Développement au diamidophénol. ~- Préparer une
solution contenant :
Sulfite lie sodium cristallisé..
Cette solution se conserve indértninient.
Au moment oii l'on veut développer une photographie, on verse dans une cuvette la quanlilé de liquide qui sera nécessaire pour bien couvrir la plaque, et l'on ajoute un deux-c'entii'me en poids de diamidophénol. qui se dissout rapidement par l'agitation. Ce biiin ne peut pas se conserver plus de quelques heures ; mais c'est plutôt un avantage, car riiahitude d'employer un bain développa- Icur toujours neuf évite bien des insuccès.
Le développement doit se faire dans une chambre absolument obscure. Ou s'éclaii'era largement en lumière rouge, mais il conviendra de couvrir la cuvette et de n'examiner (]ue de temps en temps la venue du cliché.
L'image doit apparaître au bout d'une \inglaine de secondes. Si elle n'apparaît pas asse?: vite, on augmente la dose de sulfite. Si le cliché vient trop vite, on le retire, on le lave rapidement, |>endant qu'on dilue le bain et qu'on v ajoute du diamidophénol ; puis on reprend le développement. Le développement doit durer plusieurs minutes; il sera poursuivi, en agilaut constamment le bain, jusqu'à re que les détails principaux de l'image apparaissent quand on regarde la face postérieure du cliché.
Tant que la plaque ne se voile pas, il ne faut pas craindre de pousser le développement. Les clichés obtenus par les débutants sont jiresque toujours insuffisamment développés.
— Il ne faut pas développer dans l'eau tiède, le développement serait très rapide, mais on risquerait de décoller ta pellicule de. gélatine. Si l'élévation de la température pouvait faire craindre cet,
D,g,t7cdb/GOOgIC
accident, on spraît sdr i\e l'éviter en traitant le cliché pendant «jiielques minutes par nne solution d'ainn à 5 pour loo (189)-
70. Fixage. — Quand le cliché est développé, on le lave dans plusieurs eaux pendant quelques minutes, iiuis on le met dans le hain de fixage :
Eau irioo'
llyposullitc de sodium iio*
non le laisse séjourner en agitant de temps à autre, jusqu'à ce (pic tout le hi'oniure soit dissous et qu'on ne voie plus de nuage lilanc sur la gélatine.
Il faut éviter de fixer à ta lumière du jour : la plaque serait voilée, il faut aussi éviter absolument que la moindre trace d'Iiyposulfite ne se mêle aux bains de développement, car ou aurait alors des <'licliés jaunes et tacliés.
Si l'on veut que le cliché se conserve, on doit le débarrasser complètement de l'hyposullïte. Dès que le lisage est terminé, on «loit donc laver la plaque abondainmenl, en eau courante si possible, et pendant plusieurs heures.
La plaque est ensuite mise à sécher à l'abri des poussières, la gélatine en dessous, dans un endroit su fi! sa minent aéré pour que le séchage soit complet en i a ou 2/i heures au plus.
Pour des clicliés auxquels on ne demande pas de (inesse, on peut obtenir un séchage rapide en immergeant la plaque pendant une jninule dans do l'alcool, qui s'ciaporcra ensuite très vite (189).
Tl . Renforcement. — On traite le cliché à renforcer par une ^iolution de bichlorure de mercure à tioii: pour cent. Le cliché blanchit. Quand l'action est suffisante, on lave pendant quelques minutes et Ton trans|)orlc la plaque dans un bain d'eau ammonia- ^-ale à 1 o pour i oo, qui ramène le cliché au noir. Ces manipulations peuvent se faire en plein jour (189).