marchand, rue des Sept Voies, près ledit collège , qui lui fournira le gite et le couvert. 8 (fol. LXI v°).

1987. — Marché entre Jean Chastellain, verrier, rue de la Verrerie, et les maîtres et gouverneurs de la confrérie Saint-Claude en l'église Saint-Etienne-du-Mont , représentés par Nicolas Roucher l'aîné, bourgeois de Paris, l'un d'eux , et par Thomas de l'Aistre , receveur

de ladite confrérie, pour rr faire. . . deux voirrieres, chascune à troys jours, ésquelles y seront pourtraictz les myracles et vye de Sainct Claude, en huit hystoires, pour servir es deux fermes de la chappelle estant au dessus de la chappelle où est la voirriere Sainct Martin, du cousté de Saincte Geneviefve, en l'église et chevet neuf de Sainct Estienne dud. Mont de Paris, et faire lesd. voirrieres de bonnes coulleurs, vifves, et les hystoires deuement tirées et remplyes , comme il appartiendra , et de bon voirre; aussi de fournir la ferreure qu'il y conviendra ... 1 ; les verrières devront être livrées et posées pour la Notre-Dame de septembre; prix : 100 1. t., à payer à la livraison; le présent marché porte quittance d'une avance de 92 1. 10 s. t. en dix écus d'or soleil.

11 (fol. LXIlIl).

En marge de cet acte, deux reçus d'Anne Hémon, veuve de Jean Chastellain, à ladite confrérie, de deux acomptes de dix écus d'or soleil, en date du 20 janvier et du 18 mars 1 5 4 9 .

1988. — Bail, pour trois ans, par Collette Bouteville, veuve de Robert Roillet, mégissier et gantier, à Saint-Marcel, à Guibert Le Tanneur, mégissier, audit Saint-Marcel, d'un ouvroir et deux sallettes par bas , de la moitié d'un jardin contigu, d'un grenier, avec le droit de passer, pour accéder au grenier, par un second ouvroir, contigu au premier, et de la rivière derrière les lieux loués, le tout dépendant d'une maison, sise à Saint-Marcel, sur le Pont aux tripes, moyennant 9 1. t. par an; la propriétaire aura ie droit d'accéder à la moitié non louée du jardin, en passant par fune des sallettes; en outre, ^a esté accordé entre iesd. parties que là où Francoys Courtoys voulloit laver ou faire laver aulcunes peaulx de cuyr en la rivière de Bievre, en ce cas faire le pourra, toutes foys et quantes que bon luy semblera. . . ". — 11 (fol. lxhii v°).

1989. — Reçu par Alexandre Peton, cor-

[i5/ii.]

donuier, grand rue Saint-Marlin , héritier pour un tiers d'Alexandre Peton , son père , à Jean BouUard, examinateur au Cliàtelet, commis par justice à fali-e la distribution des i,oool.t. représentant le prix de la maison à l'enseigne de l'Image Saint-Georges, rue Saint-Jacc[ues , adjugée par licitation au collège de Sorbonne, d'une somme de 166 1. i3 s. h d. t., ffcn icelle somme comprins les sommes de deniers contenues en sept brevectz faictz par led. Peton à plusieurs personnes, que led. BouUard a payez , eu la présence et du consentement dud. Alexendre Peton, . . . mesmes le brevet de cent livres tournois que led. Alexendre et Thomas Peton auroient passez ensemblement à maistre Philippes Peton, prestre, leur cousin. . . «. — i3 (fol. Lxv).

1990. — Prolongation de bail, pour six ans, par Jean Boucher, prêtre, curé de ffChalliaun , au diocèse de Paris, notaire en la conservation des privilèges apostoliques de l'Université de Paris, à Ambrois Poullier, poulailler et rôtisseur, de celui des trois ouvroirs dépendant d'une maison, sise en la Vallée de misère, à l'enseigne des Quatre Vents, qui fait le coin vers les Bouticles, moyennant 3o 1. 1. par an, le présent bail devant être annulé de plein droit dans le cas ffoù led. bailleur seroyt contrainct d'abbaire lad. maison... a. — lA

(fol. LXV V°).

1991. — Délivi'ance par Anne de Louvain, veuve et exécutrice testamentaire de Thomas Glouet, procureur en Parlement, à la fabrique de l'église Saijit-Etienne-du-Mont, représentée par Jean Malingre, Pierre Bouvier, Jean Balaan et Jean Marchant, tous bourgeois de Paris, du legs porté au testament du défunt, en date du 2 3 juillet 1 SAo , à charge d'une messe basse de Bequiem, le premier vendredi de chaque mois; «en considération que led. deffunct est inhumé et enterré en lad. esglise, comme aussi ad ce que lad. fondation soyt myeulx f'aicte et entretenue" , Anne de Lou-

BECUEIL D'ACTES NOTABIES.

vain porte de vingt écus d'or soleil à 60 1. 1. la somme versée à la fabrique ; autorisation lui est donnée de faire placer dans l'église une épitaphe commémorative de la fondation. —

l5 (fol. LXVII v").

1992. — Marché entre ladite fabrique, représentée comme dessus, et Bobert Boussel, verrier, bourgeois de Paris, place Maubert, pour trfaire et fournir de voirrieres qu'il convient faire et asseoir pour les six grandes formes du cueur neuf. . . , et ce de veoirre de Lorraine, cler, necl, bon, loyal et marchant, lesd. voirriei'es faictes à bon et gros plomb ... ; et à tous les carrez desd. formes et archet d'icellcs, border lesd. voirrieres d'anticque, de bonnes coulleuis et façons, convenans à celles qui ont esté faictes neufves à l'église Sainct Victor; et encores border par le hault les deux premiei'es d'icelles voirrieres de devers Saincte Geneviefve, à l'endroict du poupiltre dud. cueur, aussi d'anticque et de coulleurs et façon comme dessus, les troys plus grands troux desd. deux voirrieres, dont le reste sera dud. voirre blanc; et rendre lesd. voirrieres. . . assises. . . dedens le premier jom- du moys d'aoust . . . , en luy livrant toutesvoyes le fer qu'il conviendra pour asseoir et actacher lesd. voirrieres ... » ; prix : 3 s. 6 d. t. le pied, ff comprins lad. bordure parmyii ; une avance de 60 1. t. est faite à Bobert Boussel, qui touchera le reste moitié à Noël i54i, moitié à Pâques iS/ia. — i5 (fol. Lxvin).

1993. — Bail viager par ladite fabrique, représentée par Pieire Bouvier, à Jean Allard, fossoyeur de ladite église, de la maison oii celui-ci demeure, rue du Bon Puits, tenant d'une part et aboutissant au collège de Navarre, moyennant 8 1. t. par an et aux conditions suivantes : rr . . . led. Allard sera tenu et promect de exercer ou faire exercer bien et deuement led. estât de foussoyeur pour icelle parroisse et comme il a faict par cy devant ... ; . . .led. preneur sera tenu desservir ou faire

desservir en lad. église, comme il a acouslumé de faire , et tandre la tapjiisserye de lad. église et autre qui lu y sera baillée pour tandre en lad. église , tant aux jours de festes annuelles que autres festes solennelles , et tant au cueur neuf, allées que chappelles et autres lieux d'icelle église, où il plaira ausd. marguilliers et leurs successeurs; dresser les tables pour administrer, tandre les cielz qu'il conviendra sur icelles, espandre les nattes oîi il sera requis, allumer et estaindre les cierges comme il a de coustume, destandre lesd. tappisseryes, les nectoyer et faire nectoyer de ballectz neufz , bien et deuement, icelles ployer, serrer, aller queiii', porter et rapporter es lieux et maisons oii il luy sera ordonné , quérir doux et espingles poiu- les actacher, sans dommager, par luy ne ses gens, lesd. tappisseryes en manière quelconques, le tout à ses propres couslz et despens ... ; lequel Allard sera semblablement tenu rapporter fidellement ausd. marguilliers, par chascun moys, les fousses qu'il fera et fera faire pour les parroissiens , enlfans et autres de lad. parroisse, et en payer ausd. marguilliers, pour chascune d'icelles, comme il a acoustumé faire; et si promect led. Allard porter ou faire porter et rapporter la bannyere d'icelle parroysse aux pourcessions, tant ordinaires que extraordinaires, d'icelle église, es lieux 011 l'on yra en procession, sans luy en estre pour ce payé aulcune cbose , ne à autre pour luy, fors quant lad. procession yra hors la parroisse, oucpiel cas, pour cliascune foys, luy sera payé douze deniers tournois seuUenient. . . «. — i5 (fo.. lxvih v°).

199^. — Rail, pour neuf ans, avec faculté de résiliation pour le preneur, en prévenant le bailleur un mois auparavant, par Fortuné crd'Esparsan , prieur et principal du collège Notre-Dame de la Merci , à Jean Gonnet , prêtre, constitué procureur du bailleur, es qualité, par acte on date du même jour, d'une chambre audit collège, actuellement occupée par le preneur; prix : 12 I. t. par an. — i5 (fol. lx\ v°).

1995. — Rail, pour Irois ans, par Arnoul Langelher, libraire et bourgeois de Paris, à Renoît Richard, relieur de livres, rue Saint- Jacques, paroisse Saint- Renoît, d'une maison avec jardin, sise à Saint-Marcel, rue d'Ablon, moyennant ao 1. 1. par an. — 17 (fol. lxxi v°).

1996. — Testament de Denise Lhomme, fenune de Laurens Deshayes , compagnon arbalétier, au Clos-Rruueau , paroisse Saint- Etienne-du-Mont; lieu de sépulture, le cimetière des Innocents, devant la chapelle Motre- Dauie. — 18 (fol. lxxii v").

1997. — Constitution par Jean Le Madré, marchand et laboureur, à Reauval, paroisse de Neufchelles, près Mareuil-La Ferlé, au profit de Jean du Rouy, prêtre , curé de Rademont , au diocèse de Meaux, qui avait (fentretenu aux escolles, durant son jeune aage^i, Jean Girault, prêtre, vicaire de Neufchelles, et l'avait fait parvenir à la prêtrise, d'une rente viagère de 5o 1. t. , à prendre tant sur une maison avec ses dépendances , le tout d'une contenance d'un arpent, sise à Reauval, contiguë d'un côté à l'église et à la cure, d'autre au grand chemin , et aboutissant d'un bout à la sente conduisant à l'église de JNeufchelles , que sur vingt-quatre arpents, en plusieurs pièces, sis à Neufchelles, Rouvres et Reauval. — 18 (fol. Lxxm v").

1998. — Reconnaissance par Jean Prévost, libraire, demeurant rue des Sept Voies, dans une maison dépendant du collège de Karembert, au profit du principal dudit collège, Yves Magnet, de 8 1. t., constituant le reliquat de la location, jusqu'au 3o mai dernier, à raison de 12 s. t. par mois, d'un mobilier comprenant: couche en chêne, à piliers tournés ; lit garni de plume, couverture rouge, ciel de serge rouge et verte ; dressoir en chêne , à deux guichets , à panneaux emboutés ; table en chêne, deux tréteaux tournés, un bauc en chêne: un autre à deux coflTres, en chêne, fer-

mant à clef; un cofTro en chêne, ferré, fermant à clef, à panneaux emboutés , de cinq pieds de loDg; une table ronde, en chêne, à un coffre fermant à clef; et renouvellement de la location dudit mobilier du premier juin au premier janvier prochain , au même prix et sous condition de ne pas déplacer le mobilier. — 18 (fol. LXXV v°).

1999. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Philippe Marchand, veuve de Jean Guillemin , manouvrier, à Château - Thierry, ladite veuve demeurant à Saint-Mar cel, à l'hôtel des rr Quatre Termes ^i, grand rue Mouffetard, de son fils, Martin Guillemin, chez Jacques Le Clerc, drapier drapant, à Saint-Marcel, qui devra lui fournir le gîte et le couvert, et rten la fin du temps le rendre bon ouvrier dud. mestier et bien habillé honnestement, selon son estât, avecques ses habillemensi. — 90 (fol. lxxvi).

2000. — Renouvellement de bail, pour sept ans, par Fortuné rrd'Esparcen , religieux de l'ordre de Notre-Dame de la Merci , prieur du collège de Notre-Dame de la Merci en l'IIniversilc de Paris, rue des Sept Voies, à Denis Lescuyer, hbraire, même rue, d'ffung ouvrouer par bas et soubzpendue au dessus , à chemynée, sur la caven, dépendant dudit collège, moyennant ili 1. t. par an. — 20 (fol. LXXVI v").

2001. — Andrie Souadrée, femme d'Antoine Cailleu, émouleur, à Paris, demeurant aux faubourgs Notre-Dame-des-Champs , se met, pour un an, au service de Jeanne du Bray, marchande de fruits et autres menues marchandises, femme de Bernard Poudrier, qui lui montrera le métier, lui fournira le couvert et la logera gratuitement, ainsi que son mari, dans sa maison, où ils occuperont la chambre du milieu, sur le derrière, conliguë à la galerie ayant vue sur la cour; dans le cas où les époux Cailleu seraient obligés de

garder jusqu'à la Saint-Remy la chambre qu'ils habitent actuellement, Jeanne du Bray acquitterait la moitié du terme, soit 3 1. t. — 9,0

(fol. LXXVIl).

Juin [suite) et Juillet.

2002. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Guillemetle Daniel, veuve de Jean Le Conte , manouvrier, à Meulan , de son fils, Jean Le Conte, âgé de quinze ans, chez Jean Ghupin, relieur de livres et libraire, rue Sainte-Geneviève, qui lui fournira le gîte et le couvert. — 2 4 juin et 17 juillet (fol. lxxixv").

Juin (suile).

2003. — Mise en appientissage, pour un an, de Nicolas de Laistie, natif de Reims, âgé de vingt-quatre ans, chez Jean Le Maistre, menuisier, rue du Carrefour Sainte-Geneviève, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra six écus d'or soleil, et, en outre, à la Quasimodo prochaine, la moitié d'un pourceau gras, lard salé. -^28 (fol. iiii"vi).

2004. — Marché entre Jean Barbier, carrier et laboureur, à Saint-Marcel, et Jacques Breteau, voiturier par terre, à Saint-Marcel, pour la fourniture quotidienne, pendant un an, d'une cliarretée de moellon, à provenir de la carrière de Jean Barbier; celui-ci sera payé chaque dimanche, à raison de 22 d. t. le chariot ; autre marché entre Laurens Peau , carrier, à Saint-Marcel, rue de Lourcines, et Jean Barbier, pour l'extraction du moellon, à raison de 1 5 d. t. le chariot. — 29 (fol. un'"' vin).

2005. — Mise en serviteur et alloué, pour un an, de Hervé Cravet, compagnon menuisier, à Paris, demeurant chez Nicolas Avelinne, menuisier, h Paris, chez ce dernier, qui lui fournira le gîle et le couvert et lui payera 6 1. t. — 3o (fol. nii" ix v°).

Juillet (suite).

Abandon par Catherine de Sainte-

[i5/ii.]

Beuve, veuve de Damien Hicquement, libraire, rue Galande, à sou frère, Jean de Sainte-Beuve, grossier, bourgeois de Paris, de son quart, à elle e'chu dans la succession de Bastien de Sainte-Beuve et de Marie Boudis, ses père et mère, dans la propriété d'une maison , sise à Saint-Marcel , grand rue Mouffetard , à l'enseigne de cria Soucyen , tenant d'une part aux héritiers de Louis d'Aibiac, et dans laquelle Jean de Sainte-Beuve a fait établir une cave et exécuter diverses réparations; Jean de Sainte-Beuve, de son côté, fait abandon à sa sœur d'une soulte de 78 1. t. qu'elle devait à la succession. — 2 (fol. iiii"x).

2007. — Jacques Paigneux, faiseur d'ais de papier, à Saint-Marcel, au Clos du Chardonneret , se retire de l'association formée avec Jean Maunourry, même profession , pom* l'exécution du contrat passé par eux, le i5 mai dernier, avec Martin Naudin, papetier, à Saint-Marcel. Voir plus haut n° 1969. — li

(fol. IIIl"XIl).

2008. — Mise en service, pour un an , de Jaccpies Paigneux chez Jean Maunourry, qui iui fournira le gîte et le couvert et lui donnera 12 1. t. — à (fol. iin"xu v°).

2009. — Reconnaissance jjar Jean Maunourry au profit de Jacques Paigneux, pour vente de deux presses, garnies de leurs cuviers, moules et autres ustensiles, d'une somme de 3o 1. t. , payable à raison de 20 s. t. le premier jour des huit premiers mois prochains et de 3o s. t. le premier jour des mois suivants. Voir plus haut n° 1981. — à (fol. IlIl^XII v°).

2010. — Mise en service, pour quatre ans, par Jean Caige, laboureui", à La Fosseaux-Moines, paroisse de Nozay, près Mont- Ihéry, de son fds, Guillaume Caige, âgé de quinze ans, chez Pierre de Sainte-Beuve, marchand, bourgeois de Paris, qui lui fournira

le gîte et le couvert, une paire de souliers par an et lui donnera 12 1. t. — 6 (fol. iiu"xv).

2011. — Reçu par Jacques Faisandât, compagnon imprimeur, rue des Murs, et par sa fiancée, Mathurine Petit, fille de Denis Petit , tondeur et foulon de draps , à Paris , et de feue Jeanne Contente, à Christophe Hervy, prêtre, chapelain habitué en l'église Saint- Etienne-du-Monl, exécuteur testamentaire de Jeanne Contente, des biens meubles provenant de cette succession : avec engagement par Michel Faisandât, imprimeur de livres, à Paris, de faire confirmer ce reçu par les intéressés après la célébration de leur mariage. — 8 (fol. na^xYu).

2012. — Mise en service, pour un an, de Nicolas de Laistre , natif de Reims , âgé de vingt-quatre ans, chez Jean Le Maistre, menuisier, rue du Carrefour Sainte-Geneviève, qui lui fournira le gîte et le couvert et lui payera un écu d'or soleil par mois. — 8 (fol. IIIl" xviii v").

2013. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Jean Boullon, maître es arts, demeurant à l'Hôtei-Dieu de Paris, de son neveu, Antoine Boullon, âgé de seize ans, chez Jean Le Faye, savetier, à Paris, qui lui fournira le gîte, le couvert et les souliers. —

11 (fol. c).

2014. — Bail, pour un an, par Nicolas Evin, libraire, rue Froidmanlei, au Mont et près le Clos-Bru n eau , à Jean Navatte, espagnol, prêtre, rue des Poirées, d'une chambre sur rue, au premier étage de la maison du bailleur, et dans laquelle celui-ci fera faire deux petites études closes; prix : lA 1. t. —

12 (fol. c v°).

2015. — Marché entre Jean Mallet , maçon , à Saint-Marcel, et Robert Roussel, verrier,

[iSlii.]

bourgeois de Paris, pour aparachever. . . les gros mui-s de l'edillice d'une maison apartenantaud. Roussel, . . .au village de Genliliy, ou lieu dict Cloubaulde, lesdits murs, ainsi qu'ilz sont cncommancez, avecques les pignons . . . , jusques à vingt six toises d'ouvrages, si tant en convient, tout à l'entour, pour l'excaulscment de lad. maison et pour les pignons d'icelle, . . .par led. Mallet, avecques ung autre homme ouvrier et ung ayde, et. . . les rendre faiz. . . de hourdage, et si se aydera du boys qui est sur led. lieu pour se eschafaulder, en le rendant aud. Roussel en fin de lad. besongne. . . n; prix : 10 1. t.; ffcl où il conviendroil, en faire daventaige, et que led. Mallet auroit faict l'oultreplus, il en sera paye à la raison du pris susd. pour vingt six toises, et si sera encores tenu led. Mallet enduire le pardessus et rez desd. murailles de piastre, en luy fournissant par led. Roussel led. piastre, sans luy en estre payé aucune chose dud. enduict. . . ». — 12 (fol. C V").

2016. — Mise en apprentissage, pour trois ans, de Gabriel Pailiy, âgé de dix-huit ans, natif de Sens , paroisse Saint-Pierre-le-Rond , chez Jean Viger, boulanger, bourgeois de Paris, à Saint-Marcel, qui lui fournira le gîte et le couvert et l'entreliendra de linge et chaussure de souliers. — i3 (fol. on).

2017. — Vente par Simon Moireau, jardinier, à Saint-Marcel, à Marin Pouldrart, fruitier, à Paris, de rrla despeuUe et fruictz de pompons et concombres qui sont et se pourront trouver, durant l'année et présente despueille, en la quantité de six planches ensemancées en concombres et en seize planches et demye ensemencées ... de pompons, estans au dedans du jardin du Patriarche, sis aud. Sainct Marcel, apartenant aud. Moireau,. . . à prandre lesd. planches . . . c'est assavoir douze planches et demye tout d'ung tenant, à l'entrée dud. jardin, prés des marjolaines;

quatre autres planches, le tout de pompons, joignant et vers l'abboulissant des six planches de concombres cy après, et lesd. six planches de concombres les plus prochaines du puys dud. jardin, lesquelz pompons et concombres led. acheteur pourra aller cueillir. . . touteffoys que bon luy semblera, et pour ce faire sera tenu led. Moireau de faire ouvertm-e oud. jardin. . . n; prix : 26 1. t., et à charge par Simon Moireau d'arroser les planches , mouiller le parterre et assurer la garde des fruits. — 17 (fol. ciui v°).

2018. — Mise en apprentissage, pour six ans, par Marion frd'Ocn, femme de Bernard Gallet, voiturier du Dauphin, suivant la Cour, rue Darnetal, logis Sainte-Geneviève, femme, en premières noces, de feu Jean Duchesne, et par Marin Duchesne , imprimeur de livres , rue Sainte-Geneviève, de leur fils et neveu, Gilles Duchesne, âgé de treize ans, chez Jean Chuppin, relieur de livres, rue Sainte-Geneviève, qui lui fournira le gîte et le couvert. — 1 7 (fol. cv).

2019. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Robert Barbeville , prêtre , curé de Magnyie-Hongre, demeurant au Mont Sainte-Geneviève, à Aubin Tané, prêtre, vicaire de ladite cure, ff excepté ce qui est deu chascun an aud. bailleur. . . par les religieux abbé et couvent de Saincte Geneviève du Mont de Paris et l'augmentacion de Sainct Maur, avecques les novalles des terres de la Maigrelte et autres qui pourroient advenir pendant ied. temps n; prix par an : io 1. t., deux cochons et un setier d'avoine, mesure de Lagny; et à charge par le preneur d'iiéberger le bailleur, son compagnon et leurs chevaux , toutes les fois qu'il se rendra à Magny. — 20 (fol. cvi v°).

2020. — Vente par Jean Le Duc, brasseur, rue du Bon Puits, à Nicolas de Beauce, tourneur en bois, à Copeaux, d'un jardin, clos

de murs , appelé le Jardin de la brasserie , sis rue Copeaux, moyennant 16 i. t. de rente, rachetables, en un seul versement, moyennant 35o I. t.; obligation de construire dans les quatre ans, droit de préemption au profit du vendeiu", résiliation dans les six mois , dans le cas de non-payement de la rente durant deux ans. — 20 (fol. cvii).

2021. — Jeanne Le Vasseur se met, comme chambrière, au service de Simon Dumont, prêtre, chapelain habitué en l'église Saint- Ëtienne-du-Mont , demeurant aux faubourgs Saint- Victor, rue de Montauban, pour cf servir led. Dumont comme à chamberiere apartient, en toutes choses licites et honnestes, et tant en santé que en malladie , dont led. Dumont est souvent détenu , le garder et penser comme il apartiendra ... i? , la vie durant de Simon Dumont , qui devra lui fournir le gîte , le couvert et l'entretien et qui meublera convenablement la chambre de la chambrière ; à la mort de Simon Dumont, Jeanne Le Vasseur aura, six ans durant, la jouissance gratuite d'une maison , jeu de paume et jardin , sis en la rue de Montauban , appelé le jeu de paume de la Chèvre, propriété de Simon Dumont.

9 1 (fol. CVII! V°).

2022. — Donation par ledit Simon Dumont à son (ils naturel, Simon Dumont, écolier étudiant en l' Université de Paris , issu de ses relations avec feue Catherine La Bardelle, veuve de Jean Connétable, dudit jeu de paume de la Chèvre, sous réserve de la jouissance de Jeanne Le Vasseur ; de la maison à l'enseigne du Château de Montauban, comprenant trois corps de bâtiments et un jeu de paume , contiguë au jeu de paume précédent et faisant le coin de la rue du Puits de fer, dite des Morfondus, et de la rue de Montauban; de la totalité de ses biens meubles , à l'exception du mobilier de Jeanne Le Vasseur; ladite donation faite sous réserve d'usufruit et à charge par le donataire d'exécuter le testament du

[i5/ii.]

donateur jusqu'à concurrence de 900 1. t. — 9 1 (fol. cix v").

2023. — Marché entre Girard Guyot, boisselier, rue Zacharie, et Pierre de la Rivière, vannier, bourgeois de Paris, pour la fourniture à celui-ci de quatre cents seaux à porter eau, garnis de leurs anses de fer, à compter vingt-six au quarteron , à livrer à raison de vingt-six chaque lundi, à partir du premier août, et alternativement un quarteron de seaux renforcés et un quarteron de seaux non renforcés et communs; faute de livrer en temps dvi, Girard Guyot devra payer 5 s. t., par quai'teron, de dommages et intérêts à Pierre de la Rivière. — 92 (fol. ex).

2024. — Mise en apprentissage, pour six ans, par Gervais Delaunay, laboureur, au Favril, près Pontgouin, actuellement domicilié à Saint-Marcel , grand rue Mouffetard , de sa fille, Marie Delaunay, âgée de six ans, chez Guyon Leclerc, cordonnier, à Saint-Marcel, rue des Postes, dont la femme, Perrette, apprendra à fenfant tfà faire coctoueres« et qui lui fournira le gîte, le couvert et l'entretien.

9 2 (fol. ex V°).

2025. — Mise en apprentissage, pour cinq ans, par le même, de sa fdle, Julienne Delaunay, âgée de sept ans, chez Jean Guérin, tisserand, à Paris, et sa femme, Louise Ravenel , coutiu-ière en bonnets de laine, qui lui fourniront le gîte, le couvert et l'entretien, la femme lui apprenant son métier. — 99 (fol. ex v°).

2026. — Testament d'Antoine de Frédevialle, chanoine de Thiers en Auvergne, au diocèse de Clermont, rrnagueres gisant au lict malladen , en la maison de Fleurant Bertrand , à l'enseigne de l'Image Notre-Dame, près le pavé de la place Maubert : legs de 20 1. t. pour la réparation de l'église et de la fabrique de Machault en Brie; legs de 100 s. t. à cha-

ciine des dix filles, pauvres el orphelines, de Macbault en Brie, qui se trouveront à marier dans l'année de l'exécution du testament; fret où il ne s'en trouveroit tant, vcull. . . que ce qui en deffauldra soit donné. . . aux plus paouvres de la parroisse . . . , à la discrection . . . des marguilliers . . . , non favorablement « ; legs aux religieux de Saint-Père de Meiun, de ses ferme et terres de Cesson, acquises, en plusieurs fois, de diverses personnes, au cours des neuf ou dix dernières années, à charge par les religieux : i° de servii- à Jeanne Dupont, à partir du décès du testateur, six setiers blé froment, mesure de Melun , à prendre sur les dix-huit setiers constituant le revenu du domaine; 2° d'achever l'exécution du testament de Jeanne «d'Oreille^i , tante du testateur, et de décliarger la terre do Ravanne, près Moret en Gâtinais , le testateur et ses héritiers, de la rente de lo 1. t. léguée aux religieux par ladite Jeanne ffd'Oreillen ; 3° de célébrer un service anniversaire de la mort du testateur; A" de restituer aux exécuteurs testamentaires et aux héritiers du testateur deux tasses en argent, pesant ensemble quati'e marcs, constituant le gage d'un prêt de 80 1. 1., dont le testateur sera tenu quitte; legs à Anne de ffSainct Ciergiei, mère du testateur, de toutes ses propriétés, sises en Auvergne, avec le mobilier garnissant trois bahuts déposés à Frédevialle et ffMaissac; legs aux prêtres d'Augerolles de 20 1. t., à charge de célébrer, une seule fois, un obit à l'intention du testateur, identique à celui de son père, Alexandre de Frédevialle; abandon des arrérages dus au testateur à cause de son prieuré de ffMessac» , ffaux paouvres gens reddevables d'iceulx que l'on congnoistra eslre oenvre charitable de leur donnera; legs à l'Hôtel-Dieu de Samois du lit de plume et du traversin déposés chez Nicolas Prévost; legs à douze pauvres de deux aunes de drap, à 3o s. t. l'aune, à chacun , pour leur faire des robes ; exécu-

teurs testamentaires, les frères du testateur, Alexandre de Frédevialle pour les affaires d'Auvergne, Bérault de Frédevialle pour les afïîiires de frpar deca^i. — 22 (fol. c\i).

2027. — Mise en apprentissage, pour trois ans et demi, de Nicolas Simonin, originaire de Bar-le-Duc , âgé de dix-huit ans, chez Jean Real, imprimeur, à Paris, qui lui fournira le gîte, le couvert et la chaussui-e. — 2 5 (fol. cxv).

2028. — Vente par Pierre Guyon, maçon, aux faubourgs Saint-Marcel, rue du Bon-Puits, à René Guillon , professeur en lettres grecques, demeurant audit lieu, d'une portion de jardin, mesurant cinq toises et demie de long sur trois toises de large, sise au Clos Sainte- Geneviève, rue du Bon-Puits, à prendre du côté de la propriété de l'acquéreur, ladite vente consentie moyennant l'abandon par l'acquéreur d'une créance de 60 1. t. constituée sur le vendeur, le 22 avril dernier; obligation pour le vendeur de clôturer à ses fiviis la portion vendue, dans la quinzaine. — 26 (fol. cxviir)'''.

2029. — Rail, pour un an, par Robert Benzelin, imprimeur de livres, rue Saint- Victor, à Nicolas Barbou, imprimeur, maison des Trois Tours d'argent, près le Palais et le pont Saint-Michel, d'aunes presses à imprimer livres, garnye d'une platine de fer, dont on imprime Heures longues et carrées et autres livres, avecques deux châssis de fer et trois frisquettes de fer, aussi le train , pierre et tympans, cornières et extencilles comme à unes bonnes presses apartient; item, ung banc à mettre le pappier, pierre à ancre , pierre au rouge, avec le broyon, unes casses avec les deux tresteaulx et deux ays à imposer les formes servans and. estât. . . n; prix : 61. t.; Jean Boulleault , correcteur d'imprimerie, de-

''' Les folios vi" et vi"i sont reslés blancs.

meuranl avec le preneur, se porle garant solidaire pour celui-ci. — 28 (fol. vi"'ii).

2030. — Engagement de Julien Bézard, boui-sier, à Saint-Marcel, de montrer son métier, six semaines durant, à Antoine Langlois, mercier, audit lieu , quf lui verse 4 1. l. — 99 (fol. vi"iv v°).

2031. — Contrat de mariage de Françoise de Fresnes, fille d'Antoine de Fresnes, bourgeois de Paris, demeurant à la Chicheface, rue des Sept -Voies, et de Raouline Souppe, avec Claude Mabille , libraire , rue des Carmes , fils de Macé Mabille, savetier, en la cour du Temple, et de Jeanne Thizon. — 3i (fol. vrv).

15/il [suite). Juillet (suite) ET 1542, Mars.

2032. — Bail, pour quatre ans, par Antoine du Bois, avocat en Parlement, à Nicolas Félix, laboureur, aux Carrières, paroisse de Conflans, d'une maison, cour et jardin, sis aux Carrières, et de trois arpents de terre, à défricher, sur le grand chemin de Charenton à Paris, à la réserve du corps de bâtiment postérieur, de la grande chambre ayant vue sur la rue , de la moitié de tous les fruits du jardin, noix, cerises, amandes et autres, de la totalité du verjus, dont le preneui" recevra seulement deux setiers par an; prix ; 10 I. t. par an , à charge pour le preneur de fournir la main-d'œuvre pour l'entretien du parterre, des plates-formes, treilles et appuies du jardin, et de conduire dans son bateau, de Paris aux Carrières et de reconduire le bailleur, sa femme et ses enfants, toutes les fois qu'il plaira à celui-ci; le bailleur aura la faculté d'entrer au jardin, lui et ses gens, et d'y cueillir herbes, fleurs et autres choses; le preneur reçoit deux vaches à lait , l'une blanc et noir, âgée de huit ans , l'autre blanc et rouge , âgée de douze ans; pour l'une, le bailleur recevra, chaque année, douze fromages rf coule-

rez n; de l'autre, la moitié des veaux lui appartiendra, ceux-ci seront gardés et nourris par le preneur. — 3i juillet i5/ii et 1 5 mars

l549 (fol. Vl^Vl).

1541 (suite). — Août.

2033. — Bail, pour cinq ans, par Jean Le Duc, marchand, bourgeois de Paris, à Jean Foiry, esleufier, à Notre-Dame-des-Champs, d'un jeu de paume, corps de bâtiment derrière etcontigu, et coi-ps de bâtiment sur le devant, à l'ensnigue du Mouton, sis à Notre- Dame-des-Champs, moyennant 70 1. t. par an; le bailleur fera exécuter, dans la quinzaine, à ses frais, les menues réparations nécessaires, dont le prix sera toutefois avancé par le preneur; Jean de la Prée, marchand, aux faubourgs Saint-Marcel, renonce à son droit au bail de l'immeuble; Pierre Mignon, boulanger, établi dans ladite propriété, versera, par an, 7 1. t. à Jean Foiry. — 1" (fol. vi"vn).

2034. — Bail, pour cinq ans, par Jean Foiry, esleufier, à Nolre-Danie-des-Champs, à Cardin de rrMontaudouynn , boulanger et tavernier, à Notre-Dame-des-Champs, d'unouvroir sur rue, salletle contiguë, sur le derrière, deux chambres au-dessus, cave et grenier, avec une élable dans la cour, la jouissance de la cour, au droit du preneur, l'usage du puits et des latrines, le tout dépendant d'une maison, sise à Notre-Dame-des-Champs, à l'enseigne du Mouton; les menues réparations nécessaires seront faites aux frais du bailleur, mais le preneur en avancera le coût; celui-ci, en outre, rrne pourra loger ne tenir train . . . que ce ne soient gens de bien, bonne vie, renommée et honneste conversacion , et sans ce qu'il y ayt aucun bruyt ne piainctif des voisins. . .-n. 3 (fol. Vl"VlI V").

2035. — Mise en apprentissage, pour dixhuit mois, par Perrette Biiler, veuve de Guillaume Faveré, corroyeur de peaux, à Saint-

[i5hi.]

Marcel, de son fils, Jean Faveré, chez Geneviève Trousset, veuve de Jean Glievreuse, teinturier, à Saint-Marcel , qui lui apprendra le métier de teinturier, lui fournira le gîte et le couvert et lui donnera 19 1. t. — 6 (fol. vi"vnr v°).

2036. — Vente par Simon Dumont, pré- Ire, aux faubourgs Saint-Marcel, rue de Montauban, à Jean Daubenton, marchand, à Saint -Marcel, d'un cheval, poil moireau , garni de selle et bride, et de dix muids de vin rouge, du crû des vendanges prochaines, dii terroir de Joigny ou de deux lieues au-dessus, «froit, paré et bien enffutté en feust tenant jaulge compectantiï , à choisir parmi les quarante muids que Simon Dumont fera venir, pour la Toussaint, à port déchargeable , audessus du port de la Tournelle; prix : 80 1. 1.

— 1 1 (fol. Vl".\I v°).

2037. — Testament de Jeanne Lemoine, femme de Laurens Lebast, marchand, bourgeois de Paris , rue des Anglais : lieu de sépulture, le cimetière de l'église Saint-Etienne-du- Mont, sa paroisse, le plus près possible de la tombe des Bouchard , sépulture de sa grand mère; legs à Jeanne de Biencourt, sa nièce el filleule, de sa bonne robe, de son bon corset et de ses deux meilleurs chaperons, avec 90 1. 1. une fois payées et une rente, rachelable au prix des ordonnances, de 4 1. t., à prendre sur la totalité de ses biens meubles et immeubles, rrpour ayder à la nourrir, entretenir à l'escolle et autres ses neccessitezn.

— 1 1 (fol. vi"\n v°).

2038. — Mise en apprentissage , pour trois ans, par Guillaume Nicolle, compagnon imprimeur, à Saint-Marcel, de sa fille, Roze Nicolle, âgée de douze ans, chez Gléophas Frizon, brodeur, qui lui fournira le gîte et le couvert, et dont la femme, Jeanne Lebèlhe, lui apprendra le métier de chaperonnière. — i4 (fol. vi"xni v").

2039. — Reçu par Antoinette de Clerinont, veuve de Charles de trVestzr) , baron de Grimault et seigneur de Savigny-sur-Orge, représentée par Alexandre Faucon, général des monnaies, à Paris, à Jean Bonnot, examinateur, de la somme de 18/1 I. 3 s. 9 d. t., consignée par les fermiers de la seigneurie de Savigny. — i5 (fol. vi"xnn v°).

2040. — Pierre Noblet le jeune , Guillaume Le Lièvre et Regnault Noblet, laboureurs, à Ivry-sur-Seine, frpromectent. . . l'ung d'eulx à l'autre de eulx eniremectrc ensemblement, pendant leurs vies et qu'ilz seront en santé, par chascune année, ou temps d'y ver, commancant du jour de Toussains et finissant jusqiies au jour de Karesme prenant,. . . au faict et estât de la chasse de l'ahnée, pour prandre vanneaulx, plumyers, allouettes et autres menuz oyseaulx , non defienduz , sans ce que pendant led. temps il se pussent mesler ne entremectre en autre chose , mais y serviront l'ung l'autre, avecques cinq autres hommes, lelz qu'il leur plaira prandre et eslire, du consentement l'ung de l'autre; et pour ce faire ?e nourriront chascun sur sa bourse, et à ce faire ilz seront tenuz estre soigneusement et tellement qu'ilz ne soient oysifz l'ung plus que l'autre; aussi de ce qu'ilz prendront et de tout le proudict cpii en pourra provenir, ilz en auront et prendront chascun son esgalle porcion et autant l'ung comme l'autre; et à chascune prinse en feront partaige entre eulx , si bon leur semble, pour de sa part en faire par chascun d'eulx ce que bon luy semblera ; et oultre a esté accordé entre lesd. parties qu'elles et les autres cinq hommes qui seront prins par eulx . . . , seront tenuz de faire ung harnoys tout neuf, pour servir aud. estât, à despens communs, dedans le jourSainctRemy prochainement venant; et s'il advenoit que l'ung d'eulx estant aux champs pour le faict de ce que dict est, cheust en malladie, que Dieu ne veille , et que à ce moyen il ne peust vacquer oud. affaire, neantmoins sera partici-

[i5'ii-i5/.2.J

paul au prouflict de ce que les autres pourront prandre pendant les premiers cjiiatre jours et par esgalle porcion, tout ainsi comme s'il y estoit présent; oultre a esté accordé entre eulx que où ied. Le Lièvre ne vacqueroit ond. affaire, en ce cas se pourra ayder de la sentence qu'il a obtenue contre Pierre Noblel, pour raison de ce que dict est , ouquel cas ces présentes demourront nulles en tant que touche lesd. Le Lièvre et Pierre Noblet; et si seront lenuz lesd. Le Lièvre et Regnault Noblet payer par chascune année, en despense de bouche, entre eulx, chascun cinq solz tournois aud. Pierre Noblet, touteffoys que bonluy semblera. . . -. — 16 (fol. vi".\vi).

1 542 [suite). — Février.

2041. — Association de Jean Gallois, laboureur, à Ivry-sur-Seine , au contiat précédent. — 9 2 (fol. vi"xvi v", en marge de l'acte précédent).

Mai.

20'i2. — Association d'Etienne Bade le jeune, laboureur, à Ivry-sur-Seine , au contrat précédent. — 2/1 ( fol. vi"xvi , en marge).

15/il [suite). — AoiiT [suite).

2043. — Reçu par Piramus Triboulet, orfèvre, bourgeois de Paris, à Jean fiégin, bourgeois de Paris, adjudicataire d'une maison à l'enseigne du Miroir, rue du Foin , ayant successivement appartenu à Jacques Béguin et à Gilles de Verly, ledit Jean Bégin représenté par Jean Boulart, examinateur au Cliâtelet, commis à distribuer les 1 ,Goo 1. t. constituant le prix dudit immeuble, de la somme de ^10 1. 1. due à Piramus Triboulet pour l'apprentissage de Jacques Béguin le jeune, en vertu d'un contrat en date du 11 octobre i532; n-à la charge touteffoys d'iceulx quarente livres tournois rendre et rapporter par Ied. Piramus Triboullet, ou cas que par Ied. Jaques Beguyn l'aisné , reddevable personnellement de lad. somme, ne voulsist accorder icelle somme eslre allouée sm- ce nui luy est deu par Ied. do

Verly pour l'acquisition de lad. maison adjugée, en luy rendant toutesvoyes lad. obligation d'apprentissage. . .-n. — 16 (fol. vr'xvi v°).

2044. — Marché entre Nicolas Carbonnet, maçon , rue de Bièvre , et Biaise Floret , docteur en décret, principal du collège Saint-Michel, dit deChenac, pour la construction, sur la couverture du grand corps de bâlimenl, d'une souche de cheminée, à deux tuyaux, l'un pour la chambre Saint-Avit, l'autre pour celle de Cotterel , tfct y mectre des enchevestrures de boys, si bon semble aud. principal" ; à faire dans la huitaine; prix : 82 s. G d. t. la toise. — 17 (fol. vi^xvii v°).

2045. — Vente par François Le Jay, procureur en Parlement, rue de Bièvre , paroisse Saint-Eticnne-du-Mont, à Jean Solvet, marchand, au marché de Meaux, paroisse Saint- Sentin, qui en était déjà locataire, d'un moulin à draps , récemment construit par le vendeur, snr la rivière de Marne, après et entre le marché et ville dud. Meaulx, à l'endroict des prez des Mortiers, tenant d'une part à Jehan Honnet. . ., d'autre part à une place sur lad. rivière, du costé desd. prez des Mortiers, estant des aparlenances dud. moiin. . . « , avec tr toute l'aisance d'icelluy molin que Ied. bailleur a en une ysie au dessoubz dud. molin et autres molins joignans du costé dud. marché, qui est en partie des appartenances d'icelluy molin. . .v. prix : Sol. t. de rente, rachetnbles, en un seul versement, moyennant 1,200 1. i. — 18 (fol. vi"xvii v").

2046. — Vente par Jean La Grippe, voyer de l'églis? de Paris et de l'église Saint-Marcel, rue Galande, à Séverin Canaye, teinturier, à Saint-Marcel , d'une rente de 21 s. 4 d. p. , à prendre sur une maison, sise à Saint-Marcel, rue Saint-Hippolyte, appartenant aux veuve et héritiers de Nicolas Rongnon, laboureur, à Saint-Marcel. — 18 (fol. vi"xix v°).

"i5/ii.

RECUKIL DACÏES NOTARIES.

2047. — Reuoiivelleuieiil de bail, jxjiir cinq ans, par Maliiet de la Carpenlerie, bonnetier, à Saint-Marcel , à Médard Pinot , laboureur et manouvrier, à Saint-Marcel, d'un petit ouvroir sur rue et sallette derrière, avec la jouissance de la cour, du puits, du jardin et des latrines, qui sont communs à tous les locataii'es, dépendant d'une maison à l'enseigne des Quatre Termes, grand rue Mouffctard, domicile du preneur; prix : 6 1. t. par an; faculté pour le preneur d'établir un auvent, qui, à l'expiration du bail, restera au bailleur. — 19 (fol. vu" v°).

2048. — Mise en apprentissage , pour quatre ans, par François Lée, manouvrier, à Saint-Marcel, de son fils, Jacques Lée, âgé de douze ans, cliez Pierre Baston, libraire, rue du Paon, qui lui fournira le gîle, le couvert et la cbaussurc. — 21 (fol. vii"r v°).

2049. — Mise en apprentissage, pour trois ans et sept mois, par Jean Jaunay, boucher, à Provins, de son fils, Lambert Jaunay, âgé de quinze ans, chez Nicolas du Chemin, libraire, rue Saint-Jean-de-Beauvais, à l'enseigne de Saint-Michel, qui kii fournira le giteet le couvert. — 96 (fol. vn"vni).

2050. — Renouvellement du bail de sa cure, pour trois ans, par Guillaume Desprez, bachelier en théologie, demeurant au collège de Navarre, curé de l'église Saint-Martial en la Cité, à son vicaire, Jean Allard, prêtre, à l'exception des biens de la cure sis à Villepinle; prix : 70 1. 1. par an. — 29(fol. vu"xi).

2051. — Résihation du contrat d'apprentissage, pour cinq ans, passé le 5 novembre i54o, entre Jean Cordier, âgé de dix-sept ans, fils d'Antoine Cordier, hôtelier, à Longueval, près Péronne, et Valentin Cottillon, libraire, doreur et enlumineur, à Paris, et nouveau contrat, pour quatre ans, entre Jean Cordier et Jean Hardouin, libraire, doreur et

enlumineur de livres, à Paris, qui lui fom-nira gîte, couvert, linge, chausses, souliers, habillement «et autres ses neccessilez quelzconquosfl. — 3i (fol. vu" xi).

2052. — Mise en apprentissage, pour cinq ans, par Jean Launay, maréchal et taillandier, à Chevreuse, de son fils, Jean Launay, âgé de treize à quatorze ans. chez Godefroy Moireau, fripier, bourgeois de Paris, qui lui fournira le vivre, etc., et l'entretien. — 3i (fol. vii"xi v°).

2053. — Bail viager par l'abbaye de Sainte- Geneviève-du-Mont à Pierre Galland, principal du collège de Boncourt en l'Université de Paris, d'une maison avec cour et jardin, sise près du petit cimetière de l'église Saint-Etiennedu-Mont, occupée par feu Jean du rrHestrayn, docteur en théologie, moyennant 80 1. t. par an, avec faculté pour l'abbaye de rentrer en possession de la maison, rroù led. preneur prandroit estât et sa residance hoi's ceste ville de Paris et seroit absent plus d'ung an sans retourner pour demeurer en lad. ville de Paris 1 ; Simon Larcher, proviseur du collège de Lisieux, se porte garant pour le preneur. — 3i (fol. vii"xn).

Septembre.

2054. — Résiliation du bail viager consenti par l'abbaye de Sainte-Geneviève-du-Mont, représentée par Philippe Le Bel, abbé, à Robert Bullioud, prieur de Saint-Samson d'Orléans, et à feu Maurice Bullioud, conseiller en Parlement, — ledit Robert Bullioud représenté par Pierre Galland , principal du collège de Boncourt en l'Université de Paris, agissant, en vertu d'une procuration du 3i août précédent, au lieu et place d'Antoine Séné, avocat en Parlement, que Robert Bullioud avait constitué son procureur, par acte en date du 2 août précédent, et par Simon Larcher, proviseur du collège de Lisieux, — d'une maison, dile les Carneaux, sise vis-à-vis du cimetière Saint-

Étienue, moyennant le versement parles représentants de Robert Builioud d'une somme de 80 1. t. pour tous loyers échus jusqu'à Ja Saint-Remy prochaine. — 2 (fol. vii"xii v°).

2055. — Marché entre Pasquier Longpré , charpentier, à Saint-Marcel, et Denis Billard, mêmes profession et domicile, pour l'exécution par ce dernier de travaux de charpente en une maison, sise à Saint-Marcel, rue de Copeaux, appartenant à Nicole Plantain; prix : 12 1. t. pour la main-d'œuvre. — 1" (fol. vu"xniv°).

2056. — Echange entre Clu-istophe Tizon , maçon, près la porte Bordelles, et Jean Picot, prêtre, vicaire d'Arcueil; Christophe Tizon abandonne une maison frqui souloit estre en appentilz, contenant trois toises ou environ de large, avecques ung petit jardin derrière^ , sise au Clos Sainte-Geneviève , rue des Postes , près la porte Bordelles, acquise par lui le 5 janvier iSSg, et reçoit un demi-arpeni de vigne, sis à Cachan, lieu-dit les Groux. — 2 (fol. vii"xnn).

2057. — Vente par Christophe Tizon à Antoine Poilroux, prêtre, chapelain d'Arcueil, y demeurant, du demi -arpent ci -dessus, moyennant 5o 1. t. — 2 (fol. vn"xiiii v°).

2058. — Reconnaissance par ledit Jean Picot et par Raoulet Morillon, maçon, au Clos Sainte-Geneviève, rue des Postes, qui se porte garant de Jean Picot, au profit de Christophe Tizon, d'une créance de 17 1. lo s. t. frd'argent preste aud. Picot seul. . . pour subvenir à son besoing et neccessité . . . 1 . — 2 (fol. vii"xv).

2059. — Di^claration par ledit Antoine Poilroux que ledit demi-arpent a été efïeclivement acheté pour le compte dudit Jean Picot. — 2 (fol. vh"xv).

2060. — Vente par Adam Barbier, labou-

reur, à Gentilly, à Robert Roussel, verrier, bourgeois dé Paris, d'un demi-quartier de vigne, sis à Gentilly, lieu-dit Claubaulde, aboutissant d'un bout au chemin de la Croix Boissée, moyennant 12 1. t., sous réserve pour le vendeur de recueillir la vendange de la présente année. — 3 (fol. vu"xvi).

2061. — Renonciation par Nicole Baudet, veuve de Guillaume Charlemagne, sergent de l'abbaye de Sainte-Geneviève-du-Mont , au piofit de Jean Trepperel, grossier de soie, bourgeois de Paris , à un terrain de six toises de largeur sur rue, sis aux faubourgs Saint- Marcel, rue Trepperel , au coin de la rue de la Planchette, antérieurement vendu par Jean Trepperel à Guillaume Charlemagne, ladite renonciation faite rrpour ce que lad. vcfve voye et congnoist n'estre son prouffict à tenir led. héritage ausd. charges et qu'elles iuy sont trop onéreuses. . .'. — 5 (fol. VIl"XVII v°).

2062. — Vente dudit terrain par ledit Jean Trepperel à Mai'tin Naudin et Jean Maunourri, faiseurs d'ais de papier, aux faubourgs Saint-Marcel , rue Neuve Saint-Médard , moyennant une rente de 41. 10 s. t., rachetable en trois versements égaux au plus, pour 90 1. 1.; obligation de clôturer dans l'année et de construire dans les deux ans; droit de préemption résej'vé au vendeur; faculté pour l'acquéreur de jouir du puits qui se trouve dans la propriété du vendeur, sise ffdevant et au dessus de lad. place de terre n , à charge par le preneur de participer, avec les autres acquéreurs des trois quartiers de terrain , dans les frais d'établissement dVune fenestre. . ., tant de muraille que de fer, bonne et suffisante , tellement (|ue l'on ne puisse par lad. fenestre ne par led. puys, pour tirer ladicte eaue, ne autrement, entrer, en manière quelconque, dedans la maison et lieu dud. Trepperel . . . " , et dans les frais de la corde , de la poulie et du reste. — 5 (fol. vn"xvni).

:20G3. — Les acquéreurs ci-dessus reconnaissent devoir à ladite Nicole Baudet 60 s. t., ffde composition faicle entre eulxi. — 5 (fol. vii^six).

2064. — Engagement par les mêmes de payer audit Jean Trepperel les 112s. 6 d. t. à lui dus par ladite Nicole Baudet pour arrérages de la rente de 4 1. 10 s. t. — 5 (fol. vu" XIX v°).

2065. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Pierre «du Bisn, manouvrier et laboureur, à Tillart, près Beauvais, de son neveu, Jean de Valancourt, âgé de quinze ans, chez Guillaume Richer, bonnetier, à Saint - Marcel, rue de Lourcines, qui lui fournira le gîte et le couvert, et sera, le cas échéant , remboursé de ce qu'il aurait pu avancer à l'apprenti pour son entretien. — 6 (fol. vin" v°).

ans, par Collette Dupin, veuve d'Hector Josse , couturier, à Paris, domiciliée à Saint-Marcel, rue d'Ablon, de sa fille, Michelle Josse, âgée de huit ans, chez Jeanne Mallebiche, couturière en bonnets de laine, rue d'Ablon, qui lui fourniia le gite, le couvert et l'entretien. —

9 (fol. VHl" i).

2067. — Mise eu apprentissage, pour deux ans, par Claude Carré, prêtre, curé d'Etrelies en Champagne, de son cousin, Denis Champenois, âgé de dix-huit ans, chez Nicolas Alexandre, drapier et chaussetier, bourgeois de Paris , qui lui fournira le gite et le couvert et recevra ' vingt écus d'or soleil. — 10 (fol. viii"ii v°).

2068. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Marguerite Pillon, veuve d'Etienne Malescot, serviteur d'étable, à Flavacourt, près Gisors, domiciliée à Saint-Marcel, rue d'Ablon, paroisse Saint-Médard , de son fils, Nicolas Malescot, âgé de treize ans,

chez Charles Tourte, bonnetier, à Saiul-Marcel, qui lui fournira le gîte et le couvert. — 10 (fol. VIIl"lIl).

2069. — Mise e 1 1 apprentissage , pour quatre ans, par Andri Beaurit, fripier et revendeur, rue du Mont Sainte-Geneviève, de son fils, Andri Beaurit le jeune , âgé de onze ans , chez Claude Crétault, aiguilletier et mercier, même rue, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra 1 1 1. 5 s. t. — 12 (fol. viii"iii v°).

2070. — Mise en serviteur et alloué, pour un an, de Guillaume Chevalier, compagnon imprimeur, âgé de vingt-deux ans, demeurant chez le preneur, Jean Grenet le jeune, imprimeur de livres , rue des Trois Portes , à charge par celui-ci de lui fournir le gîte et le couvert et de lui payer i61.t. — i4 (fol. vin" un).

2071. — Mise en apprentissage , pour quatre ans, par Claude Hanot, laboureur, à Chennevières , de son fils , Pierre Hanot , âgé de seize ans, chez Jean Hanot, l'ôtisseur, bourgeois de Paris, au carrefour Sainte-Geneviève, qui lui fournira le gîte et le couvert. — i5 (fol. viii"v).

2072. — Renonciation par Denis Moireau, boulanger, à Saint-Marcel , grand rue Mouffetard, au profit de Jean Regnault, mercier, bourgeois de Paris, grand rue Saint-Denis , au terrain que celui-ci lui avait vendu , sis au Clos du Chardonneret, rue Neuve Saint-René, à l'enseigne de la Clef, tenant des deux côtés à Jean Regnault et aboutissant à la rue de la Planchette, et dont Denis Moireau avait aliéné une partie, mesurant six toises sur rue sur dix toises de profondeur, à Michel . . . , prêtre, chapelain habitué en l'église Saint-Médard, et cédé sur parole une autre partie, mesurant deux toises sur rue, sur la même profondeur, à un faiseur de tabourets et joueur d'instruments, ladite renonciation faite rpource. . . que led. Moireau veoit . . . n'eslre son 2)rouIIict de tenir led. heritaige. . .1. — 15 (foL vm"Y).

2073. — Mise en apprentissage , pour deux ans, par Michelle Girard, veuve de Jacques Vincent, compagnon fourreur, rue Saint-Nicolas-du-Chardonneret, de son fiis, Guillaume \i;icent, âgé de treize ans, chez Julien Cliapeiain , fourreur et pelletier, à Saint-Germaindes-Prés, qui lui fournira le gite et le couvert et payera à l'apprenti 4 1. i os. t. — i5 (fol. vni"v y°).

2074. — Association, pour neuf ans, de Jean Bodineau, maréchal, à Saint-Marcel, sur le Pont aux tripes , paroisse Saint-Médard , et de son beau-fils, Etienne Senaul, mêmes profession et domicile, fils de feu Vincent Senaut, mare'chal, et de Jeanne Robert, remariée à Jean Bodineau; la communauté des associés s'étend à la nourri tiue et au logement. — i5 (fol. vni"vi).

2075. — Bail, pour un an, par Philippe de la Montagne , principal du collège de Tournay, à Baptiste Le Maire, prêtre, demeurant au collège de Tournay, de ffdeux chambres haultes, prés de la cloche , avecques les estudes d'icelles, et le grenier dessus la première chambre, et la moictié de la cave basse, pour mectre son vin et provisions, avecques le jardin sur la rue, vers la porte Sainct Marcel, et encores l'estude qui est sur les degrez prés desd. chambres, le tout estant des aparlenances dud. colleige ou maison episcopal de Tournay . . . , rue de la Porte Bordelies . . . n ; prix : 54 1. 1. ; «•ésquelz lieux baillez . . . led. preneur sera tenu de observer et garder toutes bonnes et honnestes coustumes du colleige comme les autres dud. lieu. . ., soubz condicion que toutes foys qu'il plaira aud. de la Montaigne faire bastir ung carré sur lesd. degrez ou pavillon, faire le pourra , et en ce faisant, retirer lad. estude dessus lesd. degrez, pour ce faire, selon qu'il sera trouvé pour le plus commode, en luy rabalant par led. bailleur. . . six livres quinze solz tournois par an ... n ; faculté de résiliation pour les deux parties, en

se prévenant six semaines à l'avance. — 17 (fol. vm^viii).

2076. — Testament de Jacques Régnier, drapier et chaussetier, naguères demeurant à Oiléans, en la maison de la veuve de Julius de Loynes, au coin de la rue de la Triballe, actuellement logé rue du Puits de fer, dite des Morfondus , âgé de dix-neuf ans , gisant au lit, malade : lieu de sépulture, le cimetière de l'église Saint-Etienne-du-Mont , sa paroisse; légataire universel et exécuteur testamentaire, son frère, Jean Régnier, écolier étudiant en l'Université de Paris , demeurant au logis de feu monsieur d'Albiac, devant le collège de Navarre, à charge de délivrer 90 l.t. à chacun de ses frère et sœurs, François Régnier, seigneur de Thou , Françoise et Marie Régnier.

— 17 (fol. vin" IX ).

2077. — Mise en apprentissage, pour dixhuit jnois, par Thomas Grossemire, bonnetier, à Saint-Marcel, grand rue Mouffetard, de Jean du Plessis, originaire d'Orsay, âgé de vingt ans, chez Antoine Voyer, cardcur de laines, à Saint-Marcel, rue de Lourcines, qui lui fournira le gîte et le couvert et lui payera 60 s. t.

— 18 (fol. vm" IX v").

2078. — Marché entre Jean Le Dan et Remy d'Anais, paveurs, à Longjumeau, d'une part, et Nicole YioUe, conseiller du Roi, maître oi-dinaire en la Chambre des comptes, commissaire établi par ladite chambre sur le fait du pavage et rétablissement des chaussées de la prévôté et vicomte de Paris, représenté par Denis Pasquier, paveur jm-é du Roi, d'autre p;u-t, pour ff faire tout le pavé qu'il conviendra faire au bourg de Sainct Cloud, qui leur sera monstre par led. Pasquier, ... au pris de six so!z tournois chascune toise de lad. besongne, de peine d'ouvriers , aydes et sablon tant seullement, dont ilz seront tenuz de fournir à leurs despens . . . , laquelle besongne ilz seront pareillement tenuz . . . d'entretenir à leurs pro-

ri5ùi

près coiistz et despens ungan durant. . . «. — 18 (fol. vin" XI v°).

2079. — Marché enlre Guillaume Boucher cl Denis Boucher, frères, carriers, à Linas, d'une part, et ledit Nicole VioUe, mêmes qualite's, représenté comme dessus, pour fffaire, fournir et livrer tout le carreau qu'il conviendra pour paver le pont et bourg ,de Sainct Cloud , ... du petit eschantillon , en la carrière de Vaucresson, qui lem" sera livrée par ied. Violle . . . , tellement que les voicluriers et ouvriers. . . ne soient oysifz et qu'ilz n'en ayeiil dommage, ... au pris de cent solz tournois chascun millier du carreau, prins en lad. carrière. . . n. — 18 (fol. viii"xii).

2080. — Marché entre Jean du Vivier, paveur, rue Saint-Germain-I'Auxerrois , et Tristan Brossard , même profession , à Saint-Marcel, d'une part, et ledit Nicole Violle, mêmes qualités, représentécommedessus, pour tr paver toutlepavé qu'il conviendra faire sur la chaussée de Sainct Laurens lez Paris . . . « ; prix : G s. t. la toise, pour main-d'œuvre et fourniture de sablon ; obligation d'entretenir le pavé pendant la première année. — 18 (fol. vni'"' xii).

2081. — Mise en apprentissage , pour cinq ans , par Bertrand Potenier, laboureur, à Vaulx , paroisse de Méry, de son beau-fils, Simon de la Groue, âgé de treize ans, fils de feu Jean de la Groue, laboureur, audit lieu, et de Catherine d'Estignes , remariée à Bertrand Potenier, chez Pierre Guyart, cordonnier, rue Saint- Victor, qui lui fournira le gîte et le couvert. — 19 (fol. vni^xii v°).

2082. — Mise en service, pour quatre ans, par Catherine Auvry, veuve de Thomas Briais , laboureur, à Saint-Arnoult-en-Yvelines, y demeurant, de sa fille, Catherine Briais, âgée de quatorze ans , chez Antoinette Durant , veuve de René Gerberon , avocat en Parlement, qui lui fournira le gile et le couvert, une robe.

deux cottes, un chaperon, et lui payera 16 1. 1. — 19 (fol. viii"xni).

2083. — Transaction intervenue entre Jean Malingre, bourgeois de Paris, et Marie Crozon, sa femme, veuve en premières noces de François de Louvain, notaire au Châtelet, d'une part, et Gilles de Louvain, fils et héritier pour un cinquième dudit François de Louvain , à l'occasion du règlement du compte de tutelle. — 19 (fol. viu"xni).

208^. — Bail, pour six ans, par Jean Vassetz , docteur régent en la Faculté de médecine en l'Université de Paris, à Guillaume Carrier, manouvrier, laboureur et jardinier, à Saint- Marcel, au Clos Sainte- Geneviève, d'une maison, sise audit Clos, contiguë à celle de Jean Morin, principal des grammairiens du collège de Navarre, aux conditions suivantes : le bailleur aura la faculté frpar luy, ses gens, famille et autres qu'il luy plaira, d'aller en lad. maison et jardin pour soy y esbatre, tant qu'il leur plaira^ ; il se réserve les fruits de quatre arbres, à choisir et marquer par lui, savoir un amandier, un pommierchâtaignier, un abricotier et un prunier de damas violet; ff . . . ne pourra Ied. preneur tenir train ne soufi'rir y avoir ou entrer gens qui ne soyent de bonne vye, renommée et honneste conversation; item, ne pourra Ied. preneur estandre aucuns drappeaulx ne tendre cordes au dedans dud. jardin, les treilles duquel il sera tenu entretenir . . . , et le laissera en la fin dud. temps ainsy qu'il l'aura entretenu; et sy ne pourra coupper ne arracher aucune chose des arbres d'icelluy jardin sans le vouUoii-. . . dud. bailleur. . . n ; le curage du puits et l'entretien des cordes sont à la charge du preneur; prix: là 1. 1. par an; le bailleur se réserve la faculté de résilier le bail en cas d'aliénation du jardin , à charge de rembourser au preneur trses meliorationsn.— 2 i(fol.vm'"'xv v°).

2085. — Mise en frserviteur et allouée ,

pour un an, par Jean Émery, laveui' de livres, rue Saint-Jacques , de son frère , Andri Émery, âgé de quatorze ans, chez Macé du Bois, libraire, même rue, qui lui fournira le gite et le couvert et lui payera 4 1. i o s. t. pour subvenir à son entretien. — aa (fol. vhi"xviv°).

2086. — Marche' entre Pierre Baudouin, charpentier de bateaux, à Saint-Gennain-des- Prés, et Maurice Motin, marchand de bois, bourgeoisdeParis,pour rrrefaireunghasleaii. . . en façon de nasselle, icelluy retingler tout à run, et y mectre tout cloud neuf, avecques trente courbes neufves , dix planches , de cinq à six toises de long et de deux poulces et demy d'espoisseur, etencoresled. basteau requyncler et recallefetter, et aussi le brayer tant on fous hors que dedans. . ., et en ce faisant, fournir. . . parled.Baudouyn. . . led. boys. . . avecques led. cloud et autres estophes..., et le rendre faict, parfaict et flottant sur la rivière de Seyne . . . dedans ung nioys . . . , lequel Motin aura et prandi-a à son prouffict les râbles et blochetz qui proviendront en faisant led. basteau.. . «; prix: laS 1. 1. — 9.3 (foI.vm"xviv°).

2087. — Mise en apprentissage, pour deux ans, par Jean d'Agoraly, prêtre, religieux de Tordre de Saint-François , du couvent du Mans , demeurant et étudiant au couvent des Gordeliers, à Paris, de son frère, François Sèchc- Epée, âgé de quatorze ans, chez André Seoull, libraii'e et relieur de livres, rue Saint-Jacques, qui lui fournira le gîte et le couvert. — 2.3 (fol. via"xvn).

2088. — Mise en apprentissage, pour deux ans, par René Marion , maître es arts, étudiant et demeurant au collège Sainte -Barbe, paroisse Saint-Etienne-du-Mont, de son frère, Nicolas Marion , âgé de dix-huit ans , chez Denis Fournier, savetier, à Paris, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra quatre écus d'or soleil. — 24 (fol. VIIl"XVII v°).

2089. — Mise en ffserviteur et allouén , pour un an, à l'expiration de son apprentissage, du même par le même chez le même, qui lui fournù"a le vivre , etc. , et lui donnera 6 1. 1. pour son entretien. — 2 4 (fol. vui"" xvu v°).

2090. — Mise en apprentissage, pour deux ans, de Macé de Vallois, originaire de Préaux, près Gaen, âgé de vingt-deux ans, chez Jean Viger, boulanger, à Saint-Marcel , qui lui fournira ie gîte et le couvert. — 29 (fol. ix" v°).

2091. — ffMarion Le Noir, chamberiere, demourant. . . rue des Carmes, à l'enseigne de la Caige, quicte. . . m" Jehan Le Duc, demourant à Paris , oud.lieu, . . . tant de la copulation charnelle que lesd. Le Noir et Le Duc disoient avoir eu ensemble, du faict duquel lad. Le Noir dictestre de présent ensaincte, que de toutes autres choses quelconques dont lad. Le Non- pourroit faire action ... à l'encontre dud. Le Duc . . . , en declairant par elle qu'elle ne auroit et n'a esté defflorée par led. Le Duc ; ceste quictancefaicte moyennant. . . trente livres tournois, . . . assavoir dedans quatre moys. . . 1 00 s. t. , autres 1 00 s. t. trois moys prochains après ensuivans, et les autres vingt livres tournois , pour la nourriture dud. enffant de deux années prochaines après ensuivans qu'il sera né , payables de six moys en six moys cent solz tournois durant lesd. deux années, pendant lesquelles lad. Le Noir sera tenue, moyennant ce, nourrir led. enffant de mamelle et luy fournir de ses neccessitez qu'il luy conviendra , jusques aud. aage de deux ans, lequel enffant après avoir actainct led. aage de deux ans, led. Le Duc promect prandre en sa charge . . . n . — 29 (fol. ix^v").

Octobre.

2092. — Renonciation par Nicole Baudet, veuve de Guillaume Charlemagne, sergent de la juridiction temporelle de l'abbaye de Sainle- Geneviève-du-Mont,à touteaction contre Martin Naudin, faiseur d'ais de papier, au Clos du

Chardonneret, pour injures et voies de fait, moyennant 5o s. t., dont ao s. t. payables à volonté , et le reste à raison de 5 s. t. le lundi de chaque semaine. — 3 (fol. ix'"' ii v°).

2093. — Mise en ffserviteiir et allouée de Guillaume Débonnaire, compagnon nattier, de la Saint-Reuiy dernière à la Chandeleur prochaine, chez Jean Eloys, nattier, chez lequel il demeure actuellement , qui lui fournira le gite et le couvert et lui donnera 4 1. i o s. t. pour son entretien. — 1 1 (fol. ix"vi).

2094. — Pierre Hadevin, drapier drapant, à Troyes, rue Saint- Jacques, paroisse Saint- Michel, s'engage vis-à-vis de Collette Le Sage, veuve de Martin Raguin, rue Perdue, maison à l'enseigne de la Boule, de remettre, pour la Noël, à Antoine Brocheron, ffunes lectres de collation de provision faicte par le Roy ... au proufTict de m° Anthoine Brocheron de l'une des chanoineryes et prébendes de Saincl Estienne de Troyes , par le trespas de feu m" Nicole de Goys, données à Fontainebleau, le second jour du moys de juing l'an mil \' quarante, signées : rrPer Regem , Bretons , et scellées sur simple queue d'un seelen cirejaulne; avecques l'acte deprinse de possession d'icelle chanoinerye. . . », en date du i4 juin i5/io, ffcnsemble les lectres de couronne dud. Brocheron, données à Reims, l'an mil v'xviu, le xxii' jour du moys d'avril, signées : trLoco rfdomini secretarii, Mouzonr, et scellées sur simple queue, en cire rouge, que lad. vefve avoit eu garde dud. Brocheron . . . n; Jean Adam, dit de Troyes, pâtissier, bourgeois de Paris, se porte garant de Pierre Hndevin: en outre, il prend à son compte la dette contractée par Antoine Brocheron envers Collette Le Sage, par cédule du 9 novembre i54o, et s'élevant à 7 1.3 s. 6 d. t. — 11 (fol. ix^vn).

2095. — rrNicolas Barbou. imprimeur de livres,. . . à Sainct Marcel lez Paris, rue de Coippeaulx, confesse que. . . Pierre Ricoart,

marchant libraire juré en l'Université de Paris, demourant sur le pont Nostre Dame, . . . luy a baillé . . . une fonte de lectres de glose de messe! , servans à imprimer, pesans neuf vingt/, douzehvres, desquelles led. Barbou sera tenu. . . de besongner pour led. Ricoart et non pour autre, du jour d'huy jusques à tel temps que bon semblera aud. Ricoart, pour le pris de vingt deux solz six deniers tournois chascune journée ouvrable, en fournissant par led. Ricoart du pappier qu'il conviendra tant seullement, et laquelle fonte led. Barbou sera tenu . . . restituer aud. Ricoart ... en bon estât et valleur, hors usure raisonnable, toutelïoys que bon semblera à icelluy Ricoart. . . •". — 12 (fol. ix" vm).

2096. — Nicolas de l'Eau, âgé de vingtsix ans, déclare s'êlre mis en apprentissage, pour six ans, à partir de la Saint-Remy i538 , cliez son frère, Jean de l'Eau, tapissier, refaisant cielz , tantes et pavillons» , rue des Carmes , jirès du collège de Presles, à charge par celuici de lui fournir le gîte et le couvert. — 1 -î (fol. ix" vni v").

2097. — Vente par Jean Champion, libraire , à Saint-Germain-des-Prés , rue de Buci , et sa femme, Étienuette Machet, à Denis Pasquier, paveur juré du Roi, bourgeois de Paris, de 26 I. t. de rente, à prendre sur les immeubles suivants : une maison rue de Buci ; une autre, sise, comme tous les immeubles ci-dessous , à Sèvres , sur le chemin de Montreuil sous Versailles; un ai'pent et un quartier, rr tant vigne que plante» , lieu-dit Gallardon ; trois quartiers et demi de vigne, lieu-dit la Tillaye; deux arpents de terre, lieu-dit Gallardon; un quartier et demi de vigne, lieu dit aies Gréez» . sur la sente de Sèvres à Meudon; un quartier de vigne et terre, lieu-dit l'Hermitage, sur le chemin de l'Hermitage; prix : 3oo 1. t. — 12 et i3 (fol. iï"ix).

2098. — Mise en apprentissage, pour trois

ans , par Thomas Rourel , savetier, à Flavacourt , près Chaumont, de son frère, Pierre Rourel, âgé de quatorze ans, chez Pierre Charpentier, savetier, à Saint-Marcel , qui lui foiu-nira le gile , le couvert et la chaussure. — 1 3 (fol. i\" ix v°).

2099. — Vente par Etienne Gosse, cordier, à Lagny-sur-Marne , à Michel Mercier, pécheur d'engins , rue de la Rûcherie , et Charles Patart, pêcheur, au port Saint-Rernard, de ffsix douzaines de trentaines de cordes de tili , de vingt-cinq toises de long chaque pièce, à livrer au port des Célestins , à port de'chargeable, dans la quinzaine après la Saint-Marlin d'hiver; prix: 12 1. 1 5 s. t. — 16 (fol. i\" x).

2100. — Vente par Pierre Grisarl, boulanger, au pont de Charenton, à Christophe Havart, Jacques du Moulin et Jean Hérouf, boulangers, de trois milliers de bourre'es, non fourrées, à compter onze cents pour le mille, à livier, pour la Saint-Martin, rtsur le port de la Tournelle ou au dessus, à port chargeabic, entre la maison de mous' de Roux et de lad. Tournelle n; prix: i3 1. t. le millier. — iG

(fol. IX" x).

2101. — Marché entre Guillaume Joigneau , voiturier par terre, à Saint-Marcel, carrefour Saint-Hippolyte, et les commissaires établis par justice pour le nettoiement des boues et immondices de la rue Mouffetard et des rues et ruelles en dépendant , savoir Rortrand Crogne, pelletier, Christophe Moireau, tavernier, Jean Catel, marchand de toiles, Maurice Ménard, boulanger, Guillaume Planchot, laboureur, et Jean du fiost, tavernier, tous demeurant grand rue Mouffetard, pour l'enlèvement et la conduite aux champs desdites boues et immondices, pendant un an, à compter de la Sainl- Remy dernière; prix : 80 1. 1., siu" lesquelles Guillaume Joigneau a reçu 20 1. t., tant en espèces qu'en un tombereau neuf, le reste payable aux quatre termes accoutumés. — 1 6 et 1 8 (fol. Tx"x v").

[i5/ii.]

2102. — Mise en apprentissage, pour ti'ois ans, par Pierre Raberon, tisserand en draps, à ttRoissy lez Gombriei, près Crépy-en- Valois, de son fils, Gilles Raberon, âgé de seize ans, chez Nicolas Haguenet, menuisier, aux faubourgs et près la porte Sainl- Jacques, qui lui fournira le gite et le couvert et recevra trois écus et demi d'or soleil. —

18 (fol. IX" X[).

2103. — Transaction intervenue entre Louis du Friche, laboureur, à Auleuil, Philippe Lynot, sa femme, et sa fille, Jeanne du Friche , d'une part, et Yvon Métayer, voiturier par terre et laboureur, audit lieu, d'autre part, ffpour raison de certaines blessures et froisseures advenue à lad. Jehanne du Frische, par fortune d'une charrette que menoit et conduissoit led. Mestayer, laquelle charrette, par la faulte ou négligence d'icelluy Mestayer, seroit passée par dessus les piedz d'icelle Jehanne du Frische, et pour raison de quoy lesd. mariez avoient faict informer par le greffier de la jurisdiction temporelle de messieurs de SaincteGeneviefve duMontdeParis,et en vertu d'icelle obtenu adjournement personnel et prinse de corps à rencontre dud. Mestayer ...» ; le voiturier verse une indemnité de 7 1. 10 s. t. — 18

(fol. IX" XI v°).

2104. — Mise en apprentissage, pour deux ans et demi, par Guillaume [>e Rrun, laboureur, à Villiers-sous-Saulx, paroisse de Palaiseau , de son fils , Jean Le Rrun , âgé de seize ans, chez Yvonnet Le Vieux, bonnetier, à Saint-Maicel , qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra 8 1. 1. — 18 (fol. ix"xi v°).

2105. — Renonciation à toute poursuite par Robert Godet, manouvrier, à Saint-Victor, contre Jean Gounaut , dit de Villeneuve , manouvrier, rue Neuve Saint-Victor, à l'occasion des voies de fait auxquelles Jean Gounaut s'était livré, un mois auparavant, sur Robert Godet, moyennant 70 s. t. , payables à raison de 1 o s, t.

[i5/ii.]

cliaquc dimanche, à [jartir du 3o octobre. —

1() (fol. IX" XII v°).

2106. — Emprunt par ledit Jean Gounaut à Jean Pelé', maçon, à Paris, de 1 1 s. t. —

19 (fol. IV" -XII v°).

2107. — Mise en apprentissage , pour cinq ans , par Jean Le Gai , marchand de chevaux . place Maubert, de son flls, Pierre Le Gai, âgé de douze ans, chez Riolle du Bois, fondeur de lettres, à Paris, qui lui fournira le gîte et le couvert. — aA (foi. ix" xiiii v°).

2108. — \ente par l'abbaye de Sainte- Geneviève-du-Mont à Jean d'Egrain, joaillier lapidaire, bourgeois de Paris, rue des Cinq Diamants , paroisse Saint-Jacques-la-Boucherie , d'un arpent de vigne, sis près Montrouge, lieu-dit les Hannepeaux , moyennant une rente de 20 s. p., rachetable pour 90 1. 1., à verser en un seul payement. — 27 (fol. ix^'^xYi v°).

2109. — Mise en apprentissage, pour deux ans, par Guillemette Raye, femme de Pierre Soliot, laboureur, à Savigny-sur-Orge, de son fils, Jean de Zaleux, âgé de dix-huit ans, issu de son premier mariage avec feu Toussaint de Zaleux, chez Vincent Fournier, boucher, à Saint-Marcel , (|ui lui fournira le gîte et le couvert, l'entretiendra de souliers et recevra 9 1. 1. — 27 (fol. ix^xvii).

2110. — Marché entre les voituriers par terre Nicolas Poitevin et Jean Poitevin , demeurant à l'Ecole Saint-Germain , et JNicole Violle , conseiller du Roi, maître ordinaire en la Chambre des comptes, commissaire par elle établi sur le fait du pavage et rétablissement des chaussées de la prévôté et vicomte de Paris, représenté par Denis Pasquier, paveur juré du Roi, bourgeois de Paris, pour le charroi du pavé à conduire de la rivière de Seine jusques aux chaussées de la maladrerie du Bourget, de Reuilly, entre le pont de Charenton et Reuilly,

et de Saint-Marcel , rfen la Poincte d'Audouarl , et es lieux que Ton pave sur lesd. chaussées» ; prix : 7 1. 1. le millier de pavé. — 3o (fol. IX" XVIII v°).

Novembre.

2111. — Marché entre Jean Charbonnier, voilurier par terre, aux Gressets, paroisse de La Celle, et ledit Nicole Molle, pour le transport du carreau nécessaire à la chaussée de Saint-Cloud, depuis les carrières de Vauc, esson jusques à ladite chaussée; prix : 7 1. 1 0 s. t. ^

— 3 (fol. ix"xix).

2112. — Bail, pour six ans, par Simon de Colines, imprimeur, bourgeois de Paris , grand rue Mouffetard, agissant comme tuteur des enfants de feu François de Colines, laboureur, à ffCoippeaulx lez Parisn , et du consentement de Nicolas de Colines, laboureur, à Gentilly, oncle des mineurs, de Louis ffd'Aubereti et de Pierre rrd'Ussysi, laboureurs, à Gentilly, parents du côté maternel , et de Gilles Planchut , laboureur, à Saint-Marcel, ami, à Jean Boisseau , laboureur, à Gentilly, de neuf quartiers de vigne, en plusieurs pièces, sis aux terloirs de Saint-Marcel, Saint-Jean-de-Latrau et Gentilly, moyennant 110 s. t. par an ; dans le cas de mariage de l'un des mineurs, celui-ci aura la faculté de prendre sa part, en indemnisant le preneur de ses ff labours et melioialionsio et sous réduction du loyer au prorata.

— 3 (fol. ix"xix v°).

2113. — Marché entre les paveurs Huguet Vocquet, demeurant à Charenton, et Simon Vallette, demeurant à Saint-Marcel, et Nicole Violle, conseiller du Roi, maître ordinaire en la Chambre des comptes , commissau-e par elle établi sur le fait du pavage et rétablissement des chaussées de la prévôté et vicomte de Paris , représenté par Denis Pasquier, paveur juré du Roi, bourgeois de Paris, pour le pavage h faire sur la chaussée, de Reuilly à Charenton , et sur la chaussée Saint-Marcel, du Pont aux tripes

\bku]

à la Pointe Audouard; prix: 6 s. t. ia toise, pour main-d'œuvre et fourniture de sablon, ies paveurs devant entretenir le pavé à leurs frais durant ia première année. — k (fol. ifi).

2114. — Marché identique pour l'établissement, par Huguet Vocquel, du pavé, depuis La Saussaie jusqu'à Villejuif. — k (fol. if i).

2115. — Mise en service et apprentissage, pour quatre ans, par Nicolas Belineau, mercier, au Clos du Chardonneret, de sa fille, Liénarde Belineau , âgée de neuf ans , chez Michel Collet , corroyeur, à Saint-Marcel , grand rue Mouffetard, qui lui fournira le gîte, le couvert et l'entretien , lui donnera, à son départ, ffung corps, ung corset de drap et ung garde robben , et dontla femme, Adrieune Garrault, couturière en bonnets, lui apprendra son métier. — 6 (fol. if m).

2116. — Vente par Raoulin Fouquet, esteufier, au Clos Sainte-Geneviève, à Cardin Thiboust , même profession , rue Geofiroy-Lasnier, d'une rente de loo s. t., assise sur la maison et jeu de paume que ie vendeur a récemment fait construire, sis au Clos et rue Sainte-Geneviève, moyennant 6o l.t. , remboursables en deux versements égaux. —

10 (fol. Il" V v°).

2117. — Marché entre Colas Sevin et Martin des Prés , laboureurs , à Genlilly, d'une part , et Robert Roussel, verrier, bourgeois de Paris, d'autre part, pour la fourniture du moellon nécessaire à la construction, par deux maçons et leurs aides , d'une maison que Robert Roussel fait édifier au lieu-dit Claubaulde, la muraille devant avoir l'épaisseur du grand mur de Jean Aux Enfants; prix : k s. p. ia toise de muraille. — ii (fol. ifvii v°).

2118. — Marché entre Michel Durant , maçon, à Saint-Marcel, rue de Lourcines, et ledit Robert Roussel, pour la maçonnerie de ladite

maison, par deux maçons et leurs aides; prix: k s. p. la toise , la fourniture de l'eau seule étant à la charge de Michel Durant. — 1 1 (fol.n°vuv°).

par Jean de Froideval , prêtre , docteur régent en la Facvdté de médecine et principal du collège de Fortet, curé de Saint-Remy de Gif, à Guillaume Canappe, prêtre, à Gif, et Jean Durant, prêtie, à Toussus, moyennant i35 l.t. par an, à charge de délivrer, chaque année, aux religieuses de Gif, quinze setiers de grain , les deux tiers blé, le reste avoine, deux cents gerbées de feurre et douze livres de filasse de chanvre, comme d'héberger, trois fois l'an, deux jours durant chaque fois, le bailleur et deux personnes, avec leurs chevaux. — 12 (fol. ii'ix).

2120. — Mise ffcn service et nourriture n , pour neuf ans, par Jean Maucouteaux l'aîné, laboureur, à Villejuif, de son pupille, Guillaume Jolys, âgé de neuf ans, fils de feu Guillaume Jolys l'aîné et de feue Marguerite Maucouteaux, chez Claude Jolys, laboureur, à Villejuif, qui lui fournira le gîte, le couvert et l'entretien, «et en la fin dud. temps le rendre honneslement habillé d'habillemens neufz, à ung escu d'or soleil l'aulne de drap , tant en jacquette, pourpoinct que chausses, et luy bailler ung bonnet d'ung escu d'or soleil ; ... et a esté accordé que oîi il seroit mallade plus de ung moy s , que Dieu ne veille , led. preneur sera recompensé du sem-plus tant seullement ... 1 ; Claude Jolys aura la jouissance d'un arpent et demi-quartier de vigne et de la moitié des cinq quartiers de terre appartenant au mineur, moyennant le versement de 46 1. t. — 12 (fol. ii°ix v").

2121 . — Mise en service , pour quatre ans , par Jean Maucouteaux l'aîné et Claude Jolys, laboureurs, à Villejuif, de leur pupille, Guillemette Jolys, fille de feu Guillaume Jolys et de feue Marguerite Maucouteaux, chez Jean

Poislon, laboureur, à Villejuif, qui lui fournira le gîte, le couvert, l'entretien et la rendra habillée de même qu'elle le sera dans quinze jours; Jean Poislon aura ia jouissance d'un arpent et un quarteron de vigne appartenant à la mineure, moyennant le versement d'une somme de 3i l.t. ; rret si lad. fille decedeparavant lesd. années fynyes, que Dieu ne veille, où led. preneur seroit entrer en labour, il despouHeia lad. année, en payant le loyer au dict de gens ad ce congnoissans . . . n. — 12

(fol. 11' IX v").

2122. — Mise en apprentissage, pour cinq ans, par Charles Gaudouin, drapier drapant, à Chambly-le-Hauberger, de son fils, Michel Gaudouin, âgé de treize ans, chez Charles Tourte, bonnetier, à Saint-Marcel, qui lui fournira le gîte, le couvert et les bonnets. — 1/1 (fol. n°xii).

2123. — Engagement par Guillaume Passet, libraire, rue d'Ecosse, de verser entre les mains de Louis Chevallon , avocat en Parlement , créancier de Noël Guiton , libraire , rue des Sept Voies, le montant du loyer de la maison qu'il occupe pour quatre ans encore , appartenant à Noël Guiton; le bail expiré, Louis Chevallon aura la faculté de louer la maison et d'en percevoir le produit jusqu'à complet remboursement de la créance. — 17 (fol. ii°xvni).

2124. — fr . . .Hardouyn Corryvault, maçon , . . . rue de Joy , confesse avoir . . . receu de . . . Jehan Paris, curé de Gramoisy, ou diocèse de Beauvais, boursier et nagueres procureur et à présent commis à l'exercice de procureur du colleige du Cardinal Le Moyne, . . . quatre vingtz escuz d'or soleil, . . . tant en deniers que en marchandise de draps de soye et layne que led. Paris a faict bailler. . . aud. Corryvault, tant par Jehan Le Jay , grossier de soye, pour vingt cinq livres quinze solz neuf deniers tournois, que par uug marchant drappier, nommé Nicolas Foucault, demourant prés

l'abrevoir du bout du pont Sainct Michel, vers le Palays , pour la somme de quatre vingtz quinze livres cinq solz six deniers tournois, envers lesquelz Le Jay et Foucault d'icelle marchandise led. Paris promect partant acquicter. . . led. Corryvault, et ce sur et tant moins de ce quipeultestre deu aud. Corryvault pour la maçonnerie du corps d'hostel neuf. . . faict oud. colleige; ... et a esté accordé entre eulx que où les prieur séculier et boursiers dud. colleige ne vouldroient allouer aud. Paris lad. somme, en ce cas led. Coryvault promect luy rendre lad. somme de quatre vingtz escuz d'or soleil sm- les premiers deniers qu'il recevera dud. colleige. . . «. — 18 (fol. ii'wni v°).

2125. — Mise en apprentissage, pour sept ans, par Mathurin Coquereau, marchand, demeurant aux faubourgs deCorbeil, de son fils, Pierre Coquereau, âgé de treize ans, chez Pierre du Moustier , passeur aux ports de Paris, qui lui fournira le gîte et le couvert. —

1 9 (fol. XI").

2126. — Bail de sa cure, pour six ans, par Jean Visevan, curé d'illiers, au diocèse d'Evreux , demeurant au collège de La Marche, à son vicaire, Pierre Le Goux, prêtre, demeurant à llliers, moyennant 160 1. t. par an. —

90 (fol. Xl"l).

2127. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Jean de l'Auraille, tisserand en linge, à Gometz-la- Ville, près Saint-Clair, de son fils, Pierre de l'Auraille, âgé de dixsept ans, chez Louis Noël, libraire, rue des Sept Voies, qui lui fournira le gile et le couvert et une paire de souliers par an. — 22 (fol. xfi v°).

2128. — Bail, jiour trois ans, par Simon Dumont, prêtre, demeurant aux faubourgs Saint-Marcel, rue de Montauban, à Nicolas Billequr, libraire, à Saint-Marcel, grand rue Mouffetard, d'une maison, jeu de paume et

jardin, rue de Moiitauban , moyennant Sol. t. par an , payables par mois , et à charge d'entretenir les lieux de menues réparations, rrmesmes led. jeu de paulme de carreau et bricoUen; ledit bail l'ésiiiable à la voloulé du preneur, en prévenant le bailleur trois mois à l'avance. — 2 5 (fol. xi"v).

2129. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Martin Poignant, laboureur, auHeaulme, près Pontoise , de son fils, Marc Poignant, âgé de treize ans, chez Nicolas Gacheleu , libraire et relieur, place Maubert, qui lui montrera ou fera montrer à lire et écrire, lui fournira le gîte et le couvert et l'entre tiendra de souliers. — 96 (fol. xi"vi v°).

21 30. — iMarché entie Guillaume Maurice, boucher, à Saint-Germain-des-Prés, et Thomas de Launay, mégissier, à Saint-Marcel, sur le Pont aux tripes , pour la livraison de toutes les peaux de moutons et brebis que Guillaume Maurice fera abattre en ses deux étaux et abats de boucherie, de ce jour à celui de Garème-prenant; prix: 3i 1. t. le cent, rrà compter vingt-six pour le quarteron, et lymosins troys pour deuxi, payable au fur et à mesure des livraisons, Guillaume Maurice ne pouvant rien exiger avant qu'il lui soit dû un cent de peaux. — 26 (fol. xi"vni).

2131. — Abandon par Pierre Tilly, originaire de Lauderneau , au diocèse de Léon en Bretagne, logé en la maison de la Pie, aux faubourgs Saint-Marcel , grand rue Mouffelard , à Thomas Barnabe, marchand anglais, demeurant à Londres, logé en la maison du Croissant , rue Saint-André-des-Aîcs, rftant. . . du sort principal de la depredacion d'une navire appelle Jaques, de Conquest, portant soixante dix tonneaux, qui apartenoit aud. Tilly et qui estoit chargée de vin de Gongnac, de marchandises de toille, mercerie cl sel, pour mener en Escosse, laquelle navire et marchandise auroient esté depredez sur la mer, en allant aud.

voyage d'Escosse, par ung navire appellée la Catheline, de Vysto, équipée en guerre par grant nombre d'Angloys, oii estoient les principaulx cappitaines d'icelle navyre, nommez Thomas Cartel, Jehan Jonc, Thomas Pamart, André Houars, Jehan Fichart et autres leurs aliez et complices à giant nombre, comme dict est; que de la poursuicte qui en a esté faicte par led. Tilly, tant en ce pays de France que oud. pays d'Angleterre, et aussi pour raison des forces, violances, blessures, navrures et bastures commises et perpétrées tant aud. Tilly que à ses gens et consors qui conduisoient et menoient sad. navire ... n; Thomas Bai-nabé abandonne , par contre, à Pierre Tilly la moitié de sa créance sur Eustace Le Doyen, écuyer, seigneur d'Armentières, et Jean Bazannièr, marchand et bourgeois de Paris, son compagnon et associé , et la moitié des dépens , dommages et intérêts à lui attribués par arrêt du Grand Conseil. — 28 (fol. xi"viii).

2132. — Reçu par Roch Firellin, praticien en cour laye , rue du Vieux Poisson , à Louis de Fransures, écuyer, seigneur de Tilloy, près Amiens, y demeurant, de dixhuit écus d'or soleil, ffà quoy led. Roch Firellin ... a remys . . . aud. Roch {corr. Loys) de Franssures tous et chascuns les despens , dommages et interestz ... à cause de certains excès , bastures et navreures faiz et perpétrez par led. Loys de Franssures et autres ses complices à la personne de lad. Marie du Chcmyn, [femme dud. Roch Firellin] , aud. lieu du Tilloy, le jour de la Feste Dieu derrenier passé, et ce en tant que touche led. Loys de Franssures seuUement , et sans y comprendre Jaques de Franssures et plusieurs autres leurs complices, et pour raison de quoy auroit esté informé et obtenu prinse de corps. . . «. — 28 (fol. xi"x).

2133. — Jeanne Hermant, veuve de Pierre François, demeurant aux faubourgs Saint- Marcel, rue Neuve Sainte-Geneviève, aà laquelle led. Fizelin a baillé la quiclance cy

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dessusi, fait remise à celui-ci des dix-liuil, ocus d'or soleil qu'elle lui a prêtés pour aller en Picardie, sous re'serve qu'il redeviendrait son débiteur, si elle ne pouvait toucher le montant de la quittance. — 28 (fol. xi"x v").

2134. — Mise eu apprentissage, pour six ans, par Miclielle Vasseux, veuve de Rertin Papin, foulon de draps, à Saint-Marcel, de son rds, Jean Papin, âgé de onze ans, chez Charles Le Vasseur, brodeui', qui lui fournira le gite et le couvert et recevra 7 1. 5 s. t. — 3o (fol. xi"xim).

Décembre.

2135. — Bail, pour cinq ans, par Jacques Massue, compagnon csteiifier, sous les halles de la Lingerie, à Thomas Heurtevent, maître esteufier, audit lieu, d'un jeu de paume et dépouille , sis à Saint-Marcel , grand rue Moufletard, à l'enseigne de la Bouteille, moyennant 3o 1. t. par an. — i" (fol. xi"xvii).

2136. — Marché entre Jean Poissonnier, menuisier, grand rue Saint- Antoine, maison à l'enseigne de Sainte-Catherine, et François Vertus, chanoine de rrMacousTi , pour l'exécution des meubles suivants, à faire, en partie, avec les trente-quatre pièces de bois de noyer remises par François Vertus à Jean Poissonnier : rrung lict de Caem de six piedz et demy de long et cinq piedz de large, ayant les piedz tournez et les pièces ravallées, desquelles pièces les pilliers seront de six piedz et demy de hault; item, ung autre lict de Caem, ayant quatre piedz de large et six piedz de long , de semblable façon que le précèdent; item, ung dressoir carré, à pilliers tournez, à deux guischetz, à moullure d'anticque et panneaulx emhoutez,à deux layettes coulisses, etcouppé par la moiclié; item, une table de quatre piedz et demy de long et Iroys piedz de large, sur une chaize ayant une layette coulisse, à pilliers tournez; item, demye douzaine de chaizes à pan et pilliers toiu-nez; item, demye

ACTES >OTAnUiS. I.

douzaine descabelles moullées; item, deux jtetites chaizes ta doz, le tout boys de noyer; item, une table de quatre piedz et demy de long et deux piedz et demy de large, assise sur une chaize ayant une layette coidisse, lad. table et chaize de boys de chesne; item, ung lict bastard à pilliers tournez, de six piedz et demy de long et cinq piedz et demy de large, de boys de chesne; et a esté accordé entre eulx que où led. boys ne fournira, en ce cas a promis. . . led. Poissonnyer de fournir le pardessus à ses despens ... « ; à livrer dans trois mois; prix: douze écus d'or soleil. — 9 (fol. xi"xvni).

2137. — Marché entre Pierre Baudouin, charpentier de bateaux , à Saint-Gcrmain-dcs- Prés, et Jean Tousson, marchand, bourgeois de Paris, pour trrefaire... ung grant basteau à clyn, apartenant aud. Tousson et qu'il a de présent à la Tournelle , llotant sur la rivière de Seyne, contenant dix et sept toises et demye de long, sur la largeur qu'il est, iccllui basteau retingler tout à run , le reclinquer et calfester, y mectre treize râbles neufz où il apartiendra , avecques treize courbes fournyes de blochetz, deux platz bords, quatre arcellieres, treize planches et une traveure, garnye de ce qu'il luy apartient...'^ ; le travail sera commencé le premier jour ouvrable après la Pentecôte et sera terminé dans les six semaines ; les matériaux seront fournis par Jean Tousson , à qui reviendront tries vielles estophes et demohcions" ; celui-ci distribuera un muid de \in pendant l'exécution du travail et versera 98 1. t. à Pierre Baudouin. — 5 (fol. xn").

2138. — Jean Micart, fondeur de lettres, rue Judas, consent, moyennant une indemnité de /i 1. t. , à la résihation du contrat d'apprentissage souscrit par Guillaume Le Gras, noteur en livres de musique, rue Saint-Symphorien , près l'église Saint-Denis-de-la-Chàtro , qui devait le servir deux ans et lui verser i3 1. 1.; Jean Micart remettra à Guillaume Le

IMPRIIICIIIE NATIONALE.

Gras, qui a servi seulement six mois, les tr biens meubles qu'il a à iuy ajjarlenans, à voulenté...'). — 5 (fol. xn").

2139. — Reçu par Etienne de Launay, fripier, rue des Amandiers, à Jean Louis, imprimeur, rue des Sepl Voies , de 76 1. 1. , somme représentant les dix -huit derniers mois de loyer de la maison de la rue des Sept Voies , louée par Etienne de Launay à Jean Louis, qui n'est plus redevable que du terme à échoir à Pâques i5/i2. — 5 (fol. xu"i).

21 -^lO. — Marché entre Pierre Baudouin, charpentier de bateaux , à Sainl-Germain-des- Prés, et Maurice Motin, marchand de bois, bourgeois de Paris , près le port Saint-Bernard , 2)our la fourniture d'rcune flecteàclyn, tout de neuf, contenant six toises deux piedz de long sur six piedz deux poidces de large et de deux piedz et demy de parfondeur, courbée, râblée, plancliée, bordée et ferrée devant et derrière, ayant quatre boulions de fer auxboutz, dont deux à chascun bout, . . . faicte, parfaicte bien équipée et garnye de tout ce qui Iuy apartient, flotantà la Tournelle, sur la rivière de Seyne , au port de la Tournelle . . . ii , à livi-er pour le jour de Carême-prenant; prix : ho 1. 1. — 6 (fol. xn"i).

21/»1. — Renonciation par Jean Brévanne, carrier et laboureur, à Saint-Marcel, aux deux années restant à courir, à partir du jour de Noël prochain , du bail à lui consenti par Nicolas Bersin, mêmes qualités et domicile, d'une place de terre contenant trois quartiers , dont la plus grande partie en carrière découverte , sise au terroir de Saint-Jean-de-Latran , lieu-dit les Chassegays; la pierre existant au jour de Noël appartiendra à Jean Brévanne. — 6 (fol. xn"ini v°).

21A2. — Location, pour un an, par Claude Macé, laboureur, ,à Notre-Dame-des- Champs, à Jean Fontaine, mauouvrier, et

Claude Bameau , laboureur , demeurant à Gentilly , du sous-sol d'un quarteron de terre , sis à Gentilly, lieu-dit la Terre à pots, rpour... prandre par eulx toute et telle quantité de terre... que bon leur semblera et utille sera pour faire potz de terre, eu soustenant touteffoys par eulx et faisant faire des pilliers pour soustenir le hault en bon estât, en telle manière qu'il n'en puisse advenir aucun inconvénient ne fondis, et où aucun fontiz y auroit, iceulx preneurs seront tenuz le restablir en bon estât et icellui remphr de la terre dud. quarteron; sans aucunement fouller prés des arbres estans sur led. quarteron, de paour qu'ilz ne puissent cstre gastez et endommagez ... 5) ; prix : 6 1. 1 5 s. t. ; en cas de maladie , les preneurs auront la faculté de se faire remplacer. — 6 (fol. xu"v v°).

2 1/1 3. — Marché entre lesdits Jean Fontaine et Claude Rameau pour la livraison à celui-ci de toute la terre à pots que Jean Fontaine extraira du susdit quarteron; prix: 8 s. t. la charretée de soixante-quatorze mottes; dans le cas où Claude Rameau ne voudrait prendre la terre, Jean Fontaine pourra en faire son profit; mais dans les deux cas, Jean Fontaine acquittera le prix du loyer. — 6 (fol. xh"vi).

2144. — Vente pai' Pierre Baudouin, charpentier de bateaux, à Saint-Germain-des- Prés, à Berthelol Patart, pêcheur d'engins, au port Saint-Bernard, d'aune nasselle servant à pescher, de xxn pierlz de long et de xx poidces de hault, sur troys piedz et ung poulce de large, en fons, brayée tant hors que dedans, lad. nasselle toute neufve. . ., sans planches evantées , rendue et livrée flottant sur la rivière de Seyne, aud. port Sainct Bernard, dedans Pasques. . . » ; prix : 7 1. t. — 6 (fol. xn"vi).

2145. — Règlement du compte de tutelle de Guillaume Le Gras, noteur en musique, rue Saint-Symphorien, fds de feu Pierre Le Gias, eu son vivant demeurant au jeu de

[i5/.i.] RECUEIL D'AC

paume du Trou Perrette, à Paris, et de feue Collette Regnault, ledit Guillaume Le Gras, âgé de vingt-six ans, marie à Robine Abel, et pupille de son oncle, Robert Le Gras, hôtelier, à Saint-Marcel , nommé tuteur le 1 9 juin 1 628 :

Prise'e du mobilier. . 101 1. 1/1 s. /i d. t.

nLa creue, à raison de deux s. t. pour livre 1. 10 1. 3 s. 6 d. I.

Deniei's comptants . . 35 1. 1 4 s.

Dettes par ce'Jules et brevets 1 1 1 I. 8 s. 6 d. t.

Reliquat du prix de vente par Pierre Le Gras à Jean Picart et Mathurin Le Rorgne , laboureurs, à Saint-Cloud, d'un arpent et demi de vigne et terre, en trois pièces, sis à Saint- Cloud, lieux-dits Vauriclieux, les Groux et les Claviers de Chantepie, vendu 60 1. 1 35 1. 10 s. t.

Prix dune rente de 60 s. t. , à prendre d'abord sur Adrien Firely et Michelle La Canclie, puis sur Jean Drouart, de Sèvres, vendue, par autorité de justice, pai' le tuteur. A G 1. t.

Arrérages de ladite rente pendant quatorze ans ^1-:! 1. 1.

Total: 376 i. 10 s. 4 d. t. , dont décharge est donnée au tuteur.

Déboursés du tuteur :

Frais funéraires , payement des sergents mis en garnison pendant l'inventaire, menus frais 7/1 1. 10 s. 5 d. t.

Commissaire qui a mis garnison en la maison et posé les scellés, notaires qui ont fîiit l'inventaire, inventaire, salaire des sergents, fffraiz de i'esleclion de tuicion, tant au conseillier que pour avoir levé led. acte de tuicion et rapport du sergent qui a adjourné les parensn 1 0 1. t.

Legs à Clément Le Fèvre , faiseur de gibecières 9 1. 18 s. t.

Legs à la fille d'Adrien J^e Gras, nièce du testateur 4 1. t.

Payé à Rridou, vicaire de Sainte-Croix, ffpour les services, paremens d'autel, prose et autres petis droiz que l'on a acouslumé

TES NOTARIES.

payera 4 1. 19 s. 4 d. t.

cFraiz et mises du procès de La Savetiere, vefve dud. deffunct, qui soustenoit avoir moictié des biens meubles demeurez dud. décès, et pour raison de quoy il a convenu aud. tuteur accorder avecques elle , par lequel accord les parties se sont désistées de leurs procès et différends , sans despens d'une part et d'autre, et ouquel procès led. tuteur a faict procedder par plusieurs journées et assignacions et tellement qu'il a prouvé que lad. Savetiere estoit mariée à ung autre que audict deffunct. ..11 20 I. t.

Payé aux notaires trpour lad. chevissance" 10 s. t.

Payé à de la Motte pour dépens par lui obtenus contre le tuteur, à l'occasion de salaires à lui réclamés par le défunt. . 10 1. t.

Frais de procédure 1 0 1. 1.

Payé à de la Rougeraie, pour loyer de la maison du défunt 1 5 1. t.

«Au geôlier de com't d'église, dont y a voit obligation, et pour lad. obligation, seel et expedicion d'icellcn 61 s. t.

A Jean Siroteau, pour ses journées, salaires, peines et vacations d'avoir témoigné contre La Savetiere 1 10 s. t.

A Isabeau Desnoyers, pour avoir gardé le défunt 5o s. t.

A Macé Le Gras, apothicaire, jjour le luminaire de l'enterrement et les drogues livrées durant la maladie 75 s. t.

A Hugues Mathinat, fripier, pour la prisée de l'inventaire 20 s. t.

Montant des brevets et cédules cotés E, C, F, H, M, 0, P, R, S, T, X, Y et un 69 I. 2 s. 4 d. t.

Frais du procès contre Adrien Firely et Michelle La Candie, r? ouquel procès il [Robert Le Gras] a obtenu et les despens taxez à lad. somme, la sentence et taxe desquelz despens demourera... au prouffict desd. Guillaume Le Gras et sa femmo . . 78 1. 1 1 s. 5 d. ob. t.

A Raltazar Muralor, pour somme à lui

due 35 1. t.

hOk

Indemnité du luteiir pendant treize ans 65 1. t.

Total : 422 1. 7 s. 6 d. obole toui'nois. dont ddchai'ge est donne'e au pupille.

Le tuteur verse , en outre , entre les mains de Guillaume Le Gras, 20 1. t. — 7

(foL XIl^VH v°).

2146. — Reconnaissance par Thomas Barnabe, marchand anglais, demeurant à Londres, loge' au Croissant, rue Saint-Andrcdes-Arcs, au profit de Pierre Tilly, marchand. du duché de Bretagne, logé à la Pie, aux faubourgs de Pai'is, grand rue Mouffetard, de quatre cent vingt écus d'or soleil , reliquat des cinq cents écus d'or soleil constituant la moitié de la créance, dépens, dommages et intérêts compris, de Thomas Barnabe surEuslaco Le Doyen, écuyer, seigneur d'Armentières , et Jean Bazannier, marchand, bourgeois de Paris , son compagnon et associé , moitié cédée à Pierre Tilly par contrat en date du 28 novembre précédent (voir plus haut, n° 2131); ladite somme payable à Paris, chez Jean Journée, apothicaire et épicier, rue Saint-Honoré. — 7 (fol. x!i"xi).

2147. — Contrat de mariage de Marie Garcier, fdle de Pancrace Garcier, marchand, bourgeois de Paris, rue Saint- Victor, et de Jacquehne Menessier, avec Robert Godin, tailleur de pierre, à Saint-Germain-des-Prés, grande rue de la Boucherie , près la Bouchel'ie, assisté d'Antoine de Boulogne, joaillier, de Barnabe Le Vest, barbier et chirurgien, et de Jean Ragueneau , tailleur de pierre , ses parents. — 11 (fol. xu"\nn).

2148. — Mise en service, pour un an, de Thomas Habelin, compagnon faiseur d'ais de papier, à Saint-Marcel, âgé de seize ans, chez Jean Maunourry, faiseur d'ais de papier, à Saint-Marcel, qui lui fournira le vivre, etc., lui payera 6 1. 10 s. t. et lui donnera trune chemyse neufve. de chanvre,...

touteflbys qu'il plaira aud. alloué... «. — 12 (fol xii"xvi).

2149. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Guillemette Mouton, veuve de Nicolas rrdes Voys^i, laboureur, à Saint-Marcel, de son fds, Jean n-des Voysn , âgé de quinze ans, chez Claude Belletante, savetier, à Saint-Marcel, qui lui fournira le gîte, le couvert et la chaussure. — 1 4 (fol. xu"\vni v").

2150. — Reconnaissance par Robert Feirant, laboureur, à Clamart, et Ambrois Corée, même profession, à Châtillon, au profil de Pierre Grosmors, hbraire, bourgeois de Paris, au Mont Saint-Hilaire , de 10 I. 10 s. I., constituant le reliquat de la somme moyennant laquelle les parties avaient conclu un arrangement amiable au sujet des sept écus d'or soleil que Pierre Grosmors avait payés à Philippe Sachet, marchand de chevaux, à Paris, pour le compte de Claude Corée, frère d'Ambrois Corée. — i4 (fol. xu"xvni v°).

2151. — Renouvellement du bail de sa cure, pour un an, par Mathieu Le Boindi-e, régent au collège de Bourgogne, y demeurant, curé de l'église Saint-Marlial de rtChampdorTî, au diocèse de Sens, à Louis Boudin, prêtre, à ftChampdorTi , à l'exception des grosses dîmes, trtant en novalles que non novallesi; prix : 4o I. t. — 26 (fol. xii"xix v°).

2152. — Contrat de mariage d'Antoine Maréchal, valet de chambre du trésorier général Grolier, logé en la maison de la Cloche, l'ue Saint-Houoré, avec Antoinette Berlhrier, veuve de Geoffroy des Aides , rue du Mûrier. — 20 (fol. xnfvn).

2153. — Bail, pour un an, par Jacques Maupertuis, imprimeur de livres, rue du Bon Puits, marié à Nicole Henry, à Jean Chapelain, secrétaire et chapelain de l'abbé de Luxeuil en Bourgogne, même rue, d'une

;/ii.]

saliette basse dépendant d'une maison , sise rue de Rordelles, devant le collège de Tournay, (ravec aysance en la cave... , pour meclre du boys ou autres ses neccessitez , pour la provision dud. preneur, ensemble aisance pour aller en la saliette par la porte et ouvroir d'icelle, toutefïoyset quantesque bon luy semblera. . .n; prix : 10 I. t.; faculté ppur le preneur de partir, en prévenant quinze jours h l'avance et en payant tout terme commencé. — 9 2 (fol. xni"xi).

2154. — Bail, pour un an, par Jacques de Clermont, tanneur, à Saint-Marcel, h Jean Valentin , boulanger et carrier, à Saint-Marcel, rue deLourcines, près les Cordelières ,<rrf une bouclie de carrière que led. de Clermont a faict ouvrir depuis trois moys enca, en une pièce de terre contenant sept quartiers , assise ou terroir de Sainct Jehan de Latran , ou lieu dict Pignehoue,. . . abboutissant sur le grant chemyn d'Arcueil. . .; et pourra led. preneur tirer. . . toute et telle quantité de pierre que bon luy semblera, et la fouHer de fons en comble et tellement que lad. pièce de terre n'en soit aucunement gastée ne endommagée , et en ce faisant ne pourra mectre plus d'ung homme avecques luy, ou ung autre en son lieu, . . . pour besongner en lad. carrière , en laquelle carrière il fouUera à jour jusques au ciel, et en ce faisant sera tenu de faire pilliers et soustenir comme il apartiendra, par dessoubz , autant plain que wyde , tellement qu'il n'en advienne aucun inconvénient. . . ■" ; prix : i6 1. t. — 23 (fol. xm"\ii).

2155. — Marché entre Claude Roze et Michel Aubort, laboureurs et carriers, à Saint- Marcel, d'une part, et Nicolas Bersin, mêmes qualités et domicile, d'autre part, pour la fourniture par les premiers à celui-ci de fftoute et telle quantité de pierre de lyaiz qu'ilz feront. . . du jour d'huy jusques au jour Sainct Jehan Baptiste prochai tiement , avecques les marches. . . , lequel liaiz aura quatre piedz

de pierre en carré pour le moins..., et les mai'ches seront de trois piedz et demy pour moins de long, sur la haulteur du lyaiz, e\ d'ung pied de large ... « ; à livrer sur le friche de la carrière de Chassegay, en aidant au chargement; prix : i5 s. t. la toise de liais et 9 s. t. la marche. — 27 (fol. xni"\ui).

2156. — Marché identique entre Michel Drouet, carrier, à Saint-Marcel, propriétaire d'une carrière audit lieu-dit Chassegay, et ledit Nicolas Bersin. — 27 (fol. xm"xni).

2157. — Mise en apprentissage, pour huit ans, par Jean Hallade, nianouvrier, rue Saint-Victor, de son fds, Jacques Hallade, âgé de treize ans, chez Jean Gervais le jeune, couvreur de maisons , à Paris , qui lui fournira le gîte , le couvert et l'entretien et lui donnera , à sa sortie, une auge, un marteau taillant, un sergent, un martelet et une truelle. — 27 (fol. xui"xiiii).

2158. — Versement par Jean Voirrières, laboureur , à Yerres , — débiteur de Christojjhe de l'Auhie, pour 100 s. t., somme restant d'une créance de quatre écus d'or soleil, ffpar obligacion que led. de l'Aulne avoit baillée aud. Meze, pour soy faire payer desd. cinquante solz tournois, et laquelle obligacion led. Meze a affermé. . . avoir esté rompue* et mengée par ung chien, en sa maison a, — entre les mains de François Méze , marchand , bourgeois de Paris, rue Saint- Victor, d'une somme de 5o s. t.; engagement de Jean Voirrières de verser autres 5o s. t. , en l'acquit de son créancier, entre les mains de Guillaume Auboust, monnayeur, à Paris, à la réquisition de celui-ci. — 28 (fol. xni"xvi v°).

2159. — Délivrance par Jean Cochet le jeune et Pierre Pasquier, laboureurs, à Ivrysur-Seine, exécuteurs testamentaires de Marguerite Capitaine, veuve de Pasquier Pasquier, demeurant à Ivry, à la fabrique d'Ivry, d'un

legs de 8 s. p. de rente, dont moitié sur la moitié d'une maison , sise à Ivry, rue du Monceau , près du puits , en la censive de la Bastille, à Paris, propriété de Jean Cochet, et moitié sur trois quarts de vigne , sis à Ivry , lieu-dit le Clos Damp Regnault, appartenant auxdits exécuteurs et à Jean Barré, laboureur, à Ivi'y; obligation pour la fabrique de célébrer , le 8 mars de chaque année , deux basses messes de Requiem, avec inscription au martyrologe et publication au prône ; engagement par les propriétaires respectifs de payer les rentes. — 98'''(fol. xin"xvii).

2160. — Renouvellement de bail, pom* six ans , par François rrCriffiusn, libraire, imprimeur de livres , bourgeois de Paris , rue des Carmes , et par Antoine Foucault , ff dud. estât i^ , grand rue Saint-Jacques, à l'Image Notre-Dame, à Pierre Mousset, laboureur, à Paris, près la porte Montmartre, d'un arpent et demi de marais , en deux pièces , sises aux Marais de Paris , lieu-dit le Chemin de Montmartre, l'une d'elles tenant d'un côté au chemin de Clignancourt et aboutissant d'un bout au chemin de Montmartre; prix: 20 I. t. par an, avec obligation d'entretenir le parterre et les treilles et de planter des saules autour des marais. — 28'"' (fol. xni"xviii).

2161. — Renonciation à toute action par Perrette Postolle, servante et chambrière, à Saint-Marcel, sur le Pont aux tripes , contre Claude Mymy le jeune, chandelier de suif, audit lieu, absent, pour ^la copulacion charnelle qu'elle dict avoir eue avecques led. Mymy et pour raison de quoy elle dict eslre de présent grosse et ensaincte d'enffant de troys moysi , moyennant 60 s. t., dont 20 s. t. versés ce jour par Claude Mymy l'aîné , père de Claude Mymy le jeune, et le reste payable rrsi tost. . . qu'elle sera acouchée, pour ayder à la

gesinerfl , et à charge par Claude Mymy l'aîné ffde prandre led. enffant si tost qu'il sera venu sur terre, le faire nourrir et entretenir à ses despens et eu acquitter. . . lad. Perrette Postolle...". — 29 (fol. xnr"xix).

2162. — Déli\Tance par Claude Maucouteaux l'aîné , laboureur , à Villejuif , exécuteur testamentaire de Michel Barré, laboureur, à Villejuif, à la fabrique de Villejuif, représentée par Cardin Cretté, laboureur, à Villejuif, l'un des deux marguilliers , d'un legs de 8 s. p. de rente, à prendre sur trois quarterons de vigne , sis à Villejuif, derrière le Lion d'or, et sur trois autres quarterons et demi de vigne, même terroir, lieu-dit le Sablon, tenant d'une part au chemin de Malassis, à charge par la fabrique de célébrer, le 1 2 août de chacpie année, deux basses messes de Requiem, avec inscription au martyrologe et publication au prône. — 28 (fol. xnu"i).

2163. — Marché entre Pierre du Bois, marchand imagier, rue Neuve Notre-Dame , et Louise Loiseux, veuve de Gilles Bouvier, épicier, apothicaire et bourgeois de Paris, absente, représcntéepar Jean Prévost, bourgeois de Paris, rue Galande, pour «bailler et livrer troys ymages de pierre de Tonnerre, sans fracture ne mauvaise veyne . . . , chascun ymage de quatre piedz de long, enrichiz quant à la taille et deuement faiz, comme il apartiendra , et faictz selon le portraict que led. du Boys a pardevers luy . . . , l'ung desquelz ymages sera de Sainct Loys, enrichy à la taille par son manteau de fleurs de lys; l'autre de Sainct Pierre, et le troisiesme de Sainct Gilles; plus, de faire entailler et livrer en pierre de Sainct Leu ... les tabernacles pour niectre et asseoir lesd. ymages . . . , selon ung autre portraict que led. du Boys a semblablement par devers luy. . ., et le tout rendu faict, parfaict et assis, à ses

'■' Jean Barré signa cet acte le a 2 février i5ia. ''' Antoine Foucault signa cet acte le 9 juillet i542.

[i5/ii-i5/i2.]

propres coustz et despens, en leur place, dedans ia chappelle neufve prochaine aprt^s le revesliere de l'église parrocliial monseigneur Sainct Eslienne du Mont de Paris, dedans. . . Pasques procliainement venant ... « ; prix : dixueuf écus d'or soleil, dont six e'ciis d'or soleil payés par Louise Loisenx, et !e reste payable par Jean Prévost, en l'acrpiit de Louise Loisenx, à la livraison de la commande. — 29 (fol. xiin"i v").

21G4. — Marché entre Pierre Moysy, voiturier par terre , près le port de la Tournelle , d'une part, et d'autre part, Jacques Rousseau , verrier, Jacques Maçon, menuisier, et Pierre Pichard , sellier et lormier, bourgeois de Paris , (t commissaires establiz et ordonnez par justice à faire curer et nectoyer les boues et immundices du quartier de la place Maulhert et du Mont Saincte Geneviefve , depuis la porte Bordelles en abas, jusques h la maison de la Bergerie, sise rue Sainct Juhen le Paouvre, prés le carrefour Sainct Sevrin, comprins le reste dud. carrefour, jusques à la rue Sainct Jaques, excepté les deux maisons des deux coings dud. carrefour, du costé de devers les Chappelletz , aussi comprins oud. quartier le Pavé, jusques au logis du Fer de cheval, icelhiy comprins, et pareillement toute la rue des Prestres, le cloistre ancien de Saincte Geneviefve et les deppendanccs, du costé dud. quartier de la place Maulbert, des rues des Amendiers, Judas, Traversaiue, des Noyers, Sainct Victor, rue de Bievre, rue Perdue, rue d'Amboise , rue de Buscherie de Petit Pont , rue des Trois Portes et rue des Ratz , rue au Feurre et ruelle Sainct Biaise», pour rrcurer, wyder et nectoyer», du 1" janvier au 3i décembre i542, ffles boues, immondices et ruisseauLx dud. quaitier... et les mectre hors desd. ruisseaxdx, icelles charger en ses tumbereaulx, avecques toutes et chascunes les ordures, boues et immondices qui proviendront des maisons et lieux dud. quartier. . . et les mener aux champs...»; prix : aAo 1. t., sonnne

àOl

payable par douzièmes, le dernier jour de chaque mois, et sur laquelle les trois commissaires ont, à part égale, avancé 20 1. t., qui leur seront déduites, par fraction, à la lin de chaque mois; le voiturier louchera, en outre, le produit de ia perception que les commissaires ont droit de lever sur les marchands de pain, herbes, poisson et autres marchandises, rr dedans la rue et place Maulbert» , perception qui avait été antérieurement affermée à Pierre Thomas, charron; enfin, les commissaires mettent, à titre gracieux , à la disposition du voiturier les deux vieux tombereaux que leurs prédécesseurs rravoient baillé aud. Moysy pour ayder à faire la wydange», à charge par celui-ci de les restituer à l'expiration du marché. — 3i (fol. xnu"ni).

15/i2 [suite). — Février (suite) A Décembre.

2165. — Suivent onze quittances du voiturier. — 10 février, 5 mars, 7 avril, 5 mai, 9 juin, 5 juillet, 2-2 août, 6 septembre, 3i octobre et 9 décembre (fol. xnii^ni v").

Janvier.

216G. — Abandon par Pierre Moysy, voiturier par terre, a la Tournelle, à Pierre Thomas, charron, boui^geois de Paris, rue Galande , près la place Maubert , de la perception , pendant l'année i5/i2, de rftous et chascuns les deniers. . . qu'il est permis ausd. commissaires de lever. . . sur tous et chascuns les vendans en destail en lad. place Maulbert et es environs. . ., et ce bien et deuement, honnestement et sans scandalle. . . » , moyennant le versement par le fermier de 20 I. t. et l'exemption de sa cote personnelle. — i" (fol. xnu"iiii v°).

2167. — Quittance générale et récapitulative de aSo 1. t., par Pierre Moysy, voiturier par terre, près la Tournelle, à Charles Frcmin, apothicaire, Jean IJanot, rôtisseur, et Nicolas de la Porte, potier d'étain, bourgeois

de Paris, commissaires ordonnés par justice, pour l'année i5Ai, pour le nelloiement ffdu quartier de la place Maulbert et du Mont de Saincte Geneviefve, depuis la porte Bordelles jusques au carrefour Sainct Severinn. — a (fol. xnii"v).

2168. — Renonciation par Guillaume ffdu Feust", manouvrier, h Saint- Marcel, rue Treppercl, au profit de Jacques de l'Eperon, presseur de draps , à Paris , au bail , à lui consenti par le père de ce dernier, Pierre de l'Eperon, libraire, bourgeois de Paris, d'une maison, contenant deux chambres en haut, grenier au-dessus, salletle en bas, sise rue du Bon Puits; moyennant celte renonciation, sous réserve de la jouissance de la cave jusqu'à Pâques, et moyennant l'engagement par le renonçant de verser à Pâques 35 s. t., les parties se désistent ffdes différends et procès qu'ik avoient l'ung à i'encontre de l'autre, tant pour raison dud. bail que pour les menues reparacions que led. du Feust estoit tenu faire. . . t. — 2 (fol. xnn"v v°).

21 G9. — Marché entre Jean Blonde, menuisier, à Paris, et Louise Loiseux, veuve de Gilles Bouvier, bourgeois de Paris, représentée par son iils, Jean Prévost, bourgeois de Paris, pour ff faire. . . et livrer. . . en la chappelle de Sainct Pierre, Sainct Loys et Sainct Gilles de l'eghse parrochial mons" Sainct Estienne du Mont de Paris, la closture de devant et la lambrissure haulte jusques à la voirriere d'icelle chappelle , dont les coings et pilliers d'icelle chappelle seront revesluz dud. lambrissement, ouqucl lambrissement y aura ung banc à asseoir les hommes , prest pour fermer à clef, garny de marches; et si sera l'hostel lambrissé par devant, garny de guischelz et de fons par dedans, et si sera tenu de faire une marche oud. autel, comme celle du maistre autel neuf dud. Sainct Eslienne, de la haulleur d'nng poulceou peu plus, et de telle largeur et longueur qu'il apartiendra, conforme oud. autel;

plus sera tenu de faire les sièges des femmes , avecques leurs bancs pour asseoir, gnrnyz de guischelz pour fermer à clef; item, devant lesd. sièges faire les oratoires, et derrière, leurs petites caquetoires; aussi sera tenu de lambrisser autour de l'esgout des burettes d'icelle chappelle, justement et deuement, le tout de la forme et manière de la chappelle de madame la Boursière, estant dedans Sainct Jaques de la Boucherie à Paris, et de boys sec de Montargis, le plus beau que trouver se pourra, sans aulbyer, enrichy quant à la taille comme celle de lad. Boursière, ou plus et mieulx, si faire se peult, sauf que les panneaulx de devant de lad. closture seront faiz h moulleure, connue la derreniere chappelle neufve de la nef Saincte Geneviefve, et au dedans desd. panneaulx y aura des testes de lyons, comme celles de la chappelle neufve de lad. nef, prés du cueur de Saincte Geneviefve; et au lieu de la marque et armes de lad. Boui'siere, il sera tenu en, faire d'autres , telles que l'on vouldra , qui seront faictes et mises aud. couronnement, closlure et bancs, et semblablement la devise de l'escripture qu'il y conviendra mectre, laquelle escripture sera noire, et lad. marque sera dedans ung escusson, eslevée en bosse noire; et sera le tout faict par la forme et manière que dessus; et en ce faisant, led. Blonde fournira tout led. boys, peine d'ouvriers, aydes et autres choses à ce neccessaires , dud. mestier de menuysier , et rendra lad. besongne faicte et parfaicte en lad. chappelle et assise, à ses propres coustz et despens, . . .dedans dix jours pour le plus tard paravant le jour de Pasques prochainement venant... «; prix : 128 1. 1., dont dix écus d'or soleil payés au nom de Louise Loiseux, par Jean Prévost, qui versera pareille somme à Carême-prenant et le reliquat à h livraison. — 3 (fol. xini"vi).

2170. — Marché entre Guillaume Pappier, carrier, à Saint-Marcel, rue des Postes, agissant avec le consentement de Guillaume Soué, bonnetier, à Saint-Marcel, rue Mouffetard,

'i5ll-2.]

d'une part, et Jean Alorge, chandelier, et Jacques Bretheau, voiiurier par terre, demeurant grand rue Saint-Marcel, d'autre part, pour la fourniture à ceux-ci de quinze cents chariots de moellon, asans trier nulle pierre", à extraire d'une carrière appartenant à Guillaume Soué, sise au terroir de Saint-Jean-de- Latran , lieu-dit Chassegay, moyennant 9 1. 1. les cent chariots , comptés à raison de vingtsix au quarteron, à payer au fur et à mesure des livraisons, ladite pierre à livrer sur le friche delà carrière, en aidant au chargement; à partir du deuxième dimanche après la Chandeleur prochaine , Jean Alorge et Jacques Bretheau devront verser au carrier, chaque dimanche, 90 s. t., ff soit que lesd. acheteurs prcgnent et enlèvent led. moislon, ou nonn. — 3 (fol. xnu" VII v°).

2171. — Marché entre ledit Guillaume Pappier, en la présence et du consentement dudit Guillaume Soué, et Nicolas Bersin, carrier, à Saint-Marcel, pour la fourniture à celui-ci , pendant un an, de cr toute et telle quantité de carreaux , doubles et sangles, . . . que led. Pappier fera ... en ladicte carrière..., avecqucs ce, le lyaiz et marches qu'il pourra faire pendant led. temps, sans ce qu'il en puisse vendre. . . à autre. . . « ; prix: 8 s. t. le chariot de carreau, rrtant double que sanglei; 20 d. t. la marche d'un pied de large sur trois , quatre , cinq et six pieds de long , s'il s'en trouve ; 1 5 s. t. la toise de liais , chaque pièce ayant au moins quatre pieds en carré; à payer au fur et à mesure des livraisons, Guillaume Pappier devant aider au chargement. — 3 (fol. xiiii"vni).

2172. — Mise aen servante, charge et nourriture par Etienne Cabar in, laboureur, îuVillejuif, et Marion Aubert, sa femme, veuve en premières noces de Robert Gervais , laboureur, à Viilejuif, aïeule de Coletle Gervais, âgée de trois ans, fille de feu Jean Gervais et de feue Jeanne Cabarin, du con-

sentement de Nicolas du Pin et de Denis des Murs, oncles de la mineure, demeurant à Viilejuif, de celle-ci et de tous ses biens, jus- (pi'à ce qu'elle ait atteint dix-lmit ou dix-neuf ans, chez Pierre Gretté, labom'eur, à Viilejuif, et Jeanne Cabarin, sa femme, qui s'engagent à lui fournir le gîte et le couvert, à lui rrfau-e apprendre sa créance, l'instruire en bonnes murs et l'entretenir de tous ses habillemens et autres neccessitez quelzconques , tant en santé que malladie,. . . comme si c'estoit l'ung des enffans desdictz preneurs, et en la fin dud. temps luy bailler . . . ung corsset de drap noir, du pris de quarente cinq solz tournois l'aulne, ung corsset rouge, de pareil pris l'aulne, lesd. corssetz doublez de doubleure blanche, une robbe nob-e, aussi de semblable pris l'aulne, doublée de demye ostade par les poignelz et paremens, et le reste de doubleure blanche; ung lict de plume, garny de traversain à coustil de Caen, et garny d'une couverture, du pris led. licl et sa garniture de huict livres tournois, ung chapperon de drap noir, du pris de quarente solzparisis l'aulne, ung corsset de drap gris, le tout neuf, et ouUre, ses habillemens qu'elle aura lors, si ce n'estoit qu'il n'y eust ung an qu'elle eusteu desd. habillemens neufz, lors, ouquel cas, ceulx qui durant la derreniere année fynye elle pourra avoir euz, seront en desduction des habillemens cy dessus ... n ; les preneurs auront la jouissance des immeubles de la mineure; ils garderont le mobilier du pèi'e, à charge de payer ffce qui reste. . . des debtes, obsecpies et funérailles dudict Jehan Gervais , jadis son père , ... « et de délivrer à la mineure , à son départ, six draps de toile de chanvre, chacun de deux lés, deux nappes, chacune de deux aunes et demie de long, six chemises, six couvrechefs, six gorgerettes, de toile de chanvre, le tout neuf, un tablier de couleur, de drap, neuf, un tablier de tirctaine, tel qu'il se trouvera à ce moment; r . . . oullre seront tenuz lesdictz preneurs, eu la fin dud. temps, marier ladicte myneur et la bailler franche et quicteà

/ilO

son futur mary et faire les fraiz dud. mariage. . . ; où iod. myneur yroit de vie à trèspas paravant lesdictes anne'es fynyes . . . , . . . iesd. preneui's seront recompensez des nourritures et eniretenemens de ladicte myneur au prorata du temps qu'elle aura esté avecques iesdictz preneurs...". — 3(fol.xnii"ix).

2173. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par François Néron, laboureur, rue Saint-Antoine, de sa belle-fille, Geneviève Charpy, âgée de dix ans, issue du premier mariage de sa femme, Anne Coupevent, avec Main Cbarpy, chez Guyon Leclerc, cordonnier, à Saint-Marcel, dont la femme, Perrette Dallel, apprendra à la jeune fille son métier de ffl'aiseure de coctoiresîi ; celle-ci reçoit de ses parents rtdeux corssetz, ung corps, deux paires de mancherons, ung chapperon, deux tabliers, quatre chemises, deux paires de chausses et une paire de souliers «; ses maîtres lui fourniront le gîte, le couvert et l'entrelien. — 3 (foi. xini" XI v°).

2174. — Bail, pour trois ans, à partir de la Saint-Remy i5/ii, par Cardin Thibousl, faiseur d'esteufs, rue Gooffroy-L'Asnior, pai-oisse Saint-Gcrvais, à Guyon Blondcau , compagnon faiseur d'esteufs , demeurant dans les lieux [trésentement loués, d'une maison, jeu de paume, cour et jardin, sis rue de Copeaux, lieu-dit le Clos du Chardonneret, autrement La Villeneuve Saint -René, antérieurement baillés à Raoulin Berlhault, esteufier, au Clos Sainte-Geneviève, qui renonce à la portion du bail restant encore à courir ; prix : dix douzaines d'esteufs neufs, blancs, poids et façon de Paris, le samedi de chaque semaine, ou leur valeur, soit an s. t., au choix du preneur, qui devra entretenir le jeu de luile, carreau et enduit, tret demeurera led. preneur au logis qui est faict pour le présent oud. lieu , et si ?era tenu luy mesme en personne , avecques ses gens et famille, tenir mesnage en lad. maison et y demeurer. . .«; faculté de

résiliation dans le cas de non-payement de deux semaines. — 3 et 5 (fol. xuu"xv).

2175. — Renouvellement de bail, pour trois ans, à compter de la Toussaint i5/n, par Aignan Luillier, rue Saint-Jean-de-Beauvais , au logis de la Fleur de lys d'or, curé de Sainl-Marlin d'Omécourt, au diocèse de Beauvais, de ladite cure, à Simon Soulday, prêtre, à Omécourt, moyennant 170 1. 1. par an et à charge par le preneur d'héberger le bailleur, son compagnon et leurs chevaux, toutes les fois que le bailleur se rendra ffau sennes ou à la cure; le preneur acquittera à la Chandeleur iS/ia le premier terme et une dette de 7 5 1. t. , faute de quoi le présent bail pourrait être résilié; il en serait de même quinze jours après le non-paiement intégral d'un terme, rrou que led. preneur feust ou soit de mauvaise renommée et conversation ji; dans ce cas, les loyers seraient dus au prorata du temps de jouissance, l'année entière pouvant être exigée si le preneur a recueilli la dépouille d'août; le bailleur ne garantit pas le preneur, dans le cas où il se dessaisirait de sa cure, pai' résignation, permutation ou autrement; le preneur acquittera pour le compte du bailleur, qui les lui remboursera, les décimes et autres impositions extraordinaires: le preneur offre la caution solidaire de Nicole Cardot, prêtre, à Omécourt, à laquelle il ajoutera pour la Chandeleur, sous peine de résiliation , celles de Chariot Le Tellier et d'Antoine Cardot. — 7 (fol. xnii"xix).

2176. — Marché entre Baslien Marchant, voitin-ier par terre, rue Alexandre Langlais, et Andri Le Roy, hôtelier, Antoine Potier, tonnelier, Philippe d'Auvergne, verrier, et Gilles Létourneau, tisserand en linge, commissaires ordonnés par justice pour le nettoiement des boues , ordures et immondices à provenir,durant l'exercice Saint-Remy i54i-i542, des rues Saint- Victor, Saint-Nicolas-du-Chardonneret, du Mm-ier, Alexandre Langlais, du

/ill

Bon Puits, (le Versailles, Travcrsaine , de leurs dcpendances , cf. des maisons s'y trouvant, pour effectuer ledit nettoiement pour la période restant à courir à partir de ce jour; prix : 99 1. 1., somme comprenant la rétribution du voiturier pour le nettoiement efTectué à partir du premier décembre i5/ii. — 9 (foi. m'iv").

2177. — Jean Barré, laboureur, à Ivrysur-Seine , prend à sa charge ses enfants mineurs, issus de son mariage avec feue Guillemette Cliastenay, savoir, Jean Barré, âgé de dix-sept à dix-huit ans, Henri Barré, âgé de douze ans, Claude Barré, âgée de dix ans, et Séraphin Barré, âgé de six ans, cret ce du jour d'huy jusques à ce que lesd. myneurs soient pourveuz par mariage ou autrement ayent trouvé leur bien . . .t>; le père acquittera les dettes de la succession et les frais de funérailles, exécutera le testament, donnerai chaque enfant, au moment de son mariage, des habits comme il a été foit pour leur frère aîné, Pierre Barré, et Ao 1. t. en espèces, recevra et gai'dera les biens meubles de la succession et aura la jouissance des immeubles , à charge d'entretien ; approuvé par Pierre Barré, frère et tuteur des mineurs, Gil'.et Bouquet, laboureur, à Vitry, oncle , Nicolas Guyhou , laboureur, àVitry, Mathieu Guyhou et RrgnauU Barré, laboureurs, à Ivry, tous trois cousins germains des mineurs. — 10''' (fol. ni° m).

2178. — Bail de sa cure, pour six ans, par Guillaume Faoucq, maître es arts, étudiant en l'Université de Paris, demeurant au collège de La Marche, curé du Château-sur-Epte, à Suturny Verrel, prêtre, à Saint-Clair-sur- Epte, moyennant, par an, 55 1. t., payables à Paris, entre les mains du bailleur, ou chez le père de celui-ci, à rfPouUyn, et à charge (taux jours de dimenche, dire ou au'e dire vespres , . . . et de comparoir ou faire comparoir aux sennes et kalendes , à ses despens ,

pour led. I^ailleur, et payer les visilacions, et mesmes la licence et non residance; et encores de couvrir et faire couvrir et entretenir l'hos- (el presbileral . . . , ... de faire residance sur led. lieu. . .n. — 10 (fol. uf ni v°).

2179. — Mise en serviteur et alloué, pour deux ans, par Pierre Langlois, chaussetier, à Neuilly-on-Thelle, de son fds, Jean Langlois, âgé de douze ans, chez Richard Amauh-y, tailleur de robes, bourgeois de Paris, qui lui fournira le gîte et le couvert et lui versera 4 1. 10 s. t. — 11 (fol. \n° iiii v°).

2180. — Marché entre Laurens Gannellon, tailleur d'images, rue de la Verrerie, et Thomas de l'Aistre , prêli'e , curé de Conflans , receveur delà confrérie de Saint-Claude, en l'église Saint-Etienne-du-Mont, demeurant à Paris, pour la fourniture d'ffung ymage de Sainct Claude, de cinq piedz de hault ou environ , taillé en boys de noyer, sain , sec , nect , loyal et marchant, deuementfaict et taillé au vif, . . . garny de myctre et croix, lad. myti'e enrichie à façon de pierrerie par le millieu et liordure d'icelle mytre, et led. ymage rendre. . . assis en la cbappelle neufve dud. Sainct Claude de lad. esglise Sainct Estienne dedans le jour de Karesme prenant. . . « ; prix : 8 1. 1 o s. t. — 1 1 (fol. in° v).

2181. — Vente pai' Pierre de la Chaume, manouvrier, à Saint-Marcel , rue de Lourcines,du consentement de Jean Trepperel, marchand, bourgeois de Paris, à Jean Roussin, cardeur et peigneur de laines, à Saint-Marcel, rue Neuve Saint-Médard, d'un terrain, sis à Saint-Marcel, rue Trepperel, près le Clos du Chardonneret, mesurant trois toises sur rue, sur la profondeur du lieu, provenant d'iui terrain de six toises sur rue, distrait luimême d'un terrain de trois quartiers; prix : •25 1. 1. — i3 (fol. ni'vi).

'■' Regnauit Barré signa seulement le 2 septembre.

2182. — Quittance par Thibaulde de n^ Neuf « , veuve de Didier . . . , et , en premières noces , de Hémon Mascot, rue des Carmes, et par Regnault Brucel et sa femme, Marie Mascot, tous bourgeois de Paris, à François Lalizeau, clerc au greffe de la chambre des comptes de Paris, de io51. 10 s. lo d. t. , dont: i° 96 1. t. pour le rachat d'une rente de 8 1. t. , constituée , le 1 6 décembre 1 5 9 î2 , par feu Hervé Bolsec et Marie, sa femme, sur la moitié d'une maison , sise rue du Glos-Bruneau , à l'enseigne de la Rose, qui appartenait aux constituants et qui appartient présentement à François Lalizeau et aux autres co-héritiers de Jean Lalizeau; 2° 10 s. 10 d. t. pour arrérages, à compter de Noël; 3° 9 1. t. pour remboursement de frais. — i3 (fol. m" vu).

2183. — Marcbéentre Pierre Dubois , imagier, rue Neuve Notre-Dame , et Louise Loiseux , veuve de Gilles Le Bouvier, bourgeoise de Paris, absente, pour «Iny livrer une contretable d'autel, d'albastre, à laquelle y aura, ou millieu, une Nostre Dame tenant son entrant, ayant une croix entre les bras, et à l'un des costez une Annunciacion , et à l'autre costé une Visitacion de Sainete Elizabel, le tout d'albastre, et aussi les chappileaulx d'albastre d'icelles troys histoires, desquelz histoires celle du millieu est de présent faicte comme dict est, et seront les hystoires des deux costez plus grandes que ne monstre le portraict, laquelle contretable sera enchâssée en boys, painct en huille, doré par dedans, et par dehors de blanc et noir acollé, ouquel boys doibt estre aux deux boutz deux pilliers enrichiz de jaspe et or, c'est assavoir ce cpji doibt estre d'or, sera de fin or de ducat, et à la massonnerie les pilliers qu'il y apartient, de pierre, et le lieu comme il le fault à lad. contretable d'autel, lesquelz ymages et tabernacles seront enrichiz d'or et azur fin , comme il apartient, et aux habitz, couronne et cheveux, avec le derrière desd. ymages; et le fons où seront lesd. ymages, enrichy de

noir, polly en façon de marbre; et le tout rendre faict, parfait, bien polly, painct et azuré, et de bon albastre et boys, . . . dedans dix jours paravant . . . Pasques ...» ; prix : dixneuf écus d'or soleil , dont six écus déjà versés , et ffle reste luy sera payé au fur et ainsi qu'il fera lesd. ouvraiges. . . ". — là (fol. m" vin).

21 8A. — Mise ffen charge et nourriture» par Pierre Collet, laboureur, à Ivry-sur-Seine , tuteur des enfants mineurs de feu Mahiet Collet , laboureur, à Ivry, et de Perrette Charpentier, savoir François Collet, vingt ans, Claude Collet, seize ans, Colas Collet, douze ans. Barbe Collet, huit ans, Jacqueline Collet, trois ans, desdits mineurs chez leur mère , qui leur fournira, jusqu'à ce qu'ils soient pourvus par mariage, religion ou autrement, le gîte, le couvert et l'entretien ; la mère gardera les biens meubles , à charge d'acquitter les dettes de la succession, les frais funéraires et d'exécuter le testament; elle aura la jouissance des immeubles, à charge de les entretenir, et en donnera à chaque enfant, lorsqu'illa quittera, la même quantité qui a été attribuée à leur sœur aînée, Jeanne Collet, mariée à Simon Boucher. — - 1 A (fol. in° vm v°).

2185. - — Marché entre Pierre Prothais, voiturier par eau, rue Perdue, près la place Maubert , et Hardouin Corrivault , maçon , bourgeois de Paris, rue de Jouy, pour ffaire et fouHer toutes.... les wydanges qu'il conviendra faire pour l'edifTice d'ung corps d'bostel , cave et autres edifSces que led. Corryvault a marchandé de faire pour. . . Nicolle Faulchet, procureur ou Chastelletde Paris, en ung lieu et maison qu'il veult faire bastir tout de neuf, joignant la maison. . . du Griffon,. . . place MaulLert.et. . . mener les terres et gravoys . . . aux champs . . . ; et . . . commencera dedans demain prochain et continuera jusque» à perfection , et y mectra par chascunjour ouvrable, cinq hommes, besongnans ordinairement, sans discontinuacion . . . : ... parmy

trente solz tournois chascune bastellée desd. wydanges, portant vingt cinq tuinbereaulx de gravoys blancs , et des terres massives à i'equipolent. . . ; et si en faisant lesd. wydanges, il se trouve aucune pierre, moislon ou piaslraz, led. Prolbais les sera tenu mectre à pari el à sauiveté, au prouffict dud. Gorry vault . . . '^ . — 17 (fol. iifx v°).

218G. — Bail, pour trois ans, par Tbomas Groult, préire, à Saint -Marcel, à Fleurant Wyart, couturier, à Saint-Marcel, grand rue Mouffetard, d'un polit ouvroir snr rue et d'une cbanibre sur cour, au premier e'iage du bàlimcnl de devant d'une maison, sise grand rue Mouflelard, à l'enseigne de la Queue de renard; prix: 61. t. par an. — 17 (fol.iu'xi v").

2187. — Bail, pour six ans, par Je'rôme de Mobns, rue des Noyers, à Antoine Malamy, laboureur, à «Tailleportu , des berge, bac et passage par eau de frTailleporU , nioyennaul i35 1. t. par an et à chai-ge d'entretenir les chaussées du port et de faire faire, pour Pâques, un bac neuf, identique à l'ancien; le preneur devra , h l'expiralion du bail , abandonner le bac au bailleur, ou, au clioix de celui-ci , lui verser 5o 1. 1. — 19 (foi. nf xu v°).

2188. — Bail, pour cinq ans, par Pierre de Boncourt, seigneur de ffBlancafort, Mezanjon, Herbellay et les Jourdellesn , à Louis Plisson , maître es arts, étudiant en l'Université' de Paris , d'une maison , avec cour et jardin, dite la maison de Blancaforl, rue des Bernardins, à l'exception de la chambre du milieu et d'une chambre contiguë, du côté du jeu de paume du Pin, avec leurs garde-robes, et de la moitié de la cave, que le bailleur se réserve quand il viendra à Paris; prix : 5o 1. 1. par an, à chai'ge par le preneur rrde fournir de linge, de nappes , serviectes de table et pour la cuysine, le lout blanc, de deux jours en deux jours, honnesle, pour led. s' baUleur, . . . quant il sera en ceste ville de Paris, ou ma

damoiselle sa mrre, et bailler place en l'estable pour ses chevaulx et de lad. damoiselle, depuis l'entrée de la porte de l'estable jusques à la rue, avecques l'aisance des greniers pour y mectre leurs provisions ... « ; le preneur avance au bailleur, pour réparations, 63 1. t., à déduire des premiers termes. — 26 (fol. ni" xnn v°).

2189. — Mise en apprentissage, pour trois ans et demi, deLaurens Michault, compagnon manouvrier, aux faubourgs Saint-Victor, au logis de Mathieu du Monceau , âgé de dix-neuf ans, originaire de Loches, chez Jean Salahun, charpentier de la grande cognée, rue Saint- Victor, qui lui fournira le gîte, le couvert et l'enlretien en linge, drap et chaussure, et lui donnera, à son dépari, une cognée abois, valant au moins 3o s. t. — -22 (fol. in^xv).

2190. — Renonciation, moyennant 8 1. t., par Michau Fleuriet, compagnon cari-ier, à Saint-Marcel, rue de la Porte de l'Arbalète, paroisse Saint-Médard , à toute action contre Noël Verdier, maçon, même rue, détenu au Châtelet, à l'occasion des voies de fait auxquelles Noël Verdier et ses consorts s'étaient, dans la quinzaine, livrés sur la personne de Michau Fleuriet et de sa femme. — 2 3 (fol. m' XV v°).

219 J . — Vente par Martin Naudin el Jean Maunourry, faiseur d'ais de papier, au Clos du Chardonneret, à Jean Naudin, savetier, rue de la Fromagerie , près les Halles , d'un terrain de six toises de largeur sur rue, sur la profondeur du lieu, sis aux faubourgs Saint- Marcel , rue Trepperel , au coin de la rue de la Planchelle , acquis par les vendeurs de Jean Trepperel , grossier de soie , bourgeois de Paris, rue de la Viedle Draperie; prix : 10 1. t., à chai'ge par l'acquéreur de rembourser à l'un des voisins la portion des frais d'établissement d'une clôture afférente à la propriété présentement vendue. — 2 3 (fol. m' xvi).

2192. — Mise en apprentissage, pour cinq ans, pai- Thomasse Potier, veuve de Roger Maçon, labourem-, à Copeaux, près Paris, de sa fille, Marguerite Maçon, âgée de neuf ans, chez Michel Haultiron, bonnetier, à Saint- Marcel, qui lui apprendra le métier de couturière en bonnets, lui fournira le gîte, le couvert et l'entretien, et lui donnera, à son de'part, une robe, un corset et un chaperon. — 2 3 (fol. m" XVI v°).

2193. — Vente par Etienne Ménard , boulanger, à Saint-Marcel, grand rue Mouffetard, paroisse Saint-Médard , à Gilles Badleux, compagnon meunier, au Clos du Chardonneret, même paroisse, d'un terrain de deux toises sur rue, sur la profondeur de huit toises de long, faisant partie d'un terrain de trois quartiers et demi , sis au Clos du Chardonnerel , rue Ménard , ff laquelle rue contiendra tout du long quatorze piedz de large depuis la rue d'Orléans jusques à la rue Sainct René» , ledit Icrrani provenant de Louis d'Albiac; prix : 5o s. t. de rente, rachetables, en un ou deux versements égaux, au prix de i6 1. t. la livre de rente; obligation de construire dans les dix-huit mois, et de clôturer à première réquisition ; faculté de préemption , le cas échéant, pour le vendeur. — a/t (fol. lu'xvni).

2194. — Vente identique d'un terrain conligu au précédent, à Andri du Pont, csteufier, au Clos du Chardonnerel. — 2 A (fol. nfxvm v°).

2195. — Mise en apprentissage , pour quatre ans, par Jacques Coustelé le jeune, praticien en cour laye , à Cachan , paroisse d'Arcueil , de son fils, Jean Coustelé, âgé de quinze ans, chez Louis Noël , libraire et relieur de livres , bourgeois de Paris, qui lui fournira le vivre, etc. — 25 (fol. m" xix).

2196. — Mise en apprentissage , pour trois ans, par Jean Chevalier l'ainé, laboureur, au

Champart , paroisse de Beynes , de son frère et pupille, Jean Chevalier le jeune, âgé de quatorze ans , fils de feu Marin Chevalier, laboureur, audit lieu, chez Bertrand Loye, esteufier, au Clos du Chardonneret, qui lui fournii'a le gîte et le couvert et recevra deux écus d'or soleil. — 25 (fol. nf XX ).

2197. — Vente par Claude Le Bègue, bonnetier, à Saint-Marcel, rue de Lourcines, à Jean Bailly, bonnetier, à Saint-Marcel, grand rue Moulfelard, de rrdeux masures où souloit avoir molins à pappier..., avecques ung jardin, assis sui' la rivière d'Essonne, au dessoubz d'ung molin à bled dud. lieu, ensemble la joyssance du cours de l'eaue qui d'ancienneté faisoit tourner lesd. mohns, lesquelz furent à feu Jehan Le Jay, . . . de présent ap- [)artenans aud. Le Beygue, à cause des acquisicions qu'il en a faictes de Christofle GodelTroy et de Jehan Chesneau , qui avoit le droict de Pierre Charron , premier preneur, avecques led. Godeffroy, d'iceulx lieux, du prieur de Nostre Dame des Champs dud. Essonne,. . . Tune desd. masures tenant d'une part à lad. rivière d'Essonne, du costé du portereau, d'autre part au bras de l'eaue qui faict tom-ner le molin à bled, aboutissant des deux boulz à la chaussée de lad. rivière ; et l'autre masure et jardin tenant d'une part aud. bras de rivière dud. molin à bled, d'autre pai't au chemyn tendant à la fontaine dud. Essonne, aboutissant d'ung bout au ruisseau de lad. fontaine, et d'autre bout, en poincte, au chemyn de l'abreuvoii' . . . n ; prix : dix écus d'or soleil. — 25 (fol. iii'xx).

2198. — Mise en apprentissage , jiour trois ans , par Jacques Uger, étudiant en la Faculté de médecine en l'Université de Paris, demeurant au collège du Grand Bayeux, rue de la Harpe, de Robert Ragon, originaire de Saint-Denis de Bursart, au diocèse de Séez, âgé de dix-huit ans , chez Pierre Vidoue , imprimeur et libraire juré en l'Université, qui

lui fournira le gîte et ie couvert, lui donnera 10 1. l.et, à son départ, une paire de chausses neuves. — 26 (fol. in'xxii).

2199.— Marclié entre Geuffroy Gilles, maître peintre, rue de Porte Bordelles, et Philippe Le Bel , abbe' de Sainte-Geneviève-du- Mont, absent, pour tfreblanchh' toute Feglise dud. Saincte Geneviefve, ratisser tant le hault que le bas , tant voultes que murailles et pilliers, les bien aonnyer et enduire, racoustrer les places qui se lèveront et escailleront en ratissant , de piastre , et celles qui sont ja leve'es , de bonne matière ; et pource que la muraille du costé Sainct Estienne est trop domningo'e, led. Gilles a dict que pour racoustrer les crevasses ettroux dud. costé Sainct Estienne; , led. révérend sera seuUement tenu de fournir de piastre qu'il y conviendra pour les relfaire dud. costé tant seuUement; et après lesd. lieux bien racousti'ez , led. Geuffroy Gilles les reblanchira et racouslrera en sorte qu'elle estoit le temps passé, et en aussi petis carreaulx comme elle est , et les traictz tous de telle grandeur et de telle matière que l'église Nostre Dame de Herivaulx; aussi sera tenu led. Geuffroy paindre et estopher en painctures destrampées en huiUe, toutes les clefz des voultes de lad. église, et repaindre entièrement tous les lieux et traictz qui estoient estophez de painctures au temps passé, ainsi que l'on pourra congnoistre par les apparences présentes et vestiges demourez, les lleurs des pilliers et avallemens , le tout bien et deuement et de bonnes matières ... « ; à commencer le 3o et à finir pour Pâques; prix: 190 1. 1. — 28 (fol. nrxxv).

2200. — Délivrance par Claude Royer, compagnon teinturier, à Saint-Marcel, exécuteur testamentaire de Guillaume Barljier, carrier, à Saint-Marcel , à la fabrique de l'église

/ii:

Saint-Hippolyte, à Saint-Marcel, représentée, lors de l'établissement de cet acte, par Jacques Gobelin, teinturier, Jean More, parcheminier, Jean Tirouin, tavernier, et Didier Charles, maçon, d'une rente de 8 s. p., constituée par testament en date du 12 août i5io, sur une maison, grand rue Saint-Marcel, à l'enseigne de l'Image Saiut-Jean-Baptisle , à charge d'une messe basse le jour anniversaire de la mort de Guillaume Barbier, jour de Saint-Fiacre , dïnscriplion au martyrologe et de publication au prône. — 29 'i' (fol. iifxxvu).

2201. — Cession par Hardouin Corrivault, maçon , rue de Jouy, à Antoine de la Rivière , du reliquat, s'élevant à 110 1. t., d'une créance constituée, le 1 1 septembre 1 5/io, [)ar Jean Bourdet, voiturier par terre, à Saint- Marcel, au profit de Hardouin Corrivault. — 3o (fol. 111° XXX v").

2202. — Reçu de 110 1. t. par Antoine de la Rivière à Hardouin Corrivault, acompte des travaux de charpenterie exécutés et restant à exécuter par Antoine de la Rivière au collège de Lisieux. — 3o (fol. iif xxxi).

2203. — Cession par Jean Bourdet, voiturier par terre, à Saint- Marcel, à Antoine de la Rivière, d'une créance de 1 83 1. i5 s. t. , à lui constituée, le 3 janvier i5/i2, par Jean Gallois, marchand, bourgeois de Paris, — 3o (fol. m' x\xi).

2204. — Mise eu apprentissage, pour trois ans, par Marion Boistart, veuve de Nicolas Prévost, laboureur, à Andresy, ladite veuve demeurant à Saint-Marcel, rue du Puits de fer, dite des Morfondus, de son fils, Jean Prévost, âgé de treize ans, chez Pierre Breton, esteufier, à Saint-Marcel , qui lui fournira le vivre, etc. — 3i (fol. ni' xxxi v").

''' L'acte fut passé par Jean Nicolas, successeur de Jean Tirouin , et comme lui tavernier, ie a8 août i543 ; par Jaquet Macé, laboureur, à Notre-Dame-des-Ciiainiis, successeur de Didier Charles, le lendemain; et par Jacques Gobelin , le 1 8 novembre.

Février (suite).

2205. — Marché eiUie Jeau Lojois, maçon briquelier, rue de la Mortelleric, sur la rivière de Seine , et Hardouin Corrivault , maçon, rue de Jouy, pour ff faire tous. . . les ouvrages de bricquelerie que led. Corryvault vouldra faire faire en tous ... les edilTices et aslelliers que Icd. Corryvanil a de présent en ccste ville de Paris ou en aucun d'iceulx , où il est teuu de ce faire ou faire faire par les marchez qu'il en a passez ou aussi qui en pourront estre accordez par les parties pour lesquelles led. Corryvault besongne. . . , et en ce foisant fournira la bricque, chauix , sable et autres esloplies, avecques peine d'ouvriers et escliafaulx. . ., loulelToys et quantes que bon scmbliia aud. Corryvault, lequel ne pourra aussi faire faire lad. besongne par autre que par led. Lojoys. . . , et pour laquelle besongne faire, sera tenu led. Lojoys y besongner songneusement et y meclre tant d'ouvriers qu'il appartiendra ... n ; prix : 28 s. 6 d. t. la loise de briqueterie, rrfors et excepte que pour ce qu'il fei'a en reddilbcc de maistre INicolIc Faulchet ne sera riens lezé aud. Lojoys des cornices et arcsquitravent des cberaynées qu'il y conviendra faire ...'•. — j" (foi. m' xxxu).

Janvier [suite).

2206. — Marché entre Jean Barbier, voilurier par terre, à Sainl-Marcel, et Sébastien Clément, esteufier, à la porte Saint- Jacques, pour la fourniture de seize chariots de moellon et de trois toises de pierre de liais plat , de trois pouces d'épaisseur, pris en une carrière, au terroir Saint-Marcel, à livi'er huit jours après Carême-prenant; prix : G s. t. le chariot de moellon et /io s. t. la toise de liaiz. — 3i, cfbonne la dacleii (fol. nrxxxni).

Février [suite).

2207. — Bail, de Pâques i54i à Pâques i5'i2, par Jean Barbier, carrier, à Sainl-

Marcel, à Nicolas Bersin, mêmes qualité et domicile, d'une carrière, sise au-dessus de la porte des Champs de Saint-Marcel, près le grand chemin de Villejuif, sur le chemin de Saint-Marcel à Ivry-sur-Seine , pour 22 1. t., dont le dernier terme seul reste à payer; tfled. prenem' ne pourra mectre. . . à besongner et fouller pierre en lad. cai-riere plus de six hommes par jour ouvrable , et aussi led. bailleur pourra faire ou faire faire et tirer pierre en lad. carrière, pour son usage seullement, louteffoys qu'd luy plaira; et sera tenu led. preneur faire faire les wydanges ... en lad. carrière et icelle entretenir durant lad. année, y laisser bons et suffisans pilliers par voye pour évier au fonlis qui pourroit advenir en lad. carrière, que Dieu ne veille,. . . et en la fin dud. temps rendre icelle carrière wyde et necte, hors et en wydange la pierre et moislou qui y poiu'roient avoir esté faiz. . . «. — 3 (fol. m" xxxiiii).

2208. — Mise en apprentissage, pour deux ans, par Anloine Grégoire, potier d'étain, bourgeois de Paris, de Claude Durct, compagnon potier d'étain, âgé de dix-huit ans, chez Michel Vallée , potier d'étain , à Paris , qui ffsera tenu demonslrer. . . sond. mestier, avecques l'ait et l'instruire de forger la vaisselle , et tout ce, etc., sans ce qu'il soit subject à tourner la roue , aller à l'eaue ne au faict du mcsnage , si bon ne iuy semble . . . 1 , qui foiuhira à l'apprenti le gîte et le couvert et recevra 12 1. t. — h (fol. m'xxxv v°).

2209. — Mise en apprentissage, du 3o janvier à Pâques i5^i2, d'Alizon Larchère, âgée de vingt-deux ans, chez Jeanne de la Croix, ceinturière, femme de Jean Neveu, dit du Chemin, mercier, à Nolie-Dame-des-Champs, chez qui l'apprentie habite; Jeanne de la Croix montrera à la jeune fille «sond. mestier de saincturiere et artisserien , lui fournira le gile et le couvert et recevra 6 1. t. — 4 (foL iif xxwi).

ri5/tî-i 546.1

'ri 7

2210. — Mise on apprcnlissago , pour Irois ans, par Alain Angevin, cordonnier, à Saint- Marcel, de sou fils, Robert Angevin, clie/ Richard Sagot, cordonnier, à Paris, qui lui fournira le gîle et le couvert et recevra 4 1. t. — 6 crbonne la dacle" , cet acte e'tant intercalé entre un acte du 7 et un autre du 8 (fol. in'xxxvui \").

\bàà. — Mars.

2211. — Annulation, par consentement re'ciproque , dudit contrat d'apprentissage. — 7 (en marge de l'article précédent).

1542 {suite). — Février (suite).

2212. — Renoncialioa par Jean Regnaull, manouvricr, rue Saint-Nicolas-du-(]hardonneret , à toute action contre Claude de la Noue , fils de feu Nicolas de la Noue, cuisinier, à Paris , et de Jeanne du Chastel , pour les voies de fait auxquelles il prétendait que des individus, parmi lesquels se trouvait Claude de la Noue, s'étaient livrés, la veille, sur sa personne; Jeanne du Chastel verse 1 o s. t. à Jean Regnault et s'engage à lui remettre 1 o s. t. dans huit jours et autant à quinzaine, comme à payer le barbier qui a soigné et soignera Jean Regnaidt jusqu'à complète guérison. — 8

(fol. III^ÏLl).

2213. — Miirché entre Louis Delorme, écrivain , demeurant au couvent des Malhurins, et Jean Le Gay, enlumineur, au Mont Saint-Hilaire, pour frescripre à la main, eu forme de lettre rommaine, et en parchemyn, iing livre en francoys, intitullé : Psalmcs du roijnl prophète Ddvicl, lequel iuy a esté baillé, tout imprimé et relié entre deux ays de pappier, pour ce Mva, et ce de pareil volume et grandeur que est led. livre imprimé et relié, et faire lad. escripture et besongne necte et deuement, comme il apartiendra , sans cotacio:i de la marge, à y commancer dedans demain

prochain el continuer jusques à perfection, sans disconlinuacion et sanscequcled. Delorme puisse faire autre besongne . . . , pour lequel faire icellui Delorme fournira de parchemyn, velin, encre cl autres estophes , bonnes et vallables, et le rendre faict. . . dedans. . . Pasques. . . . non relié. . . n ; prix : i5 1. t, —

10 (foi. lU'XLU v°).

2214. — Rail, pour cinq ans, par Jean de Caracciolo, prince de Melphe, chevalier de rOrdre, vicomte de Martigues et baron de Berre en Provence, desdiles vicomte et baronnie, à lui données par le Roi, à Jean Michel de Morra , écuyei-, seigneur et baron de Fanal, au royaume de Naples, moyennant ;!,Goo 1. t. par an, payables chez Raphaël Courcinne, banquier llorentin, à Lyon; le preneur devra fournir comme cautions, pour le mois d'aviil , le trésorier du palais d'Aix et le grenelier de Frigieux, et, en cas de refus du bailleur de les agréer, il devra en fournir deux autres dans les deux mois; faculté de résiliation en cas de défaut de payement d'un terme de loyer. — 11, au domicile du bailleur, aux fau!)fiurgs de Paris, sur les fossés, entre les portes Saint-Marcel et Saint-Victor, où loge le preneur (fol. iii'xliii v°),

2215. — Ratification par ledit Jean de Caracciolo et par ses fils, Troyan de Caracciolo, marquis d'Athelles, et Jules de Caracciolo, du bail, pour cinq ans, rfdu droict de la graine [de vermeil] appellée tara [ou taire] ■», consenti à Avignon , le 92 décembre 1 54 1 , par ledit Jean Michel de Morra, agissant comme procurem- dudit Jean de Caracciolo , à Marquiot Chevalier, Michau Serre et Pierre Pommejean , marchands d'Avignon, [à raison de cent florins, monnaie de Provence, frpour chascune charge de lad. graine, à compter douze solz tournois pour florin ('•«]. — Mêmes dates de Heu et de jour que l'article précédent (fol. 111° xlihi v°).

''' Les passaijes entre crochets sont empruntés aune première rédaction , ([ui a été canceiléc. ACTES notahiks. - — I.

tMpnnir.Ric nationale.

2216. — Jean Bourdet, voiluriei- par terre, à Saint-Marcel, rue MoufTetard, avait vendu verbalement une maison , sise rue des Mariolles, près Notre-Dame-des-Champs, à Antoine Duranton , moyennant itio\. t. , à payer comptant dans un certain délai, ff pendant lequel ied. Duranton ne povoit finer desd. deniers, auroit baillé à entendre [h Jean Gallois, marcbanfl , bourgeois de Paris , rue des Noyers] , . . qu'il avoit acheté lad. maison seize vinglz livres toui'nois, et qu'il avoit avancé d'arres six vinglz livres tournois, qu'il estoit en danger de perdre s'il ne trouvoit les deux cens livres restans , ou marcbant qui print sond. marché , pour l'induire à l'acheter; et pour ce que Ied. Galloys le congnoissoit et pensoit son dire estrc vray, se confiant qu'il eust visité lad. maison et qu'elle valleust loyaidmentled. pris, auroit convenu d'acheter lad. maison dud. Bourdet, mesmes après avoir oy. . . l'affirmation d'icellui Bourdet, affermant l'avoir vendue aud. Duranton lad. somme de seize vingtz livres tournois, sur laquelle. . . disoit avoir receu six vingtz livres tournois, offrant neantmoings la vendre aud. Galloys pour. . . deux cens livres tournois qu'il disoit rester. pourveu que Ied. Duranton se voulust consentir, ce que Ied. Duranton , par intelligence qu'il avoit avec Ied. Bourdet de recouvrer de iuy le seurplus desd. sept vingtz livres tournois, auroit offert consentir, et assignation prinse entre lesd. Bourdet, Galloys et Duranton d'aller passer les lettres de lad. vente devant notaires , au troisiesmejour. . . de janvier derrenier ... ; mais après ceste deliberacion , Ied. Duranton se seroit transporté pardevers. . . Nicolle David, [chanoine d'Amiens, demeurant au Chef Saint-Denis , devant les Malhurins], et Iuy auroit faict cession. . . desd. six vingtz livres tournois qu'il affermoit avoir baillées aud. Bourdet . . . , ensemble l'interest qu'il povoit avoir en la vente de lad. maison , affermant avoir reffuséungbon pot de vin pour s'en vouUoir départir; finablement, advenu Ied. troisiesme jour de janvier, lesd. Bourdet,

Galloys et Duranton se seroient transportez pardevers deux notaires . . . , où ledict Bourdet auroit vendu lad. maison aud. Galloys la somme de neuf vingtz quinze livres tournois, et à la charge de l'acquicter de cent solz tournois pour une année de la rente escheue à Noël derrenier, et après ce auroit sollicité Ied. Bourdet Iuy passer ung brevet de cinquante cinq livres tournois pour avoir baillé sond. consentement à lad. vente et Iuy avoir amené Ied. Galloys et icellui induict à acheter lad. maison à si haidt pris et comme pretendoit Ied. Bourdet Iuy avoir promis; mais Ied. Bourdet n'y auroit voulu entendre, ains s'en seroit allé à Lyon ; et depuis Ied. Galloys ayant visité lad. maison et entendu la surprinse, estoit en voye d'obtenir lettres de recision , et aussi Ied. David en voye de mectre en procès Ied. Bourdet pour avoir solucion desd. vi" 1. t. qu'il avoit confessé devant tesmoings avoir eue et receue dud. Duranton , ensemble cinquante cinq livres tournois du seurplus desd. sept vingtz livres tournois, selon sad. cession . . . n ; Jean Gallois se désiste de son acquisition et abandonne à Jean Bourdet les cinq écus qu'il lui a versés à la signature de l'acte ; Nicole David achète la maison , que Jean Bom'det avait lui-même acquise de Hardouin Corrivault, maçon, pour lio 1. 1.

l6 (fol. lU'XLVI v°).

2217. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Guillaume Beuvon, cardeur de laines, à Crespières, au Val de Gally, de son pupille, Jean Gourlier, âgé de quatorze ans, fils de feu Mathieu Gourlier, laboureur, au Val Martin, paroisse de Saint -Nom, chez Nicolas Moynet, mégissier, à Saint - Marcel, sur le Pont aux tripes, qui lui fournira le vivre, etc., et recevra la 1. t. — i8

(fol. lU'XLVIU v°).

2218. — Mise en apprentissage, pour cinq ans, par Zacharie Chappel, tondeur, à Saint-Marcel, grand rue dudit lieu, de son

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beau-fils , Antoine de Beilles , âgé de douze ans , fils de feu Louis de Beilles et de RoseJulianne, remariée à Zacharie Chappel, chez Pierre Évin, libraire, rue Saint-Jeau-de-Beau vais, qui lui fournira le gîte, le couvert et la chaussure. — 19 (fol. iii'l).

2219. — Mise en apprentissage, pour six ans, par Michelle Levasseur, veuve d'Imbert Papin, foulon de draps, à Saint-Marcel, au Clos du Chardonneret, de son fils, Jean Papin, âgé de neuf ans, chez son oncle, Denis Papin, bonnetier, h Saint-Marcel, grand rue Mouffelard, qui lui fournira, etc. (sic), et l'entretiendra. — 90 (fol. Ilf Ll).

2220. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, de Robert Le Normant, âgé de vingt ans , originaire de Toufllreville , près Notre-Dame d'Ecouis, fils de Guillaume Le Normant, vannier, audit lieu, chez François Pollier, boulanger, rue Neuve Saint-Victor, qui lui fournira le gîte et le couvert et lui donnera 6 1. t. , deux tabliers de toile neuve et , en outre, quatre paires de souliers neufs, dont il payera l'entretien. — 97 (fol. 111° lvi v°).

2221. — Mise en apprentissage , pour cinq ans, par François Pescheur, cendrier, rue Saint-Antoine, de son fils, Guillaume Pescheur, âgé de onze ans, chez François de la Mare, doreur de livres, rue de la Bucherie de Petit- Pont, qui lui fournira le vivre, etc. —

97 (fol. IIl^LVII v°).

2222. — Marché entre Charles Garnicr, chandelier de suif, à Saint-Marcel , rue Mouffetard , et Simon Pajot , même profession , au Cimetière Saint-Jean , pour la fourniture à celui-ci de cf toute et telle quantité de pains de crectonn que Charles Garnier fera de Pâques 15^9 au jour de Carême -prenant i5/i3, à l'exception de ce que Charles Garnier pourra vendre lui-même au détail en son ouvroir; prix : 46 s. t. le cent de pains, à compter vingt-

cinq au quarteron, trdont ilz feront taille, de laquelle led. Garnycr aura la soulclie ei led. Pajot l'eschantillon , et vauldra chascune hoche vingt pains. . .v. — 98 (fol. ih^lvui v°).

Mars [suite).

2223. — Mise en apprentissage, pour cpiatre ans, par Étiennette La Giroulde, veuve de Huguet Mullart , laboureur de vignes , à Montmarti-e , demeurant à la porte Montmartre, de son fils, Guillaume Mullart, âgé de quatorze ans, chez Pierre Patriot, pêcheur d'engins, près le port Saint-Bernard, qui lui fournira le gîte, le couvert et l'entretien. — 5 (fol. m' Lix).

222^1. — Renouvellement, pour neuf ans, du bail delà chapelle et maladrerie de la Madeleine, près Gourville, au diocèse de Chartres, par Jean de Milly, prêtre,' curé de Saint-Arnoult-cn-Beauvaisis, maître et administrateur perpétuel de ladite chapelle et maladrerie , demeurant près le port Saint-Bernard , à Raoulin Bellesme, marchand, à Courville, successeur, dans le bail antérieur, de son père, feu Colas Bellesme; prix annuel : ^lol.t. et six chapons. — 7 (fol. in"i-xi).

2225. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Jean Bailly, mégissier, aux faubourgs Saint-Victor, de son fils , Maurice Bailly, âgé de quatorze ans, chez. Noël Verjon, savetier, à Paris, qui lui fournira le gîte, le couvert et les souliers, et recevra 8 1. t. — 8(foL m=Lxn).

2226. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Jean Dode, prêtre, curé de l'église Saint- Eloi de Sempigny, au diocèse de Noyon, demeurant au collège de Navarre, à son vicaire, Hubert de Fresnoy, moyennant 65 1. t. par an, et à charge, outre l'entretien, de réparer la couverture de chaume du presbytère; Denis Tai-nois et Nicolas d'Estrée, voituriers par eau , le premier a Sempigny, le second à Pont-

Lévêque, se porlent cautions solidaires. —

10 (fol. 111° Lxm v°).

2227. — Reçu par Thomas Costil, libraire, à Saint-Marcel, grand rue Mouflelard, et sa femme , Ragonde de Fresnes , fille et héritière pour UQ tiers de son père , Antoine de Fresnes , esteufier, rue des Sept Voies, à leur belJcmère, Raouline Souppe, du sixième de la communauté, s' élevant à 631. 6 s. 5 d. t. —

1 1 (fol. ni° Lxnii).

2228. — Reçu des mêmes à la même de iS l.t., reliquat de la somme de ySl.t. ,à laquelle, par acte en date du 19 janvier iS/ia, les parties avaient (ixé la valeur de ia part de Ragonde de Fi'esnos dans la succession de sa mère, Jaquette. — 1 1 (fol. m' lxiui v").

2229. — Vente par les mêmes à la même de deux lits , un grand et un petit , garnis de leurs traversins, couvertures, cliâiils de bois et ciels, et du sixième des esteufs, vieux et neufs, le tout à eux échu dî^ns le partage et trouvé dans la maison du décès, à l'enseigne delà Chiclieface: prix : 2 0 1. 1 3 s. 9 d. t. — 1 1 ( fol. m' lxiui v°).

2230. — Abandon par la même aux mêmes de ses droits sur quatre obligations souscrites par Thomas Costil à sou beau-père, s'élevantà 64 1. 10 s. t., et sur uue somme de Ao l.t. donnée en mariage à Ragonde de Fresnes et que celle-ci devait rapporter à la succession; quittance générale de la même aux mêmes. — 11 (fol. m^Lxv).

2231. — Rapports à la succession : 1° Thomas Costil et sa femme, 109 I. t./a ^ 54 1. 10 s. t.; 2° Louis Noël et sa femme, Marie de Fresnes, fille de Raouline Souppe, 92/1 1. 1./9 = 1 12 1. 1.; leur contrat de mai'iage portait 2^8 l.t. trtant en deniers que en louages t»; 3° Claude Mabille et sa femme, Fra:;çoise de Fresnes, fille de Raouline Souppe, 1^9 1. 16 s. t./2 (au lieu de aSol. t. stipu-

lées au contrat) = 7^ 1. 18 s. t.; total : ai 1 1. 8 s. t./3 = 80 1. 9 s. 4 d. t. ; versement à Thomas Costil de 2 51. 1 9 s. 4 d. t. , pour égaliser sa part. — 11 (fol. m' lxv v°).

2232. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Jean Cyoust, compagnon teinturier, à Saint-Marcel, de son fils, Aiianias Cyoust, âgé de douze ans, chez Mahieu . . . , bonnetier, à Saint-Marcel, qui lui fournira le vivre, etc. — 12 (fol. iii°lxvi).

2233. — Renonciation à toute action et annulation d'un arrangement, en date du 99 septembre i5/n, consenties par Marion Le Noir, demeurant chez monsieur rrd'Ommonw, procureur en cour d'église , rue des Noyers , au profit de Jean Le Duc, écolier étudiant en l'Université de Paris, rue des Carmes, rrà cause de sa defloracion qu'elle disoil luy avoir esté faicle par led. Le Duc, etdeprandre l'enffant, s'aucun en estoit . . . , après ce que lad. Le Noir a confessé ... ne estre grosse d'enffaut, ne ensaincte de présent...". — i5 (fol. in'Lxvii).

2234. — Bail, pour quatre ans, par Regnault Rrucel , bourgeois de Paris , rue Saint- Jean-de-Beauvais, à Pierre Thévenart, menuisier, au jeu de paume de Saint-Jean-de-Latran, d'un ouvroir sur rue, dépendant de la maison du bailleur, à l'enseigne de la Corne de cerf, moyennant 1 5 1. 1. par an, et rrà la charge que led. bailleur aura sa veue par le travers dud. ouvroir pour veoir en sad. sallette, par la voirriere qui sera mise dormante et apposée en la bée qui y est de présent, et laquelle veue led. preneur ne pourra empescher, durant les jours ouvrables tant seullement. . . n. — 20 (fol. nf lxv).

2235. — Reçu par Pierre Marian, commis d'Antoine Mellin, banquier suivant la Cour, ledit commis logé au Cheval blanc, rue de la Harpe, à François de Butor, protonotaire du

i5Ai2.

Saint-Siège, abbé commendataire de i'abbaye de Chierry, ordre de Citeaux, au diocèse de Reims , de quatre cents c'cus d'or soleil , partie d'une obligation de sept cent cinq e'cus d'or soleil, souscrite, le 28 décembre i54i, par ledit abbé et sa mère, Jeanne de Bièvres. — 91 (fol. Ilf LXX v°).

2236. — Titre-nouvel passé par ledit abbé, demeurant aux faubourgs Saint-Victor, au profit de Pierre Mairesse , grand bedeau de la nation de France en l'Univei'sité de Paris, d'une rente de 2 51. t., à prendre sur une maison , sise sur les fossés , entre la porte Saint- Victor et la Seine, aboutissant à la rivière de Bièvre, dite de Saint-Marcel, acquise par ledit abbé de François Verjus, chanoine de Màcon. — 91 (foi. ui'lxxi).

2237. — Renonciation à toute action et annulation d'un accord, passé le 2g décembre i54i, consenties par Perrette Poslelle , chambrière et servante, à Saint-Marcel, au profit de Claude Mimi le jeune, chandelier de suif, à Saint-Marcel, apour raison de la copulation charnelle que lad. Postelle dict avoir eue avecques led. Claude Mymy le jeune , et pour raison de quoy elle dict estre de présent grosse et ensaincte d'enfîant, de six moys ou environ. . . n; Claude Mimi l'aîné , chandelier de suif, à Saint-Marcel, père, s'engage à payer le conseil de Perrette Postelle, verse à celle-ci 3o s. t., portant ainsi h 4 1. 1 0 s. t. les sommes remises à Perrette Postelle , et promet de prendre l'enfant à sa charge, sous condition de restitution de l'argent, ffoù il seroit trouvé cy après icelle. . . n'estre grosse ni eusaincle d'enffanl. . . ; et si promoct n'aller ne venir vei's led. Claude Mymy l'aisné ne sond. filz, ne en leur maison, ne pareUlement leur faire aucune injure, scandalle, ne demander aucuns deniers..., sur peine de tenir prison. . . ,et davantaige promect de ne demander aucune chose touchant la gesiue d'elle dud. enffant. . . ». — 28 (fol. nV Lxxn v").

2238. — Association, pour un an, de Mathurin Champion , demeurant à la porte Bordelles, Jean Blangy et Nicolas Sablier, rue Saint-Victor, tous trois joueurs de tambourins et fifres, trsans ce que, pendant led. temps, ilz puissent jouer l'ung- sans l'autre, si ce n'est du consentement l'ung de l'autre, et tout le proufiîct qui en proviendra, sera mis en commun , et après ce party entre eidx , et en aura chascun d'eulx son tiers et esgalle portion, touleffoys que bon semblera l'ung à l'autre; et où l'ung desd. associez alloit jouer en ung ou plusieurs lieux seul , il sera tenu de rapporter à lad. comniunaulté et association d'entre eulx , tout ce qu'il y pourra gaigner. . . ; et ne pourront reffuser à jouer dud. estât l'ung pour l'autre, toutefl'oys qu'ilz en vouldront requérir l'ung l'autre, synon en cas de raalladie, et neantmoins, oud. cas de malladie advenant à l'ung ou à l'autre d'eulx, sera mis en lad. communaulté et au proufiîct tant du mallade que du sain, ce qui sera gaigné par celluy ou ceulx qui demourerront sains , et en aura pareillement chascun son tiers; et en cas de guerre, que Dieu ne veille, où y auroit quelqu'ung d'eulx qui yroit à lad. guerre, en ce cas, il ne sera comprins en lad. association. . .rt. 24 (fol. ni" LXXHI V°).

Avril.

2239. — Annulation amiable du contrat précédent. — 6 (en marge du contrat).

Mars [suite).

2240. — Mise ff en servante et chamberierei, |)our un an, par Guillemette Breton, veuve de Jean Verdier, maréchal, à Palaiseau, demeurant à Saint-Marcel, de sa fille, Nicole Verdier, âgée de dix-huit ans, chez Martin Couturier, manouvrier, à Saint-Marcel , sur le Pont aux tripes, dont la femme, Nicole Berthault, couturière de bonnets, apprendra à la jeune fille à rrlasser et couidre bonnetz», qui lui fournira le gite et le couvert et recevra 70 s. t., tant pour l'apprentissage de Nicole

Vei'dier que pour loger Guillemetle Breton el Jeanne Béchepoille, sa fille, issue de son second mariage avec Antoine Béchepoille, npoiu-veu qu'elle et sond. enffant ne soient mallades. . .n. — ali (fol. in'Lxxuii).

2241. — Mise en serviteur et alloué, pour un an, par François Le Duc, prêtre, chapelain hahitué en l'ëglise Saint-Landry, de son cousin, Pierre Onarroquier, écoher étudiant en l'Université de Paris, chez Biaise Florel, prêtre, maître principal du collège deChenac, qui lui donnera lo 1. 1. et lui prêtera, pour l'année, une petite chambre, contiguë à la porte du collège , un petit lit et traversin , garnis de plume, une petite couchette en chêne, une escahelle et une petite selle, et, en outre, un drap de toile de chanvre, à rendre à Pâques ; Pierre Onarroquier devra ffgardçr la porte du coUeige, l'ouvrir au matin, aller quérir les clefz d'icelle en la chambre dud. principal et la fermer à neuf heures de seoir, en luy en baillant lesd. clefz par led. principal preneur, lesquelles clefz led. escoUier sera tenu rendre par chascun jour au seoir, après cpi'il aura fermé lad. porte, et si sera tenu de soy quérir. . . son vivre. . .; oultre s'entretiendra de tous ses habillemens et autres neccessitez. . .; . . .il pourra aller h la leçon, aux heures ordinaires ... et estudier, sans en payer aucune chose aud. principal et sans soy départir ne ailleiu-s servir durant led. temps.. . ri. — 28 (fol. m' Lxxvi v").

2242. — Constitution en faveur des religieuses du monastère de la Saussaie, près Villejuif, ordre de Saint-Benoît (trente et un noms énumérés) , en raison delà profession, à faire ce jour, d'Anne d'Avron l'aînée , novice audit couvent, par sa mère. Blanche de Barbançon, veuve de Guillaume d'Avron, écuyer, seigneur de Lalobbe , Liry , Harricourt et Guincourt, domiciliée à Guincourt, en outre des 46o 1. t. antérieurement versées lors de la réception et de la prise d'habit, d'une renie via-

gère de 9 0 1. t., à prendre sur les terres de Tilloy (bailliage de Vermandois, prévôté de Roye, Péronne et Montdidier, seigneurie de 1 Silly), de Réthonvillier (mêmes bailliage et prévôté, comté de Nesle), de Harricourt (bailliage de Vitry-en-Perthois , seigneurie de Sorbon), de Guincourt (même baiUiage, seigneurie de Coucy), et de Liry (même bailliage, comté de Rethelois); renonciation par Anne d'Avron, au profit de sa mère, à ses droits sur la succession de son père. — 29 (fol. m' lxxvii).*

2243. — Acte identique, à l'exception toutefois de la renonciation, relatif h Anne d'Avron la jeune , novice, non professe, dont la profession aura lieu ultérieurement. — 29 (fol. m" Lxxvni).

2244. — Engagement par Nicolas d'Anjou , comte de Saint-Fargeau , seigneur et baron de Maisières , de dégager, lorsqu'il aura atteint sa majorité, sa femme, Gabrielle de Mareuil, âgée de plus de vingt-cinq ans, actuellement logée, avec son mari, près le port Saint-Bernard , en l'hôtel de feu le premier président de Selva , de la garantie qu'elle a fournie, avec son mari, mais dont en fait la minorité de celui-ci la laisse seule chargée, pour la vente par eux faite au cardinal de Tournon, archevêque d'Auch, (le la moitié de la comté de Roussillon en Dauphiné. — 3o (fol. ni" lxxxi).

2245. — Constitution par Gabrielle de Mareuil, dame du lieu, de Villebois, Vibrac et Aujac, au ^irofît de son mari, Nicolas d'Anjou, comte de Saint-Fargeau , seigneur et baron de Maisières, tous deux actuellement logés près le j)ort Saint-Bernard, en l'hôtel de feule premier président de Selva, d'une rente de 45o i. t. sur la seigneurie de Mareuil, au pays de Périgord, mouvant du roi de Navarre , à cause de sa seigneurie de Limoges, pays de droit écrit; net si a esté accordé entre eidx que durant. . . leur mariage, les arreraiges de ladicte rente leurs seront confuz ; et où led. s' et conte yroit

lie vie à trespas auparavant lad. danioiselle. . . , ...les arreraiges . . . n'auront aucun cours durant la vie de lad. danioiselle; et sera lad. renie rachelable à tousjours, pour pareille sounne de neuf mil livres tournois, avecqucs les arreraiges qui en seront lors deubz etesebeuz apri% le trespas de lad. danioiselle et depuis led. trespas tant seullement, ou cas toulesvoyes que auparavant lad. rente ne feust rachetée... n; ladite constitution faite parce que Gabrielle de Mareuii avait reçu de son mari , sm- les dix mille e'cus dor soleil constituant le prix de la moitié de la comté de Roussillon, 7,000 1. t., versées à Louis de Sainl- Gelais, seigneur de Lansac, pour rachat d'une rente de 3oo l.t., et 2,000 1. 1., versées à Léonard de Gamin, marchand, à fcNautron » , pour rachat de diverses rentes. — 3 0 (fol. m' Lxxxi v°).

2246. — Bail, pour trois ans, par Gilles Fortin, boucher, à Notre-Dame-des-Champs, à Jean Baubiéde , boucher, même lieu , d'un étal à boucher, audit lieu, au-dessous de l'église Saint- Jacques-du-Haut-Pas, en tirant vers la Belle Image; prix annuel : 1 5 1. 1. et la moitié d'un veau ou d'un mouton, au choix du baillem". — 3o (fol. iii'lxxxii v°).

2247. — Rachat par Jacques de Dannes, écuyer, demeurant à \allangoujar(l, châtellonie de risle-Adam, de Thomas Eustace, libraire, rue Neuve-Notre-Dame, de la moitié reslant à racheter, d'une rente comportant demi-muid de blé froment, demi-muid d'avoine, mine de pois, mine de fèves, deux oies grasses, deux chapons et un quarteron de gerbées, le blé à 12 d. p., pris du meilleur, mesure de Pai'is. ladite rente échue à Thomas Eustace, à cause de la succession de son père, Guillaume Eustace; prix : 60 1. t., dont Sol. t. payables h Pâques, sous peine d'annulation du rachat, et le reste à la Saint-Jean; les lettres deconstilulion de ladite rente seront remises à Jacques de Dannes, pour Pâques, par Thomas Eustace

et son frère, Nicolas Eustace, libraire, rue des Mathurins. — 3i (fol. m" i.xxxni).

Avril (suite).

2248. — Renonciation par Adam de Saulty, libraire et imprimeur de hvres, à Paris, moyennant trois écus d'or soleil et l'abandon des loyers dus jusqu'à la Saint-Jean prochaine, en faveur de Pierre Galland, principal du collège de Boncourt en l'Université de Paris, y demeurant, au bail à lui consenti, le 6 décembre 1 54o, par Augustin Girard, ceinturier, bourgeois de Paris, d'une maison, cave, cour, puits et jardin, sis à Saint-Marcel, rue de Copeaux. — 3i (fol. m' lxxxv).

2249. — Vente par ledit Augustin Girard audit Pierre Galland de ladite maison, sise aux faubourgs Saint-Marcel , lieu dit la Villeneuve Saint-Beué ou le Clos du Chardonneret, dont le terrain provient de Louis d'Albiac; prix : 700 l.t. ; le vendeur s'engage à faire ratifier, pour la Saint- Jean, par Louise Le Roux, femme ffdud. Robillart», la vente de la moitié dudit immeuble, consentie par son mari, ffRaoullet Billartn et autres à Augustin Girard. Celui-ci remet à l'acquéreur neuf pièces (1 o3oi542), dont sept en parchemin et deux sur papier, dont une commission royale à Jean Morin, conseiller du Roi, heutenant criminel (le la prév(Mé de Paris, sur le fait de la réforniation des faux monnayeurs, rogneurs et déguiseurs de monnaies, en date du 3o mars i549. — 1°' (fol. m" LXXXV v°).

2250. — Vente par le même au même d'une couche neuve, en chêne, d'une table, garnie de tréteaux et d'un , banc neuf, en chêne, d'un coffre neuf, en chêne, de trois à quatre pieds de long, d'un autre vieux banc, à deux coflies, fermant à clef, d'une vieille table, garnie de tréteaux, et d'un petit banc à caquetoire, le tout se trouvant dans ladite maison; prix : six écus d'or soleil. — 1" (fol. nf Lxxxvii).

"iS^IQ.l

2251. — Mise en apprentissage, pour trois ans, par Grégoire Angot, berger, à Troiissui'es, paroisse de Viilers Saint-Barlhéleniy, de son fils, Antoine Angot, âgé de treize ans, chez Jean de Montigny, savetier, à Saint-Marcel , grand rue Mouffetard , qui lui fournira le vivre, etc., et la chaussure de souliers, et qui recevra «deux escuz d'or soleil restans de troys. . . 1. — i" (fol. ni" lxxxvu v°).

2252. — Jean Boucher, prêtro [notaire], en la conservation des privilèges apostoliques de l'Université de Paris, rue Saint-Jean-de- Beauvais , abandonne à sa chambrière , Marion Le Hongre, veuve de Jean Petit, laljoureur, à Saint-Mesines, domiciliée chez ledit Jean Boucher, la vie durant de celle-ci, les arrérages des deux rentes de 20 et 26 1. 1. acquises par Jean Boucher, respectivement de Jean More, parcheminier, et de Guillaume Gasnier, à prendre sm" un jeu de paume, allée, dépouille, chambre basse et haute, grenier et vis commune, sis rue du Miu'ier, près la rue Saint- Victor, à l'enseigne des Trois Rois, appartenant à ladite Marion Le Hongre, comme l'ayant achetée à son fils, feu Jean Petit, tisserand en toiles, à Paris, ledit immeuble contigu à une maison appartenant à Jean Boucher, à lui vendue par Jean More, et dans laquelle Jean Boucher met une chambre à la disposition de Marion Le Hongre, sa vie durant, le tout en raison du grand âge de celle-ci, de ses services, et en quittance de ses salaires et des loyers du jeu de paume, dont Marion Le Hongre donnait les quittances en son nom, mais qui étaient touchés par Jean Boucher. — 1" (fol. 111° Lxxxvni).

2253. — Quittance générale et réciproque par Louis Noël et sa femme , Marie de Fresnes, Claude Mabille et sa femme, Françoise de Fresnes , libraires , à Paris , le premier rue des Sept -Voies, le second rue des Carmes, et Raouhne Souppe, veuve d'Antoine de Fresnes, esteufier, rue des Sept-Voies, leur belle-mère.

pour la liquidation de la succession d'Antoine de Fresnes : la part de chaque fille s'élève à 63 1. 6 s. 5 d. t. ; Louis Noël jouira gratuitement, pendant un an, des locaux qu'il occupe dans la maison de la Chicheface; la veuve prend à sa charge les dettes mobilières , frais funéraires et exécution testamentaire, s'élevant, pour chaque héritière, à 5ol. 4 s. t.; elle se reconnaît débitrice de Claude Mabille pour 2 2 1. 1. , et s'engage à payer les 78 1. 1 0 s. t. dus par celui-ci à Michel Dauphiné, dit Faisandât, pour fourniture de marchandise de livres. — 3 (fol. m" nn"" xi).

2254. — Reçu par Anne Hémon, veuve de Jean Chastellain, verrier, bourgeois de Paris, des maîtres et gouverneurs de la confrérie de Saint-Claude, en l'église Saint-Étienne-du-Mout, par les mains de Nicolas Boucher l'aîné, marchand, bourgeois de Paris, l'un d'eux, de 09 1. 1 0 s. t., reliquat des 1 00 1. 1. constituant le prix du marché passé par le défunt et exécuté par la veuve : ffpour avoir par lad. vefve faict faire par ses gens et ouvriers deux formes de voirrieres, chascune à troys jours, ésquelles est l'iiistoire de mons' Saiuct Claude, et icelles avoir actachées et assises en lad. chappelle Sainct Claude. . . n. — 5 (foL ni" mi"xnii).

2255. — Renonciation par Guillaume Allard, compagnon gantier, aux faubourgs Saint-Marcel, rue de Copeaux, à toute action contre Denis Sorioye, sergent à verge au Châlelet de Paris, y détenu, à raison de voies de fait auxquelles celui-ci s'est livré sur Guillaume Allard à la dernière foire Saint-Germain, moyennant le versement de douze écus d'or soleil, y compris, la provision adjugée à Guillaume AUaid par le lieutenant criminel et qui lui a été versée par Hardouin Corrivault, maçon, bourgeois de Paris, rue de Jouy, ffsans préjudice de l'amende et des fraiz du recollement dos tesmoings et espices . . . »; consentement à l'élargissement du détenu. — 6 (fol. m" nu"xmi v°).

[Vers i5'io-i5A9.|

2256. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Jean de Conclies, marchand de chevaux, à Saint-Marcel, de sa fille, Marguerite de Conches, âgée de onze ans, chez

RECUEIL D'ACTES NOTARIES. A25

Jeanne Laleu, veuve de Robert Molin, tailleur de pierre , à Paris , elle-même faiseuse de passements, boutons, bordures et couture, qui lui fournira le vivre, etc. — 6 (fol.iif ini"xv v°).

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