OO CHAPITRE VI. OPTIQUE
<lc laliinctlc, il suffira de compter alors combien un intervalle vu » travers la lunette vaut d'intervalles vus à l'œil nu. Le grossisscmcul angulaire ainsi mesuré esl-il égal au rapport des distances focales, de l'objeclif et de l'oculaire?
— Fixer la lunelle sur un support horizontal, éclairer l'olijcctif cl chercher son image à travers l'oculaire. On déterminera le (p-ossissement linéaire de celte image au moyen d'un compas dont on placera les pointes devant l'objeclif, pendant qu'on mesurera la distance de leurs images sur un double décimètre, ou bien sur un verre dépoli portant une graduation en millimètres {Jtg. poge 79).
Ceci fait, on pourra déplacer les pointes de compas, en avant de l'objectif, et suivre leurs images réelles données par la lunette. Lcn déplacements linéaires de l'image sont-ils proportionnels à ceux de l'objet? Le grossissement linéaire de cette image esl-il toujours égal à l'inverse du grossissement angulaire de la lunette?
56. Pouvoir séparateur. — l'tacer à plusieurs mètres de distance une mire bien éclairée formée de traits noirs parallèles de 1 """ de large séparés par des intervalles blancs de 1""". Viser avec la
lunctle el éloigner cette mire jusqu'à ce que l'on ne puisse plus distinguer les traits et que l'on ne voie plus qu'une teinte pliilc. Calculer alors le pouvoir séparateur de la lunette.
Il peut se faire que l'on n'ait pas assejt de place pour éloigner la mire autant qu'il le faudi-ait. On peut alors mettre en avant de la mire un verre divergent, de 8 dioptries au moins, qui en donne une image virtuelle, mais réduite, cl l'on dêjdace celte lentilltjusqu'à ce qu'on obtienne la teinte plate. On mesure alors le grossissement angulaire fourni par la lentille divergente en observant avec la lunette les dimensions <le l'objet el celles de l'image, cl l'on peut calculer le pouvoir séparateur de la lunelte.
D,g,t7cdb/GOOglC
— Oii délerminera aussi l'élcndue lie l'objeclif que l'ccil utilise eflicaceiiienl pour la formation de riiiiogo d'un [)oint. Pour cela, on diaphragmera l'objectif au moven de diaphragmes de papier noir percés d'ouvertures que l'on prendra de plus en plus petites, jusqu'au moment où l'on arriverait à réduire le pouvoir séparateur.
57. Lunette de Galilée. — Tout le monde a entre les mains deux lunettes de Galilée dans ses jumelles de théâtre. On fera bien, cependant, de construire une lunette de Galilée d'étude comme ou a construit une lunette astronomique (VI, 51). — On prend encore pour objectif un verre convergent de 2 dioptries, mais l'oculaire est un veri-e divergent de 8 dioptries. L'appareil est plus court, les planchettes portant l'objectif et l'oculaire n'ont respectivement que Ho"^ et 4o"",
Avec cet instrument, on fera la mise au point pour différentes dislances de l'objet; on cherchera la position de l'œil la pluti avantageuse au point de vue du champ; on verra comment on influe sur ce champ en masquant une partie de l'objectif; on mesurera enfin le grossissement et le pouvoir sé|)arateur par les mêmes procédés que pour la lunette astronomique, — et l'on étudiera de la inéme manière la lunette relourncc.
ETUDE D'UN OBJECTIF PH0T<)Glt.4PHIQUE.
Avant de faire l'étude d'un objectif photogra]»hique dans lequel les défauts sont, en général, très faibles, il sera bon d'étudier une lentille simple de môme distance focale (veiTe pour binocle) que l'on fixera sur la eliandire noire à la place de l'objectif, en la faisant tenir par exemple avec de la cire molle.
58. Distance focale. — Adapter un double décimètre siula glissière de l'appareil photographique, et fixer un index sur le cadre du verre dépoli. — Tracer au crayon sur le verre dépoli uno circonférence de quelques centimètres de rayon, en appuyant la pointe sèche du compas sur un petit morceau de papier fort qu'on aura collé au centre de la plaque et qu'on enlèvera ensuite. Tracer aussi une circonférence de même rayon sur une feuille de carton blanc.
■ Mettre d'abord l'appareil au point sur un objet très éloigné
el noter la position du verre dépoli. Mettre ensuite au^oint sut le
carlou que l'on aura plaie' iM-rpcndiciiIaireinent à l'aie et à une dis- UDce telle que l'image tie )a circonférence qu'on y a tracée vienne se peindre exactenienl sur la ciiroiiféronre égal'! tracée sur le verre dépoli. La distance focale clierchée est égale à la dislance qui sépare les deux positions du verre dépoli.
— On répétera les mesures après avoir retourné l'objectif cl l'on vérifiera l'égalité des <leux distances focales (211).
59. Angle de champ. — Poser l'appareil sur une uble ou sur une planche à dessin, et mettre au point sur le verre dépoli en visant un objet éloigné. Obliquer l'appareil à droite, puis à gauche, jusqu'à ce que l'objet sorte du champ. Dans chacune de ces deux [lositions, on marque sur la table un Irait au crayon le long de la chambre noire, et l'angle de ces deux droites, que l'on mesure ensuite au rapporteur, définit l'angle du champ (?11).
60. Volume focal. — Tracer au crayon un quadrillage en centimètres carrés sur le \ erre dépoli de l'appareil. Mettre au point sur un objet éloigné situé sur l'axe et mesurer la valeur du déplacement du verre dépoli que l'on peut tolérer eu avant ou en arrière sans que l'image cesse d'être nette. On déterminera de même les tiroiles Je la mise au point jiour des points situés de plus en plus près des bords du champ, et l'on aura ainsi, en chaque point, les limites du \olume focal.
On se rendra compte ensuite de la manière dont le volume focal augmente quand on diminue l'ouierture du diaphragme (211).
61. Ouverture utile. — Mettre l'appareil au point sur un objet éloigné, puis retirer le verre dépoli el le remplacer par une feuille de carton dans laquelle on aura pei-cé des trous (rf= 0"',-^) au centre cl dans les angles.
l'iacer l'œil derrière l'un de ces trous et regarder à travers l'objectif les pointes d'un conq)as placées contre l'ouverture et que l'on écartera jusqu'à ce qu'elles arrivent aux limites de l'ouverture utile,
— Au lieu de placer l'œil derrière les trous du carton, on pourra y mettre une lampe, ap|)iiquer un verre dépoli contre louverlure de l'objectif et dessiner sur ce verre dépoli le contour du faisceau émergent; il indiquera les dimensions de l'ouverture utile.
Avec un bon objectif, on doit trouver sensiblement la même surface d'ouverture utile pour le centre du champ et pour les points les plus éloignés de l'axe (21 1 ).
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62. Aberration ctiroiliati<lue. — Ecrire des caractères sur une longue bande de papier, ou bien prendre la manchette d'un journal et la placer en face de l'appareil, mais en l'inclinant à 45° sur l'axe; puis faire une photographie après avoir mis au point sur les caractères qui se trouvent au milieu de la bande de papier. L'examen de la photographie fera connaître, s'il y a lieu, la correction que l'on doit faire subir à la position de la plaque après la mise au point (211).
63. Aplanétisme. — Pour s'assurer que l'objectif est suffisamment aplanétiqtie, on fera successivement deux photographies d'un même objet sans changer la mise au point, en utilisant d'abord les rayons centrauï, puis les rayons marginaux. Les deui clichés, que l'on développera simultanément, devront avoir la même netteté.
Pour faire cette expérience, le phis simple est de découper au canif, dans une feuille de papier noir, un cercle dont la surface soit égale à la moitié de la surface d'ouverture utile de l'objectif. C'est ce disque de papier et le reste de la feuille de papier noir que l'on emploiei-a successivement comme diaphragmes pour faire les deux photographies (211).