Duasaud, Voyage en Syrie (1895), p
2. Ducange, Dict. de la basse latin., s. v.; cf. comitissus qui apparaît dans des textes du x* siècle et sur la signification exacte duquel Ducange est hésitant (« an vicecomes »?). Considérer ici xco(iiti??^ comme l'ensemble des comités ne serait, d'ailleurs, guère satisfaisant.
3. Cf. l'expression év xo|ietud= in concilio, dans le sénatusconsulle de l'inscription du C. J. G., n°5879, et la définition de Cicéron : « senatus, idestorbis terne consilium ». 11 serait bon aussi de voir un document que je n'ai pas sous la main, la 62* Novelle de Justinien sur les attributions des sénateurs.
4. Jusqu'aux ix 6 siècle, croit-on. En tout cas, nous voyons encore en 610, le sénat et le peuple intervenir dans la proclamation de l'empereur Héraclius.
xwjitTtffff^, comme, un mot indépendant de cfjvxXyîto; et désignant les comices eux-mêmes? Nous aurions alors la mention des deux grandes assemblées dépositaires, en théorie, de l'autorité suprême chez les Romains. Etant donné que l'inscription est chrétienne — elle porte une croix — elle peut offrir, si on l'interprète dans ce sens, un certain intérêt pour la question, fort débattue, de savoir si les comices jouaient encore un rôle nominal, juridique sinon politique, à l'époque de Justinien.
Je pense qu'en tout cas, l'inscription est incomplète; le marbre est brisé parle bas; de plus, le texte est inscrit au milieu d'une couronne 1 élégante dont la partie inférieure a disparu; peut-être contenait-il encore une ou deux autres lignes, de longueur décroissante, gravées dans le champ disponible. Je serais tenté de mettre une virgule après xwiMTwsijft] et de restituer, en m'autorisant de l'inscription de Diarbekir : [xal twv Twjxatwv], ou même :
[XSI TO YaVC^ TtoV 'PtoJMKCOv].
Quant au n° 631, on pourrait peut-être le lire : [+] MvYj[x(e)tcv 'Aïicu Mapcuv{su(?) (e)/. [tJ(ûv) a('j7b(3) (?) xaji.(iJT(ci)v).
Au début, je restituerais une croix plutôt que l'article ?o, qui donne une construction un peu gauche. ABeoç, pour 'AoaTs; et Mapwv.o;*, sont des noms franchement marqués au coin syriaque ; cf. HN, Adai et]ïra, Marôn. La formule ordinaire est s* X&m •/.*-
Inscriptions grecques de Palestine et de Syrie.