Op. cit., n°269i
86 RECOEIL D f ARCHÉOLOGIE ORIENTALE
Il l'a lue :
Xptrccç v.7.5. T<o c»!V.(j) 70u zps-:.. Ta; paxapte 1 .
« Mxxaptoç, dit-il, s'applique sans doute à saint Siméon Stylite ; quant au mot qui le précède, je ne saurais le restituer. »
Cette lecture partielle et l'interprétation qu'elle comporte se présentent, de prime abord, d'une façon peu satisfaisante.
L'emploi de l'épithète jxaxapios, appliquée à un saint, est tout à fait insolite ; on s'attendrait, dans ce cas, à ay-cç, sans compter que le nom même du saint invoqué devrait, selon l'usage, accompagner l'épithète quelle qu'elle soit. Maxaptoç est, au fond, un qualificatif très faible, auquel a droit un défunt quelconque; par le fait même de sa mort, celui-ci devient un « bienheureux » ; ce mot définit simplement sa condition funéraire, sans qu'il s'y attache une idée de sainteté exceptionnelle ; tel est l'usage constant dans l'épigraphie chrétienne, particulièrement en Syrie*.
En outre, l'expression b ofxoç ssu, « ta maison », semble bien plutôt, d'après les errements de l'épigraphie chrétienne de Syrie, s'appliquer à Dieu et à l'église considérée comme le lieu qu'il habite.
Ces considérations m'inclinent à restituer tout différemment le dernier mot de l'inscription : ...K[û]p«, et non [Aax[i]pie. Nous
obtenons ainsi une première ébauche de phrase : Tù> o(V.w <joj ,
Kupts, qui a une saveur marquée de citation biblique, du genre
1. Le second alpha de (xaxàpte aurait dû être marqué comme une restitution par Waddington et non comme une lecture franche.