INSCRIPTIONS GRECQUES DE PALESTINE ET DE SYRIE 8S
ment, je l'interpréterais d'une façon tout à fait différente, en tout cas, beaucoup plus rationnelle, car , en même temps qu'elle nous débarrassera d'un barbarisme par trop invraisemblable, même pour les libertés dont use si souvent l'orthographe gréco-syrienne, elle nous fournira un élément dont l'absence dans notre inscription était faite pour surprendre — je veux dire le patronymique de l'auteur de la dédicace. Ce Zebeidos ne pouvait guère faire moins que d'ajouter, selon l'usage, le nom de son père au sien. C'est ce second nom, ce nom attendu, que je propose de reconnaître dans la leçon en litige, en lisant tout simplement : Zs56T3o(ç) A38ou, « Zebeidos (fils de) Authos ». Les deux noms appartiennent à l'onomastique araméo-grecque courante dans la région : le premier, qu'il faut, en réalité, prononcer Zebîdos = NTnt, Zebida 1 ', le second, ASôoç* = irny. Quant aux mots qui se cachent dans les lignes 4-5, sans pouvoir les déterminer au juste, je soupçonne qu'ils appartiennent à quelqu'une des formules stéréotypées qui accompagnent souvent le verbe z-oirpî, telles que ey. tûv tètwv, ...aç x<*P tv > ou autre ; à moins que ce ne soit le régime direct du verbe à l'accusatif?