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SENSIBILITÉ DES PLAQUES PHOTOGRAPHIQUES

66. Limite de sensibilité et solarisation. — Mettre la plaque étudiée dans un châssis et se placer dans une chambre noire, à 5" d'une bougie.

Tenir devant le châssis une feuille de carton un peu plus grande

et ouvrir partiellement le châssis de manière à découvrir derrière le carton î de la hauteur de la plaque.

Mettaiil ensuite le châssis face à la lumière, démasquer brusquement avec le carton la portion de plaque découverte, laisser la

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plaque s'impressionner pendant 3^ secondes el replacer le carlon. Keconimeucer l'expérience en découvrant derrière le carlon une bande de plaque deux fois plus haute, la laisser s'impressionner if) secondes, et continuer ainsi, en démasquant successivement des Imndes de plus en plus hautes el en réduisant à chaque fois le temps de pose de moitié. L'avant-demière bande sera ainsi iinpressionuëe pendant une demi-seconde seulement, et une dernière bande témoin ne sera pas impressionnée.

Se rapprocher ensuite à 25"" de la bougie et impressionner une autre plaque de la même manière.

On exposera enlin une irnisiènie plaque à la lumière dune lampe d'au moins iti bougies, placée à aj'"' de la plaque, en employant des durées de pose variant d'une seconde à plusieurs minutes.

Pour toutes ces expériences, on pourra évaluer le tem])S en se guidant sur les battements dun métronome, ou même sur les oscillations d'un pendule à seconde fait d'un objet quelconque suspendu au bout d'une ficelle longue de 99"".

En développant la première plaque, on trouvera, en général, que les régions qui ont été exposées le moins longtemps à la lumière n'ont rien donné, el l'on pourra déterminer la limite de sensibililé de la plaque.

La seconde donnera un noir d'autant plus accentué que la pose aura été plus longue.

Quant à la troisième, elle sera solaiisée pour les poses les (dus longues, c'est-à-dire que l'excès de lumière aura rendu impossible le développement de riuiage, el l'on pouri-a délerminor la limite de la .solarisatioa.

Il est clair que ces trois expériences pourraient êlre faites avec la même plaque. On commencera il parles poses les plus longues. Dans la première série, on ne découvrirait qu'un tiers de la longueur des bandes de plaque à impressionner, puis les deux tiers dans la seconde série, et l'on n'impressionnerait les bandes de plaque sur toute leur longueur que dans la série de.s poses courtes.

67. Sensibilité pour les diverses radiations. — Se mettre dans une chambre obscure, allumer une lampe à acéljfène (VI, 2) donnant une flamme verticale (5'^'" X o'^iS), l'éloigner de 1" ou a'" de l'appareil photographique et placer contre l'objectif un prisme qui sera de préférence en ilint. Mettre au point sur le spectre en orientant le prisme un peu au delà du miaimum de

nigiUrrlb/GOOglC

dévialioD, et repérer les diliérontes couleiiiii par <Ies inar(|ties an crayon sur le verre dépoli.

Avant de faire la photngrapliic, on aura soin de placer entre l'appareil et la flamme un écran de carton |>einl en noir mal (4«'" X 4**"")) assez rapproelié pour masquer tout le champ de l'appareil et dans lequel on aura pratiqué une fente verticale d'uoe largeur égale à l'ouverture utile de l'objeelif. On mettra un autre écran noir derrière la flamme en le plaçant obliquement pour éviter

la réflexion de la lumière, et l'on masquera encore le corjis de i;i lampe à acéljlène par du papier noir, alin que l'objectif ne puisse voir absolument que la flamme.

I^ champ étant ainsi limité, on photographiera le spectre sur une plaque anti-halo (VI, 68) avec difl"érenlcs durées de pose, depuis l'instantané rapide jusqu'aux poses de prés d'une minute. Pour passer d'une pose à la suivante, on élèvera la lampe verticalement d'une hauteur un peu supérieure à la longueur de ta flamme.

On reconnaîtra ainsi que les plaques ordinaires sont inégalement sensibles aux diflerentes couleurs du spectre, avec un maximum de sensibilité dans les réglons violettes. Si l'on avait obtenu le spectre avec un prisme et une lentille de quartz, on reconnaîtrait dans celte expérience toute l'étendue de la région ultra-violette.

On se rendra compte de la même manière des régions pour lesquelles sont sensibles les plaques dites orthochromatiques ou isoehromatiq ues.

D,g,t7cdb/GOOgIC

MANIPULATIONS PHOTOGBAPHIQUES.

68. Anti-halo. — Pour éviter le halo qui irradie les images 1res lumineuses, il suffit de peindre en noir la faoe postérieure de la platgue avec l'une des compositinns que l'on trouve couramment dans le commerce. On peut les remplacer par un enduit fait de noir de fumée incorporé dans de la térébenthine de Venise.

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