Microscope. — On peut se procurer pour un prix peu
élevé des microscopes d'étudiants qui suffisent pour la plupart des observations.
Pour condenser la lumière sur le système cclaireur, on emploiera
PRINCIPE DES INSTIlllMK.NTft D OPTIQUE. --
uiilement un ballon plein d'euu contfnHiil une Iracc tic sulfate ilt; cuivre, de manière à obtenir une lumière ne fatiguant pasli-s^cux.
On devra d'abord s'exercer à mettre au point; on verra «pie, malgré la faculté d'accommodation de l'œil, la position du micniscope est presque exactement déterminée, et que la latitude de mise au point diminue beaucoup quand on emploie les forts grossissements. Par contre, on constatera que celte latitude augmenta-, mais aux dépens de la clarté, si l'on diaphragme le système éclaïreur.
— On dessinera à la chambre claire une préparation microscopique et l'on utilisera cette chambre claire pour la mesure du grossissement, A défaut d'un micromèlre on pourra employer pour cette mesure un fragment de fil métallique fm dont on aura déterminé le diamètre avec le palmer, et dont on mesurera le diamètre apparent sous le microscope en se servant de la chambre claire.
51. Lunette astronomique. — Montage. — On peut construire une bonne lunette astronomique d'étude en prenant pour objectif et pour oculaire des verres de binocle bruts do 2 et de 8 dioptries. On monte chacun de ces verres à l'extrémité d'une planchette (^5""x ^'^x '"" d 5o"" x 4"" X i""")- Ce montage
peut se faire en engageant le bord du verre dans un trait de scie pratiqué en travers de la planchette, et en le faisant tenir au moyen de lames de zinc {~""x. 1""', j) [doyées en forme de f,'oiittière, clouées contre les côtés des planctiettos et formant ressort. On a soin de mettre une cale (/t = i'''") sous le verre porté par la grande planchette pour qu'il- se trouve à la hauteur île. l'autre. La planchette la plus courte est ensuite munie de joues {h = 2"") qui lui permetti-oni de gUsscr le long de la |>lii^ grande.
52. Mise au point. — Placer l'œil à l'oculaire el piquor une ■ '{liiigle dans la )ilunchetle qui porte cet oculaire, ù une distance lellc qu'elle soit vne nettement et sans fatigue. Si l'on a la vue normale cette épingle doit se trouver dans le plan focai qui aura pu être déterminé, tout d'abord, en retournant la lunette et en chei-chant l'image que l'oculaire donne d'un objet très éloigné.
On visera ensuite un oitjet quelconque et l'on mettra au point, en s'assuranl, par des déplacements de l'œif, que l'image réelle de l'objet est bien dans le m^ine plan que l'épingle. En mettant une feuille de papier dans ce plan, on pourrait vérilier que cette condition de mise au point est effectivement satisfaite.
53. AutocoUimation. — Placer la lunette sur un support, en fai-o d'un miroir plan el \iser dans la direction de la normale au miroir {ftg. page --). On cherchera à apercevoir dans la lunette
l'image de l'épingle, obtenue après une première réfraction par l'objectif suivie d'une réllexion sur le miroir; etl'on réglera le tirage de manière que cette image se fasse dans le plan de l'épingle elle-même.
Regardant aloi-s avec la lunette un objet extrêmement éloigné, on s'assurera que le réglage que l'on vient de faire a en pour résultat de mettre la lunette au point sur rinfiat.
On profitera du réglage de la lunette pour étudier l'effet produit par une lame de glace ou de verre que l'on met devant l'objectif. On constate en général un déplacement de l'image, même pour l'incidence normale, et l'on peut uliliserce déplacement pour apprécier l'angle que font les deux faces de la lame.
• t.tpy. DFS INSTndMRNTS U()PTIV<JK.
— On peui illustrer le ()roccdé de mise au poiiil par aiitocolliiiiation, qui vieiii d'êlre dérril, en faisant une expérience il grande ôrhelle ave« un miroir, une lentille de projection et une lampe dont on projettera l'image de retour sur un t'cran de carlon placé à côté d'elle (Jîg. page 78).
54. Champ et position de l'œil. — Ghoisii- comme olijetune grille à barreaux équidistanls et déterminer d'abord le diamètre apparent de t'iutcr\aUe des barreaux, vus à l'œil nu, soil eu mesurant leur écarlement et leur distance à l'observateur, soit en mesurant l'écartenienl des points où ils paraissent se projeter sur un mètre en bois placé parallèlement à la grille à une distance de i™ de l'œil.
Compter ensuite combien on voit de barreaux à travers la lunette quand l'œil est placé contre l'oculaire, et en dédnii-e la valeur de Tangle de cliamp. Si l'on éloigne l'œil de l'oculaire, on constatera que le cbamp qui correspond à une position déterminée de l'œil augmente d'abord pour diminuer ensuite. On mesurera la valeur du champ maximum et l'on s'assurera que ce maximum est obtenu quand l'œil est à l'anneau oculaire. Le eiiamp esl-il modifié quand on déplace l'œil à droite et à gauche?
Qu'observe-l-on sî l'on masque une partie de l'objectif lorsque t'œil est ù l'anneau oculaire? ,
— On fera l'épure de la marche de la lumière pour rendre compte de tous ces résultais.
55. Grossissement angulaire. Cercle oculaire. — Placer l'œil au cercle oculaire et \iscr avec la lunette une grille à barreaux
équidistants. Regarder en même temps cette grille avec l'autre œil en s'efforçant d'obtenir la superposition des images : pour y réussir, il est clair que, si l'on n'a pas la vue normale, on doit garder devant les yeux ses verres habituels. Pour avoir le grossissement angulaire