Euting, Epigr. Mise., I, n
3. Bien que le nom juif assez répandu 'Isa;, Eisa; (cf. plus loin no 19) soit susceptible d'une autre explication (voir mes Archaeol. Res., t. II, p. 400; cf. p. 134), il ne serait pas impossible qu'il fût une forme apocopée de 'I<raâx, 'laâxioç, analogue à 'Iuxnrj — Joseph, 'Iaxco = Jaco6, *Pou6ri = Tou&rjv, Ruben, SapLou-n = ^apiouTJX, Samuel. Quelque bilingue viendra peut-être un jour nous renseigner à cet égard.
district de ce nom. Peut-être aussi dans la Cappadoce proprement dite, comme c'était le cas en Bithynie, y avait-il une ville de Tarse homonyme de la célèbre capitale de la Cilicie. Les épitaphes de la nécropole de Joppé nous ont déjà fourni les noms d'un Juif originaire de Tarse S et d'un autre originaire de Cappadoce, probablement compatriotes du nôtre*.
C'est à tort, je crois, que Tévêque de Salisbury a proposé* de traduire.
« Elder of the synagogue (or guild) of Cappadocian linenmerchants (Xtvo7c<iX(wv)). »
Ilpe<j6ÙTepoç n'est pas ici un titre, et il ne s'agit nullement d'une synagogue ou d'une corporation de marchands. L'adjectif est simplement employé au sens d' « aîné », par opposition à veokepoç « junior » 4 , et l'on se borne, comme c'est l'habitude dans ce genre d'épitaphes, à donner la profession du défunt. Ces professions étaient parfois, fort modestes. Deux de nos Juifs enterrés àJaffa' étaient, par exemple, des boulangers. En voici un autre qui était un simple chiffonnier* :
'IoUffTOÇ 'P(i)6yJ
'AXe;av8p-
[<£]Xdu Justus (fils de) Rôbè, d'Alexandrie, marchand de chiffons.
1. Euting, Epigr. Mise, I, n» 87, un Judas, Gis de José, Tapaevç.
2. Pal. Expl. F. Quart. St., 1893, p. 290, cf. p. 300 : T6tw; Elomù Kau- (*)dtèoxo; xoc\ \A^oX:a; <rjv6iov auxoO xaX 'Aorspiov (autour d'un grand chandelier à sept branches). Remarquer le nouvel exemple de Elaxoi = Jacob. Le nom de femme 'A-/oXta, qui a, du reste, sa contre-partie dans le nom d'homme 'A-/6X10; est peut-être l'équivalent de quelque nom hébreu signifiant « douce ».